Donc….êtes-vous prêtes à en avoir plus de mon Edward en mode sexy ? Moi j'adore la fin de mon chapitre… on se retrouve en bas.

Bonne lecture

Melissa : ouais, ils sont super ensemble... merci


Chapitre 8


Je sentais des petites pressions sur mon visage qui me chatouillaient. Je bougeai pour tenter de me lover dans mon oreiller mais un poids sur mon corps m'empêchait de bouger. J'ouvris les yeux.

-Bonjour…

Edward était par-dessus moi le visage souriant malgré la fatigue sur les traits de son visage. Des petites cernes colorées étaient apparues sous ses yeux. Il embrassa ma bouche doucement, chastement et me picora la joue, le cou, l'oreille et ma clavicule pour revenir sur mes lèvres. Il sentait bon le savon, il s'était douché. Alors que le coucher avait été chaste, le réveil s'annonçait plutôt stimulant.

-Hummm…

-J'adore quand tu gémis Cendrillon.

-Hummm… Bonjour…

-Merci d'être restée cette nuit…

-Hummm… j'avais envie d'être là pour toi.

Je m'étirai de tout mon long, enfin du mieux que je le pouvais, j'étais entravée par le corps dur et chaud d'Edward.

-Merci, ça me touche beaucoup.

Je le tirai vers moi en crochetant sa nuque et j'embrassai sa bouche si tentante. J'en avais envie, alors je le fis. J'aimais bien, le diction d'Edward, je suis certaine que je pourrais en faire mon adage moi aussi. Je léchai sa lèvre inférieure et j'introduis ma langue dans sa bouche. Il goutait le café, mon élixir par excellence du matin.

-Hummm… café…

Il rit.

Il se redressa et se leva pour aller vers la petite station café sur le petit comptoir et revint avec un tasse fumante. Il la plaça dans mes mains alors que je m'adossais contre les oreillers.

-Hummm… merci

-Arrête de gémir… ça me fait bander…

J'écarquillai les yeux.

-Merde Edward… je dois vraiment m'habituer à ta façon de dire les choses…

-Tu es belle au réveil… j'ai envie de me réveiller avec toi chaque matin…

-Hummm… tu as bien dormi alors ? je ne t'ai pas dérangé ?

-Oui… grâce à toi… ma crise a été plus courte… ta chaleur et tes bras ont été d'une aide précieuse… Ça m'a fait du bien d'avoir quelqu'un à côté de moi, de sentir ta présence.

Je pris une gorgée de café le savourant. Edward faisait le meilleur café « maison ». Le café était mon meilleur ami le matin.

-Toi tu as bien dormi, ne t'ai pas trop dérangée? Demanda-t-il.

-Hummm… non… en fait c'est bizarre… j'ai bien dormi, je suis habituée de dormir seule. Je n'avais jamais dormi avec un homme une nuit complète.

-Décidément, les hommes que tu as rencontrés sont tous des connards.

-Ouais… des connards…

-Je suis heureux d'avoir eu ce privilège. On devrait dormir ensemble tous les soirs si ça nous fait dormir mieux, dit-il en caressant mon visage.

-Hummm… ouais…

Je fermai les yeux, savourant la caresse.

-Si tu gémis comme ça chaque matin, ça me donne encore plus envie.

-Ouais... je gémis souvent comme ça le matin avant mon café.

Il se saisie de ma tasse et la déposa sur le petit comptoir. Il grimpa sur le lit, tira sur mes jambes pour me faire allonger et fondit sur ma bouche, pressant son corps contre le mien. Instinctivement j'ouvris les jambes et le sexe d'Edward entra en contact avec mon intimité et je gémis à nouveau dans sa bouche.

-Cendrillon, tu gémis trop… tu sens ce que ça me fait? Dit-il en frottant son érection contre mon clitoris.

Edward me faisait gémir. À part le café du matin, je ne me rappelle pas avoir gémit autant dans ma vie. Une fine couche de nos sous-vêtements seulement nous séparait et même si j'avais déjà sentis sa dureté contre moi quand je m'étais frotté contre lui et qu'elle m'avait fait jouir, je n'en avais jamais mesuré la grosseur.

-Edward… merde… il est énorme !

Il éclata de rire.

