Bonjour les filles.

Voici un chapitre que j'apprécie beaucoup. C'est dans ce chapitre que le personnage d'Edward va se révéler un peu plus.

Kccb
Elle va s'en remettre ne t'inquiète pas pour elle.

Fleur50
heureuse que tu soies au rendez vous pour cette histoire

Bonne lecture.


CHAPITRE 5


Deux semaines étaient passées, il ne restait qu'un mois d'école et les vacances scolaires seraient à nos portes. Nous étions vendredi tous les jeunes étaient en classe et je devais m'occuper du jardin, j'avais pris du retard sur les labours et je devais semer les graines cette fin de semaine. Il était tôt 8h30, j'aurai bien avancé d'ici la fin de la journée. Brianna était installée dans sa chambre et travaillait sur ses cours. Alors armer de mes gants et d'une bouteille d'eau, je me dirigeai derrière le poulailler pour travailler la terre de mon jardin.

Je n'avais pas vu beaucoup Edward dans les derniers jours, et je me demandais à quoi il occupait ses journées. Je le voyais aller faire son jogging avec Buster, tondre la pelouse autour de la caravane, aller nourrir les poules, jouer de la guitare avec Paul, au basketball avec Emmet et les jeunes, mais nous n'avions pas eu d'autres moments où nous étions seuls tous les deux. Je ne savais pas si ça me manquait ou non de le voir. J'avais eu envie d'aller le rejoindre un soir cette semaine autour de son feu de camp, j'aimais bien discuter avec lui, mais il n'était plus dehors quand j'ai regardé par la fenêtre. Alors quelle ne fut pas ma surprise quand je le découvris dans mon jardin, en short et débardeur une casquette sur la tête, suant sa vie, en train d'enlever les mauvaises herbes, préparant mon jardin pour pouvoir le labourer.

-C'est ici que tu te caches ?

Il sursauta et Buster jappa.

-Bella tu m'as fait peur.

-J'imaginais qu'un mec de New York serait habitué au bruit.

-Je crois que le mec de New York s'est habitué au calme de la campagne.

-Vraiment ?

Il sourit et s'arrêta pour prendre une gorgée d'eau. Mais juste avant il prit le bas de son vêtement et s'essuya le front avec, me laissant voir, la peau de son ventre.

Misère ! il est chaud !

-Je me suis permis d'enlever les mauvaises herbes. Emmet m'a dit qu'avec les jeunes vous faites un potager et comme je n'avais rien de mieux à faire que de passer mes journées dehors, je me suis permis de le faire. Il ne reste que le tiers du lot. J'espère que ça ne te dérange pas ?

-Non bien sûr que non. Je suis en retard sur les semis cette année. C'est super… Ça m'aide vraiment… Merci…

-Si je peux aider, ça me fait plaisir.

Ce sourire… woah!

Je pris un râteau et commençai à travailler avec lui. En silence, mais dans un silence confortable. Aucune gêne, aucun besoin de le combler. On continua tout l'avant-midi et vers 13h00 nous avions terminé. Demain matin on pourrait passer la machine pour retourner la terre et semer les graines par la suite.

Nous avions papoté sur les sortes de légumes que je voulais semer cette année. Edward me suggéra de semer des betteraves rouges et jaunes. Il me dit que ça faisait des bonnes salades, et des courges, beaucoup de courges. Je lui proposai de venir avec moi en ville pour faire l'achat des sacs de graines et de fumier et il accepta. Comme Brianna avait son rendez-vous avec Jasper cet après-midi, elle ne serait pas seule à la maison. Nous avions trouvé des carottes de l'an dernier dans la terre et Buster s'est fait une joie de les manger, ce qui nous fit rire.

-Tu es belle quand tu ris… pas juste quand tu ris… tu es belle…

-Euhh…. Merci…

-Ne soit pas gênée.

-Je n'ai pas l'habitude de recevoir ce genre de compliment.

-Je changerai ça. Je te dirai que tu es belle chaque fois que je le penserai.

