Dimanche 24 janvier
W : Je ne suis plus branché à un moniteur.
W : Plus non plus dérangé par des infirmières inconnues toutes les demi-heures.
J : Tu ne peux même pas imaginer comme je suis heureux de lire ça ;-)
J : Je n'ai pas arrêté de penser à toi aujourd'hui, en sachant que tu es si proche mais pas encore ici.
W : Je me disais exactement la même chose.
J : Je sais que tu as fait allusion à ta petite libido, alors il faut que tu saches que je ne fantasmais pas seulement sur le sexe
J : Je suis juste trop content d'enfin te rencontrer en personne
W : Pas besoin de t'excuser. Il n'y a rien de tel qu'être vingt-quatre heures sur vingt-quatre sous surveillance médicale pour rendre les pensées pleines de stupres bien plus tentantes.
W : J'ai relu ton e-mail et me suis touché dès que j'ai été laissé seul dans mon lit
W : Ça n'a pas vraiment aidé
W : Chaque fois que je ferme les yeux, tout ce que je peux voir c'est des images de toi qui me tiens contre la porte avec ta bouche sur ma queue
W : Bordel, rien que d'y penser, je sens ma fréquence cardiaque augmenter
J : Merde, pourquoi tu m'as dit ça ? Je vais jamais survivre à une semaine entière, maintenant.
J : Tu veux que je vienne te voir ? C'était pas une blague, quand je parlais de modifier mon emploi du temps au boulot
J : (Encore une fois, sûrement pas pour *ça* si tu es encore en convalescence et tout, mais juste pour qu'on se rencontre enfin?)
W : J'aimerais vraiment que ce soit possible, mais je ne crois pas que ce soit recommandé
W : Je n'ai pas envie que notre première rencontre se fasse alors que je croasse encore comme un corbeau et que je ne peux pas rester assis plus de dix minutes à la suite
W : Quand je poserai les yeux sur toi, je compte t'embrasser jusqu'à ce que tu perdes pied
W : Ou au moins essayer
J : Je vais sûrement t'empêcher d'y arriver : j'embrasse très bien moi-même
J : Je parierais pas mal d'argent sur moi, si on joue à celui qui doit faire perdre pied à l'autre en premier
J : Tu as des points sensibles ? Derrière l'oreille peut-être ? Le coin de ta mâchoire ? Juste au-dessus de la carotide ?
W : Ça fait… longtemps. Je crois qu'il faudra que tu trouves toi-même. (Je suis un grand amateur d'expériences…)
W : Et toi ? Une faiblesse érotique qu'il me faille connaître ?
J : Je pense pas que ce serait très malin de te le dire
J : Ce serait mieux que tu les trouves toi-même aussi
J : Par contre, si ça compte comme une faiblesse érotique, je suis atrocement chatouilleux à un endroit en particulier.
J : Ça sera à toi de découvrir où ;-)
W : Les flancs ?
W : Les pieds ?
W : Les creux des reins, juste au-dessus de tes fesses ?
J : Tu préfères que je te le dise dans ce chat ou tu veux découvrir ça en personne ?
W : Est-ce que je dois vraiment répondre à cette question ?
J : Non, vraiment pas.
J : Je sais exactement ce que tu veux faire.
J : Tu veux me déshabiller complètement et passer tes mains et ta bouche partout sur mon corps, pour en apprendre chaque centimètre carré. Tester ce qui me fait rire, ce qui me fait couiner, ce qui me fait retenir mon souffle
J : Tu veux envelopper ma verge avec tes doigts, tu veux me voir haleter et fermer les yeux et me cambrer
J : Tu veux me faire rouler sur le ventre, tracer les reliefs de mon dos, pétrir mon cul avec tes paumes, caresser l'intérieur de mes cuisses du bout des doigts pour que je me tende et que je grogne, puis soulever mon cul plus haut, comme une offrande
J : C'est toi qui vois ce que tu fais à partir de là ;-)
W : … Putain.
W : Je sais précisément ce que je ferais, à partir de là.
J : Raconte-moi.
J : En détail.
W : Je lécherais une longue ligne en suivant ta colonne vertébrale, de ta nuque au creux de tes reins, à savourer le goût de ta transpiration due à tous les préliminaires qu'on aurait déjà réalisés jusque-là.
W : Je ferais courir mes mains le long de tes cuisses, en amenant les paumes vers l'intérieur pour que le bout de mes doigts suivent ton artère fémorale mais ne fassent qu'effleurer tes testicules quand j'arriverais là.
W : Je les laisserais là, finalement, pour tracer de petits cercles contre ton périnée et la base de tes boules, juste assez pour que tu te contractes et que tu ronchonnes, assez pour que tu écartes tes jambes un peu plus.
W : Et puis je pencherais la tête et je lécherais à partir de là jusque tout en haut de ta raie du cul, en te gardant immobile malgré tes soubresauts. Et puis je m'installerais là pour écarter tes fesses et voir ce que je me rappelle concernant les anulingus.
