Rencontrer le diable – Quatrième leçon

Il vous aime, follement. Rendez-le-lui et si par malheur votre cœur appartient à un(e) autre…

J'avais passé la nuit la plus étrange de ma vie, même si elle avait été très courte. Je me réveillai, difficilement, avec la sensation d'avoir trop bu la veille – alors que ça n'était pas le cas. Je me souvenais de la soirée d'hier dans les moindres détails, et la seule chose qui nous avait été donnée à boire était cette petite coupe de champagne à l'entrée.

Encore à cet instant précis, je ressentais l'euphorie qui s'était emparée de moi la veille, quelques instants après notre arrivée. Cette sensation merveilleuse de se savoir à sa place. Tout le monde pouvait bien dire ce qu'il voulait je ne m'étais jamais réellement sentie à ma place. J'avais beau être la capitaine de l'équipe des cheerleaders de Nindo High je me sentais éternellement redevable à mon équipe, qui m'avait portée au sommet. J'avais beau être populaire je n'avais jamais tenté d'en tirer un profit personnel. J'avais beau avoir des dizaines de garçons à mes pieds le seul que j'admirais, ne m'avait jamais regardée…

Et ce soir-là, j'avais le sentiment de m'être acceptée. D'être moi, Ino Yamanaka, fière d'être cheerleader, fière d'être populaire, fière d'être forte. Fière d'avoir réussi à passer le test de Tobi. Je ne savais pas trop pourquoi, mais je me sentais si redevable envers lui…

A mesure que les minutes passaient, toujours emmitouflée dans ma couette chaude et observant le plafond bleu ciel de ma chambre, une petite voix, se faisant de plus en plus forte, ne cessait de contredire ces nouvelles vérités. Cette même voix qui m'empêchait d'être en harmonie avec moi-même depuis le début de mon existence. Ma véritable voix. A mesure que les minutes passaient, je me demandais qui croire. Je finissais par m'apercevoir que ce qui s'était passé la veille, n'était que vaste illusion. Merveilleuse et vaste illusion.

Et que je pouvais choisir d'en faire ma nouvelle vérité… Enfin, c'était ce que j'imaginais. En réalité, et je ne le savais pas encore, je n'avais déjà plus le choix. Je soupirai et sortis de mon lit un frisson parcourut mon échine.

Le jour s'était déjà levé, lorsque je sortis de chez moi pour me rendre au lycée. Le soleil frais et printanier de ce matin-là m'éblouissait. Je fermai les yeux en marchant, laissant ses doux rayons réchauffer mon visage, à travers les branches d'arbres fleuris bordant l'allée.

Je sortis brusquement de ma rêverie par une voix féminine m'interpellant derrière moi. Je me retournai, et fus surprise d'apercevoir une tignasse rousse s'agiter au gré des pas pressés de sa propriétaire.

« Salut Ino, fit Karin, toute essoufflée.

— Euh… Salut. » C'était bien la première fois que cette pimbêche venait me saluer, sans m'insulter de truie ou je ne sais quoi d'autre. Je demeurai méfiante, et la sècheresse de ma réponse m'avait visiblement trahie.

« Je viens pas pour t'emmerder, promit-elle, blasée.

— Ah. Et qu'est-ce que je suis censée pouvoir faire pour toi, cette fois ? »

Karin ne me répondit pas, et se contenta d'un soupir. Nous marchâmes silencieusement, côte à côte, pendant plusieurs minutes. J'étais agacée plus que d'avoir été interrompue dans ma rêverie, il fallait que ça soit elle. Elle, insolente, agressive et mal coiffée elle, qui parvenait pourtant à passer ses journées avec Sasuke Uchiha. Je préférais presque que ce fût Sakura qui eusse joui de ce privilège. Elle, au moins, je la considérais comme mon égal. Mais Karin…

Puis me vint une idée. Elle venait probablement en paix parce que désormais, j'étais une des élues. Je pouvais alors en profiter pour savoir pourquoi Sasuke nous avait lâchés du jour au lendemain, il y a quelques temps de cela, pour se coltiner deux nouveaux « amis » peu fréquentables… Elle rompit le silence.