-Edward… ne fait pas ça…

-Faire quoi ?

-Je ne suis pas…

-Tu n'es pas quoi Bella ? belle, attirante, émouvante, intéressante, déterminée, engagée, compréhensive généreuse, sexy…

Woah !

-Non je voulais dire… je ne suis pas… très à l'aise avec les hommes… je ne me suis jamais sentie belle avec eux…

-Je pourrais changer ça aussi.

-Je n'ai jamais eu de relation saine avec un homme, je n'ai jamais ressenti le besoin de m'impliquer dans une relation, et…

-Et…

-Tu m'as dit que tu n'étais pas bon pour ça… mais juste pour partager des fluides…

-C'est toujours vrai… mais je sens qu'avec toi… c'est… différent….

-Différent ?

-Ce que je connais de toi me plaît et ce n'est pas juste une envie de partage de fluides… je me sens bien quand je suis avec toi… j'ai envie de prendre soin de toi… de te serrer dans mes bras et de te dire que ça va bien aller…

-Edward… Je ne sais pas faire ça…

Il me regarda, mais ne dit rien.

-On ne se connait que très peu… J'ai beaucoup de responsabilité ici. Je n'ai jamais laissé entrer quelqu'un dans ma vie… Je n'ai pas vraiment porté attention à cette partie de ma vie. Je ne sors presque jamais d'ici.

-Ok… je ne vais pas insister aujourd'hui. Tu ne me connais pas, je te déballe tout ça, alors que ça ne fait que 2 semaines que je suis ici. Mais sache que si tu as envie de sortir avec moi, aller en ville, au restaurant, au cinéma, je serais très heureux de t'y emmener. Et si tu veux juste un ami, un confident, une épaule pour pleurer, des bras pour te réconforter, je suis là aussi…

J'hochai la tête. Il avait envie de tout ça avec moi ? Il voulait faire tout ça pour moi ?

-J'aime bien venir au feu, m'asseoir avec toi quand les jeunes ne sont pas là, avouais-je.

Il sourit.

-Commençons par là. J'ai rempli mon frigo de « fanta » à l'orange.

-Hummm… je préfère le « ginger ale ».

-D'accord… je vais me procurer du « ginger ale ».

La vie avec Edward semblait facile, je voulais le connaitre plus, mais le fait qu'il ne serait que de passage me laissait un goût amer.

-On se rejoint après la douche pour aller en ville au centre jardin ?

-C'est d'accord… on aura le temps avant que les jeunes reviennent ?

-Oui et Jasper vient pour Brianna.

Je me glissai sous la douche, lavant la sueur et la saleté sur mon corps, en repensant à Edward et notre discussion au potager.

Il me trouvait belle, attirante, émouvante, intéressante, déterminée, engagée, compréhensive, généreuse, sexy… sexy… qu'est-ce que j'ai de sexy ? Je suis toujours habillée en short ou en jeans avec un t-shirt ou un sweat à capuche. Aucun de mes vêtements n'était sexy. Edward est sexy… ses yeux, son sourire en coin, son visage, ses cheveux, ses muscles étaient sexy… qui aurait pensé que je trouverais un mec de 43 ans sexy…

Comment devais-je interpréter cette discussion? Étais-je seulement prête à me laisser aller dans les bras d'un homme ? À mon âge ? Les amourettes ne m'intéressaient pas, elles ne m'ont jamais intéressée... De toute façon qu'est-ce qui m'intéressait vraiment ? Avais-je envie d'une fréquentation, d'une relation, de sexe ? Voulais-je prendre le risque de chambouler ma vie ? Voulais-je embarquer dans une histoire avec un homme en deuil qui n'est que de passage ? Je n'avais pas encore de réponse et je ne voulais pas y penser plus qu'il ne le faut. Alice, Rose et Leah pensaient que je pourrai me divertir avec lui. Voulais me divertir ? Avais-je vraiment besoin de me divertir ? Trois ans et plus que je n'avais pas eu de sexe et ça ne m'avait pas manqué. Edward me retournait les hormones, il est sexy, c'est certain, mais à quel prix ?

