Résumé : Sakura s'ennuie terriblement, enfermée dans un sombre bureau. Elle décide de s'échapper pour profiter du soleil et tombe sur Shikamaru tranquillement endormi. Entre amitié et complicité, quelle sera la part de sensualité ?

Cela se passe avant la 4ème grande guerre ninjas, mais la génération de Naruto a maintenant une petite vingtaine d'années.

Pairing : Shikamaru x Sakura, puis d'autres ! (F + M et M + M)

Note de l'auteur : Bonjour à tous !

Vous pensiez que cette fic était abandonnée ? Pas du tout ! Bon, d'accord, elle l'était clairement et je m'en excuse. Cela fait maintenant plus d'un an que je me suis remise à écrire et je ne pouvais plus ignorer le fait que cette fic avait été laissée injustement de côté.

J'ai donc une bonne nouvelle, j'ai des idées pour la suite ! Néanmoins, en la relisant, je ne pouvais pas juste me contenter de faire une suite… Il fallait que je reprenne chaque chapitre pour corriger les fautes restantes, améliorer la syntaxe et tout et tout. Je suis également obligée de modifier 2-3 choses pour que ça colle mieux à l'histoire, car à présent Naruto et Naruto Shippûden sont terminés et je ne peux pas les ignorer complètement.

Alors j'espère sincèrement que vous apprécierez le travail fourni et que vous aimerez cette fic encore plus ! Alors s'il vous plaît, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça fait toujours énormément plaisir et ça garde les écrivains motivés !

Bonne lecture !


Chap 1 : Quand la passion surpasse l'amitié (POV Sakura)

« Quelle belle journée ! » me dis-je en m'étirant. « La première vraiment chaude de cette année, le printemps est vraiment là. »

Mais malgré le temps propice à se balader et à se prélasser, le devoir d'un ninja retenait toujours mes ardeurs.

Alors, c'est dans un état d'esprit assez mélancolique que je décidai de me préparer pour aller rejoindre Tsunade. En ce moment, je l'assistais sur des recherches qu'elle mènait pour élaborer un nouveau jutsu médical. Oh, il n'y avait rien d'excitant là-dedans, car je devais juste étudier de vieux manuscrits et retranscrire les informations essentielles pour mon maître. C'était tout sauf passionnant... Et puis, rester enfermée dans un bureau n'était vraiment pas mon truc. Les missions me manquaient également. Elles étaient souvent dangereuses et stressantes, mais à la fois passionnantes et exaltantes !

Les heures passaient et me semblaient longues. Désespérément longues. Les rideaux étaient fermés pour que les rayons du soleil n'abîmaient pas les fragiles bouts de papiers, alors que je n'aspirais qu'à respirer l'air doux et sentir la chaleur du soleil sur ma peau.

Je profitais donc de ma pause déjeuner pour m'éclipser discrètement en direction du jardin derrière l'école des ninjas. Il était isolé et je m'y sentais bien. C'était l'endroit parfait pour réfléchir ou... somnoler.

Arrivée devant le petit parc, je sautais discrètement par-dessus le grillage. Eh oui, voilà quel était le secret de ce coin de paradis ! Il était toujours clos et donc toujours désert. Néanmoins, rien ne pouvait barrer la route de la grande kunoichi que j'étais !

Je m'avançais vers mon coin préféré... Oh mince ! J'aperçus un peu plus loin quelqu'un allongé dans l'herbe. « Voilà mon plaisir de la journée gâché ! » me dis-je en fronçant les sourcils.

Je m'apprêtais à faire demi-tour quand la curiosité me piqua de découvrir l'identité de mon intru. Je m'approchais le plus discrètement possible pour finir par reconnaître nul autre que Shikamaru !

Je ne l'avais encore jamais vu ici, mais ça ne m'étonnait pas de sa part d'aimer s'isoler et surtout... pour faire la sieste.

