Salut tout le monde !

Je participe à l'event de Saint-Valentin du Forum Plus Ultra! donc j'ai écrit ça. Je suis pas vraiment convaincu de ce que ça a donné, mais booon... C'est fait, c'est fait !

C'est du ShinDeku alors j'espère vraiment vraiment vraiment qu'il ne sont pas trop OOC, parce que j'aime pas ça, et que j'ai pas du tout l'habitude de faire de la romance.

Bref, j'arrête de me plaindre et je vous laisse lire !

En espérant que ça vous plaise !


Hitoshi fixait les chocolats posés sur sa table. Il les inspecta sous tous les angles. Vérifia chaque petit détail qui aurait pu lui échapper. S'assura qu'aucun n'était brûlé ou déformé. Regarda une nouvelle fois la boîte pour voir si elle était assez grande pour tous les contenir.

Avant de hocher la tête, approbateur.

Il avait enfin terminé. Après au moins vingt fois à reprendre la recette, changer les quantités, tester de nouveaux ingrédients, les chocolats étaient fin prêts.

Un mince sourire s'étira sur ses lèvres devant son œuvre. Il était fier de son travail.

Il fit néanmoins une grimace en repensant à la raison pour laquelle il avait tant bataillé sur cette recette.

Elle a intérêt à être satisfaite cette fois, parce que je ne recommencerai pas une vingt-et-unième fois pour ses beaux yeux !

Le lendemain, il arriva en avance au lycée, pressé d'en finir avec toute cette histoire. Et de ne plus en entendre parler. Surtout de ne plus en entendre parler.

-oOo-

Dans leur salle de classe, une fille aux cheveux d'un bleu ciel tellement pimpant qu'ils en était aveuglant était assise sur son bureau. Elle n'a vraiment aucune gêne, ne put s'empêcher de remarquer le violet en grimaçant. Mais elle aussi était arrivée en avance. Ça lui éviterait au moins d'avoir à en parler devant toute la classe.

- Oï, commença-t-il d'un ton peu aimable. Descends de ma table, tu veux ?

- Ooooh ! s'exclama-t-elle avec un sourire beaucoup, beaucoup trop lumineux pour un lundi matin. Mais si ce n'est pas ce cher Hitoshi ! Comment ça va ? continua-t-elle en s'affalant encore plus sur son bureau.

- Bien, grogna-t-il. Et pas grâce à toi. Tiens, lui dit-il en tendant une boîte élégamment emballé qu'il venait de sortir de son sac. J'ai fini.

- Tu aurais au moins pu avoir l'amabilité de me demander comment j'allais, lui reprocha-t-elle en ignorant superbement ce que tenait son camarade. Merci, je vais bien.

- C'est bon, c'est bon, grommela-t-il. De toute façon ça se voit comme le nez au milieu de la figure que t'es en pleine forme. Alors, tu la prends ta boîte ou tu veux que je la jette par la fenêtre ?

- Oh, tu es méchant. Moi qui me suis fait un plaisir de te charger d'une mission aussi importante... Ne me dit pas que tu veux gâcher tous tes efforts d'une façon aussi brutale et stupide ?

Hitoshi fit mine d'aller ouvrir la fenêtre, avant de la voir avec satisfaction se lever d'un coup pour l'empêcher de continuer son geste.

- Attends, attends Hitoshi ! Fais pas ça, je rigolais !

- Alors prends ces chocolats et on n'en parle plus, répondit-il en lui tendant à nouveau la boîte.

Elle regarda enfin la boîte et la fixa pendant de longues minutes, avant qu'un sourire qui n'annonçait rien de bon étire ses lèvres.

- Dis moi, Hitoshi... Est-ce que par hasard tu n'aurais pas oublié quel jour nous sommes ?

Le violet la fixa sans comprendre. La date ?

- On est le quatorze févr-

Avant même qu'il finisse sa phrase, il entendit distinctement les connexions se faire dans son cerveau. Une goutte de sueur coula leeeeentement le long de son front avant de s'écraser sur son uniforme.

C'était le quatorze février. La Saint-Valentin.

Perdu dans sa fabrication de chocolat, il avait totalement loupé l'ambiance festive et n'avait pas fait attention alors que cette date, la date à ne surtout pas oublier arrivait à grands pas !