Je terminai ma douche et je m'habillai, il fallait se dépêcher avant le retour des jeunes. Edward, m'attendait près de sa camionnette. J'arrivai près de lui et il m'ouvrit la porte. Quand je passai devant lui pour monter dans la voiture, il m'attrapa par le bras, me rapprocha de lui et colla son torse contre mon dos, me faisant haleter. Il enfouit son nez dans mon cou, j'avais relevé mes cheveux en un chignon lâche, et il prit une grande inspiration.

-Edward merde ! soufflais-je surprise et émoustillée par son contact.

Je tremblais de tout mon corps. Il caressa mon cou de son nez et déposa un tout petit baiser doucement, presqu'un effleurement. Je frissonnai, sentant la pointe de mes seins réagir à ce contact.

Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

-J'ai eu envie de le faire chaque fois que j'ai vu ton cou dégagé… dans les deux dernières semaines… et d'être si prêt… je n'ai pas pu résister.

Il me relâcha et j'embarquai dans sa camionnette. J'étais étourdie, excitée et complétement déstabilisée. Comment cet homme m'avait retourné le cerveau en l'espace de quelques heures. Encore hier, je pensais que je n'étais pas trop intéressée par une aventure de passage et là, j'avais envie d'arracher mes vêtements et le chevaucher là sur la banquette de la camionnette. Ne sachant pas trop comment réagir ni quoi dire, j'y allai avec la partie raisonnable de mon cerveau. J'avais toujours été raisonnable dans la vie.

-Edward… tu ne peux pas faire… ça !

-Bella… faire quoi… renifler ta merveilleuse odeur et faire courir mon nez sur la peau douce de ton cou ?

Je le regardai les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Pourquoi était-il aussi direct quand il parlait ?

-Ferme ta bouche… dit-il en la fermant à l'aide de son doigt sous mon menton.

Il démarra la camionnette et me fit un sourire en coin qui m'éblouit.

-J'ai retenu mon envie de lécher et de mordre la peau juste en dessous ton oreille, dit-il en faisant marche arrière avec la camionnette comme s'il parlait de la température extérieure.

Je laissai tomber ma tête sur le siège et je tentai de reprendre mes esprits. J'indiquai à Edward la route à prendre pour aller au centre jardin.

-Tu as faim ? demanda-t-il.

-Oui… je meurs de faim, avouais-je.

-De quoi as-tu envie ? demanda-t-il lorsqu'on arrêta à un feu de circulation, plongeant son regard vert dans le mien.

Je rougis.

-Tu es belle… quand tu rougis…

Je gémis… Il allait me rendre folle à me dire que j'étais belle. Ce n'était pas juste les mots qu'il disait mais la façon qu'il avait de les dire, de prononcer ces mots et la façon qu'il avait de me regarder quand il me parlait.

Il reprit la route quand le feu de circulation passa au vert. Il conduisit quelques kilomètres avant de se garer devant une chaîne de restauration rapide.

-Tu manges ce genre de nourriture ? demandais-je.

-Oui… malheureusement…

Il sortit de la camionnette et vint m'ouvrir la porte. Il me tendit la main pour m'aider à descendre et je la pris sans hésiter. Il m'attira à nouveau à lui et me regarda un moment avant de m'emmener à l'intérieur, ne lâchant ma main qu'avant d'y être obligé pour prendre son plateau de nourriture. Alors que nous attendions dans la file pour commander, il caressait le dos de ma main avec son pouce. Il commanda son « big mac » extra sauce et me demanda ce que je voulais et je pris la même chose que lui.

-Hummm… ça fait des années que je n'ai pas mangé cette chose dégoulinante de gras et de sucre…

-Tu es encore plus belle quand tu gémis de bonheur en fermant tes yeux…

J'haletai encore une fois.

-Edward… tu dois arrêter de me dire toutes ces choses…

-Pourquoi ? je le pense, je le dis.