En effet, le jeune jounin était bien profondément endormi. Les mains croisées derrière sa tête en guise d'oreiller, un brin d'herbe pendait de sa bouche à demi ouverte. Je ne pus retenir un sourire. Cela faisait bien longtemps que je connaissais Shikamaru et il ne changeait pas d'un pouce.

Finalement, je me découvris tout de même contente de rencontrer mon vieil ami dans ma cachette secrète. Silencieusement, je m'assis à côté de lui et admirais le ciel bleu sans nuage. Je n'avais même pas réveillé le jounin ! J'avais envie de discuter avec lui mais je m'en voudrais de troubler son repos.

Je baissais un instant les yeux vers lui. Quelle sérénité s'échappait de lui... Son visage était doux et paisible. « Un vrai bébé ! » me dis-je.

Non, pas un bébé. Il ne fallait pas exagérer, il n'avait pas de jolies joues potelées non plus !

Ses lèvres remuaient au rythme de sa respiration lente et régulière et une mèche de ses cheveux s'était enfuie de sa queue de cheval pour se promener sur son front.

Il était si mignon... Mignon ? Ouh la… jamais je n'avais eu ce genre de pensée à son égard. Mais honnêtement, maintenant que j'y pensais, c'est vrai qu'il était mignon. Il n'avait pas le charme froid de Sasuke, ni la beauté interdite de Néji. Mais Shikamaru avait son propre charme et son visage était doux et attirant. Du moins, quand il ne grimaçait pas l'air ennuyé !

« Sakura, tu m'fais de l'ombre », rouspéta Shikamaru.

Je poussais un cri de surprise. "Tu peux pas prévenir que tu es réveillé !" lui hurlais-je à la figure.

Il me lança un regard en coin qui soulignait la stupidité de ma remarque. Je rougis légèrement, honteuse d'avoir été prise au dépourvu.

« Excuse-moi Shimakaru-kun, je ne voulais pas te déranger.

- C'est pas grave Sakura, j'avais assez dormi pour aujourd'hui », répliqua-t-il avec un léger sourire. Il se releva et s'assit en tailleur près de moi.

On échangea alors quelques banalités avant de laisser à nouveau régner le silence. Attention, je ne parle pas de silence gênant parce qu'on ne sait pas quoi dire. Non, là nous profitions de la vie avec la plus grande simplicité. Nous étions deux amis qui n'éprouvaient pas le besoin de gâcher la tranquillité de cet instant avec des papotages ridicules. On ressent cela parfois avec des gens que l'on connaît bien et que l'on apprécie vraiment.

« Sakura nee-san ! Sakura nee-san ! » criait une petite voix.

Je me tournais vivement vers la voix enfantine qui criait mon nom. C'était la petite Kirie, ma voisine. Une adorable pitchounette de 4 ans. Elle était devant le grillage et me faisait de grands signes. Je lui rendis son bonjour tandis que Shikamaru prit un air contrarié d'avoir été dérangé.

La mère de Kirie apparut à son tour, elle me sourit et prit sa fille par la main en lui disant : « Viens Kirie, ne dérange pas Sakura, elle a un rendez-vous galant. »

Glurps ! Mon visage se figea en un masque dépité. Le rouge me montait aux joues et j'étais très gênée. Qu'est-ce que Shikamaru allait penser ? Il se disait peut-être que je leur avais parlé de lui comme de mon petit ami...

« Heu... je ne sais pas du tout où elle a été chercher ça ! » déclarais-je en rigolant à l'adresse de Shikamaru. Il était aussi rouge que moi même s'il faisait semblant de ne rien avoir entendu de gênant.

Eh bien maintenant c'était gagné, le silence qui régnait était très pesant... Alors, j'en profitais pour m'éclipser. Et puis j'avais largement dépassé ma pause déjeuner !

En entrant dans le bureau de Tsunade, je sentis que quelque chose n'allait pas.