Et maintenant, il était là, avec sa boîte, en train d'essayer de convaincre sa camarade de classe de la prendre. Une boîte pleine de chocolats fait maison.

- Je rentre.

Il se précipita vers la porte de sortie le plus vite possible mais sa collègue l'attrapa par le col et le tira à l'intérieur.

- Hep hep hep, où tu crois aller comme ça ? On n'a pas fini de parler tout les deux...

À ce moment là, Hitoshi pouvait le jurer, son sourire était diabolique.

- Je t'en pris Chiaki, je déteste cette fête ! Excuse moi si tu as cru que c'était à cause de ça que je voulais te donner les chocolats, je n'ai vraiment pas voulu te vexer, mais laisse moi partir !

- Oh non, répondit la dénommée Chiaki, prenant visiblement un malin plaisir à voir son camarade d'ordinaire si peu expressif en train de paniquer.

Elle le fit s'asseoir sur sa chaise et se rassit sur son bureau, mais le violet n'était pas en état de lui reprocher quoi que ce soit. Il avait envie de disparaître. Mais quel boulet !

De toute façon, se raisonna-t-il, elle ne peut pas croire que je l'aime, c'est elle qui me les a commandés. C'était une réflexion parfaitement logique, et il se reprit en s'appuyant dessus. Il avait une sainte horreur de cette fête depuis tout petit, et sa simple mention le faisait fuir. Alors il s'était toujours arrangé pour manquer les cours ce jour là. Ça valait mieux pour tout le monde. Cette fois, il n'allait pas y couper, mais ce n'était pas une raison pour faire une crise de panique. Tout va bien, essaya-t-il de se convaincre.

- Dis moi, Hitoshi, continua son bourreau avec une voix tout sauf rassurante, est-ce que tu as suivi mon conseil en fabriquant ces chocolats ?

Il la fixa avec des yeux de merlans frit, interloqué. Quel conseil ?

- Mais siiii, tu sais bien, celui où je te disais qu'il fallait que tu les fasses en pensant à la personne que tu aimes le plus au monde...

Le violet plissa les yeux, essayant de se souvenir de cet épisode.

Et puis en réalisant, il sentit son visage lui brûler d'un coup sans pouvoir rien y faire.

- Oooh, tu rougies, c'est adorable, fit-elle en prenant une voix hautement ridicule. Ça veut dire que tu l'as fait, n'est-ce pas ? Alleeeez, dit ouiiii...

S'il l'avait fait ? Il pouvait bien s'en défendre autant qu'il voulait, mais ses rougeurs parlaient d'elles même : il n'avait pas arrêter de penser à lui en cuisinant. Au début peut-être pas trop, mais au fil du temps, il s'était pris au jeu et se demandait de plus en plus souvent si ça lui plairait de manger des chocolats qu'il avait fait. Mais il ne pouvait pas lui avouer. Son orgueil avait déjà été bien assez blessé comme ça, il n'allait pas en plus en rajouter une couche.

- Bon, je vois que tu ne vas rien me dire... C'est quiiii ?

- C'est pas tes affaires, maugréa-t-il dans un sursaut de lucidité.

- Hum... c'est vrai. Mais tu sais quoi ? Je suis sûre que tu vas me le dire si je dis à toute la classe que t'es fou amoureux de quelqu'un.

Hitoshi la regarda avec une expression plus que suspicieuse.

- Tu veux vraiment que j'utilise mon alter et que je te force à dire devant toute la classe que t'as un crush sur Juzo ?

- Ah non ! s'écria-t-elle en rougissant. Mais tu ferais pas ça, pas vrai ? T'as pas le droit d'utiliser ton alter, et c'est pas avec une attitude comme ça que tu vas finir par devenir un héros, alors...

- Ok, ok, c'est bon, je t'embêtais, c'est tout. Mais si tu le dis à qui que ce soit, je n'hésiterai pas à le dire à ta place, compris ?

- Oui chef ! Mais tu peux me le dire à moi, non ? Alleeeeez...

- Non, je te le dirai pas. Prend tes chocolats maintenant, tu m'as assez pourri la journée comme ça.

Et il lui mit la boîte dans les mains avant de la pousser hors de son bureau. Mais Chiaki n'en avait pas fini. Elle reposa la boîte dans le sac du violet avant de la regarder avec un air goguenard.