-Parce que ça me rend mal à l'aise et surtout… j'ai peur de m'y habituer et…

-Et…

-Que dans quelques mois tu vas probablement continuer ton chemin…

-Je suis désolé Bella… je te l'ai dit, tu me plais vraiment… Je suis direct, je l'ai toujours été… J'essaie de juste vivre le moment présent.

-Tu veux juste coucher avec moi ? demandais-je, me voulant directe moi aussi.

-Non… je te trouve attirante, c'est vrai que j'ai très envie de coucher avec toi et de goûter à tes fluides… mais…

Gouter à mes fluides ! OMG !

Ça sonne tellement sexe dans sa bouche alors que les jeunes trouvent que ça sonne dégoutant quand je leur en parle.

-Je te l'ai dit tout à l'heure… je me sens bien avec toi, je te trouve belle… j'ai juste envie de te le dire…

-Ok…

-Ok ?

-Ok, répondis-je à nouveau avant de continuer à manger mon repas.

-Tu es belle quand tu es sérieuse, rigola-t-il.

Je roulai des yeux.

Est-ce qu'un homme m'avait déjà dit que j'étais belle ? Peut-être le père de mon fils ? Je ne m'en souviens plus très bien et s'il l'a dit c'était certainement juste pour coucher avec moi. Je ne me trouvais pas particulièrement laide, ni particulièrement belle. J'étais juste Bella, c'est tout. Me faire dire que j'étais belle au moins 10 fois dans la même journée n'était pas une chose à laquelle j'étais habituée.

Edward parlait des légumes qu'il pouvait faire pousser au potager durant notre chemin vers le centre jardin. J'avais accepté ses propositions en plus des légumes que j'avais l'habitude de faire pousser par les années passées. Nous rentions donc à la maison avec des graines pour, haricots verts, haricot jaunes, betteraves jaunes, betteraves rouges, pois verts, concombres, oignons verts, oignons jaunes, pomme de terre rattes, pomme de terre rouges, courges spaghetti, courge butternut. J'avais aussi pris des plants de tomates et de poivrons déjà à maturité. Bref… j'espère que le jardin sera assez grand pour mettre toutes ces graines. Edward rajouta des plants déjà matures de fines herbes pour mettre dans un grand bac sur sa terrasse, basilic, menthe, aneth, ciboulette, thym, origan.

C'est la camionnette chargée que nous arrivèrent à la maison. Edward stationna sa camionnette près du potager et nous déchargeâmes tous les sacs de fumier de mouton, de terre et d'engrais. Quand tous les items furent au sol, Edward attrapa à nouveau ma main et me rapprocha de lui.

-Ne m'en veut pas d'être aussi direct Bella.

-Edward, je t'assure je ne t'en veux pas. C'est juste que je ne suis pas habituée aux compliments, ni à la gentillesse d'un homme.

-J'ai passé une belle journée avec toi, dit-il en prenant mes deux mains maintenant.

-Moi aussi, j'ai aimé travaillé avec toi et aller en ville en ta compagnie.

-Je t'accompagne quand tu veux.

Je hochai la tête. J'entendais les jeunes descendre de l'autobus. Edward aussi car il lâcha mes mains sans les avoir serrées dans ses paumes avant.

J'aurais voulu inviter Edward à notre soirée cinéma, pizza et pyjama ce soir, mais je me retiens. Après vérification, le film Twiligth, dont Anna a terminé la lecture des livres, est un film 13 ans et plus. Même si Émilie n'a que 12 ans, je crois qu'elle est capable de le regarder. Anna avait attendu d'avoir terminé les 4 livres de la saga avant de vouloir regarder le film. Les garçons ne seraient peut-être pas aussi intéressés que les filles à le regarder, mais on avait regardé plusieurs Marvel, donc chacun son choix. Les garçons n'avaient pas voulu rester pour regarder le deuxième film et étaient sortis jouer au basketball. Mon portable sonna m'annonçant un texto d'Alice alors que les jeunes montaient pour dormir.