« Sakura, j'ai une nouvelle assez inquiétante à t'apprendre », me dit-elle brutalement. Mon cœur commença à s'emballer. Tsunade n'était pas du genre à se laisser aller à la panique ce qui n'engageait rien de bon.

« Nous n'avons pas de nouvelles de Naruto depuis une semaine. Il était en mission secrète dans une zone… particulièrement dangereuse et aurait dû rentrer il y a quatre jours. »

Naruto avait des problèmes ? Je commençais à transpirer.

« J'ai envoyé des anbus à sa recherche et... ils ont trouvé son bandeau sans trace du jeune homme. »

Cette nouvelle me tétanisa. Non, pas Naruto. Ça ne pouvait pas être vrai.

« Tsunade sama ! répondis-je avec hâte. Je vous demande la permission de les rejoindre pour venir en aide à Naruto kun. »

Les poings serrés, je regardais Tsunade sama fixement, l'air grave et déterminé.

« Non Sakura, reprit doucement Tsunade.

- Mais pourquoi ? demandais-je, frustrée.

- Parce que ton aide ne sera pas utile. L'équipe de anbus que j'ai envoyée est très suffisante. Tu seras plus une gêne pour eux et puis ils ont déjà beaucoup d'avance. Je ne souhaite pas gaspiller mes ressources.

- Je ne suis pas qu'une ressource, Godaïme sama ! Et Naruto est mon ami ! » Je ne pus contenir la colère qui m'envahissait à présent.

« Ça suffit, Sakura ! Ils sont très compétents et tu les ralentirais ! Alors maintenant, sois raisonnable et patiente jusqu'à leur retour. »

Je serrais les dents mais me soumis néanmoins aux ordres de mon maître. Je saluais respectueusement Tsunade avant de sortir de son bureau.

Je restais un moment seule dans le couloir à digérer la nouvelle. Naruto était en mauvaise posture et je ne pouvais rien pour lui. Non, c'était pas possible, Naruto ne pouvait pas… mourir ! Je devais quand même faire quelque chose. N'importe quoi mais je ne pouvais pas rester les bras ballants !

Une seule personne pouvait m'aider : Kakashi-sensei.

Je sortis en courant du bâtiment dans l'espoir de trouver Kakashi. En premier lieu, je me précipitais aux terrains d'entraînement, mais sans succès. Je passais ensuite chez Ichiraku, le restaurant que l'on fréquentait le plus souvent. Mais encore une fois c'était un coup d'épée dans l'eau. Finalement, je suis allée chez Kakashi mais il était introuvable.

« Merde ! Mais où est-il ? » criais-je en donnant un coup de poing surpuissant dans un rocher qui éclata en millier de morceaux. Plusieurs personnes sortirent la tête par la fenêtre de chez eux pour voir d'où provenait tout ce boucan et je décidais de ne pas traîner dans le coin.

Je marchais nonchalamment dans Konoha, les yeux rivés sur mes pieds, la mine abattue.

« Tsunade n'a peut-être pas tort. Je ne suis pas la seule à pouvoir aider Naruto. Les jounins en sont plus que capables. »

Mais je savais que je ne me le pardonnerais jamais s'il arrivait malheur à Naruto. Malgré moi, une larme commença à rouler sur ma joue. Pourquoi fallait-il que je finisse toujours par pleurer ? Mais je n'y pouvais rien, j'étais tellement inquiète et ce sentiment d'impuissance était insupportable.

Je sanglotais accroupie dans l'herbe comme une gamine lorsqu'un mouchoir blanc apparu devant mes yeux. Je relevais la tête brusquement pour voir Shikamaru penché au-dessus de moi.

« Me-merci », lui dis-je en prenant son mouchoir.

J'essayais de me reprendre parce que même si Shikamaru était un ami, il n'en demeurait pas moins un collègue de boulot.

« J'ai appris que Naruto avait peut-être des problèmes, lui expliquais-je. Il est parti pour une mission dangereuse et on n'a plus de nouvelles depuis… depuis… » Ça y est, mes sanglots reprenaient de plus belle.

