Auteur : Lady Zalia
Type : Aventure, Humour (?). Pas de prise de tête sur ce chapitre 😉
Disclaimers : Univers appartenant à J.K. Rowling. Rating T.
Rappel du chapitre 14 : Harry est fin prêt pour ses ASPIC et Voldemort en profite pour le plonger toujours davantage dans la magie noire. Il le force à utiliser le Doloris sur Walden Macnair puis lui fait préparer une potion qui plonge sa victime dans une frénésie sanguinaire.
Chapitre 15
Harry regarda l'Inferius se tortiller sur le sol avec dégoût. La créature semblait enragée et essayait de mordre les liens qui la retenaient. Ses yeux pâles s'agitaient dans tous les sens et ses mains, bien que fermement retenues le long de son corps, arrachaient l'herbe et creusaient le sol.
- La potion est plus forte que vos ordres ?
- Il semblerait. C'est une expérience constructive… à divers points de vue. Je suis très fier des progrès que tu as réalisé en Potion, Sesha. Je ne t'ai donné que les directives élémentaires et tu as brassé sans erreur une potion d'un niveau avancé. Severus en serait sans doute estomaqué.
Harry détourna le regard de l'Inferius. La simple idée de choquer le Mangemort honni lui avait redonné le sourire.
- C'est vrai… Maintenant ça me semble simple. Rogue a bien failli me dégoûter des potions mais vous, vous avez pris le temps de m'expliquer. D'ailleurs, que comptez-vous faire de cette potion ? Elle est clairement horrible. Combien de temps va-t-elle durer ?
- C'est ce que nous allons voir. Les effets d'une potion dépendent généralement de la qualité des ingrédients mais aussi de l'habileté du potionniste. Quant à son utilité, je réfléchis encore… Que serais-tu prêt à faire pour empêcher une victime innocente d'en faire les frais ?
Harry secoua la tête, rompu aux plaisanteries douteuses de Voldemort. Il reporta son regard sur l'Inferius à ses pieds. Une fois passé le dégoût qu'inspirait son apparence, la créature ainsi ligotée était plutôt pathétique.
- Je suppose qu'une personne sous les effets d'une telle potion pourrait bien faire quelques victimes, mais elle serait mise rapidement hors d'état de nuire, même en milieu moldu.
- Certes. Déjà la première fois que je l'avais réalisé, j'avais trouvé que cette potion était d'un intérêt très limité. Tiens, dis-moi, puisque tu les connais… Comment les moldus se défendent-ils contre les menaces ? Je me suis totalement désintéressé d'eux dès que j'ai pu vivre en autonomie.
Il y avait de fortes chances que ces informations soient employées à mauvaise escient par le mage noir mais pour une fois que c'était lui qui lui demandait des informations et non l'inverse, Harry avait envie de le satisfaire. Il soupira et réfléchit un instant.
- Hum… La police moldue n'a pas d'arme létale en patrouille mais ils peuvent s'en procurer rapidement et l'armée pourrait intervenir en cas de menace sérieuse.
- En combien de temps ? Imaginons qu'on lâche une personne en pleine frénésie au beau milieu de Liverpool, que se passerait-il ?
- En admettant qu'aucun sorcier ne soit présent ou n'intervienne, je présume qu'il pourrait créer la panique, mais au bout de 20 à 30 minutes il serait tué. Mais je ne vois vraiment pas l'intérêt de faire une telle chose. Les moldus se tuent déjà entre eux, ils ont leurs propres terroristes, leurs propres guerres. Une telle attaque ferait la une du journal… Pendant quelques jours tout au plus. Cela ne provoquerait aucun bouleversement à l'échelle du pays en tout cas.
- Étrange. Les moldus seraient donc davantage accoutumés à la violence ? Car je suis presque certain qu'une attaque de ce genre à Pré-au-Lard provoquerait un grand émoi et serait relayé dans tout le pays.
Harry haussa les épaules.
- Les moldus sont plus nombreux et alors que les communautés internationales sorcières sont en paix depuis des siècles, les moldus ont connu deux guerres mondiales rien qu'au XXe siècle. Je reconnais qu'ils polluent et détruisent, mais les tuer ne sert à rien. Et en excluant les nés-moldus de notre société, vous nous privez de ceux qui les connaissent le mieux. Les moldus finiront par briser le secret magique et nous n'aurons plus personne pour comprendre et contrer leurs technologies.
- La magie sera toujours bien supérieure à toutes leurs technologies.
- C'était vrai au début du siècle mais ce n'est plus le cas dans certains domaines. Leurs moyens de communication sont particulièrement efficaces, il faut le reconnaître, et ils ont des armes de destruction massive capables de détruire une ville entière. Je ne m'intéressais pas beaucoup aux cours d'histoire à l'école, mais difficile d'occulter la dernière guerre moldue. Même les sorciers ont bien dû le ressentir lorsque Londres a été bombardée.
- Je te le concède, et c'est l'une des raisons qui m'a poussé en quête de toujours plus de puissance. J'étais en troisième année lorsqu'elle a débuté et j'avais dû trouver une solution pour éviter de retourner à l'orphelinat pour les vacances. C'est bien pour cela qu'il faut les juguler. Les moldus sont bien trop destructeurs pour qu'on les laisse libres. D'autant qu'ils se multiplient comme des parasites et épuisent notre monde.
- Je n'aime pas la violence et je suis persuadé qu'aucune solution ne peut venir d'un meurtre de masse. Peut-être justement que ces technologies sont leur faiblesse. Regardez comme ils sont dépendants de l'électricité par exemple… En plus, si vous utilisez des méthodes plus modérées je serais plus enclin à vous aider.
- Quel brave manipulateur tu fais là ! Mais de toute façon, je n'ai pour l'instant pas prévu de m'attaquer aux moldus. Cette potion pourra toujours être utilisée contre certains sorciers récalcitrants. D'ailleurs, tu as manifestement fait un excellent travail puisqu'elle fait toujours effet. Inutile d'attendre davantage, je vais ranger l'Inferius dans la cave, tu n'as qu'à aller dans la bibliothèque.
***/+/***
Les jours suivants passèrent tranquillement, puis vint le jour du départ pour Poudlard. Harry avait fait son sac dès la veille et il avait hâte de regagner le château. Parallèlement et malgré l'ultimatum de Voldemort, il n'avait jamais été aussi serein. Le mage noir n'avait plus élevé la voix depuis l'épisode du Feudeymon et une certaine complicité, ou du moins entente cordiale s'était installée entre eux. Chaque matin, Harry déjeunait pendant que Voldemort buvait son thé puis ils allaient dans la bibliothèque et Voldemort lui donnait un livre à lire ou un travail à faire. L'après-midi, le mage noir s'enfermait dans son bureau ou disparaissait de la maison et Harry s'occupait de son côté. Voldemort le rejoignait parfois au beau milieu de la nuit et s'il restait généralement silencieux, il n'était jamais fermé à la discussion pour autant. Durant ces dernières semaines, Harry n'avait pas un seul instant ne serait-ce que songé à s'enfuir. Il appréciait beaucoup trop son quotidien et ce confort pour le détruire et les présences de Nagini et Zassy ne faisaient que renforcer ce sentiment. Avec la chaleur de l'été qui arrivait, il pouvait passer de longues heures avec les deux serpents à lire dans l'herbe sous le soleil, le corps de Nagini en guise d'oreiller. De plus, avoir récupéré sa baguette lui donnait une merveilleuse sensation de liberté et il ne voulait surtout pas la perdre en abusant de la confiance de Voldemort.
