Le chef Rahal de la Quatrième Division de l'Unité de Lutte se tourna vers la fée électrique qui eut un regard troublé sur son visage doux. Dranbalt reprit la gourde qu'il lui avait passé. Maude ne comprit pas leur comportement si mystérieux. Elle secoua Rahal dans tous les sens et Dranbalt lui demanda de se calmer un peu. Rahal détacha les mains chaudes de la fée vers sa veste. Nerveuse à cause de Cobra, elle ne fut pas détendue, les nerfs allaient bientôt lâcher selon eux.

« Calme-toi, je sais que tu es nerveuse mais Rahal ne t'a rien fait.

-Vous me cachez quelque chose tous les deux, je le sens ! pardon, Rahal.

-Ce n'est rien, je sais que tu as eu des épreuves difficiles ces derniers temps. Et avec nous dans tes pattes, ce n'est pas facile j'imagine envers tes compagnons.

-Ils le comprennent de toute façon, fit-elle. Seulement, ils sont inquiets au sujet de mon comportement ces derniers temps. Je suis souvent seule.

-Mmf, ne t'inquiète tu n'es pas toute seule, tu es bien entourée, dit Rahal.

Les yeux brillants, elle le regarda droit dans les yeux.

-Merci, Rahal, seulement je m'inquiète juste pour ma guilde et les miens.

-ça se comprends, on le ressent aussi cette atmosphère depuis quelque temps et ce n'est pas tout. Le prisonnier 100977 est au courant de quelque chose pour toi.

-Vraiment ? De quel sujet ? Il s'agit de quoi ? Si je vous ai suivi jusqu'à Era, c'est pour ça, je veux savoir ce qu'il trafique encore une fois. Déclara-t-elle. Il n'y a rien entre nous, si voulez me croire, allez si.

Ils échangèrent des regards intrigués.

-Pourtant, vous avez eu un passé en commun tous les deux ? dit Dranbalt.

-Je n'ai pas envie d'en parler, on peut changer sujet ? Ou tu veux en savoir plus ?

-ça m'est égal, mais si nous n'avons pas les informations pour t'aider, on ne peut rien faire pour te sauver la vie ! grogna Dranbalt. Tu piges ?

-Doucement, Dranbalt. Tu la brutalises un peu. Fit Rahal. Nous sommes enfin arrivés à Era. Le prisonnier 100977 doit s'habiller dans la cellule à l'heure qu'il est. »

Maude avala sa salive et mis la cape blanche des soldats qui protègent le conseil magique et le monde. Une pierre émeraude était reliée à la cape. Elle portait également des gants blancs comme Rahal et Dranbalt en uniforme. Les deux soldats menèrent la fée jusqu'au sous-sol de la prison des mages criminels.

Au loin, Cobra les entendit arriver, tous les trois. Il entendit si bien le souffle fort de Maude qu'il sourit de nouveau. Les bras croisés contre son torse, le beau ténébreux dragon vénéneux ouvrit enfin ses yeux dans la pénombre. Les lumières s'allumèrent au fil des bruits de pas dans l'allée de la prison. Maude avait le cœur qui battait à cent à l'heure.

Elle déglutit.

Une fois arrivés devant le nombre «100977 » les trois mages se mirent devant le dragon d'un regard neutre et dur. Une expression de lassitude se dessina sur le visage de la fée. Cela fut une autre épreuve pour elle en cachant la vérité aux autres. Rahal ouvrit la porte du cachot en levant sa main gauche sans difficulté.

Un silence.

Un regard.

Un échange.

« Ce n'est pas trop tôt, se plaignit le dragon, vous êtes enfin là !

-Ce n'est pas le moment de te plaindre, répliqua Dranbalt visiblement vexé.

-Tss, tiens, un visage si familier et doux, salut Maude.

-Mmmfff Salut, Cobra. Dit-elle simplement. Il parait que tu as des tuyaux pour moi et ma guilde Fairy tail ? Je t'écoute. Mais si c'est un traquenard je n'hésiterai pas a t'achever, c'est clair ? Dit-elle, dans un regard déterminé.

-Je n'y suis pour rien si tu es là, enfin si, mais c'est le vieux de ta guilde qui a organisé cette rencontre. Puis, j'ai eu une vision en ce qui te concerne.

Elle déglutit mais Cobra entendit ses pensées : elle était heureuse de le revoir malgré son expression froide et déterminée.

-Makarof est venu te voir ? Rahal tu en savais quelque chose ?

-Non, et toi Dranbalt ? Je vois, il est venu avec un des membres du conseil.

-Il t'a dit quoi ? Le maître ? Réponds-moi avant que je ne me fâche pour de bon.

-Il veut que j'intègre ta guilde en guise de punition et pour ne pas me laisser dans les ténèbres mais je veux aussi libérer mes amis de Oracion Seis.

-ça, il n'en est pas question, fit Rahal, ils sont encore dangereux.

-Je vois. En tous cas, le vieux veut que je vive sous ton toit Maude, dit-il, dans un sourire ravageur. Il veut que tu sois ma garante en gros pour me surveiller.

Son visage devint rouge pivoine et de la fumée sortit de sa tête.

-Je n'étais pas au courant de cette histoire, pourquoi il ne m'a rien dit ?

-Il ne voulait pas te brusquer par rapport à Luxus, fit Cobra.

-Hum, je trouve cela bizarre que Makarof ne m'ait rien dit sur ton sujet…

Cobra sourit.

-Il me donne une chance de me racheter de mes actes passés. Et j'ai un mauvais pressentiment en ce qui te concerne depuis plusieurs jours.

-Je vois, je vais t'emmener chez moi, alors. Je me demande juste comment les autres vont le prendre. Surtout, Natsu... J'ai peur de l'ambiance en fait…

-Ne t'inquiète, Makarof discute avec eux en ce moment, l'informa Rahal.

-Tu es sérieux ? Décidément, c'est ma journée ! »

De retour à Magnolia, Cobra entra dans l'appartement de Maude qui était de la même taille que celui de Lucy. C'était la première fois qu'il entraot dans une demeure aussi chaleureuse et conviviale. Il avait toujours dormi dehors, sous la belle étoile, dans les cellules ou encore dans des motels bas de gammes.

Il entendit les pensées de la jeune femme et Erik se dirigea vers elle, nonchalant.

« J'entends ta détresse, je t'entends… »

Une larme coula sous l'œil gauche de la fée et il l'essuya délicatement avec l'aide son pouce. Et puis, il lui répondit à son envie par un baiser doux, chaleureux, compréhensible. Elle fut rougissante comme tomate fraîche. À vrai dire, elle était heureuse de le revoir malgré les difficultés. Sa blessure était encore ouverte à l'intérieur de son cœur car Luxus n'avait jamais voulu d'elle sans faire d'apologie sur une relation sérieuse et cela lui avait fait mal.

« Appelle moi, Erik, ma petite fée. »