« Je sais Sakura… je sais, dit-il en s'accroupissant à côté de moi. Mais… tu crois vraiment que Naruto se laisserait abattre si facilement ? »

A ce moment-là, il me regarda avec un beau sourire sur les lèvres et un petit quelque chose dans ses yeux sombres, et je me sentis immédiatement rassurée. Tout à coup mes peurs s'envolèrent comme par magie ! Shikamaru avait raison, je me faisais beaucoup trop de soucis. Naruto était très fort, il venait à bout de tous ses ennemis.

Je souris à mon tour en le regardant. En une phrase, il avait presque entièrement évaporé mes craintes. Son visage serein avait un je-ne-sais-quoi de réconfortant.

« Allez viens Sakura, j'te ramène chez toi » ajouta-t-il en se levant, les mains dans les poches.

Tout le long du chemin, Shikamaru ne fit que se plaindre de l'imbécillité de Naruto, disant qu'il avait dû bêtement perdre son moyen de communication avec Konoha et qu'ensuite on se faisait du souci pour lui. Il me rappela quelques bons souvenirs de notre petit groupe et des bêtises de notre cher Naruto, réussissant même parfois à me faire rire. Je savais qu'il faisait son possible pour me remonter le moral et mon cœur se réchauffa à cette idée.

A la porte de chez moi, je n'avais pas envie qu'il reparte. Je ne savais pas très bien pourquoi, mais je ne voyais plus vraiment Shikamaru de la même manière.

« Merci Shikamaru kun. Est-ce que… tu voudrais prendre un verre ou un café ? » demandais-je sans pouvoir me retenir de rougir.

Ses joues prirent également une teinte plus rouge et il se mordilla la lèvre inférieure. Assurément, il était nerveux… et moi aussi. Pourquoi ? Il n'y avait rien de mal à prendre un verre avec un ami, non ?

« Sakura-chan ! Shikamaru-kun ! » Je relevais brusquement la tête pour voir une Ino plus loin dans la rue, nous faisant un grand signe de la main.

« Ah salut Ino-chan, dis-je en la saluant alors qu'elle venait à notre rencontre.

- Salut tous les deux, qu'est-ce que vous faites là ? »

Là-dessus on se retrouva bien bête Shikamaru et moi à ne pas savoir quoi répondre.

« Eh bien, Shikamaru et moi on s'est rencontré par hasard et là… je rentrais chez moi. » Je me faisais l'effet d'une complète imbécile en disant cela mais, après tout c'était la vérité !

« Je vois, dit-elle quelque peu surprise.

- Bon et bien je vais rentrer aussi chez moi. J'ai promis à Chôji de lui préparer le bento à la Nara. Bye. »

Sur ces dernières paroles, Shikamaru repartit chez lui où il habitait en colocation avec Chôji.

J'étais extrêmement déçue. Pourquoi avait-il fallu qu'Ino arrive à ce moment-là ? Mon dieu mais… qu'est-ce qu'il m'arrivait ? Je n'étais pas en train de craquer pour Shikamaru quand même ? Et pourtant… je sentais au fond de moi un pincement qu'il était difficile d'ignorer.

« J'ai interrompu quelque chose ? » demanda Ino quelque peu suspicieuse.

Je sortis subitement de mes pensées. « Bien sûr baka ! »

« Non Ino, voyons ! Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? » déclarais-je avec un grand sourire et joignant un geste de la main pour accompagner mes mots.

Du coup, c'est Ino que je fis entrer chez moi et avec qui je partageais un verre de saké. Elle me raconta ses histoires de cœur avec son prétendant du moment, mais je ne l'écoutais que d'une oreille. C'est au coucher du soleil qu'elle décida de me laisser.