Ce dimanche, il avait ainsi passé la majeure partie de sa journée dans le jardin et pour une fois son mentor ne lui avait même pas reproché sa paresse. Il s'était amusé à déformer l'un des arbres pour se créer un parasol naturel et avait invoqué une moelleuse balancelle de jardin suspendue aux branches. Armé de son crayon et de son calepin, il avait dessiné Nagini et Zassy alors que la Maledictus réchauffait ses écailles au soleil et que Zassy imitait sa "grande soeur". Le Runespoor avait grandi mais ses réactions restaient empreintes de candeur et Harry était aussi déçu à l'idée de l'abandonner une semaine qu'enthousiaste à l'idée de retourner à Poudlard. Il descendit de son perchoir pour rejoindre les deux serpents et s'allongea dans l'herbe.
- Ce sera les derniers jours que je passerai à Poudlard. J'y ai tout de même quelques bons souvenirs en 7 ans... Je sais que ça va être désagréable pour toi mais je te laisserais sortir chaque fois que je le pourrais et je t'emmènerais chaque soir dans la Forêt Interdite. Ce sera amusant de la visiter avec toi ! J'espère juste que nous ne croiserons pas les centaures, je ne voudrais pas avoir à affronter toute la meute.
- Ne t'inquiètes pas, Sesha. Je serais à tes côtés et le maître t'a appris un peu de sa magie. Tu es déjà bien plus puissant que lorsque je t'ai rencontré.
- C'est vrai, il m'a appris beaucoup de choses. Je n'arrive pas à m'imaginer comment ça sera après. Je ne veux toujours pas devenir Mangemort… Mais si je dois passer toutes mes journées, enfermé ici, je vais vite m'ennuyer…
- Tu sais ce qu'il attend de toi. Il te veut à ses côtés, comme moi.
- Oui… je sais...
Harry soupira en s'étirant et tâtonna l'herbe à la recherche de son familier, mais il se redressa en constatant qu'il n'était plus à ses côtés. Le Runespoor n'était pas très loin, mais il avait les yeux rivés sur un gnome qui sortait de terre à quelques mètres devant eux.
- Sesha, est-ce que c'est une proie ?
- Je voudrais le manger.
- Zassy veut chasser !
Le jeune homme fit la grimace mais hocha néanmoins la tête.
- Vas-y, attrape-le.
Harry observa son serpent s'élancer à la poursuite du gnome qui l'avait immédiatement repéré. Il fallait reconnaître qu'un serpent albinos était visible de loin, même caché dans l'herbe, et Harry tendit le bras pour ralentir le gnome à l'aide de sa magie. La créature sembla paniquer davantage et poussa un couinement strident lorsque les crochets du Runesppoor s'enfoncèrent dans sa jambe. Quelques secondes plus tard, il tombait, immobile face contre terre, et Harry détourna les yeux.
- Bravo, Zassy !
Nagini s'était empressé de féliciter le Runespoor et elle le rejoignit pour déchiqueter le corps du gnome, encore trop gros pour les mâchoires du serpent tricéphale. Harry regarda avec tendresse la Maledictus frotter sa tête contre le corps de Zassy.
- Tu es une vraie mère de substitution pour lui.
- Il faut bien lui apprendre à chasser puisque tu détournes encore le regard ! Tu dois t'endurcir, Sesha ! Ta pitié est non seulement inutile, mais elle est aussi néfaste, pour toi et ton familier.
Harry soupira à nouveau et reposa sa tête dans l'herbe.
- Voilà bien pourquoi je ne suis pas fait pour être Mangemort.
- Je te l'ai déjà dit, Harry. Mangemort ne consiste pas uniquement à tuer des gens. Moi je suis persuadé que tu feras un extraordinaire Mangemort. Et pour le reste, tu apprendras.
C'était bien évidemment Voldemort qui les avait rejoints et le Gryffondor fit la moue, peu convaincu.
- J'ai souvent pris des décisions stupides dans ma vie, je n'ai pas vraiment envie de subir votre colère si je fais la même chose une fois sous vos ordres.
- Et bien, contrairement à eux, je ne peux pas te tuer et je t'ai déjà dit que je ne te jetterais plus de Doloris. Moi je crois que ce qui te fait le plus peur, c'est d'y prendre goût…
***/+/***
Le soir venu, après le dîner, Harry alla dans sa chambre pour enfiler son uniforme avant de rejoindre Poudlard, et quelle ne fut pas sa surprise de le trouver aux couleurs de la maison Serpentard au lieu de la neutralité affichée les fois précédentes.
Lorsqu'il débarqua dans le hall, son sac sur l'épaule, Voldemort l'accueillit avec un sourire.
- Je savais que le vert-et-argent t'irait bien. Ça s'accorde exactement à la couleur de tes yeux.
Harry pouffa.
- Si ça vous amuse, ce n'est plus comme si ça avait beaucoup d'importance à présent.
- Pas de récrimination ni de visage boudeur ?! Te serais-tu enfin fait à l'idée que tu étais un parfait représentant de la maison Serpentard ?
- J'étais à ma place à Gryffondor, ne vous en déplaise. Après tout, c'est bien moi qui ai sorti l'épée de Godric Gryffondor du Choixpeau. Mais je sais aussi que j'ai toujours eu un côté Serpentard, puisque le Choixpeau voulait m'y mettre. C'est juste que maintenant, je n'ai plus vraiment de raison de résister.
Le mage noir s'approcha et lui fit relever les yeux d'un doigt sous le menton.
- Quel regard fascinant… Je peux y lire à la fois ton abandon et ta détermination. Rien n'est plus satisfaisant pour moi que de savoir que tu es mien, Sesha, et que tu ne plieras le genou devant nul autre que moi…
- Je ne sais pas si je dois être flatté ou inquiet face à une telle fascination pour ma personne.
- Oh Sesha, tu sais que je ne veux que ton bien ! Mais trêve de bavardages, puisque tu es prêt, je vais nous faire transplaner. Nous utiliserons la cheminée de notre résidence secondaire. Nagini, allons-y.
En quelques secondes ils avaient rejoint le lieu habituel des réunions et Voldemort jeta une première poignée de poudre dans la cheminée qui se teinta de vert. Harry passa en premier et l'instant d'après, il atterrissait dans le bureau du directeur de Poudlard.
- Bonsoir, professeur Rogue. Voldemort arrive.
Il s'écarta de quelques pas de la cheminée sous le regard perçant du professeur de potion, et jeta un coup d'œil au portrait de Dumbledore dans son cadre. L'ancien directeur semblait étrangement attentif et Harry eut un sourire espiègle. Le mage noir ne tarda pas à le rejoindre et Rogue fit immédiatement le tour de son bureau pour s'incliner.
- Monseigneur, je ne m'attendais pas à votre visite.
- Bonsoir Severus. J'avais envie de te rendre visite et revoir ce bureau une dernière fois… Lorsque Harry sera diplômé, je n'aurais plus de raison de venir ici. Comment se passe la préparation des épreuves ?
- J'allais justement remettre à Potter son planning. Les examinateurs du ministère arrivent demain. Corban Yaxley s'est assuré que les personnes préposées à l'épreuve pratique de duel aient une certaine tolérance pour la magie noire, cependant ils ne pourront accepter l'usage d'Impardonnables pour autant.