« Dis-moi, c'est vrai qu'il y a un truc entre toi et Inuzuka ?

— Mais qu'est-ce que tu racontes ? N'importe quoi, m'offusquai-je en sentant le rouge me monter aux joues. Et puis, ce ne sont pas tes affaires !

— J'sais pas, les rumeurs, tu sais » fit-elle calmement, en frappant un caillou de sa basket rouge.

Un court silence s'installa. J'en profitai :

« Et toi, c'est vrai ce qu'on dit ? Que toi et Uchiha… Tu sais… fis-je en tentant d'avoir l'air détaché. J'ignorais, cela dit, si j'y étais parvenue mais je fus surprise de la voir devenir aussi rouge que sa chevelure, et finir par tristement baisser la tête.

— Ce n'est pas ce que tu crois. Il n'a jamais cédé à mes avances, et pourtant, c'était pas faute d'essayer… » admit-elle en toute honnêteté.

J'eus un pincement au cœur, me forçant à ne pas imaginer le genre d'avances qu'elle avait bien pu lui faire. Je me faisais sûrement des idées. Elle continua :

« Ne t'imagine pas qu'il nous considère comme ses vrais amis. Nous sommes justes alliés, parce que nous avons des intérêts communs. Et s'il venait à être au courant de ce qui s'était réellement passé peu avant sa naissance, je perdrais ce seul et unique lien que j'ai avec lui. »

Hein ? pensai-je. De quoi, de qui parlait-elle ? Ce qui s'était réellement passé… Il y a dix-sept ans ? Je cogitai silencieusement, en tentant de me repasser en boucle les évènements importants de ces deux dernières décennies…

Nous savions tous que le directeur ayant précédé Tsunade avait été retrouvé mort d'une crise cardiaque à cette période-là. Mais je ne voyais aucun lien direct avec Sasuke. Je tentai prudemment :

« Tu veux dire, l'histoire qui a touché le lycée.. ?

— Evidemment, répondit-elle, plongée dans une profonde réflexion, les yeux rivés au sol. Il ne sait même pas qu'il est lié à…

— A quoi ?

— Rien, oublie ! » m'ordonna-t-elle froidement, après s'être visiblement aperçue qu'elle devenait trop bavarde. Elle accéléra le pas et me laissa derrière elle, marmonnant un vague « putain » d'agacement.

J'étais désormais déterminée à en savoir plus, à n'importe quel prix – ou presque. Si je parvenais à percer leur secret, alors je saurais comment l'aider, et peut-être alors, peut-être qu'enfin, il me regardera…

Je fus complètement ailleurs pendant notre premier cours de la journée, avec Hatake. Au lieu de prendre en notes ce qu'il racontait d'un ton monotone – presque endormi, je tentais de schématiser les éléments que j'avais en ma possession concernant cette histoire. J'en venais à la conclusion que lorsque quelqu'un était lié, de près ou de loin, au décès de quelqu'un c'est qu'il ne s'agissait probablement pas d'une mort naturelle… L'ancien directeur avait peut-être été assassiné.

Cela me semblait absurde, et pourtant, c'était la seule issue à mes réflexions – hormis celle qui voudrait que ça ne soit qu'une mauvaise farce de la part de Karin. Mais tout ça, c'était trop gros pour que j'abandonne l'idée d'en savoir plus.

« Tu fous quoi, Ino, me chuchota Nara, assis à côté de moi.

— T'es bien curieux, répondis-je.

— Tu essaies encore de rattraper Uchiha-

— Ferme-la, crétin !

— Putain, ce mec, c'est vraiment toute ta vie » fit-il à voix basse, avec dédain. Il ricana. J'ignorai ses provocations stupides et quotidiennes à ce sujet, et n'eus qu'une hâte : retrouver Karin à la pause déjeuner.