Seule dans mon petit appartement, mille questions me tambourinaient le cerveau. Que représentait Shikamaru pour moi ? Était-il un simple ami ou bien…

Bon à l'évidence, ça ne servait à rien de se mentir, il – me – plaisait. Il était maintenant beaucoup plus adulte mais pas seulement physiquement. Il avait également mûri et son air sérieux était assez craquant. Sans oublier ses yeux noirs et perçants qui étaient… ensorcelants.

Décidément, je ne suis attirée que par les mecs « inaccessibles ». Il n'y avait aucune chance qu'un mec comme Shikamaru s'intéresse à une fille comme moi. Lui élaborait des tactiques pour les missions des shinobis en étroite collaboration avec Tsunade, tandis que moi… je retranscrivais et résumais de vieux bouquins. Et cette constatation me plongea en plein désespoir.

« Oh ! Imbécile que je suis ! »

Me revoilà partie dans une histoire compliquée qui va me torturer l'esprit et laisser mon cœur en lambeaux.

Et puis tout était arrivé si vite ! Hier encore je ne pensais même pas à lui. Hum… hier encore je le voyais toujours comme le genin que j'ai connu. Et maintenant que je réalisais à quel point il avait changé, je craquais complètement.

Je me résolus de ne plus y penser et surtout… à aller prendre une douche froide !

Malheureusement, la douche ne fut pas si relaxante que ça. Je n'arrivais plus à penser à quelqu'un d'autre que lui. J'avais très envie d'aller le voir, mais il me fallait une bonne raison ! Je me voyais mal débarquer chez lui pour demander du sucre. Surtout qu'il habitait à 3 pâtés de maisons d'ici, alors qu'Ino habitait au bout de ma rue. Et puis de toute façon, il y avait Chôji chez lui ! Et puis surtout… il devait s'en fiche complètement de moi et j'aurais l'air vraiment ridicule. Je n'avais jamais eu de chance en amour.

Et voilà la déprime commençait à m'envahir ! Comme je me détestais d'être retombée dans ce genre de piège. Et le pire, je le savais bien, serait à venir.

Shikamaru-kun…

Et puis… comment avais-je pu ne pas le remarquer plus que ça avant ?

Je me jetais dans mon canapé en enlaçant un coussin. Mais bon, ce n'était qu'un coussin !

Et si j'allais quand même le voir ? Je restais une minute sur cette idée en m'imaginant la scène. Mouais… j'aurais l'air complètement ridicule ! Surtout si c'était Chôji, avec un paquet de chips à la main, qui venait m'ouvrir ! Au moins, cette image me fit rire, c'était déjà ça de gagné.

Driiiing !

Surprise, je me dirigeais vers la porte en me demandant : « et si c'était… lui ? »

Oui ! C'était vraiment lui que je voyais à travers le judas, bordel !

Merde ! Je n'étais même pas maquillée ! Et j'avais une horrible serviette sur la tête !

« Qui est-ce ? demandais-je en me précipitant vers la salle de bain.

- C'est Shikamaru. »

Je jetais la serviette par terre et m'arrachais les cheveux avec mon peigne.

« Ah c'est toi ? »

Je mis un peu de parfum mais pas trop sinon c'était fichu pour la discrétion !

« Euh… oui c'est moi. Tu veux que je revienne plus tard ?

- NON !, criais-je. Enfin euh… non non, j'arrive. »

Une petite touche de blush et de rouge à lèvre discret et je me ruais sur la porte.

« Ah c'est toi », déclarais-je bêtement en ouvrant la porte. Mais quelle imbécile j'étais !

« Bah… oui, répondit-il avec un air suspicieux.

- Enfin je voulais dire… Qu'est-ce qui t'amène ? »

Là c'est lui qui ne savait plus quoi dire. J'espérais qu'il rougissait dans la pénombre de la nuit.

« Eh bien… c'est mon père qui m'a dit de venir te voir.

- … Ton père ? Mais pourquoi ? demandais-je très intriguée par sa réponse.