Harry récupéra le parchemin des mains de Rogue et haussa les épaules.
- Comme si j'allais en faire usage.
- Je préfère prévenir, vu votre récente démonstration… Je vous préviens aussi, puisque vous devez rejoindre le dortoir Serpentard, que je ne tolérerais pas la moindre bagarre parmi les élèves de ma maison. Est-ce bien clair ?
- Parfaitement clair, Professeur.
Harry avait insisté sur le dernier mot avant de se rapprocher de Voldemort avec un regard provocateur. Ce dernier continua comme si de rien n'était.
- Ne t'inquiète donc pas, Severus. Je saurais punir Harry s'il se comporte mal, mais il connaît à présent le rang qui est le sien. Je suis persuadé qu'il sera irréprochable.
- Je suis sûr qu'il donnerait n'importe quoi pour avoir une excuse pour me punir. Heureusement que vous pouvez vérifier mes dires.
Le visage de Voldemort se tordit en un rictus moqueur.
- Ah ah, tu as sans doute raison. Mais Severus ne commettait pas l'imprudence de me mentir, il sait que ton esprit m'est tout ouvert…
Rogue hocha la tête, avec l'air de quelqu'un qui venait de boire un verre entier de vinaigre.
- Bien entendu. Vous savez que je vous suis totalement dévoué, Maître.
Derrière Rogue, le portrait de Dumbledore ferma brièvement les yeux, et Voldemort s'approcha du bureau.
- Alors Dumbledore, quel effet cela fait-il de contempler vos échecs ? Vous qui avez tant œuvré à ce que nous nous entretuions, comme vous pouvez le constater, nous nous entendons désormais admirablement bien et Harry fait un apprenti obéissant et exceptionnellement doué.
- Cela me fend le cœur. Harry… comment as-tu pu... je me doute que tu dois être en colère contre moi. Mais ta rancœur contre un vieil homme vaut-il de condamner tout un pays ?
Harry baissa les yeux, sentant la culpabilité l'envahir, mais Voldemort eut tôt fait de lui faire relever la tête.
- Ne baisse plus jamais la tête devant lui, Sesha, ce n'est qu'un portrait. Et quand bien même il serait là devant toi, assume tes décisions.
- Très bien. Si vous voulez savoir, Dumbledore, celui que je considérais comme mon ennemi m'a offert tout ce que vous m'avez refusé… À commencer par un avenir. Je n'étais apparemment qu'un outil, à vos yeux, indigne que vous consacriez du temps à m'apprendre quoi que ce soit, pas même l'Occlumancie. J'étais tout juste bon à être sollicité lorsque je vous étais utile… Aide-moi à convaincre Slughorn de sortir de sa retraite, Harry, procure-toi le souvenir, Harry, ne fais pas de vague, reste bien sagement chez les Dursley et contente-toi des quelques informations que je daignerais te donner… Toutes les fois où vous m'avez manipulé, toutes les informations que vous m'avez cachées, tout ce que vous m'avez laissé subir pour le plus grand bien…
- Quelle ironie quand on découvre que le noble Albus Dumbledore a laissé son héros se faire maltraiter par sa famille moldue en pleine connaissance de cause. Vous n'avez pas songé une seule seconde que votre arme ne serait pas très enthousiaste à l'idée de se sacrifier pour défendre ceux qui l'avaient traité comme un moins que rien ? Et vous étiez si persuadé que je m'empresserais de le tuer dès qu'il serait à ma portée… Non seulement je lui ai offert le choix de se libérer de son fardeau, mais je lui ai redonné sa fierté et lui ai révélé sa véritable puissance. Sa place est à mes côtés et je prendrais grand soin de lui à présent.
Pendant qu'il parlait, Voldemort avait gardé Harry contre lui et le Survivant préféra détourner le regard. Il se sentait mal à l'aise de voir sa vie ainsi déballée face à Rogue qui l'avait tant méprisé. D'ailleurs, le Mangemort ne manqua pas de réagir.
- Potter n'aurait donc pas été le prince choyé que l'on croyait ? Moi qui pensais avoir trouvé là la cause de son égocentrisme maladif, cela doit être purement génétique alors.
Harry allait répondre mais quelqu'un frappa à la porte et Rogue s'empressa de s'enquérir de l'identité de son visiteur. Heureusement il s'agissait de Drago Malefoy et il fit quelques pas dans la pièce avant de s'incliner face à Voldemort.
- Monseigneur.
- Ah, Drago. Tu vas pouvoir faire découvrir à Harry son nouveau dortoir. Harry, soit sage et studieux, je compte sur toi. Nagini, il est temps de rejoindre ta cachette. On se retrouve vendredi, prenez soin de vous tous les deux.
Harry hocha la tête, alors que Nagini rejoignait le sac enchanté. Il s'inclina brièvement aux côtés de Drago et tous deux quittèrent le bureau du directeur, sans un regard pour Severus. Il était tard et le couvre-feu étant déjà passé, les couloirs étaient déserts, de sorte qu'ils rejoignirent les sous-sols de Poudlard sans rencontrer personne. Harry profita quelques instants du silence qui s'était installé entre eux avant de le briser.
- Alors tu te sens prêt pour les ASPIC ?
- Autant que possible. Mon père est assez exigeant comme tu t'en doutes. Meilleurs seront mes résultats et plus grande sera ma liberté. Et toi, comment tu le sens ?
- Ça va. Il m'a fait travailler sans relâche durant toutes ces dernières semaines. Il veut que j'aie au moins sept Optimal avec éventuellement un Effort Exceptionnel en Étude de Runes. Mais quelque part, ça m'a motivé à vraiment travailler. C'est la première fois que quelqu'un attend quelque chose de moi, tu vois.
- Arrêtes-toi là, Potter, je risquerais de me mettre à chialer.
Harry se tourna vers Drago qui avait un visage clairement moqueur et il lui donna un coup de coude dans les côtes.
- Tsss. C'est ça, fous-toi de ma gueule ! N'empêche que Voldemort m'a appris beaucoup de choses durant ces dernières semaines. Alors que dis-tu d'un petit pari ? Qui de nous deux aura les meilleurs résultats ? Tu es plutôt bon élève, non ?
- Oh, tu prétends m'affronter sur mon propre terrain ? Tu ne perds rien pour attendre, Potter. Ça tombe bien, mon père devrait recevoir tes résultats en même temps que les miens. On sera fixé début août. Inutile de choisir de gage, la simple satisfaction de voir notre seigneur t'infliger un maléfice pour chaque note inférieure à Optimal me suffira amplement.
Ils étaient arrivés devant le mur qui marquait l'entrée de la Salle Commune de Serpentard et Harry lui répondit par un large sourire.
- Ça marche. Je me réjouis d'avance de lire la déception sur ton visage. Alors, c'est quoi le mot de passe ?
- Héritier du dragon. On va aller directement dans le dortoir pour éviter les questions gênantes si tu veux bien. J'ai prévenu les dernières années mais ta venue ne manquera pas d'en étonner certains.
Le mur s'effaça pour dévoiler une longue pièce aux murs et au plafond de pierre brute que Harry avait brièvement pu visiter en deuxième année. Plusieurs élèves tournèrent la tête, bouche bée vers lui, il dû se retenir pour ne pas éclater de rire. Certains avaient stoppé net leur conversation et Drago l'entraîna jusqu'au milieu de la pièce avec autorité.