Lorsque je fus servie au self-service, je priai intérieurement pour qu'elle ne soit pas assise à la table de Sasuke et Suigetsu. A ma grande surprise, je repérai ses cheveux rouges au loin, assise seule à la table, comme si elle m'attendait. Je n'avais pas trouvé ce détail plus étrange que cela – aurais-je dû ? Je pris place face à elle.

« T'es sûre qu'il n'y a rien entre toi et Kiba ? fit-elle sur le ton de la discussion, les yeux rivés sur la viande qu'elle était en train de découper soigneusement.

— Sérieusement, Karin ? soufflai-je, incrédule.

— T'as pas l'air de remarquer qu'il te dévore des yeux dès qu'il en a l'occasion, m'apprit-elle, ce qui valut à mon estomac d'être assailli par des centaines de papillons stupides.

— Ca y est, t'as fini ? On peut parler de choses plus sérieuses, maintenant ?

— Quel genre de choses sérieuses ? rétorqua calmement la rousse, tout en continuant de s'affairer à couper frénétiquement sa viande en mille morceaux – manie qui commençait à m'énerver au plus haut point, sans raison particulière.

— Fais pas la maline, tu étais sur le point de me dire un truc, ce matin »

Elle stoppa son geste machinal, ricana et releva la tête. Je soutins son regard d'ambre, presque rouge, froid et moqueur. Elle garda son sourire narquois, comme si elle s'attendait à ce que je vienne lui en demander plus. C'est là que je compris qu'elle avait fait exprès, depuis le début.

« Alors c'était des bobards, tout ça ?

— Absolument pas. Mais donne-moi une raison, une seule, de te dévoiler ce que je sais… »

Je restai silencieuse, en proie à la frustration. Cependant, une partie de moi me persuadait qu'il s'agissait d'un second coup de bluff. Mais alors, pourquoi… Je choisis d'être honnête.

« Je n'en ai aucune, c'est vrai. Mais pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ? Qu'est-ce que tu attends de moi ?

— Je vois que t'es prête à jouer le jeu, fit-elle avec une justesse surprenante. OK, je peux t'expliquer ça. Hors de question pour moi de parler au principal concerné, je n'en aurais rien tiré. Haruno… Pas moyen, elle est bien trop réglo. Nara, trop malin. Hyuuga, trop louche. Alors tu étais la personne idéale.

— Outre le fait que l'image que tu te fais de moi dresse mes cheveux sur la tête, dois-je en conclure que tu parles de Naruto ?

— Oui chef. Sasuke ne nous a jamais dit pourquoi il avait coupé les ponts avec lui. Mais ce qui est certain, c'est que s'ils se réconcilient, ça va être un sacré bordel – compte tenu de ce que je sais. Alors ma requête est la suivante : je sais que vous faites tout pour aider Naruto, mais… Empêche-les de se réconcilier.

— Hein ?

— On dirait pas, vu comme ça… Mais cette amitié était chère aux yeux de Sasuke, fit-elle en l'observant au loin, en compagnie de Suigetsu. Et elle l'est toujours. Mais si ils se réconcilient, à partir de maintenant… Tu ne le sais pas encore, mais Tobi fait plus ou moins partie de sa famille – c'est pour ça qu'ils sont souvent ensemble en dehors des cours. Les Uchiha sont étroitement liés à la mort de Minato Namikaze, l'ancien directeur.

— Ca veut dire qu'il n'est pas mort naturellement ?

— Absolument pas, fit-elle. C'est un alibi donné par les autorités, qui n'ont pas su retrouver le coupable. Je ne le connais pas non plus je sais simplement qu'il est lié, de près ou de loin à Sasuke.

— Et quel rapport avec Naruto ? demandai-je en tentant de comprendre.

