Mercredi 20 janvier

Cher John,

Tu peux être content de toi : j'ai lu ton e-mail et trois infirmières se sont précipitées pour vérifier si j'allais bien. Il a fallu que je parlemente longtemps pour qu'elles me laissent tranquille et que je puisse finir (Sauf que je ne pouvais pas finir, pas ici, et je n'arrive pas à savoir si je te hais pour ça ou si je suis d'autant plus déterminé à sortir de ce lit d'hôpital).

Je fais de bons progrès, apparemment. Les dommages respiratoires sont moins sévères que ce qui avait été annoncé initialement, je suis donc assuré de ne pas souffrir de problèmes permanents (quoique j'aie toujours la voix rauque et que je ne puisse pas inspirer trop profondément). Mon larynx a subi des lésions significatives, mais ça va déjà mieux. Je suis même de nouveau capable de faire des sons plus forts qu'un chuchotement. Le reste se remet comme c'est censé le faire : ce sont surtout mon dos et mes jambes qui ont pris les brûlures, soit de la peau épaisse qui devrait guérir en laissant à peine une cicatrice (voire aucune). Bien sûr toujours sous condition « que tout passe bien », mais je ne vois pas de raison d'imaginer l'inverse.

Pendant notre discussion, tu as dit « Tout le monde a au moins une anecdote sur les urgences pédiatriques. » Quelle est la tienne ? Ou la gardes-tu pour ce très important premier rendez-vous, pour faire une bonne première impression ? (D'ailleurs : pas besoin.)

– William

.


Merci pour votre lecture, vos review, ta beta, Flo'w, et à bientôt !