- Salut Harry !
- Salut Theo.
C'était Theodore Nott qui était venu le saluer et Harry lui serra la main chaleureusement. Ce simple échange donna naissance à une nuée de chuchotements et Drago tapa dans ses mains pour attirer l'attention de tous.
- Élèves de Serpentard, écoutez-moi ! Étant sous la tutelle de mon père, Harry Potter sera avec nous pour toute cette semaine. Considérez-le durant cette période comme un élève de notre maison. Le premier qui lui cherchera des noises aura affaire à moi. Faites passer le message, je ne le répèterais pas. Suis-moi, Potter.
Il l'entraîna jusqu'aux dortoirs et Harry observa la pièce qui s'offrait à lui. Les lits à baldaquin étaient similaires à ceux de Gryffondor, sauf que les rideaux étaient de soie verte, assortis aux dessus de lit brodés d'argent. Chaque lit était devancé d'un coffre pour les effets personnels des élèves ainsi que d'une table de nuit et un grand tapis orné du logo de Serpentard occupait le centre de la pièce. Blaise Zabini, Gregory Goyle et Vincent Crabbe étaient déjà présents et chacun d'entre eux se tenait devant son lit, comme s'ils subissaient une inspection. Harry salua l'assistance avec un sourire.
- Salut les gars !
Crabbe et Goyle se contentèrent d'un vague grognement avant de détourner le regard mais Zabini le salua d'un signe de tête.
- Potter. Alors, après toutes ces années à t'opposer à nous, tu as finalement décidé de rejoindre les serpents ? J'espère que tu n'as pas trop peur de dormir dans cette pièce ?
Harry sourit encore plus largement et déposa ses affaires sur le lit que Drago lui avait désigné. Il s'agissait d'un baldaquin semblable aux autres, mais collé contre le mur dans une alcôve, manifestement rajouté magiquement par le château à la demande de Rogue, et la table de chevet était exempte de tout effet personnel. Il s'assit avec nonchalance sur le lit et plongea sa main dans le sac qui contenait Nagini.
- Oh rassure-toi, dormir au milieu des serpents ne m'effraye absolument pas. D'ailleurs, j'en profite pour vous présenter officiellement mon familier. Vous l'avez déjà vue, elle se contentera de vous ignorer… à moins qu'elle ne pense que vous voulez me faire du mal… Elle est très protectrice à mon égard. Nagini, tu peux sortir.
Nagini sortit entièrement du sac enchanté sous l'œil ahuri de ses camarades qui ne l'avaient vu que brièvement et jamais d'aussi près. Crabbe et Goyle poussèrent un bref gémissement et Zabini, qui était le plus proche, fit un pas en arrière, tombant assis sur son lit à cause de son effroi. Il faut dire qu'elle occupait désormais une bonne moitié du lit et Harry passa sa main sur son crâne pour la caresser.
- Bon sang, elle est plus grosse que dans mes souvenirs ! Mais ce truc va rester ici toute la semaine ?! Malefoy !
Drago se tourna vers Blaise Zabini et haussa les épaules avant de se diriger vers son lit et retirer sa cape qu'il rangea soigneusement dans le coffre prévu à cet effet.
- Que veux-tu que je te dise, Zabini, il a le droit d'avoir un familier et Rogue est au courant. Comme il a dit, ne l'approche pas et le serpent ne te fera rien.
- Potter, quand tu as fait ta crise face à Amycus Carrow, elle t'avait attaqué, non ? Comment tu peux la garder avec toi ?
- Elle ne veut que mon bien, elle est très fidèle. Ce jour là, elle m'a empêché de me vider de ma magie, au contraire. C'est aussi pour ça qu'elle était sortie que Alecto m'a jeté le Doloris. De toute façon je ne peux pas la laisser seule sans quoi elle ferait des dégâts, donc elle reste avec moi constamment.
Harry commença à sortir ses affaires pour la nuit tandis que Nagini observait les cinq autres garçons.
- Ainsi c'est ici que l'on dormira ? Je reconnais le garçon Mangemort, là-bas. Et le garçon fils de Mangemort. Les autres sont-ils fidèles au Maître ?
- Eux deux… Crabbe et Goyle, leurs pères sont Mangemorts. Ils sont particulièrement stupides mais je ne pense pas qu'ils tenteront quoi que ce soit. Lui, il n'a jamais fait partie de leur bande mais c'est un Serpentard et je crois qu'il a été très impressionné par ton apparence.
Crabbe et Goyle avaient relevé la tête en l'entendant siffler et ils avaient plissé les yeux quand il les avait montrés du doigt mais ils se contentèrent de quitter le dortoir pour aller faire leur toilette. Theodore lui, s'approcha lentement du lit, sous l'œil attentif de la Maledictus.
- Qu'est-ce que tu lui racontes de beau ?
- Elle connaît déjà Drago et se souvenait de toi, mais elle me demandait s'il y avait d'autres fils de Mangemorts parmi les élèves présents.
Alors qu'il parlait, Nagini avait hissé sa tête sur son épaule et Harry s'était empressé de lui gratouiller le museau. Drago secoua la tête.
- Elle est vraiment différente avec toi. Quand on la voit comme ça, on a du mal à la croire capable de dévorer un homme entier.
- Nagini ne m'a pas lâché depuis que je vis à ses côtés et comme il lui a ordonné de me garder, je crois qu'elle me considère un peu comme un enfant turbulent qu'il faut constamment tenir à l'œil. Elle apprécie d'avoir un autre fourchelang avec qui discuter et elle aime se faire dorloter mais s'il le lui ordonnait, elle me briserait les deux jambes sans hésiter.
Zabini s'était remis de ses émotions et avait enfin lâché la Maledictus des yeux pour alterner entre Harry et Drago.
- Vous parlez du Seigneur des Ténèbres, n'est-ce pas ? Ce serpent, c'est à lui ?
- Qui sait… Pourquoi, tu veux le rejoindre ?
C'était Harry qui avait parlé et Drago lui jeta un drôle de regard. Zabini continua.
- Non, Merlin me préserve de me retrouver un jour face à lui. Mais ma mère a toujours su de quel côté tournait le vent. Elle m'a conseillé de ne fréquenter que les bonnes personnes.
- Tu es Serpentard et Sang Pur de surcroit, tu ne risques pas grand-chose, rassure-toi. Et tout ce que je peux te conseiller si tu le rencontres un jour, c'est de te comporter comme face au Ministre de la Magie en personne. Respecte-le, obéit-lui et tout devrait bien se passer.
- C'est vrai ce qu'on dit, tu es devenu Mangemort ? Et que tu as tué les Carrows ?
- Absolument rien de tout ça n'est vrai. Je ne suis pas Mangemort et ils sont tous les deux vivants. J'ai aperçu Amycus il y a une semaine et il a même récupéré des cheveux... Mais ils ont tous deux été renvoyés pour leurs mauvais traitements envers des élèves, c'est plutôt une bonne chose, non ? En plus, il aurait été compliqué de passer des ASPIC dans leurs matières respectives, je pense, vu la qualité de leurs enseignements…
- Hum, j'imagine que tu n'as pas tort.
