- C'est si mignon, mais tellement pathétique. Enferme les dans l'un des placards, je décide plus tard de ce que je veux faire de nos deux tourtereaux. Dit Anna

- Anna ne fait pas ça... Commença Balthazar

Il tenta de se défendre, la Capitaine ne se laissa pas faire non plus, mais quand la menace d'une arme se fit présente, cela calma nos deux héros.

- Voilà qui est bien plus sage. Aller!

Deux grosses masses de muscles escortèrent les deux amis dans les tréfonds de l'établissement. La peur se fit présente dans les cœurs du légiste et du capitaine de police, mais ils ne réagissent pas. Toujours avec des armes dans leurs dos, ils ont été poussés dans une pièce minuscule pour eux deux, la porte se ferma sur eux avec les deux crétins en train de rire de leur malheur. Dans la frustration du moment, Balthazar frappa du poing dans la porte.

- Merde!

- Balthazar… dit Hélène doucement

C'était une sensation de déjà vu, ils le savaient tous les deux. Les seules choisies qui différées étaient la température de la pièce et l'espace entre eux. En effet, à chaque mouvement effectué par l'un ou l'autre, leurs corps se frôlaient comme une douce torture.

- Pardon, je suis laissé emporter. Si j'avais su…

-… Vous n'êtes pas responsable de la situation Balthazar. Coupa-t-elle

- Peut-être pas, mais elle vous a dit des choses, je me trompe? ce que vous avez dit dans le bureau tout à l'heure…

- Oui! coupa-t-elle sèchement une nouvelle fois son ami

Elle ne voulait pas en parler, elle tentait toujours de digérer les informations qu'elle avait entendues plus tôt. Au lieu de lui répondre, elle tenta de voir si Delgado était toujours présent ou non. Elle se doutait que la réponse était négative, sinon il aurait déjà dit quelque chose. Il décida de s'expliquer, de vider son sac, lui dire des choses qu'il voulait lui dire depuis leur première rencontre.

- Il est vrai qu'après la mort de Lise, j'étais destructeur, je ne voulais pas spécialement vivre.

- Dois-je vous rappeler, le nombre de fois où vous avez mis votre vie en jeu depuis que je vous connais!

- C'était différent! j'ai vraiment touché le fond à cette époque-là, j'ai même essayé de me suicider… c'est Marguerite qui m'a trouvé et m'a envoyé loin d'Anna, elle était mauvaise, elle génère ça marrant que je fais toutes ces choses… et je crois que cela m'arrangeait, au moins moindre faux pas, je finirais dans la tombe pour rejoindre Lise. Mais quand je t'ai connu, j'avais représailles quelque peu goût à la vie, tu es tellement différente d'elle, tellement bienveillante et gentille. Tu m'as promis de trouver l'assassin de Lise et Marguerite, tu as tenu parole. Je sais que je n'ai pas été tendre avec toi ces derniers mois… mais je veux reprendre sur de bonnes bases, non en fait je veux être celui qui se lève tous les matins avec toi à mes côtés, te voir sourire, tu sais que tu es belle quand tu souris; je veux pouvoir te toucher, t'embrasser comme tu le mérites….

Il posa une main sur sa joue, effaçant la larme qui coulait librement.

- J'avais peur, car je me suis rendu compte que je t'aimais plus que j'aimais Lise et cela me faisait culpabiliser. Mais je ne peux pas me passer de toi, tu es comme un phare dans les ténèbres de mon esprit, tu ne te rends pas compte de l'effet que tu produis sur moi. Je t'aime Hélène.

Elle lui sourit d'une manière si belle, les yeux étincelants d'émotions non refoulées, qu'il répondit aussi. Ses yeux descendirent jusqu'à ses lèvres, il avait tellement envie de l'embrasser, de pouvoir enfin assouvir cette pulsion refoulée depuis la chambre froide. Elle attendit cela, car elle savait que s'ils mourraient ce soir, au moins, elle partirait en paix. Il prit alors sa joue en coupe avec sa main, caressant avec son pouce sa lèvre inférieure, elle frissonna sous la caresse, l'impatience et l'expectative de ce baiser rendait cela délectable. Il baissa la tête, il voulait voir s'ils étaient sur la même longueur d'ondes, il vit dans son regard une envie correspondante à la sienne. Il l'embrassa alors d'abord doucement, prenant le temps de la goûter, mais les années de désir et d 'envie de prirent le pas sur la raison. Il passa une main dans ses cheveux blond, l'autre dans le bas de son dos, la rapprochant encore plus de lui. Elle passa ses mains autour de son cou, ouvrit la bouche pour demander plus, il approfondit le baiser, volontiers, explorant sa bouche avec tendresse et passion. Ce baiser lui fit voir des couleurs qu'il avait oublié, des sensations exquises traversèrent son corps de part en part; elle était transportée sur un nuage, la seule chose choisie qui la retenait encore à la réalité étaient les mains et le corps de Raphael contre le sien.