- Ne me dis pas que tu n'as toujours pas compris ? Moi qui croyais que tu étais intelligent...

- De le part de quelqu'un pas foutu de faire des chocolats soi-même, je trouve ça gonflé.

- Oh ça va. Tu comprends rien, c'est incroyable ! soupira-t-elle, agacée. Ces chocolats, dit-elle en désignant la boîte du menton, tu vas les offrir toi-même, j'en ai pas besoin.

- Comment ça, je vais les offrir moi-même ? Et à qui veux-tu que je les donne ? demanda-t-il, moqueur.

- Pff, t'es vraiment bête quand tu t'y mets. Tu m'as bien dit que tu pensais à quelqu'un en particulier quand tu les as fait ?

- J'ai rien-

- On s'en fiche, c'est tout comme. Et bien, ces chocolats que tu as fait avec amour et tendresse, tu vas gentiment les offrir à cette personne.

Le cerveau de son interlocuteur crasha. Du genre, instantanément. Un crash complet, en bonne et du forme. Hitoshi n'était plus disponible, veuillez revenir plus tard quand il aura redémarré.

Ce qui arriva assez vite alors que Chiaki le secouait dans tout les sens.

- Hitoshi ?! Ça va ? Tu veux aller à l'infirmerie ? demanda un autre de leur camarade qui venait d'entrer.

- Laisse le tranquille, ça se voit qu'il se porte comme un charme ! Faut juste qu'il intègre la nouvelle. Tu veux bien aller nous chercher un verre d'eau ?

- Ok ! J'y vais tout de suite !

Hioshi n'avait rien compris de l'échange qui venait de passer sous ses yeux et sursauta en voyant Chiaki surgir dans son champ de vision.

- Ah ! s'exclama-t-elle avec satisfaction. Tu es de retour ! Ça tombe bien, tu es fin prêt à y aller !

- Qu-quoi ?!

- Allez allez, l'encouragea-t-elle en le poussant hors de la salle. Ta dulcinée ne va pas t'attendre jusqu'à demain !

Et elle lui ferma la porte de la classe au nez après avoir jeté son sac à ses pieds.

Le pauvre Hitoshi se retrouva à errer à travers les couloirs sans vraiment savoir ce qu'il allait faire. Mais finit par se retrouver devant la porte de la classe 1-A. Il n'allait quand même pas sérieusement aller lui donner ces chocolats... si ? En les regardants à nouveau, il ne les trouvait plus aussi réussis. Ils étaient moches en fait. Il ne pouvait quand même pas lui donner ça ?

Non mais qu'est-ce qu'il pensait ? Il était hors de question qu'il lui donne des chocolats ! Déjà en temps normal, alors encore moins ce jour là ! Il était vraiment bête !

Avec un soupir furieux, il se retourna et se précipita dans le couloir pour aller en cours. Et que Chiaki ne le soûle pas avec ses remarques !

Enfin... c'est ce qui aurait du se passer s'il n'avait pas foncé dans quelqu'un.

- Oh ! Pardon, je ne regardais pas ou j'allais, s'excusa une touffe verte beaucoup trop reconnaissable qui fit subitement accélérer le cœur d'Hitoshi.

Et pour la deuxième fois de la journée, il bugua.

Izuku était devant lui. Izuku était devant lui, et il restait figé à le fixer sans rien dire. Il avait l'impression d'être sous l'emprise de son propre alter, ce qui était scientifiquement impossible, déjà parce qu'il n'avait pas parlé ni répondu à quoi que ce soit, mais en plus parce que c'était quand même son alter !

Le vert le regarda d'un air inquiet, les joues étrangement rouges.

- Hitoshi ? Tu vas bien ? Je ne t'ai pas fais mal ?

Sa voix eut l'effet à la fois de le ramener sur terre, mais aussi de le faire paniquer. Qu'est ce qu'il pourrait bien dire pour expliquer sa présence ici ?

- Euh... Salut Izuku ! Comment ça va ? demanda le violet en se donnant des claques mental pour l'absurdité de sa phrase alors qu'il venait de lui rentrer dedans. Ouais, je... passais par là, alors je me suis dit... enfin, j'avais envie de marcher alors j'ai fait un détour et...

Mais qu'est-ce que je raconte ?