Les autres garçons de Serpentard allèrent chacun se préparer pour dormir et Harry put enfin jeter un coup d'œil à l'emploi du temps que Rogue lui avait donné. Il comprit d'un seul coup pourquoi les ASPIC portaient ce nom. Il allait véritablement terminer la semaine sur les rotules et espérait que Voldemort lui permettrait de se reposer durant le weekend. Il commençait dès le lendemain matin avec l'épreuve écrite d'Étude des Runes de 7h20 à 9h25 puis celle de botanique de 9h35 à 12h30. Durant l'après-midi, il passait l'examen pratique de Potions de 14h00 à 18h00. Il s'agissait cependant de la journée la plus intense. Le mardi, il était convoqué à 11h15 pour son examen pratique de Métamorphose et passerait l'épreuve écrite d'Histoire de la magie de 14h à 17h. Le mercredi, il avait l'épreuve écrite de Potions de 9h à 12h et était convoqué à 16h pour son examen pratique de Sortilèges. Jeudi il n'avait que l'examen pratique de Défense et duel à 10h30 et l'après-midi entière de libre puis il terminait sa semaine avec l'épreuve écrite d'Astronomie de 14h à 17h. Il dupliqua son emploi du temps pour Drago et le posa sur sa table de nuit avant de se lever.
- Je vais me brosser les dents, Nagini. Je n'en ai que pour quelques instants, je reviens.
À son retour, il enfila son pyjama et sortit de son sac le petit sablier enchanté que Voldemort lui avait confié. Il lui avait appris comment régler une alarme à une heure précise, aussi bien pour dormir que pour la préparation d'une potion et il l'enchanta de manière à sonner à 6h du matin… La journée suivante promettait d'être rude.
***/+/***
Le lendemain, ce fut frais et dispo qu'il rejoignit la Grande Salle pour prendre le petit déjeuner en compagnie de Drago. Seuls les élèves qui avaient des épreuves aussi tôt étaient déjà debout et la Grande Salle était étrangement calme. Après un rapide petit déjeuner, ils rejoignirent la salle d'examen devant laquelle quelques élèves dont Hermione attendaient déjà. Harry leva la main pour la saluer et le visage de la jeune femme s'illumina à sa vue.
- Oh Harry ! Tu es revenu ! Comment vas-tu ?
- Salut Hermione ! Il était prévu que je revienne pour passer les ASPIC donc je reste à Poudlard toute la semaine. Ça me fait bizarre d'être à nouveau ici, surtout en tant que Serpentard.
Il fit une légère grimace en soulevant sa cravate vert-et-argent et la Gryffondor fit un triste sourire.
- Tu nous manques, tu sais. Chaque matin je remercie le ciel de t'avoir rencontré. C'est grâce à toi si je peux passer mes examens aujourd'hui. J'espère que ça comptera et que je pourrais changer les choses malgré le pouvoir en place…
- Tu comptes essayer d'entrer au Ministère ? C'est plutôt risqué…
- Je ne sais pas… J'aurais aimé pouvoir en discuter avec Kingsley Shacklebolt, mais comme tu le sais peut-être, il est désormais en fuite. Sa tête est mise à prix pour avoir brisé le Tabou.
- Ah, je l'ignorais. Euh… on ferait mieux de rentrer dans la salle, ça va commencer. On aura sans doute d'autres occasions de discuter dans la semaine. Bonne chance.
Il s'empressa de rejoindre sa place et sortit sa trousse, attendant de recevoir le sujet d'examen. Il était possible que Voldemort en ait parlé lors de la dernière réunion mais qu'il n'y ait pas fait attention tant il était pris dans sa lecture. Quoi qu'il en soit pour l'heure, il avait d'autres choses en tête. Il était plutôt serein car il avait pris goût pour la matière et Voldemort avait tout fait pour en cultiver l'intérêt, lui fournissant toute sortes de livres écrits en runique dont même un qui traitait du Stichstock, un ancien jeu de balai qui aurait été l'ancêtre du Quidditch. Il eut un sourire en imaginant la tête de Hermione si elle avait pu voir la bibliothèque de Voldemort. Nul doute qu'elle en deviendrait muette de jalousie. Il sortit de ses pensées lorsque l'examinateur du ministère déposa le rouleau de parchemin devant lui et attendit le signal avant d'en prendre connaissance. L'examen consistait en deux exercices de traduction, le premier était un texte à passer de runique à anglais et l'autre un texte en anglais à transposer en runique. Harry avait plus de facilité pour la version du fait de ses nombreuses lectures mais le matraquage de Voldemort avait fait ses preuves et il connaissait suffisamment de runes pour réussir le thème sans trop de difficulté. À 9h il avait terminé et il prit le temps de se relire avant de rendre ses rouleaux de parchemins. Drago était toujours en train d'écrire et il en profita pour observer la salle en attendant. Hermione semblait être en pleine relecture et avait déjà de l'encre au coin de la bouche. L'examinateur était un vieux sorcier avec une barbe éparse mais de longs sourcils blancs qui devaient obscurcir sa vue. Personne n'était encore sorti et Harry se demanda si Drago irait jusqu'à bâcler son travail pour obéir aux ordres de Voldemort. Il hésita un instant mais décida de préserver l'amitié fragile qu'il avait avec le jeune Mangemort. Drago lui aurait sans doute hurlé dessus s'il avait dû sortir par sa faute...
L'épreuve écrite de Botanique avait lieu dans une salle bien plus grande et Harry y retrouva tous les élèves de son année. Neville, Ron et Seamus vinrent lui serrer la main mais aucun d'entre eux ne lui sembla très chaleureux et il en fut un peu déçu. Cela dit, ils n'avaient guère le temps de bavarder et il rejoignit sa place sans tarder. L'examen de Botanique consistait en un interminable questionnaire qui demandait plusieurs lignes d'argumentation pour chaque réponse et portait sur toutes les plantes étudiées depuis la première année. À la fin des trois heures, même Neville faisait la grimace et la plupart des élèves massaient leur poignet endolori par les courbatures. Harry s'étira longuement avant de rejoindre Drago qui l'attendait à la sortie.
- Aaah ! Je suis affamé ! Et dire qu'on a à peine une heure et demie pour manger ! Ils abusent.
- C'est le principe des ASPIC, Potter, c'est aussi une épreuve d'endurance.
- Est-ce que tu sais combien d'ASPIC ton père a obtenu ? Ça pourrait toujours être amusant de lui renvoyer la balle s'il en a eu moins que toi.
- Non mais je doute que ça soit une défense valable face à lui si je ne les obtiens pas tous. Cela dit je serais curieux de le savoir…
- On pourra aller chercher ça dans les archives à un moment de libre. Moi, quand bien même j'oserais faire une chose pareille, il n'y a aucun espoir. Il a eu 12 ASPIC, vous imaginez ! Je ne vois même pas comment on peut avoir autant de matières.
Theodore Nott eut un reniflement moqueur.
- Tu te rends compte que tu mets le Seigneur des Ténèbres à la place de ton père là ?
- Mais non ! Tu vois bien ce que je veux dire. C'est plutôt « celui qui me mettra une raclée si je n'ai pas de suffisamment bons résultats ».
- D'ailleurs, comment tu sais qu'il en a obtenu autant ? Tu connais son vrai nom ?
- Oui, mais ne compte pas sur moi pour te le dire. Ton père doit le connaître, Drago ; ceux qui l'ont connu dans sa jeunesse savent ce qu'il est devenu. Et pour les ASPIC c'est Dumbledore qui me l'avait dit. C'était un excellent élève, bon dans toutes les matières.
Drago ricana.