Le manque d'air se fit sentir, les obligeant à se séparer. Jamais dans sa vie, on ne l'avait embrassé de cette manière, même pas son ex-mari. Du bruit se faisait entendre, des fracas, ils savaient que quelque chose se passait, ils espéraient que ce soit les renforts.

- Hélène! Balthazar!

- Delgado, on est là!

Ils savaient que cette histoire n'était pas finie, il fallait encore emprisonner le responsable de la mort de la jeune journaliste. Leur ami ouvrit la porte qui les retenait ensemble, un bol d'air frais commençait à se faire nécessaire dans cette petite pièce.

- Eh bien, vous avez toujours le chic pour vous mettre dans la panade tous les deux. Dit le lieutenant en souriant

- Si tu savais…

- Vous avez arrêté Anna? demanda Balthazar soudainement sérieux

- Anna?

- La proprio de ce joyeux petit bordel. Répondit la capitaine avec sarcasme

- On a trouvé deux masses armées, mais pas de fille dans le bureau. C'est elle qui a tué notre victime?

- Non, trop intelligente pour le faire elle-même. Répondit Raphael sur un ton froid

- Je vais lancer des patrouilles.

- Elle doit être déjà loin…

Le ton défaitiste de son ami lui fit mal au cœur, le capitaine attrapa sa main, le regardant directement dans les yeux.

- On l'aura, même si ça prend du temps, je te le promets.

Il sut qu'elle était sérieuse, il pouvait lui faire confiance pour cela, elle lui avait déjà prouvé dans le passé après tout. Il lui adressa un sourire tendre, ils ne se lâchaient pas du regard, c'est la toux de leur ami qui les ramena à la réalité.

- Je vais m'occuper de la perquise, on se voit demain. Je vous tiens au courant de ce qu'on trouve.

- Maïs !

- A demain, Delgado.

Raphael tira la Capitaine dans sa suite, ne lui laissant pas le temps de répondre. Ils avaient besoin de changer d'air, il voulait continuer ce qu'ils avaient commencé dans ce placard et s'ils restaient dans cet endroit, il allait perdre son courage. Elle tenta de se dégager de son étreinte car sa conscience professionnelle lui criait de rester aider ses hommes pour les interrogatoires et les indices mais la main de Balthazar se faisait pressante et chaude contre la sienne. Ils sortirent du bâtiment, l'air frais lui fit du bien, elle regarde l'homme qui se tenait à côté d'elle. Il était tendu, mais elle pouvait voir quelque chose d'autre, qu'elle n'arriva pas encore à identifier. Comme s'il avait lu dans ses pensées, il se tourna vers elle.

- Je te ramène?

- Oui.

Le trajet se fit dans le silence, mais plus doux quand il posa sa main sur son genou, le caressant doucement. Ils s'arrêtèrent devant l'appartement du capitaine mais aucun des deux ne voulaient sortir de la voiture, de peur de briser l'atmosphère qui régnait entre eux.

- Tu veux rentrer? demanda la belle blonde timidement

- Oui.

Ils sortirent de la voiture, lui plus rapide et comme un gentleman, il lui ouvrit la porte pour l'aidé à sortir. Lui tendit le bras, qu'elle prit avec plaisir. Elle ouvrit fébrilement la porte de son appartement, sa présence chaude dans son dos, la déstabilisait quelque peu. Quand elle sortit de ses talons, elle poussa un soupir de contentement qui ne passa pas inaperçue aux oreilles de Raphael.

- Si tu veux, je peux t'aider à faire passer la douleur, il parait que je suis bon avec mes mains. Dit-il taquin

Au fond de lui, il voulait reprendre là où ils s'étaient arrêtés dans le placard, pouvoir la toucher lui donner un peu de bonheur.

- Montre-moi alors. Répondit-elle sur le même ton

Pris comme un défi, il l'amena jusqu'à son canapé.

- Si madame se donne la peine.

Elle s'assit alors avec un demi-sourire, il se baissa alors, prit doucement un pied dans ses mains et commença à la masser. Il est vrai qu'elle était peu habituée à porter des talons, alors quand ses mains passèrent sur sa voûte plantaire, un frisson de plaisir lui traversa le corps. Il avait raison, il était vraiment trop doué de ses mains. Elle se mordit la lèvre, ne voulant pas lui donner le plaisir de voir qu'il avait raison, mais il ne la quitta pas du regard, il sut qu'il avait gagné quand elle se fondit encore plus dans le canapé. Il passa à l'autre pied, lui donnant les mêmes soins. Elle gémit sans le vouloir, mais se mordit les trop lèvres tard. Le son ébranla quelque peu le légiste, il avait envie d'en entendre plus, des images pas très catholique lui traversèrent l'esprit, mais il ne pouvait pas, pas maintenant. Il embrassa sa cheville, doucement et reposa son pied. Elle tendit sa main vers lui, il l'a prit, s'asseyant à côté d'elle

- Merci. Répondit-elle doucement

- Toujours à ton service. Dit-il de manière séduisante

Elle posa sa main sur sa joue, regardant de nouveau ses lèvres il comprit le message assez rapidement, après tout lui aussi avait envie de goûter de nouveau ses lèvres tentantes. Il prit alors son visage en coupe entre ses deux mains et l'embrassa alors tendrement, prenant le temps avec elle. Il passa une de ses mains dans ses cheveux dorés, pour approfondir le baiser. Il passa le bout de sa langue contre sa lèvre inférieure demandant l'accès à cette bouche dont il avait envie depuis des mois. Il prenait son temps, l'explorant. Elle gémit dans son baiser, voulant plus, testeur sa chaleur et son toucher sur son corps qui le réclamait depuis qu'ils s'étaient rencontrés.