J : Oh bordel. Je pense que je serais quasi incohérent à ce moment-là.
W : Et je continuerais jusqu'à ce que « quasi » devienne « complètement et glorieusement » incohérent. En léchant ton trou avec le plat de ma langue, en tournant autour, en jouant avec juste le bout, chaud et mouillé, tout contre. Quelqu'un t'a déjà fait ça ?
J : Jamais. Mais bordel de merde, je me figure très bien ce que ça peut faire. Ça va m'occuper pendant le reste de la semaine.
W : Parfait. Imagine ma langue qui s'insinue en toi, mouillée et insistante. Imagine mes mains qui vont un peu plus loin pour flatter tes boules, mes doigts qui les poussent d'avant en arrière, puis je les fais rouler dans ma paume. Imagine ma main qui va juste un peu plus vers l'avant pour s'enrouler autour de toi et appliquer exactement la pression qu'il faut.
W : Imagine que tu es coincé entre ma langue et mon poing, incapable de savoir si tu veux pousser vers l'arrière contre ma bouche ou baiser ma main fermée, en avant. Les deux qui continuent implacablement, quoi que tu choisisses.
J : Putainputainputain. Je bande à fond. J'ai une main dans mon caleçon et je goutte complètement. Je vais me branler avec ça, en faisant comme si c'était ta main.
W : Oui
W : Moi aussi. Je me mords littéralement la langue en la gardant à l'avant de la bouche et en imaginant qu'elle fouille en toi aussi loin qu'elle peut aller
W : Jouis pour moi, John. Imagine ce que ça fait de m'avoir comme ça, et jouis.
J : Oh bordel
J : Putain
J : OK, ça marche. Maintenant, tu es obligé de guérir pour pouvoir me montrer ça en chair et en os.
J : Peut-être même m'apprendre, pour qu'on puisse inverser ?
W : Tu voudrais apprendre ça ?
J : Je suis à peu près certain de vouloir te faire à peu près tout ce qui est possible
J : Et même, c'est ton tour d'imaginer que je te fais ça. Imagine que je te tiens à plat contre le lit dès que je me suis remis de cet orgasme obscènement fantastique, à pousser mes genoux entre tes jambes pour les écarter et te retourner la faveur.
J : À essayer de te refaire les petits lapements et baisers que je t'ai senti faire sur moi.
W : Je… foutre-dieu.
J : Exactement ;-)
J : Imagine, William : je suis étalé sur le bas de ton corps pour que tu ne puisses pas t'échapper, pas que tu voudrais d'ailleurs, et ma langue est chaude et mouvante contre ton trou
J : Mes mains sont partout : sur tes hanches, sur tes couilles, ta queue
J : Je mettrais peut-être un oreiller sous ton bassin pour que tu puisses te frotter contre
J : Et j'arrêterais pas. Même si tu te mettais à couiner ou à supplier pour la libération
J : Et tu finirais par atteindre ce sommet, et je t'y maintiendrais pendant des lustres, désespéré et en manque de plus, avant de serrer enfin ta queue juste comme il faut, et tu jouirais en criant dans le matelas
W : lkj;lkjjjjjjjjjjjjjjjjj
W : Il n'y a pas de mots
W : Et il y a intérêt à ce que personne ne vienne voir comment je vais pendant un moment, jusqu'à ce que j'ai réussi à faire repousser mes os. Je suis essentiellement liquide, là.
J : Tu peux pas me voir, alors tu vas devoir imaginer comme j'ai l'air fier de moi.
W : Exactement ce que je fais.
W : Bordel, je vais devoir expliquer les traces mouillées dans mon pyjama.
J : Oh, je pense que tes intendants/gardiens/gouvernants/infirmiers/quoi-que-ce-soit sauront exactement ce qui s'est passé.
W : Je ne peux plus vraiment y faire grand-chose à part rougir, de toute façon.
J : Je ne sais peut-être pas à quoi tu ressembles, mais je vais quand même essayer de t'imaginer en train de rougir. Dans ma tête, tu es adorable.
W : Merci ?
J : C'était un compliment, je te le promets
J : Mais il faut que j'y aille (et moi, contrairement à toi, j'ai la liberté de mettre quelques artefacts spécifiques au lave-linge…)
J : Je pourrais dire que je compte les jours, mais il n'y a pas vraiment de jour spécifique où tu seras « guéri », j'imagine ?
W : Pas vraiment
W : Mais le médecin vient à nouveau jeudi, j'en saurai probablement plus à ce moment-là.
J : N'attends pas jusque-là pour donner des nouvelles ?
W : Promis ;-)
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Meeeerci pour les reviews, bon anniversaire, Lwyz, puisque je n'arrive pas à accéder à la messagerie de ffnet pour te répondre ; merci a Flo'w pour sa bêta, et à très viiiiite !