On peut s'appeler, tu es libre ? A

Dans quelques minutes, je finis la tournée des chambres de filles. B

J'attends ton appel. A

Je restai un peu dans la chambre de Brianna. Elle avait des reflux gastriques. Je lui donnai un antiacide sécuritaire pour la grossesse. Je pris sa tension, sa température et je palpai son ventre par précaution et tout était normal. C'était normal à ce stade de la grossesse, elle aurait bientôt 30 semaines et le bébé devenant plus gros, il appuyait sur l'estomac. Je lui dis qu'elle pouvait venir me voir si jamais elle ne se sentait pas mieux cette nuit.

Je m'installai dans mon lit et composai le numéro d'Alice. Discuter au téléphone à presque 22h00 comme lorsqu'on était adolescente. On pouvait parler des heures chaque soir, même si on avait passé la journée ensemble à l'école. Nos parents désespéraient de savoir ce que nous avions tant à nous dire. On parlait de tout, de rien, des garçons, surtout des garçons.

-Bella… tu n'aurais pas quelque chose à raconter à ta meilleure amie ?

-De quoi tu parles Alice ?

-De ta main dans celle de sexy Edward au « Mc Do » cet après-midi ?

-Merde Alice… comment tu peux savoir ça?

-Je vous ai vu !

-Tu m'espionnes ?

-Bien sûr que non, mais j'étais à la boutique de tissu juste à côté et j'ai vu comment il te regardait.

-Que veux-tu savoir Alice ?

-Tout mon amie… TOUT !

-Laisse la tranquille Alice. Tu pourrais attendre qu'elle soit prête à t'en parler, la réprimanda Jasper.

-Jazz sérieusement?! Tu crois qu'elle va m'en parler si je la laisse tranquille ?! et d'abord n'écoute pas, c'est une discussion entre filles ! Donc Bella, j'attends. Il se passe quoi avec sexy Edward ?

-Je ne sais pas trop. Il me déstabilise.

-Raconte…

-Nous avons passé la journée ensemble à travailler à préparer la terre pour le potager. Alors pour faire court, il m'a dit que j'étais belle. J'étais gênée. Il m'a dit au moins 10 fois dans la journée que j'étais belle, mais aussi attirante, émouvante, intéressante, déterminée, engagée, compréhensive généreuse, sexy… j'étais encore plus gênée...

-Ok, il n'y a rien de mal là-dedans, il t'a fait des compliments.

-Si on veut…

-Il a fait autres choses ? Tu ne me dis pas tout Bella. Je ne peux pas te donner mon avis si tu ne me racontes pas tout.

-Et si je ne veux pas ton avis ?

-Tu as besoin de mon avis, tu es rouillée Bella… tu ne voyais pas les signes quand nous étions ados, et tu as mis ta chatte en quarantaine depuis trop longtemps pour qu'elle te guide à déchiffrer les signaux de sexy Edward.

Alice et son franc parlé !

-Crois-moi Edward n'est pas difficile à déchiffrer et ma chatte arrive très bien à parler le même langage que sa bite. En fait, je crois que nos démons parlent la même langue.

-WWAAAAAOOUUHHH! JAZZZZ ! t'as entendu ÇA ! La chatte de Bella parle le même langage que la bite d'Edward ! Jazz réveille toi… tu as entendu…

Jaspers dit oui, oui, Alice c'est vraiment super… il était entre le sommeil et l'éveil.

-Tu as couché avec lui ?

-Alice merde ! non ! c'est plus compliqué que ça!

-Je ne vois pas le problème ?

-Vraiment Alice? dit Jasper qui ne s'était évidemment pas rendormi.

-Oui vraiment? Il est où le problème ? éclairez moi ?

Elle nous mit en mode haut-parleur pour que j'entende Jasper aussi bien qu'elle.

-J'ai une question avant Bella ?

-Je t'écoute.

-Il a dit ou fait autre chose, il a tenté un rapprochement ?