- Le vieux Dumby voulait que tu ne le sous-estime pas, il ne s'attendait sans doute pas à ce que tu te mettes à l'admirer.
- Ta gueule, Malefoy ! T'es mal placé pour te foutre de moi.
Entre temps ils étaient arrivés dans la Grande Salle et avaient commencé à se servir pour remplir leurs assiettes. Ils n'avaient guère de temps à perdre car il fallait plusieurs minutes pour atteindre la salle où avait lieu l'examen pratique de Potion et il était hors de question d'arriver ne serait-ce qu'une minute en retard.
Durant l'après-midi, Harry ne vit pas le temps passer. La potion requise à l'examen était la Pimentine et il la connaissait si bien qu'il aurait été capable de la réaliser les yeux fermés. Il était bien décidé à obtenir la meilleure note possible et il s'appliqua à mesurer, peser et compter très précisément chaque étape. À l'issue des trois heures, il était absolument certain de n'avoir fait aucune erreur et Drago arborait la même sérénité, contrairement à Ron qui faisait grise mine. D'ailleurs, Blaise Zabini ne put s'empêcher de le provoquer.
- Alors Weasley, est-ce que ça ne sentirait pas le bon gros Troll en ASPIC de Potion ? Ta Pimentine n'avait pas exactement la couleur prévue je crois, loin de là…
Ron lui jeta un regard mauvais avant de se tourner vers Harry.
- Je t'emmerde, Zabini, occupe-toi de ton cul ! Et toi, Harry, tu ne prends même plus ma défense ! T'es vraiment un sale traître.
- Quoi ! Mais je ne suis pas sa mère, en fait, et tu peux te défendre tout seul. Tu comptes me rendre responsable pour les faits et gestes de tous les élèves de Serpentard, aussi pendant que t'y es ? Je te rappelle que je n'ai pas vraiment choisi d'être chez eux alors lâche-moi !
Harry pressa le pas vers la grande porte pour rejoindre l'extérieur et Drago le suivit, bien vite rattrapé par Theodore Nott.
- Les gars, attendez-moi ! Alors, est-ce que j'ai le droit de dire que Weasley est un crétin ?
Le Survivant ne lui répondit pas, bien trop occupé à mettre la plus grande distance possible entre lui et son ancien meilleur ami. Ce ne fut qu'une fois à l'orée de la Forêt Interdite qu'il s'arrêta et s'assit sur une grosse pierre avant de lever un regard amer vers les deux Serpentards.
- Je n'arrive pas à croire qu'il soit aussi ingrat. Je pensais qu'il finirait par comprendre… Mais non. Ils préféraient tous que je sois le brave petit soldat de Dumbledore et que je me sacrifie pour la cause, même si je dois en mourir.
- Vous êtes aussi stupides l'un que l'autre. Toi parce que tu n'as toujours pas compris que vous étiez dans deux camps opposés, et lui parce qu'il semble incapable de comprendre ce que tu as fait pour lui. Assume tes décisions et arrête de te prendre la tête pour rien. Tu as d'autres choses à penser, je crois. D'ailleurs, à l'issue de cette première journée, pas encore de Doloris à l'horizon ?
Harry secoua la tête avec un léger sourire et plongea la main dans le sac qui contenait Nagini. Cela faisait plusieurs fois que Drago lui remontait le moral et même s'il avait une manière bien à lui de le faire, il lui en était plutôt reconnaissant. Nagini sortit sa tête du sac et commença à se hisser pour se poser sur ses épaules.
- Je ne me fais aucun souci pour les épreuves d'aujourd'hui. J'ai le droit à un Effort Exceptionnel en Runes, mais sur un malentendu, je pourrais même décrocher l'Optimal. Quant à la Botanique et les Potions, j'en ai tellement mangé que je pourrais presque réciter le Compendium des Ingrédients. Je m'inquiète plus pour demain. Métamorphose ça va mais l'Histoire de la Magie… J'avais eu Désolant à mes BUSE.
Il fit une grimace en se remémorant ce jour où Voldemort s'était infiltré dans son esprit pour lui montrer son parrain agonisant… Cette même vision qui l'avait conduit à se rendre au Ministère et à provoquer la mort de Sirius. Au moins il n'y avait aucun risque qu'une telle chose se reproduise cette année. Theo s'assit prudemment à un mètre de Harry, quant à Drago, il préféra rester debout.
- Mon père a toujours tenu à ce que je connaisse l'histoire de notre pays. Quand il a su que Binns était toujours professeur, il a fait appel à un précepteur qui venait à chaque vacance d'été. Je pourrais tout aussi bien n'avoir jamais mis les pieds dans son cours que j'aurais tout de même un Optimal à cette matière.
Pendant ce temps, Nagini était complètement sortie du sac et elle avait complètement entouré Harry pour poser sa tête sur ses genoux.
- Tout va bien, Sesha ?
- Tout va bien, grande sœur. La journée était épuisante, mais je n'ai eu aucune difficulté. Je pense que Voldemort sera satisfait. Je t'emmènerais dans la forêt plus tard, quand il fera nuit.
- Bravo. Tu t'entends bien avec le garçon Mangemort ?
- Oui. Drago est toujours honnête avec moi et il est plutôt de bon conseil. Sa présence m'est agréable malgré notre passif.
- J'en suis heureuse. Je crois que le Maître est plutôt satisfait de ses services dernièrement. Il pourrait être ton coéquipier quand tu seras Mangemort.
Harry ne put s'empêcher de sourire alors que la Maledictus frottait sa tête contre la sienne comme un gros chat réclamerait des caresses. Drago et Theo le regardaient avec un air perplexe et Harry consentit à leur traduire.
- Elle me félicite pour avoir bien travaillé aujourd'hui et me dit que quand je serais Mangemort, tu feras un bon coéquipier, Drago. Apparemment Voldemort aurait sous-entendu qu'il était plutôt satisfait de toi ces derniers temps.
- Fichtre, je n'avais pas pensé à cette possibilité ! Finalement oublie ce que j'ai dit, Potter, résiste autant que tu peux, j'aimerais éviter d'être condamné à te supporter toute ma vie ! Je ne sais pas quel genre de mission il voudra me confier par la suite mais je ne veux pas devoir en plus te servir de nourrice. Je ne survivrais pas bien longtemps avec un tel stress.
- De toute façon il ne me laissera pas sortir à moins d'avoir la certitude que je lui obéirais. Et je ne compte toujours pas devenir Mangemort donc tout va bien. Nagini a toujours tendance à être un peu trop enthousiaste à ce propos. Elle a une vision assez extrême du monde, Voldemort est son dieu et seuls ceux qui lui sont favorables ont le droit de vivre. Elle n'arrive pas à concevoir que je ne sois pas un de ses partisans alors qu'il me garde auprès de lui. Autant vous dire que j'ai droit à ce laïus tous les jours ou presque…
- Tu es vraiment un être à part, Potter. Tu vis depuis six mois aux côtés du Seigneur des Ténèbres en personne et malgré ça tu continues de tenir un tel discours. Cela dit je crois que Rogue a raison, tu as réussi le miracle de te faire apprécier par son familier, ceci explique peut-être en partie son exceptionnelle tolérance à ton encontre. Père m'a dit qu'il t'avait qualifié de "peluche de Nagini" après notre départ. Ça va, ton honneur s'en remettra ?!
Harry éclata de rire.
