Plus tard, Mardi 19 janvier

Cher William,

Bordel, tu me tues. Il faudra peut-être que tu lises ça petit à petit, parce que tu m'as demandé ce que je voudrais faire si tu étais chez moi, et voilà exactement la réponse :

Je te traînerais à l'intérieur et je fermerais la porte d'un coup de pied. Je te retournerais pour te plaquer à elle, serrés torse contre torse. Je m'en fous si je dois lever la tête pour t'embrasser, j'ai bon espoir qu'avec un peu de temps, tes jambes peineraient bien à te porter et que tu t'affaisserais un peu, ça me donnerait un meilleur angle. Quoi qui se passe, je serais (je suis) ridiculement excité par l'opportunité de baiser avec toi, je pense pas que je ferais gaffe aux petits détails à la con comme ça.

Je crois que ma priorité absolue serait que tu sois complètement essoufflé, ma bouche qui mange ton cou, ton lobe d'oreille, ta mâchoire, tes clavicules, à mordiller et faire durer jusqu'à ce que tu halètes et que tu n'arrives plus à rester tranquille sous moi. Je pense pas que, pour cette première fois, j'aurais envie de prendre le temps d'enlever nos fringues. Si je fais bien mon boulot, il faudrait que je te tienne plaqué contre la porte pour que t'arrives à rester debout, de toute façon. J'écarterais mon bassin juste assez pour pouvoir passer les mains entre nous deux, ouvrir ta braguette et y mettre les doigts. La zone serait si chaude, et tu serais déjà dur (ma main qui se ferme sur ta queue à l'intérieur de ton caleçon, ça pourrait même te faire trembler). Je te branlerais comme j'aime, pour te faire sentir exactement ce que je me suis fait à Noël, à me caresser sur mon lit pendant que je te parlais. Et comme je l'ai fait quelques fois (ok, plus que ça) depuis.

Mais pas assez longtemps pour que tu jouisses, par contre. J'ai envie de croire que j'aurais plus de contrôle que ça. Je le ferais jusqu'à ce que tu sois essoufflé et désespéré, jusqu'à ce que tu perdes la capacité à être cohérent et que ton pouls batte à toute vitesse sous ma langue pendant que je suce ton cou. Et puis je gronderais dans ton oreille l'ordre de te tenir tranquille, et je glisserais à genoux entre tes jambes, en prenant dans ma bouche autant de ta queue que je peux prendre. J'ai jamais essayé en vrai, tu sais, mais je pense que tu pardonnerais mon inexpérience, vu comme tu serais déjà parti loin. Je sais comment j'aime qu'on me fasse ça et j'adore l'idée que je pourrai te faire la même chose.

Quels sons tu ferais, si je te suçais ? Est-ce que tu gémirais et tu roulerais la tête à droite et à gauche, ou tu te mordrais les lèvres et tu ne ferais aucun bruit ? Est-ce que tu arriverais à contrôler l'envie instinctive de pousser dans ma bouche, ou bien il faudrait que je t'épingle contre la porte avec mes mains sur tes hanches pour prendre tout le temps nécessaire à anéantir ta maîtrise de toi ? Est-ce que t'arriverais même à rester debout ? J'espère bien, parce que je voudrais que ça dure longtemps pour apprendre ce que tu aimes, comment je ressens ta bite sur ma langue. Combien je pourrais en prendre avant de m'étouffer dessus, et si j'arriverais à en prendre plus avec l'entraînement. Si tu préfères que je continue à te branler en même temps ou si tu aimes mieux que je caresse tes boules, en les effleurant du bout des doigts, ou en les faisant rouler dans ma main. Je voudrais définitivement savoir quel goût tu as quand tu finirais par juter, si ça serait plutôt sucré ou aigre ou amer ou salé. Et puis je te lâcherais et tu t'effondrerais par terre comme un tas, instable, et je sortirais ma queue (et, oh, comme j'en crèverais d'envie à ce moment-là…), et je me branlerais là, agenouillé devant toi. J'éjaculerais sur le paillasson, si c'est ce que tu veux, mais je préférerais jouir sur ta bite et ton ventre et partout où ma bouche était juste avant. Et puis on s'allongerait tous les deux sur le dos en grognant, l'un à côté de l'autre, avec juste nos mains qui se toucheraient. Et on n'aurait pas besoin de parler parce que la question gênante du « Est-ce qu'on refera ça ? » a déjà été réglée. Parce que bien sûr qu'on voudrait refaire ça. Toujours.

Voilà, c'est ce que je ferais si t'étais là. C'est peut-être ce que je ferai. J'y repenserai très certainement d'ici à ce que tu rentres enfin à Londres.

– John

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Et bonne soirée !