Elle monta alors sur ses genoux, sa robe remontant le long de ses cuisses. Il prit alors ses hanches dans ses mains, caressant ses cuisses douces au passage. Il grogna et elle mit fin au baiser en suçant doucement sa lèvre inférieure entre les siennes. Ils étaient pantelants, leurs rythmes cardiaques s'affolaient encore dans leurs poitrines, mais ils avaient un de ces sourires sur leurs visages. Elle l'embrassa une nouvelle fois, tendrement, le coupant avant qu'il ne réponde.

- Ce que tu m'as dit ce soir…

- … C'était que la simple vérité que j'aurais dû voir bien plus tôt.

- Je te crois. Dit-elle en plaçant une main sur sa poitrine

Mais Raphaël pouvait voir le combat intérieur qui se déroulait dans les yeux de la jeune femme, elle voulait être rassurée.

- Je ne veux pas te presser, même si je dois avouer avoir rêver de te voir sous une forme beaucoup plus dénudée…

Elle le frappa dans la poitrine en souriant.

- … Mais si tu veux en rester là ce soir, ça me va très bien. Je te l'ai dit, je compte rester avec toi.

C'est là qu'elle souriait franchement, il avait dit tout ce qu'il fallait pour la rassurer. Elle se leva alors, lui faisant signe de la suivre. Il ne comprit pas tout de suite, ce qu'elle voulait faire mais une fois arrivé dans la chambre, il sut qu'ils passaient à une autre étape dans leur relation, celle de la confiance voir de l'intimité. Il savait aussi que pour elle, c'était sa manière de lui dire je t'aime, elle préférait les actions aux mots.

- Reste avec moi ce soir. Dit-elle en passant une main sur la joue de son légiste.

- D'accord.

Elle partit dans sa salle de bain se changer, il resta bloqué. Il avait peur de faire un faux mouvement et de casser tout ce qu'ils venaient de mettre en place. Il s'assit alors sur le lit, enlevant sa veste et ses chaussures. Elle sortit de la salle de bain dans un tee-shirt sur dimensionné et rien d'autre; son sang ne fit qu'un tour, elle rougit sous son regard insistant. Elle se dirigea vers lui, lui volant un baiser au passage. Elle défit alors les boutons de sa chemise, voulant sentir sa peau sur la sienne.

Elle était concentrée sur sa tâche, ne voulant pas lui montrer dans quel état fébrile, elle était. Quand elle enleva le dernier bouton, elle passa ses mains sur ses épaules pour faire glisser le vêtement hors du cadre de son corps, elle en profita pour toucher son torse, passant ses mains doucement sur son abdomen bien défini. Il était fasciné par elle, les mouvements lents mais rempli de passion et de tendresse qui lui était destinaient. Il observa son visage, la manière dont son regard était déterminé et tendre mais surtout il était attiré par sa bouche, car elle se la mordait d'une manière si érotique qu'il voulait encore l'embrasser comme un fou.

- Si tu veux passer la nuit dans ton boxer, cela ne me dérange pas le moins du monde. Dit-elle en lui faisant un clin d'œil

Elle se dirigea vers le lit, pour la énième fois de la soirée, elle avait réussi à le faire bugger. Elle rit quand elle vit qu'il se précipita après elle, le pantalon défait à moitié. Il s'allongea, la tête sur ses jambes, riant lui aussi. Elle passa une main dans ses cheveux, appréciant ce nouveau niveau d'intimité entre eux. Au bout de quelques minutes, il s'allongea à côté d'elle, passant ses bras autour d'elle. Elle se fondit dans son étreinte, accepte volontiers la chaleur et la proximité qu'il lui offrait. Il se sentit de nouveau en vie, plein de sérénité qu'il n'avait pas connu depuis longtemps. Ses bras lui offraient la sécurité, et la tendresse se faisait sentir dans son étreinte. il attrapa la couverture pour les couvrir puis elle se détendit quand elle sentit les lèvres de Raphaël se posaient sur son épaule.

- Bonne nuit. dit-il dans le creux de son oreille

- Bonne nuit.

Elle déplaça la main de son amant, sous sa poitrine et lia ses doigts avec les siens. Après tout ce qui était passé dans leurs vies, ils avaient enfin le droit à un peu de répit et surtout au bonheur. Elle savait que ça n'allait pas être facile, mais il en valait la peine et elle l'aimait. C'est tout ce qui comptait, non?


Merci :)