- Si tu savais combien mon honneur m'importe peu ! Après la Gazette du Sorcier et le Ministère, sans oublier tes propres tentatives pour me ridiculiser, je ne suis plus à ça prêt. Et je préfère être la peluche de Nagini que le mari de Pansy Parkinson ou Millicent Bulstrode. D'ailleurs j'ai appris que tu allais te marier avec Daphné Greengrass. Mes félicitations !
- Moui, merci. Ce n'est pas celle que j'aurais choisie mais j'ai évité le pire et Père veut me marier dès l'année prochaine.
Theo prit un air soucieux.
- Daphné est sans doute la plus jolie Serpentard de notre promotion. Mon père ne m'a pas parlé de tels projets mais il serait bien capable de faire ça dans mon dos… Je vais envoyer un hibou à ma grand-mère pour savoir si elle sait quelque chose.
Il se leva sans attendre et se dirigea à toute hâte vers le château sous l'œil goguenard de Drago qui finit par s'asseoir à sa place.
- Dommage pour lui, premier arrivé, premier servi et même sans cela, le vieux Nott n'aurait jamais pu rivaliser avec la fortune des Malefoy. À moi le choix royal.
- Quel vaste choix, vraiment ! Il faut qu'elle soit Sang Pur, Serpentard, avec une famille suffisamment riche et en plus qu'elle accepte d'avoir un Mangemort pour mari… Il y avait combien de possibilités, quatre, cinq ? Vu ce qu'il reste de familles "toujours pures" selon vos critères, vous allez tous bientôt sombrer dans la consanguinité !
- C'est ça, Potter, moque-toi ! En attendant moi, je ne vais pas finir ma vie puceau. Parce qu'étrangement, j'ai comme l'impression que notre seigneur ne te laissera jamais partir. Tu vas passer le siècle à venir, enchaîné à ses basques et si terriblement frustré que tu seras prêt à donner n'importe quoi pour coucher avec la première fille venue. Je suis sûr que même Crabbe et Goyle finiront par se trouver une épouse alors que pour toi, je crains que la lignée des Potter ne s'arrête ici.
Drago n'avait manifestement pas apprécié la dernière remarque de Harry et il lui faisait désagréablement comprendre. Pourtant le Survivant ne s'était pas rembruni comme il s'y serait attendu. Et lorsqu'il lui répondit, sa voix était étrangement calme.
- Si tu cherches à me provoquer, ne te contente pas de répéter ce que je sais déjà. Je l'ai même dit devant ton père l'autre jour. Je préfère le célibat à un mariage arrangé et je me fiche bien que la lignée Potter disparaisse. Mais tant mieux pour toi si tu te réjouis de ta situation, Drago. C'est tout ce que je te souhaite.
Ils avaient encore une bonne heure avant de pouvoir aller dîner mais Drago n'avait pas plus envie que Harry de retrouver l'agitation d'une salle commune et comme la température extérieure était agréable, ils restèrent à l'orée de la forêt jusqu'à 19h30. Harry avait sorti son carnet à dessin et avait entrepris de dessiner la partie du château qu'il pouvait voir depuis son poste d'observation tandis que Drago s'était simplement allongé dans l'herbe pour faire une sieste, profitant qu'il n'y ait aucun témoin aux alentours. Lorsqu'ils regagnèrent la Grande Salle, leurs camarades les y attendaient déjà, mais deux places avaient été soigneusement réservées au beau milieu de la table. On aurait dit deux Messies et lorsqu'ils s'assirent, bon nombre de regards étaient tournés vers eux. Malgré son année passée, Drago était très populaire parmi les élèves de sa maison et la plupart d'entre eux respectaient son autorité. Quant à Harry, le simple fait qu'il soit désormais à leur table et discute cordialement avec Drago Malefoy suffisait à attirer l'attention. Après le repas, Harry et Drago regagnèrent directement la salle commune de Serpentard. Il était inutile d'aller réviser à la bibliothèque à cette période de l'année et après l'intensité de la journée qu'ils venaient de passer, ils n'avaient qu'une envie : se détendre. Harry n'oubliait pas qu'il allait de plus devoir ressortir du château à la nuit tombée et s'il n'aurait manqué à sa parole pour rien au monde, cela ne l'empêchait pas d'avoir la flemme. D'ailleurs, il s'assoupit sur l'un des fauteuils de la salle commune pendant que Drago jouait aux échecs avec Theo et ce fut le cri de Rogue qui le réveilla en sursaut, presque deux heures plus tard.
- POTTER !
Il ouvrit les yeux en grimaçant et se redressa. Plusieurs élèves le fixaient avec une angoisse manifeste et il prit conscience que Nagini était sortie de son sac pour venir se lover contre lui. Elle n'avait pas particulièrement apprécié que quelqu'un d'autre que Voldemort crie sur Harry et elle sifflait hargneusement vers Rogue qui gardait un flegme impressionnant. Harry la calma de quelques caresses.
- Professeur Rogue… Que me vaut ce hurlement ?
- Il me semble avoir été clair, votre familier ne doit pas sortir de son sac !
- Mais elle ne faisait rien là ! Elle était simplement contre moi. Drago m'aurait réveillé si elle avait fait quoi que ce soit d'autre et de toute façon elle sait très bien qu'elle doit rester avec moi !
Il jeta un coup d'œil à son camarade qui n'avait pas bougé de sa place et qui était juste à un mètre de lui. Celui-ci hocha la tête, mais manifestement Rogue n'en prit pas compte.
- Levez-vous et suivez-moi, Potter. Si vous appréciez toujours vous donner en spectacle, ce n'est pas mon cas. Malefoy, vous restez ici.
Il se retourna et quitta la salle à grand pas, sans vérifier si Harry suivait. Celui-ci poussa un soupir à faire s'écrouler les murs et se leva bien plus lentement, après avoir sifflé à Nagini de retourner dans son sac. Une fois dans les couloirs, Rogue l'entraîna jusqu'à une salle de classe et lui fit signe d'entrer avant refermer la porte derrière eux. Harry maugréa :
- Si c'est là votre manière de me fournir un alibi pour accéder à la Forêt Interdite à cette heure, je comptais faire cela plus discrètement…
- Silence, Potter ! Avez-vous perdu toute notion de bon sens ? Vous ne pouvez pas la laisser sortir à son gré ! Elle terrorise les élèves, et à juste titre ! Qui sait ce qu'il se passerait si un élève vous bousculait par mégarde ou décidait de vous faire une plaisanterie ?
- Et bien justement, vu qu'elle les terrorise, il y a peu de chance que ça arrive. Et encore une fois Drago serait intervenu avant même qu'il ne s'approche. Je vais finir par croire que vous aimez crier mon nom, professeur. C'est vrai que ce sont les derniers jours où vous avez la possibilité de le faire mais je ne vous savais pas si nostalgique.
Le temps où Harry craignait son professeur de Potion était bien loin à présent et il en profitait allègrement. Rogue plissa les yeux. On aurait dit une panthère noire prête à bondir sur sa proie.
- Allez donc la nourrir, Potter. Mais je vous préviens… Si Nagini fait du mal à n'importe qui dans cette école, Seigneur des ténèbres ou pas, je veillerais à vous en faire porter la responsabilité.
- Libre à vous, professeur. Vous avez beau croire que je suis devenu un monstre, mais j'ai toujours des principes et je n'ai pas l'intention de faire de mal à qui que ce soit dans cette école. Contrairement à vous, je ne suis pas un Mangemort.