Et il continua à balbutier ces imbécilités alors qu'Izuku le regardait comme s'il venait de tomber sur la tête. Ce qui aurait pu être le cas, franchement, parce qu'il n'aurait pas agi autrement.

Au bout de longues minutes de solitude où Hitoshi disait vraiment n'importe quoi, Izuku finit par poser un peu timidement sa main son l'épaule d'un air... inquiet et préoccupé, le faisant violemment frissonner.

Mon dieu qu'est ce qui m'a pris ? Il doit me prendre pour un fou maintenant !

- Euh... Écoute Hitoshi, je comprends rien à ce que tu dis, mais... il faudrait peut-être qu'on aille en cours non ? Ça va bientôt sonner, et je voudrais pas que tu rates quelque chose à cause de moi, alors... on se voit plus tard, d'accord ?

Le violet ne respirait plus du tout. Les mots du vert - prononcés avec une gentillesse sans égale pourtant - lui firent l'effet d'une douche froide. Bien sûr que les cours étaient plus importants que lui, mais il aurait espéré... il en savait rien en fait, mais il avait mal. Il aurait voulu rester avec lui toute sa vie, rien qu'à le regarder - même s'il fallait avouer qu'il devenait totalement con en sa présence. Enfin bon, il avait raison, alors il se détourna à contrecœur, avant que la main du vert se pose à nouveau sur son épaule. Le violet se retourna à toute vitesse sous l'œil inquiet d'Izuku, qui finit par lui demander avec une face écarlate - qui le rendait vraiment mignon, c'était fou :

- Euh... je sais pas si... si tu en as quelque chose à faire, mais est-ce qu'on pourrait... se retrouver à midi ? J'aurai quelque chose à te donner... enfin, si tu veux, je ne t'oblige à rien, mais ça m'arrangerait vraiment...

Il avait fini sa tirade la tête cachée par les bras et se détourna subitement pour ouvrir la porte de sa classe, avant d'ajouter d'un air vraiment inquiet sans le regarder dans les yeux :

- Et... vas peut-être à l'infirmerie... je pense que ça te ferait du bien, dit-il avant de se précipiter dans la pièce en lui claquant la porte au nez.

-oOo-

Après trois bonne minutes sans pouvoir bouger, le violet finit par retourner dans sa classe sans avoir rien remarqué du trajet, ses jambes le portant par automatisme. Il n'était pas en retard, malgré le fait qu'il ait dû parler au moins pendant trois-milles ans à Izuku, ce qui le rassura à peine.

Étrangement, Chiaki ne lui parla plus de toute la matinée. Hitoshi put sentir son regard lui brûler la nuque pendant l'entièreté des cours, mais elle ne s'approcha pas une seule fois pour lui parler en envahissant son bureau. Il en déduit qu'il devait vraiment faire une tête de six-pieds de long si elle arrivait à décourager même la plus sans-gêne de ses camarades de classe. Par contre, il ne savait pas vraiment s'il devait s'en réjouir ou non.

La matinée s'étira en longueur et parut durer des siècles à Hitoshi. Il n'avait pas pu se concentrer sur un seul cours, n'avait prit aucune note et avait passé son temps à rêvasser en regardant en l'air. Un certain garçon aux cheveux verts forêt n'arrêtait pas de s'incruster dans ses pensées contre sa volonté.

Il se demandait ce qu'il voulait lui donner. Est-ce qu'il avait vu Mei et lui avait demandé des nouveaux rubans de capture ? Hitoshi se souvenait qu'il s'y était beaucoup intéressé et cherchait des matériaux plus performants pour " l'aider à s'améliorer plus rapidement". Ou était-ce autre chose ? Au fond, il n'en avait aucune idée.

D'un coup, la sonnerie le tira de ses réflexions en lui défonçant les tympans, lui faisant faire un énorme bond.

Il regarda d'un air perdu le reste de sa classe ranger leurs affaires pour aller manger, avant que Chiaki ne lui fasse un signe encourageant et s'engouffre dans le couloir.

Il cligna plusieurs fois des yeux et regarda l'heure. C'était déjà midi ? Mais... il n'était pas prêt ! C'était trop tôt, il n'avait pas eu le temps de se préparer mentalement !