— Il ne le sait pas, mais il est le fils unique de Namikaze, me révéla-t-elle en souriant, face à ma mine déconcertée. S'il vient à le savoir, Sasuke ne s'en sortira pas indemne et risque gros, pour avoir caché la vérité. Il en a déjà assez sur le dos. C'est la meilleure chose pour eux deux » fit-elle en effaçant son sourire, pour laisser place à une expression des plus sérieuses.

Elle semblait réellement s'inquiéter pour lui, admis-je à contrecœur. Je ne trouvai rien d'autre à répondre, en proie à mes réflexions. Je venais juste d'apprendre que Naruto était le fils de l'ancien directeur, qui a été assassiné par une personne de l'entourage des Uchiha. Il allait me falloir plusieurs jours pour assimiler ce qui ressemblait à un secret d'Etat.

La pause déjeuner se termina en silence j'enfilai ma tenue de capitaine cheerleader jaune brodée d'un N noir, et je m'apprêtais à me rendre à l'entraînement quotidien avec mon équipe, dans la grande salle de sport du stade. Je fus complètement ébahie de voir une foule m'attendre et m'acclamer à l'entrée du gymnase, avec caméras et micros… Tout comme hier soir, à l'entrée du gala d'inauguration. Ah. Oui, c'est vrai. Allô, Ino, souviens-toi, tu es une vedette, maintenant. La même euphorie que la veille s'empara de moi à cette seule pensée, sans explication. J'aperçus Tobi au loin. Tobi, qui était un proche des Uchiha, qui avaient contribué à la mort du père de Naruto, qui n'était au courant de rien. Et de tout ça, d'un coup, je m'en fichais totalement. Même à plusieurs mètres, son seul œil visible semblait m'hypnotiser. Ino, c'est ton jour de gloire. Ton moment. Je saisis la bouteille d'eau qu'il me tendit une fois que je fus face à lui, et je la bus d'une traite, sans me questionner. J'étais de nouveau à ma place.

Cet après-midi-là, je fus au plus haut de ma forme. La caméra tournait, tournait, et moi je virevoltais, effectuais mes figures au sommet de la pyramide humaine constituée par mes équipières, et retombais gracieusement sur la pointe des pieds, sous un tonnerre d'acclamation. Ca devait être un entraînement comme un autre c'était devenu un spectacle merveilleux. Plus rien d'autre ne m'importait, si ce n'est de me surpasser, de montrer ce que je valais, et d'être reconnaissante envers Tobi. Une fois terminé, j'allais de moi-même vers les caméras, triomphante. Une petite rouquine, probablement en seconde, s'approcha de moi. Je ne l'avais jamais vue auparavant.

« Salut Ino, je voulais juste te dire que je t'ai trouvée géniale ! Je voudrais intégrer le club des cheerleaders du lycée, un jour ! C'est la première fois que j'ose venir vers toi, alors… fit-elle en rosissant, sans terminer sa phrase.

— Je suis vraiment touchée. C'est le fruit d'un travail acharnée, et si tu es prête à tout donner, alors je te promets de te prendre sous mon aile » répondis-je sans réfléchir, avec un sourire radieux. Je sentais les regards admiratifs se poser sur nous, sur moi, et j'étais la plus heureuse du monde. J'entendis le rire singulier et puissant de Tobi quelques mètres plus loin, ainsi que ses applaudissements.

Des écrans géants avaient été installés à l'entrée du lycée. Le soir, en rentrant chez moi – encore dans ma tenue – je sentis la fameuse horde de papillons m'assaillir de nouveau – non pas parce que j'avais aperçu Kiba, mais parce que ma prestation passait en boucle sur les écrans. Je m'arrêtai cinq minutes et observai la glorieuse scène retransmise.

« Salut » entendis-je derrière moi.