- Dégagez, Potter ! Hors de ma vue.
Harry tourna les talons et quitta la pièce sans se presser. Il se désillusionna comme Voldemort le lui avait appris et il sortit du château sans se faire remarquer par qui que ce soit. Dès qu'il quitta le sentier pour l'herbe, il déposa le sac pour laisser sortir la Maledictus qui put enfin s'étendre sur toute sa longueur.
- J'ai toujours adoré sortir la nuit quand j'étais ici. Tout ce château et ses alentours à explorer sans personne pour nous surveiller. Je n'avais jamais eu autant de liberté de toute ma vie.
- Pourquoi le Mangemort te criait dessus ?
- Il a peur que tu attaques un élève. Comme je l'ai dit à Voldemort, il va chercher n'importe quel prétexte pour me faire punir.
- Je n'ai aucune raison d'attaquer l'un de ces enfants. Les humains ne sont pas très bons à manger, je ne les dévore que sur ordre du Maître et à moins que l'un d'eux ne se montre menaçant, je me contenterais de l'effrayer.
- Je crois que même s'il s'efforce de ne pas le montrer, tu le terrifies. Cela dit, Voldemort a aussi tout fait pour donner de toi l'image d'une créature sanguinaire et dépourvue de toute capacité de réflexion. Rogue doit être loin d'imaginer combien tu es intelligente.
- Je joue le rôle que le Maître souhaite me donner. Ils n'ont pas besoin de savoir que j'ai ma propre personnalité et que je peux prendre des décisions toute seule. Allons, dépêche-toi petit-frère ! J'ai faim et j'ai très envie de me défouler après toutes ces heures enfermée.
Harry rigola, mais quand Nagini se mit à filer à toute vitesse en direction de la Forêt Interdite, il dut se mettre à courir pour la suivre. Il oubliait facilement combien elle pouvait être vive malgré sa corpulence. Sous le couvert des arbres, son premier réflexe fut d'utiliser un Lumos, mais son amie le réprimanda immédiatement, l'obligeant à se contenter de ses yeux pour ne pas faire fuir les proies. De ce fait, bien que la lune soit haute dans le ciel, il eut le plus grand mal à la suivre la Maledictus et était essoufflé lorsqu'il parvint enfin à la retrouver au milieu d'une clairière. Nagini était en train d'avaler ce qui ressemblait à un jeune faon et Harry se sentit légèrement mal à l'aise face à la symbolique de la scène. Il secoua la tête et détourna le regard. Nagini en aurait sans doute pour un moment, il s'adossa donc contre un arbre et contempla le paysage qui s'offrait à lui. Il n'avait rien pris pour s'occuper et il ne faisait pas si chaud à l'ombre des arbres, il nota mentalement d'emprunter un balai à Drago et d'enfiler sa cape avant de sortir le lendemain. Lorsqu'il fit le chemin inverse pour revenir au château, il était presque une heure du matin et son seul désir était de plonger sous sa couette.
***/+/***
De ce fait, lorsque Drago l'appela pour le réveiller aux alentours de 8h30, il était plutôt maussade. Le jeune Mangemort, prudent, avait ouvert les rideaux du baldaquin à l'aide de sa baguette pour révéler un survivant profondément endormi, Nagini entre ses bras.
- … Et bien je demande si ce n'est pas plutôt ce gros serpent qui est la peluche de Potter et non l'inverse. HO ! POTTER ! DEBOUT !
Harry grogna et agita ses doigts en direction de sa table de nuit pour attirer ses lunettes qui filèrent droit dans sa main. Une fois celles-ci sur le nez, il ouvrit un regard embué sur son camarade.
- Quoi… Quelle heure est-il ?
- 8h10. Dépêche-toi de te lever. Je suis convoqué à 9h30.
- Et moi je ne suis convoqué qu'à 11h15. Laisse-moi dormir, je suis claqué ! Je vais juste rester ici, je ne bouge pas jusqu'à ton retour, promis ! En plus, dans mon état, je vais te ralentir et tu risquerais de finir en retard à ton examen.
Drago lui jeta un regard suspicieux avant de secouer la tête.
- Vraiment, Potter… T'as pas intérêt de bouger d'ici. Sinon je te promets que je trouverais un moyen de me venger.
- C'est ça ! Bonne chance pour l'épreuve. Moi je retourne dormir.
Il retomba dans son lit et se rendormit en quelques instants malgré les bruits du dortoir, rassuré par la présence de Nagini auprès de lui. Il n'avait même pas refermé les rideaux de son baldaquin et il avait une telle confiance en la Maledictus qu'il aurait pu s'endormir au beau milieu de la Forêt Interdite sans s'inquiéter. Il avait réglé son sablier enchanté sur 9h45 mais une heure plus tard, alors qu'il dormait encore à poings fermés, ce fut Nagini qui le réveilla de quelques coups de tête.
- Petit frère, réveille-toi.
Il ouvrit alors les yeux et s'aperçut que Pansy Parkinson avait pénétré le dortoir sans remarquer sa présence.
- Alors, Parkinson, on cherche quelque chose ?!
La jeune femme poussa un petit cri en sursautant.
- Potter ! Tu es encore là ! Je…
Elle rougit brusquement avant de s'enfuir en courant, provoquant un éclat de rire de la part de Harry.
- Elle espérait sans doute profiter que le dortoir soit désert pour fouiller dans les affaires de quelqu'un. Je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de me désillusionner pour pouvoir l'espionner !
Il était trop tard pour se rendormir, il se leva et s'habilla donc. Le petit déjeuner n'était plus servi à partir de 9h en semaine mais il pouvait toujours aller dans les cuisines pour demander encas aux elfes de maison. Sa course pour suivre Nagini lui avait creusé l'appétit et puisque les cuisines de Poudlard se trouvaient dans les sous-sols, il n'aurait pas besoin d'aller bien loin pour y accéder et serait sans doute de retour avant que Drago ne puisse s'apercevoir de sa présence…
Fin du chapitre 15 !
Harry est en mode Serpentard. ^^ Je me suis beaucoup amusé à le décrire ainsi, tel qu'il aurait sans doute été s'il avait pu avoir une famille derrière lui. Le caractère provoquant de James, l'espièglerie de Sirius et la volonté de Lily. Grâce à Voldemort, Nagini et Drago, il peut enfin être lui-même, il est libéré de sa mission et de l'angoisse perpétuelle qu'elle suscitait.
Merci pour toutes les reviews et vos gentils messages de soutien qui m'ont fait beaucoup de bien. Vous êtes nombreux à avoir adoré le petit Zassy et réclamé que je lui donne un rôle plus important dans la suite. ;) Je prends en compte vos demandes mais ça sera dans la seconde partie de l'histoire.
Considérez que le chapitre 15 est une sorte de pause, pour vous permettre de prendre votre souffle avant le chapitre 16 qui devrait être riche en rebondissements. 😊
"Dépendant au serpent" devrait se terminer au chapitre suivant sauf si je me perds en route et ressens le besoin d'écrire un 17e chapitre. Quoiqu'il en soit j'enchainerai assez rapidement avec la suite, ne vous inquiétez pas. :D (Bon je profiterais de la fin de celle-ci pour poster quelques chapitres sur Eternelle Enfant tout de même parce qu'actuellement je me consacre exclusivement à celle-ci...)
J'annonce le chapitre 16 pour vendredi 05 février !