Alors qu'il paniquait, ses jambes le levèrent sans son consentement, toutes seules, ses bras prirent son sac et il sortit de la classe.

Avant de s'arrêter aussitôt.

Izuku n'avait pas dit il devait le rejoindre.

Hitoshi se retrouva une fois de plus à errer à travers UA, incapable de réfléchir correctement à un endroit possible pour retrouver son brocoli préféré.

Sans savoir pourquoi ni comment, il finit par atterrir sur le toit du bâtiment et s'assit au bord en balançant ses jambes dans le vide.

Pour la première fois de la journée, il n'essaya pas de comprendre ce qu'il se passait - même si on ne pouvait pas dire qu'il y avait particulièrement réussi avant - et profita juste de la vue. On voyait tout le campus d'ici, et même une bonne partie de Musutafu. Il ne savait pas pourquoi, mais regarder un paysage dégagé le calmait toujours. Il ne pensa pas à son ventre qui criait famine, ni aux chocolats qui risquaient bien de ne jamais avoir de propriétaire, ni même à cette stupide fête.

Il resta comme ça quelque minutes, à admirer le panorama sans penser à rien, avant que des bruits de pas et une respiration essoufflée le tirent de ses pensées.

Izuku surgit dans son champs de vision comme un diable de sa boîte, les joues rouges d'avoir couru et un immense sourire sur le visage qui réchauffa instantanément son cœur.

- Je t'ai enfin trouvé ! Après, j'aurais dû m'en douter, vu que tu aimes bien les endroits en hauteur. Un peu comme un chat !

- Tu me compares à un chat ? s'offusqua Hitoshi. Non mais oh, ça va pas ?

- Désolé, rit doucement Izuku, je voulais pas te vexer. Ça va mieux ? Tu avais vraiment l'air bizarre ce matin.

- Oui, acquiesça-t-il. Je sais pas ce qui m'a pris, désolé.

Izuku ne répondit pas et lui sourit d'un air rassuré. Hitoshi sentit un sourire lui étirer les lèvres. Il restèrent comme ça un bon moment, à se regarder sans rien dire, juste à profiter de la présence de l'autre.

Malheureusement, Izuku brisa ce moment magique en se rappelant de la raison pour laquelle il le cherchait, et devint rouge comme une tomate. Hitoshi finit par se souvenir qu'il avait quelque chose à lui donner, et commença à parler.

- Ça peut paraitre idiot, mais... j'ai quelque chose...

- Euh... donc, il fallait... que je te donne quelque chose...

Ils avait parlé en même temps en sortant chacun une boîte de leur sac.

Ils les fixèrent, interdit.

- C'est... ? commença Hitoshi.

- Pour moi... ? finit Izuku.

- Oui ! s'exclamèrent-il mutuellement.

- Prends la !

- Non, toi prends la !

- Je veux pas voir ta tête quand tu l'ouvriras !

- Mais moi non plus !

- Je peux pas l'accepter !

- Prends la !

- Non !

- Si !

- J'EN VEUX PAS !

Hitoshi regretta immédiatement d'avoir haussé la voix en voyant l'air déçu et blessé d'Izuku. Il baissa la tête et vit du même coup la boîte que son ami lui avait donné de force. C'était une petite boîte violette, avec un ruban blanc noué maladroitement autour. Il avait dû recommencer énormément de fois pour qu'il y ait autant de plis dessus.

Il détacha doucement la bande de tissu et ouvrit lentement la boîte.

Il crut qu'il allait pleurer devant son contenu.

C'était des chocolats. Des petites truffes toutes rondes. Parfaites.

En relevant les yeux, il vit qu'Izuku avait ouvert sa propre boîte, les larmes aux yeux.

- Tu es sûr que... c'est pour moi ? demanda-t-il d'une voix étouffée, le regard fixé sur les chocolats.

- Joyeuse Saint-Valentin, chuchota Hitoshi.

Izuku releva la tête d'un coup, visiblement choqué par ce que venait de dire le violet. Qui détourna la tête le plus vite qu'il put. Il n'avait pas voulu dire ça ! Merde !

Izuku n'avait pas besoin de savoir ce qu'il ressentait pour lui ! Il... jusqu'ici, il avait parfaitement réussi à lui cacher ! Il fallait qu'il noie le poisson, qu'il nie quoi que ce soit que le vert puisse imaginer ! Il ne voulait surtout pas perdre leur amitié à cause de ses stupides sentiments !