- Non, enfin si… Peu importe, il m'a appelé pour m'informer que Naruto était rentré avec l'équipe de secours. Il est blessé mais rien de grave. »

C'est avec un enthousiasme contrarié que je pris sa réponse. J'étais très contente de savoir Naruto vivant et en sûreté mais, je m'aperçus alors avec effroit que je ne m'en faisais plus du tout pour mon ami. Comme une imbécile égoïste, je ne pensais plus qu'à mon cœur à nouveau tiraillé.

« Non, ne sois pas triste ! Il va bien, ses blessures ne sont pas graves. Tsunade-sama s'occupe de lui. »

Comme il était gentil ! Il s'est un peu mépris sur mes pensées, mais sa réponse me toucha beaucoup.

« Entre Shikamaru-kun. S'il te plait », lui demandais-je avec un grand sourire.

Je me surpris moi-même d'avoir été si… entreprenante.

Le jeune homme ne se fit pas prier et après avoir retiré ses chaussures et sa veste de jounin, je le fis asseoir sur le canapé.

« Tu veux un verre de saké ? lui proposais-je.

- Oui, merci. »

Je nous servis donc en lui demandant des détails sur l'état de Naruto. Je ne pus m'empêcher de dévorer Shikamaru du regard. En quête du moindre détail, je remarquais une petite cicatrice sur sa tempe gauche. Plus je le regardais et plus j'avais envie de lui sauter dessus, littéralement.

« Allez, sois logique Sakura. Shikamaru n'est jamais venu ici seul. De plus, on s'était déjà croisé deux fois aujourd'hui et… et il est pourtant revenu. »

Le téléphone sonna ce qui ne me laissa pas le temps d'envisager une stratégie. Je m'excusais auprès de Shikamaru avant de prendre le combiné.

« Allo ? Oh c'est toi Naruto-kun ! Comment vas-tu ? Tu m'as encore fait une de ces peurs, idiot ! » Shikamaru se leva dès qu'il entendit le nom de Naruto et se rapprocha du téléphone.

« Comment ça je m'inquiète trop ? Tu as le don de toujours te mettre dans de ces situations ! Bon allez, viens me voir demain pour me raconter tout ça, ok ? Allez repose-toi Naruto. Bye »

Je raccrochais le téléphone avec un petit sourire ravi, puis me tournais vers Shikamaru. Celui-ci se trouvait en fait plus près de moi que ce que je pensais. Il mit une main sur mon épaule et me dit en souriant :

« Qu'est-ce que je t'avais dit ? Il va bien, tu vois. »

J'étais tétanisée. Qu'est-ce que je devais faire ? Est-ce que je devais tenter ma chance ? Mon cœur battait la chamade et mes mains tremblaient.

Je fermais les yeux et rassemblais tout mon courage au moment de l'enlacer.

J'avais passé mes bras de part et d'autre de son cou. Mon front reposait sur son menton et je ne tardais pas à sentir ses bras prendre possession de ma taille. Mes lèvres esquissèrent un sourire. Finalement, ça n'allait peut-être pas être aussi compliqué que ce que je pensais.

« Shikamaru kun. Je suis contente que tu sois venu ce soir. »

En guise de réponse il déposa un doux baiser sur mon front. Ce contact me fit frissonner comme jamais. Je me détachais de lui juste assez pour pouvoir le regarder et me retrouvais prisonnière de ses yeux si intenses qu'ils me donnaient l'impression de me noyer.

« Shikamaru… kun… » Il posa un doigt sur mes lèvres, comme pour dire que les mots n'avaient plus d'importance. Puis, du bout de l'index, souleva mon menton et se pencha pour m'embrasser, tandis que je me hissais sur la pointe des pieds.

Ses lèvres chaudes et douces s'emparèrent des miennes en un baiser passionné. Sa main relâcha mon menton pour caresser ma nuque et remonter dans mes cheveux. Mon corps bouillait littéralement d'envie tandis que nos langues dansaient l'une contre l'autre.

