Mardi 26 janvier, très tard le soir
Cher William,
Je suis ravi que vous soyez arrivés à ce compromis (j'ai vécu une expérience plutôt traumatisante quand j'avais à peu près treize ans et qu'après mon premier rêve érotique, ma mère a vu les draps et a insisté pour « en parler. » Ça a coïncidé avec le moment où j'ai commencé à faire mes lessives moi-même. Il y a des trucs qu'on voudrait ne jamais avoir entendu de la bouche de ses parents... La description trop détaillée de leurs différents choix de contraception au fil des ans rentre définitivement dans cette catégorie.)
Une femme est venue à la clinique aujourd'hui avec une brûlure au second degré sur son bras. Ça m'a fait pensé à toi et je me suis demandé comment ça guérissait de ton côté. Rien ne s'est infecté ? Pas de nouvelles cicatrices ? Ça va mieux ?
Plus on se rapproche de la rencontre en personne, plus je pense à un truc et il faut que je te le dise : j'espère que tu as conscience que je me fiche de ce à quoi tu ressembles. J'imagine qu'il y a une raison plus profonde derrière le fait que tu ne veuilles pas partager de photos de toi ou parler au téléphone avec moi, et je veux que tu saches que je m'en fous si tu es en surpoids, si tu as un cheveu sur la langue, des cicatrices, si tu complexes sur ton corps ou je sais pas quoi. J'ai mes propres cicatrices, certaines qui sont même encore visibles, et je ne suis pas vraiment en position de me plaindre des tiennes. Vraiment, tout va bien. Alors si c'est quelque chose qui te fait stresser, arrête tout de suite.
– John
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Merciiiii pour vos retours, merci pour ta bêta, Flo'w !
Et à bientôôôôôôt !