Il allait tout réfuter et dire qu'il n'allait pas voulut dire ça quand il vit le regard du vert.

Un regard où étincelait l'espoir.

- Je... commença-t-il en ayant aucune idée de comment finir sa phrase. Désolé.

Le vert d'Izuku s'assombrit inexplicablement, faisant serrer le cœur d'Hitoshi.

- J'aurais pas du dire ça... c'est... c'est l'ambiance qui m'a... euh... poussé à le faire ? Je sais pas trop... pardonne moi de t'avoir embarrassé, c'était pas volontaire.

- Tu... tu ne m'embarrasses pas, répondit-il sans le regarder. C'est juste que... je sais pas. Tu veux les goûter alors ? Si tu n'en veux pas... tu n'as qu'à les jeter... ils ne doivent même pas être bon de toute façon.

- Certainement pas, le coupa le violet, faisant sursauter Izuku. Je ne jetterai jamais un cadeau, surtout s'il vient de toi. Et il n'y a aucune raison qu'ils soient mauvais, c'est toi qui les as fait.

Ponctuant son exclamation sous les yeux médusés de l'apprenti héros, il engouffra une des truffes dans sa bouche et prit le temps de la savourer. Elle était délicieuse. Vraiment. Fondante dans la bouche une fois passé la couche craquante, elle n'était même pas trop forte pour une truffe au chocolat noir.

Il finit par donner son verdict sous les yeux anxieux d'Izuku.

- C'est une des meilleure truffe que j'ai jamais mangée, sourit-il. Tu peux être fier.

Le sourire qu'Izuku lui donna en retour était un des plus lumineux et étincelant qu'il ait jamais vu. Il sentit son âme s'embraser de bonheur devant la joie que le vert démontrait pour un compliment si nul, et ne put s'empêcher de sourire encore plus.

- Bonne Saint-Valentin, Hitoshi.

Et ses lèvres se posèrent furtivement sur les siennes, avant de s'écarter aussitôt, laissant un Hitoshi pétrifié.

Izuku se rendit compte de ce qu'il venait de faire et s'excusa en bafouillant, devenu écarlate en l'espace de deux secondes. Il commença à s'enfuir quand Hitoshi lui prit la main et l'attira à lui avant de déposer à son tour un doux baiser sur ses lèvres, légèrement plus long et appuyé. Son cœur battait la chamade, il ne comprenait même pas l'audace qui lui avait fait faire ça. Il ne voulait pas arrêter de l'embrasser, pour découvrir que celui qu'il aimait depuis trop longtemps en secret n'avait jamais voulu leur premier baiser, qu'il avait seulement trébuché, il ne voulait pas le savoir. Il avait trop longtemps hésité et s'était trop caché pour survivre à cette désillusion. Alors il fit en sorte que son baiser désespéré dure le plus longtemps possible, insensible à ses poumons qui prenaient feu.

- Je t'aime, murmura-t-il après l'avoir libéré à contrecœur.

- Moi aussi, répondit un Izuku rouge jusqu'aux racines des cheveux.

Hitoshi sentit son cœur exploser.

Il n'aurait jamais cru...

Izuku ne pouvait pas sérieusement...

- Tu... commença-t-il avec hésitation, tu... m'aimes ?!

Et puis d'un seul coup, Hitoshi réalisa. Il avait dû rêver. Izuku n'avait pas pu dire ça. C'était impossible. Hitoshi ne pouvait pas être aimé. Il ne le méritait pas. Pas avec un alter comme le sien. Et encore moins par Izuku. Izuku était parfait. Personne ne pouvait le détester. Lui, il était nul. Il avait l'étoffe d'un vilain. C'était n'importe quoi. Il avait des hallucinations auditives maintenant !

Je suis pathétique, merde !

Il méritait des claques pour avoir crut une seconde que c'était vrai. Il devait encore être en train de dormir, et Chiaki n'avait pas encore eu cette foutue boîte de chocolats, et il n'avait pas embrassé Izuku, et cette journée n'existait pas, et c'était faux, n'importe quoi-

- Je t'aime, acquiesça Izuku en cachant son visage dans ses bras.