Sous mes doigts je sentais les muscles parfaitement dessinés de son dos et je m'appliquais à en apprendre les contours à travers son pull fin noir.

Sa main sur mes hanches ne resta pas inactive et s'immisça sous mon haut. Il caressait doucement ma peau tout en m'attirant encore plus vers lui. Il me souleva comme une plume et me porta d'un bras alors que mes jambes s'accrochèrent à sa taille. Il me reposa sur un meuble, bousculant les papiers qui trainaient dessus, tout en continuant à m'embrasser furieusement.

Je brûlais d'envie et je ne désirais qu'une chose : qu'il me possède complètement, sans restriction. Je pense qu'il le comprit car c'est à ce moment-là qu'il m'enleva mon haut d'un geste brusque et déterminé. Puis ses mains s'activèrent derrière mon dos à dégrafer mon soutien-gorge tandis qu'il me dévorait des yeux.

Il s'arrêta tout à coup alors que je haletais encore d'impatience. Son regard se détacha du mien pour contempler ma poitrine dénudée. Je rougis de me savoir scrutée et examinée comme ça et dû faire un effort surhumain pour m'empêcher de cacher ma poitrine. Shikamaru me caressa alors doucement du bout des doigts faisant frémir ma peau à ce contact.

Je me laissais aller à ses caresses, profitant de l'instant présent. Puis, je passais mes mains dans ses cheveux afin de les libérer de l'étreinte de son élastique. Je sentis une vague d'anxiété passer dans ses yeux alors que je m'efforçais de lisser ses cheveux autour de son visage.

C'était un tout autre Shikamaru que j'avais devant moi et il me fallut quelques secondes pour m'habituer à ce nouveau visage.

Je posais délicatement mes mains de part et d'autre de son doux visage et l'embrassais tendrement.

Puis je l'écartais pour pouvoir me relever. Je lui retirai son pull d'un seul mouvement et jetais le vêtement inutile en le faisant tournoyer au-dessus de ma tête dans une attitude dominatrice. Il rigola devant ce spectacle mais je revins immédiatement au galop en le poussant vers le canapé. Il tomba en travers et j'en profitais pour le chevaucher.

Je sentais son désir pour moi et ça me rendait folle alors que je m'emparais à nouveau de ses lèvres si attirantes. Mes seins effleuraient son torse nu ce qui lui arracha un petit gémissement de plaisir.

Shikamaru enflammait mon corps et mon esprit. Je n'avais jamais eu autant envie de quelqu'un avant lui. Il était si doux et puissant à la fois. Je ne pouvais décoller mes lèvres brûlantes des siennes et mes mains voulaient découvrir toujours plus de son corps. Son dos, son torse, sa nuque, ses cheveux… Je ne serai satisfaite qu'une fois avoir pris possession de tout son être.

Il me fit me relever et nous tourbillonnâmes jusqu'à ma chambre en une danse sulfureuse pour passer à l'étape suivante de notre passion déchaînée.

Cette nuit-là, je peux vous dire que je n'ai pas beaucoup dormi ! A peine quelques minutes par-ci par-là, histoire de reprendre des forces.

Je dois avouer que je n'aurai jamais cru ça de moi mais… quand il y a autant de passion, autant d'intimité entre 2 personnes, alors il n'y a aucune folie à s'offrir si rapidement corps et âme à l'autre.

Le lendemain matin, je me prélassais dans les bras de Shikamaru, mes doigts jouant avec ses cheveux quand la sonnerie de l'entrée retentit.

Je regardais Shikamaru et vis qu'il était aussi paniqué que moi.

« Qui est-ce ? demandais-je la voix quelque peu défaillante.

- Sakura-chan ! C'est moi, Naruto ! J'arrive avec des viennoiseries !

- Non ! » chuchotais-je à l'adresse de Shikamaru. Imbécile de Naruto ! Vite, ramasse tes affaires et cache-toi… n'importe où ! »

« Une seconde, Naruto… j'arrive ! » m'écriais-je.