-Comme je le disais, il est facile de comprendre. Il est très direct. Il ne se censure pas, il a été clair sur ses intentions. Quand je lui ai demandé s'il me disait tout ça juste pour coucher avec moi, il a dit qu'il me trouvait attirante, que oui, il avait très envie de coucher avec moi et de goûter mes fluides… et…

-Tu entends ça Jasper. Tu trouves que c'est encore compliqué?

-Oui… tu ne vois pas toi ?

-Non… c'est clair… merde il veut goûter à ses fluides… ça sonne tellement sexe !

Jasper soupira.

-Tu lui a coupé a parole… tais-toi Alice... encore 2 minutes… tu vas comprendre ce qui est compliqué… Bella tu disais et ?

-Ouais… il m'a aussi reniflé…

-Reniflé ?

-Ouais, il s'est collé sur moi écrasant son torse contre mon dos et a reniflé mon odeur dans mon cou…

-Bella, je sais que ça fait longtemps mais merde… tu dois t'amuser.

-Je sais Alice, mais est ce que je dois chambouler ma vie pour un homme de passage ? il n'est là que pour quelques temps… et il est en deuil… son fils est mort il y a juste 6 mois… je ne sais pas du tout où il en est par rapport à son deuil… j'ai vraiment peur d'être blessée… imagine que mon cœur s'en mêle et que je tombe amoureuse de lui… qu'il continue son chemin et que son passage ici, ne soit qu'une épreuve de plus dans ma vie…

-Ouais ça devient compliqué… dit Alice.

-Ben voilà bébé… tu vois que c'est plus compliqué que ça en a l'air… dit Jasper comme si elle avait eu une illumination

-Donc il est vraiment attiré et voudrait plus si toi tu le veux ?

-Oui Alice… mais j'ai tellement peur…

-Vous en avez parlé Bella ?

-Oui Jasper, je lui ai dit que je n'avais pas fait de place pour « ça » dans ma vie… même quand Jonathan était là… et il m'a dit qu'il n'était pas bon pour les relations… mais il a aussi dit que j'étais différente… qu'il se sentait bien avec moi… qu'il avait envie de prendre soin de moi… de me serrer dans ses bras et de me dire que ça va bien aller…

-Tu lui as parlé de Jonathan?

-Oui… je suis perdue Jazz… il y a deux semaines je ne me demandais pas si je voulais laisser entrer un homme dans ma vie.

-Hey c'est moi ton amie, pas lui, bouda Alice, ce qui nous fit rire.

-Tu veux quoi Bella ? demanda Jazz sans s'occuper du commentaire d'Alice.

-Si je le savais… je me sens gênée quand il me complimente… il est très gentil, il est beau et attirant et sexy ouais… j'ai essayé de repousser les papillons dans mon ventre, mais merde… quand il me parle qu'il a envie de goûter à mes fluides… et qu'il me renifle le cou en collant son corps contre le mien, j'ai juste envie d'enlever mes vêtements…

-Voilà ! ce n'est pas compliqué… on en a fini avec les trucs psy ! enlevez vos vêtements et laissez vos démons s'exprimer… merde Bella… ça fait combien de temps que tu n'as pas jouies ?!

-Euhhh… aucune idée Alice… plusieurs mois j'imagine…

-Laisse toi aller, profite de ce qui passe… s'il s'en va et que ton cœur ne le supporte pas, Jazz et moi on va être là pour toi… tu dois vivre Bella. Profiter de tous les bonheurs qui s'offrent à toi. C'est quand la dernière fois que tu as pensé à toi, je veux dire, sortir de la maison, du centre et t'amuser ?

-Je ne me souviens plus.

-Va le voir et invite le à sortir… Jazz et moi on ira dormir chez toi pour s'occuper des filles…

-Merci Alice…

-Je t'aime, tu es mon amie et je veux que tu sois heureuse. Si ça passe par sexy Edward alors fonce...

