Le couple suivit docilement la jeune femme, ce qu'ils trouvèrent les rendirent surpris. Des petits groupes répartis dans chaque recoin des pièces qu'ils traversèrent. Chaque pièce semblait avoir un thème bien précis. Ça passait d'un salon de discussion comme une salle de restaurant normale, en passant par un salon de shoot légèrement glauque soit dit en passant, pour continuer par un salon de bondage et terminer par un autre de discussion érotique car ils voyaient les serveuses et même quelques occupants avec des tenues très légères. Leurs mémoires traumatisées pour le reste de leurs vies.

- Dans quel salon voulez-vous aller?

Dans un regard en commun, ils parlèrent à l'unisson.

- Le premier.

- on va commencer gentiment alors. Dit la serveuse en souriant

Elle les conduisit vers une table, peu éclairée, dans une ambiance romantique. Hélène avait le cœur qui battait la chamade, c'était un peu trop pour elle. Quant à lui, il était dans son élément, à sa place dans ce salon.

- détends toi, s'il te plaît. Dit il doucement derrière elle

Comme le gentleman qu'il était, il tira sa chaise. Elle se croyait presque en rendez-vous, n'était pas en mission sous couverture. Les consommations arrivaient sans qu'ils commandaient quelque chose, ils avaient laissé leurs dans l'autre salle. Comme synchrone, ils prirent les verres mais sans les boires, ils étaient soupçonneux de nature, c'est pour ça qu'ils étaient les meilleurs dans leur domaine. Elle souffla alors franchement, reprenant ses esprits.

- Hélène, tout va bien?

- oui, mon cœur. Dit-elle en souriant

Elle avait réussi à le surprendre. Elle caressa doucement le dos de sa main, souriant timidement, elle regarde les autres pour que la caméra cachée enregistre les personnes qui se trouvaient dans le salon avec eux.

- bien, je lance la reconnaissance faciale, essayer de prendre le personnel. Dit Delgado dans son oreille.

La conversation n'était pas facile entre eux, beaucoup de choses non dites, qui menacer de quitter leurs lèvres. Des choses gentilles comme leurs sentiments ou méchante comme ce qui était passé et plusieurs semaines auparavant. Seul le boulot comptait vraiment pour eux, surtout en ce moment, ils regardaient autour de nous essayer d'être discret pour prendre en photo ce que Delgado leur avait demandé.

- C'est bon pour moi, j'ai tout, vous pouvez continuer. Dit Delgado

Elle décida donc de passer à l'action.

- Mon chéri, j'ai besoin d'aller au petit coin pour me repoudrer le nez.

- Bien sûr, mon amour. Répondit-il en l'embrassant à la commissure de ses lèvres.

Elle faillit défaillir, quand elle sentit les lèvres de Balthazar sur sa peau, quasiment sur ses lèvres, mais elle ne montra rien.

Elle se leva alors en direction des toilettes, il fallait trouver un lien avec leur victime pour clore cette affaire. Une fois qu'elle était sûre d'être loin de la vue du personnel et des caméras, elle avait l'impression d'être une espionne. Elle trouva les vestiaires, mais se fit intercepter par une des filles qu'elle n'avait pas vues.

- qui êtes-vous? Demanda la jeune fille

- Oh Pardon, je me suis perdue. Je cherchais les toilettes. Dit-elle en tortillant ses cheveux.

- Vous en êtes loin Madame, je vais vous montrer. Répondit la jeune fille souriante

La Capitaine savait que son sourire était faux, mais il fallait jouer le jeu pour rester crédible.

- Marie que fais-tu avec cette dame? demanda une autre voix féminine

- Anna, elle s'est perdue et cherche les toilettes.

La plus vieille des deux s'approcha d'Hélène avec un sourire mielleux et faux sur le visage. Le pressentiment du début de soirée se fit plus fort, Hélène savait qu'elle n'allait pas sortir du couloir.

- Conduis cette dame dans mon bureau. Dit Anna à la masse de muscle qui venait d'apparaître derrière

Hélène avait des sueurs froides, elle ne savait pas ce qui allait lui arriver. Elle espérait que Balthazar la trouve avant. Elle entendit la voix de Delgado mais ne comprit pas ce qu'il lui dit, un brouilleur venu d'être allumé, elle n'entendit plus son ami. Elle avait peur mais restait digne, elle trouva la situation grotesque elle avait demandé à Balthazar de ne pas jouer les héros mais elle se retrouvait dans la position de la princesse à sauver.