Cette fois, le violet se dit qu'avoir deux fois la même hallucination en moins de cinq minutes, s'était un peu gros. Mais la possibilité que ça n'en était pas une était tout aussi absurde, non ? Enfin bon, s'il rêvait, reposer la question ne fera pas de mal. Même si le réveil allait être dur. Très, très dur.

- Tu... m'aimes ? répéta-t-il, incrédule.

- OUI ! hurla Izuku, trop gêné et peut-être un poil trop énervé pour réfléchir à se qu'il faisait.

Il enleva ses bras, laissant Hitoshi contempler son visage écarlate alors qu'il plantait de manière décidée son regard dans le sien et inspirait pour se donner du courage.

- Je t'aime, répéta-t-il. Je ne sais pas depuis quand, et quelque part... il se mordit la lèvre du bas dans un geste beaucoup trop mignon avant de continuer; je m'en fiche. Je t'aime, Hitoshi Shinso, et pour moi, le reste n'a pas d'importance, et si quelqu'un a quelque chose a y redire, alors...

Hitoshi l'interrompit pour la seconde fois de la journée en le prenant dans ses bras, avant de poser un doux baiser sur ses lèvres. Un baiser qui dura longtemps, peut-être pas assez pourtant, mais où Hitoshi ressentit toute la sincérité d'Izuku, et où il lui fit ressentir toute sa sincérité.

Les yeux fermés, pour la première fois, il se dit que ce n'était pas un rêve. Ce corps chaud entre ses bras, ses lèvres incroyablement douces sur les siennes, ces cheveux qui lui chatouillaient la tempe, c'étaient ceux du garçon pour qui il soupirait depuis des mois. Ceux du garçon pour lequel il était tombé fou amoureux.

C'étaient ceux d'Izuku.

Alors, une fois que leur baiser prit fin, il déposa son front sur celui du garçon le plus formidable de l'univers, et lui dit les mots qu'il avait voulu dire pendant toutes ses heures passées à penser à lui en plongeant ses yeux dans les siens.

- Je t'aime, Izuku Midoriya, commença-t-il avec une douceur infinie. Peut importe ce qu'on peut en penser, je t'aime. Je te jure que, quoi que d'autres pourrait te dire, je ne te ferais jamais de mal. Plus jamais, c'est hors de question. Est-ce que... continua-t-il en sentant sa bouche s'assécher soudainement, est-ce que tu accepterais... de... de sortir avec moi ?

Izuku lui fit alors le sourire le plus lumineux de l'univers, avant d'acquiescer en lui disant les mots qu'il ne pourrait jamais oublier.

- Bien sûr que oui !

-oOo-

Un peu plus loin, deux silouhettes muni de jumelles commençaient à s'agiter. Elles commençaient même à crier, ce qui n'était probablement pas une bonne idée vu qu'à la base, elle s'était caché pour ne pas se faire repérer. Néanmoins, ni Izuku, ni Hitoshi ne les entendaient, trop occupés à se dévorer des yeux.

- YES ! hurla une Ochaco surexcité. JE LE SAVAIS !

- Hé ho, la tempéra Chiaki, c'était pas gagné quand même. Sans moi, ils n'auraient pas bougé. Quelle idée de génie ces chocolats !

- Ouais bah, te jette pas trop de fleurs quand même, si j'avais pas été là, t'aurais jamais réussi à convaincre qui que ce soit d'en faire !

- Le résultat et là, c'est tout ce qui compte !

- Hum. Peut-être, admit la brune. Prête à empocher l'argent ?

- Plus que prête ! Denki et Hanta ont intérêt à casquer !


Heeeey !

Nooon, je n'ai pas du tout bâclé la fin. Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

Si, en fait, je l'ai totalement fait. Désolée hein, mais j'avais absolument aucune idée de comment finir ça ! Faut dire que d'habitude, quand j'écris un OS, y'a un mort à la fin et ça finit comme ça... J'ai vraiment pas l'habitude d'écrire des trucs joyeux T T

Bref ! J'espère que malgré cette fin absolument claquée, vous avez passé un bon moment en lisant cet OS !

Si vous avez la moindre remarque à faire, positive ou négative, ou même neutre, n'hésitez pas à me le faire savoir par les commentaires ! Ils servent à ça !

À la prochaine et portez vous bien !