Fruit d'une immense coïncidence, c'était Kiba. A sa seule vue, je sentais mon ancienne moi, incertaine, torturée, revenir à la charge. Il resta silencieux quelques secondes, en évitant mon regard je ne l'avais jamais vu aussi perturbé… Ces quelques instants me semblaient être une éternité. Puis, enfin, il prit une profonde inspiration, les yeux fermés, puis les rouvrit et me fixa. Je me sentais déjà mal à l'aise.

« Ecoute, j'suis vraiment désolé pour l'autre fois, fit-il en se grattant la tête maladroitement. Je voulais pas te faire du mal. C'est juste que… C'est encore un sujet sensible, pour moi. Les mecs continuent de me charrier, c'est vrai mais j'ai fini par l'accepter. Mais venant de toi… C'est encore trop tôt. Et puis, j'ai menti.

— Oh, rétorquai-je, avec un orgueil que je ne me connaissais pas.

— Ecoute, je sais que tu veux à tout prix que Sasuke revienne parmi nous, et je sais ce que tu ressens pour lui. J'aime pas dire ce genre de trucs, mais j'ai l'impression que tu ne vois que ce que tu as envie de voir. Sasuke ne te voit pas. Et tu ne m'as jamais vu. »

Je demeurai silencieuse, en proie à une guerre intérieure. Entre la sensation d'être passée à côté de tout ça, et la certitude que ça n'était qu'une entrave de plus au glorieux chemin qui nous attendait. Je levai la tête, et j'aperçus une discrète caméra accrochée à l'écran géant, tout droit rivée vers nous. Je reportai mon regard sur Kiba, comme si de rien n'était. J'eus le temps d'apercevoir, dans son regard vif, une quantité non négligeable de courage, avant qu'il ne se penche vers moi pour poser ses lèvres sur les miennes. Une douce chaleur s'empara de mon corps tout entier, et à cet instant-là… Je répondis au baiser, et me rendis compte de ce qu'il signifiait. A chaque instant, il avait été là, et je ne le voyais pas. Pendant que mes yeux étaient rivés vers Sasuke, les siens étaient rivés vers moi. J'avais fermé les yeux depuis tout ce temps. Je ne lui avais donné aucune chance… Alors que mon cœur aurait voulu que ce baiser, douloureux, brûlant, désolé, dure des heures mon esprit, lui, prit le dessus et me criait d'arrêter. De revenir à la réalité, la mienne, la nouvelle. Celle d'une élue.

Kiba était l'un des élus, lui aussi. Il avait un rôle à jouer, et j'avais le mien. Ma conscience trancha, et je rompis le baiser. Je revins à moi.

« Arrête, non, non, non. Je me fiche de tout ça, Kiba. Tu vois pas qu'il y a plus important que ces choses idiotes ? » fis-je en tendant le bras vers l'écran géant.

Je fus moi-même surprise par le ton, les mots que j'avais employés. J'eus le cœur serré en observant Kiba écarquiller ses yeux. Je sus à cet instant que ce que je venais de dire était mille fois plus douloureux qu'à sa première humiliation… Au fond de moi, je bouillonnais. Je partis en courant.

Est-ce que j'aimais Kiba ? Oui ! Non ! Je n'en avais aucune idée ! Et Sasuke… Son départ n'avait peut-être été qu'un prétexte pour moi, un prétexte pour le regarder et espérer secrètement qu'il en fasse de même. Mais il s'en fichait, il n'avait aucun scrupule il s'en fichait de moi, de nous tous, et il s'en fichait même de Naruto. Il n'en avait rien à faire de lui, de son père, de tout. Et moi, naïve comme j'étais, je continuais d'espérer… De brûlantes larmes roulaient sur mes joues. Je devais jouer mon rôle d'élue. Je devais être la nouvelle moi, triomphante, battante, et totalement dépendante. Et Kiba aussi, devra jouer son rôle, car tout ça n'engendrait que souffrance. Il ne le savait simplement pas encore, mais nos nouveaux instincts, froids, indifférents, mécaniques, finiraient par prendre le dessus…