Il s'impatientait, il savait qu'elle se servait de ce moment pour glaner des infos, mais il ne parvenait plus à l'entendre. Son cœur battait trop vite, il était en train d'imaginer les pires scénarios possibles. Après Lise, cette histoire avec Maya, il ne survivrait pas à la perte de la femme qu'il aimait plus que sa propre vie. Il devenait anxieux.

- Balthazar, il faut vous rendre dans les couloirs, j'ai perdu le contact avec Hélène. Dit Delgado inquiet dans son oreillette

- D'accord. Répondit-il inquiet

Il savait se faire discret quand c'était nécessaire, ce n'était pas dans sa nature, c'est tout. Il se leva alors, marchant au travers de la foule pour passer inaperçu. Mais on pouvait voir sur son visage un air déterminé qu'il avait rarement en dehors de l'auscultation d'un corps. Il se faufila dans le couloir, souriant aux filles qu'il croisait.

- La dernière chose que j'ai entendu ne présager rien de bon Balthazar.

- Elle était où?

- Dans le couloir…

Il ne pouvait plus entendre son ami, des grésillements remplaçant les paroles de son ami.

- Merde! jura-t-il dans sa barbe

Il fallait qu'il la retrouve et vite. Il ouvrit toutes les portes sur son passage, essaya de voir où elle avait bien pu être emmené. Il était tendu, il ne relâcherait la pression quand sa présence. Il ouvrit alors la porte sur le bureau de la femme qui retenait son amie.

- Ah ma chérie, je me demande où tu étais passé. Dit-il en se dirigeant vers Hélène

- Raphael, quelle surprise de te trouver dans mon club. Dit Anna

Il se tourna vers la voix, cette voix qu'il n'avait pas entendue depuis des années. Hélène ne le regardait pas, elle ne voulait pas croiser son regard. Il se doutait qu'Anna avait dû lui raconter leur passé commun.

- Anna. Dit-il avec un ton dur

Hélène leva alors la tête, elle savait qu'il était tendu. Et d'après ce qu'elle avait entendue, cela n'allait pas s'arranger.

- Ton amie, ici présente ne m'a pas dit pourquoi vous étiez présent ce soir. Je sais que ce n'est pas pour le plaisir, tu n'es pas du genre à être collant comme ça lors d'une sortie.

- Ce ne sont pas tes affaires Anna, relâche là.

- Oh non, ce ne serait pas drôle. Te souviens-tu de nos petits jeux Raphael?

Non, il savait de quoi elle parlait. Après la mort de Lise, il avait rencontré Anna une histoire sans lendemain, ils s'appelaient seulement pour prendre du bon temps ensemble. Elle avait presque les mêmes centres d'intérêts que lui, mais la mort de Lise était encore trop fraîche dans son esprit, il n'était pas prêt à rentrer dans une autre relation sérieuse avec une autre femme. Elle aimait flirter avec la mort comme lui, ils avaient sauté en parachute et exécutaient d'autres sports extrêmes.

- D'accord, nous sommes là, car nous avons trouvé une jeune femme assassinée avec un tampon de votre club sur sa main. Nous sommes venus recueillir des infos. Dit Hélène

- Hélène… prévient durement Raphael

- Oh vous parlez d'elle oui je me souviens. Elle venait depuis quelques semaines à la recherche de sensations. Mais j'ai découvert plus tard, qu'il était d'une journaliste. Elle voulait trouver des preuves sur moi… Enfin, ce n'est pas la question

Ils n'avaient pas vu cet aspect de la vie de la victime, les marques sur son corps étaient le fruit des recherches qu'elle menait et qui l'avaient menées à sa perte

- Pourquoi l'as-tu fait tuer? parce que je me doute que tu ne l'as pas fait toi-même. Dit Raphael

- Tu te doutes que je ne vais pas te répondre.

Il s'était mis devant Hélène, la protection du regard de la grosse brute de vigile et de celui de son ex devenu complètement folle.

- Ne joue pas les chevaliers en armure Raphael, ce rôle ne te convient pas du tout.

- Les gens changent. Répondit Hélène d'une petite voix

- Oh vraiment, même en sachant ce que je vous ai raconté sur le grand Raphael Balthazar? demanda Anna froidement

S'armant d'un nouveau courage, Hélène se leva, prit la main de Raphael dans la sienne et lança un regard noir en direction de la femme.

- Vous l'avez peut-être connu avant, mais moi je le connais maintenant, je sais de quoi il est fait. Et je l'aime pour ce qu'il est.

La déclaration surprise le homme, mais il n'eut pas le temps de répondre, car son ex commença à rire de manière un peu trop hystérique. Elle reprit son calme au bout de quelques secondes. Sur dirait le parfait cliché de la folle psychotique.


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