-D'accord… merci…

-Bonne nuit Bella, fait de beaux rêves…

-Bonne nuit…

Je raccrochai en secouant la tête. Comment elle faisait pour rendre tout ça si simple. J'hésitai à regarder par la fenêtre pour voir si Edward était devant un feu de camp avec Buster. Je lui avais dit que j'aimais aller discuter avec lui au feu de camp. Avait-il fait un feu, m'attendant ? Est-ce que c'est trop rapide ? Pouvais-je vraiment me pointer à sa caravane, le renifler et m'en aller ? Il m'avait dit « j'en ai eu envie, je n'ai pas pu résister » ? Pouvais-je faire la même chose ?

Je sortis de ma chambre et me dirigeai vers la porte pour rejoindre la caravane d'Edward. Je voyais bien qu'il avait fait un feu mais il n'était plus très actif. Je regardai vers la caravane, mais il n'y avait aucune lumière à l'intérieur.

Merde ! et si je frappais doucement ?

Je rebroussai chemin faisant attention pour ne pas que Buster entende mes pas. Je rentrai dans ma chambre et me dévêtis pour mettre un pyjama et me glisser dans mon lit.

J'espérais trouver le sommeil mais aucune chance. J'avais cette envie d'embrasser Edward, de me faire renifler et me serrer contre son torse. J'avais cette excitation dans le bas ventre qui ne cessait de clignoter. Je ne voulais pas y porter attention, mais merde… c'était en train de me rendre folle. J'avais deux choix, j'allais frapper à la porte de la caravane pour partager mes fluides avec Edward ou je tentais de régler le problème moi-même.

Impossible de retourner à la caravane et laisser les filles seules dans la maison. Me restait que la deuxième option. En même temps, ça me permettrait de ré apprivoiser mon corps ? Réapprendre à connaitre mon corps et savoir comment il va réagir à nouveau à la jouissance. Je n'ai eu que très peu de séance de masturbation dans ma vie, le besoin ne s'était jamais fait sentir. Je crois que la dernière fois c'était il y a presqu'un an. Et si je n'étais plus capable de prendre du plaisir ? Et si malgré tous ses efforts Edward ne réussissait pas à me faire jouir ? Et si je le décevais ?

Je sortis de mon lit et allai fermer la porte de ma chambre à clé. Je revins tremblante vers mon lit et je me dévêtis.

Autant y aller pour la totale non ?

Le contact de l'air quand j'enlevai mon pyjama fit dresser la pointe de mes seins. Je les regardai et les touchai du bout des doigts et je frissonnai. J'étais encore debout et je ne savais pas trop si je devais m'étendre, m'asseoir ou rester comme ça.

Merde ! comment je faisais ça !

Je reconsidérais vraiment l'option de cogner à la caravane d'Edward.

Tu es une grande fille Bella… fais le !

Je décidai de m'installer dans mon lit, de me mettre sur le dos et de rabattre les couvertures du moi. Je caressai mon corps de ma nuque à mes seins et de mes seins à mon ventre pour finir ma course entre mes cuisses touchant de ma paume mon sexe. La réaction de mon corps fut presque instantanée. Je continuai à frotter mon sexe du plat de ma main et faisant des pressions tantôt douces, tantôt fortes et je sentis l'humidité mouiller ma main.

Je repensais à Edward, j'étais heureuse de voir que cette partie de mon anatomie fonctionnait encore. Je touchai mes lèvres intimes, les caressant lentement, augmentant la vitesse quand je passai sur mon clitoris. Quelques minutes de ces manipulations et je commençai à sentir monter cet afflux de plaisir et je me laissai aller contre ma main jouissant silencieusement en mordant ma lèvre.

Wow !

Je ne me souvenais plus comment ça pouvait être aussi satisfaisant. Je passai ma main sur mon visage reprenant mon souffle fermant les yeux. Si c'était aussi bon toute seule, je ne m'imaginais même pas combien ce serait merveilleux avec Edward et ces mots si excitants.


Alors... comment vous trouvez mon Edward ?