-Il est pas mal ouais… tu veux prendre une douche, tu veux un petit déjeuner, tu veux jouir Bella, tu as quelque chose de prévu aujourd'hui? Questionna-t-il reniflant mon cou, me faisant frissonner.

Jouir ! Merde la façon dont il parle.

-Hummm… quelle heure est-il ?

-7h50, les jeunes sont déjà dans l'autobus. Je les ai croisés en revenant de jogger.

Edward lécha la petite peau juste dessous mon oreille.

-Hummm… merde c'est trop bon.

-Ça pourrait être meilleur si on enlevait nos fringues. Je pourrais faire glisser ma langue partout sur ton corps et enfin te goûter. J'ai vraiment envie de te goûter Cendrillon.

OMG !

-Hummm…je dois aller avec Brianna chez le gynéco. Son rendez-vous est à 9h30.

-Arrrgghhh ! On s'enfuit ! On laisse tout derrière, on embarque la caravane et on trouve un endroit pour se poser et on pourra baiser chaque minute de la journée et de la nuit jusqu'à ce qu'on s'endorme.

Edward se laissa tomber à côté de moi et je rigolai.

-Je suis désolée. Je dois y aller. J'aurais aimé rester.

J'embarquai à califourchon sur lui me frottant effrontément sur son érection. J'en avais envie. Il posa ses mains sur mes hanches et donna des poussées pour rencontrer mon mouvement.

-Bella, tu dois y aller… je ne vais pas pouvoir résister. Je vais t'enlever tes fringues et m'enfouir profondément en toi. J'ai juste envie de changer tes gémissements en un cri de jouissance, dit-il en remontant ses mains sur mon corps caressant la courbe de mes seins.

Je renversai la tête en arrière en gémissant. Ses mains passèrent sous ma camisole et empoignèrent mes seins fermement. Il les massait lentement, alternent entre douceur et rudesse. Il fit des cercles avec ses doigts autour de mes pointes durcies. Mon bassin n'arrêtait pas de se mouvoir sur l'érection d'Edward.

-Merde… Bella… je te sens si humide… j'ai tellement envie de toi…

Dans un mouvement rapide, il me retourna sur le dos, m'écrasant de son corps. Il m'embrassa durement les lèvres enfonçant sa langue dans ma bouche. Je gémis et Edward cogna son bassin contre le mien. Il déplaça ses lèvres, sur mon visage, mon cou, ma clavicule. Il fit passer ma camisole par-dessus la tête et il la balança loin de nous.

-Magnifique… putain…

Il grogna et s'empara de mes tétons dans sa bouche, les léchant, tétant, mordillant, m'excitant encore plus que je ne l'étais. Je n'avais jamais reçu autant de préliminaires. J'avais toujours eu du sexe avec la moitié de mes vêtements, rapidement dans une pièce qui la plupart du temps n'avait pas de lit, mais une table, un sofa ou à même le sol. On ne m'avait jamais embrassé partout sur le corps. C'était vraiment euphorisant les sensations que les caresses et la bouche d'Edward me faisait.

-Merde… Edward… c'est…

-C'est tellement bon de sentir ta peau sur le bout de ma langue. J'ai envie de plus. Je vais te goûter Bella. Je vais enfouir ma tête entre tes cuisses et me délecter de ta saveur.

Ces mots sont tellement sexy…

Comme seule réponse je gémis et soulevai mon bassin contre son corps, je ne pouvais pas répondre de façon cohérente, ma respiration s'accélérait. Edward parcouru mon corps de sa langue et ses lèvres jusqu'à mon intimité. Son nez caressa mon pubis par-dessus mon shorty. Ses doigts se glissèrent sous l'élastique et il le fit descendre en continuant de bruler la peau de mes cuisses de sa langue. Arrivé à mes chevilles, il se débarrassa de mon sous-vêtement et refit le chemin inverse. Je me tortillais sentant l'humidité couler de mon sexe. Edward se releva. Juste assez pour me contempler. J'étais complètement nue sur son lit et sous son regard brulant. Je n'avais jamais été aussi excitée de toute ma vie. C'était la première fois qu'un homme me regardait de la tête au pied alors que j'étais nue. J'aurais dû me sentir gênée d'être aussi exposée, mais à la place, je me sentis belle.

-Edward…

-Tu es magnifique…

Il fit courir ses doigts sur les trois fines lignes sur mon ventre, souvenir de ma grossesse. Il se pencha et les embrassa une par une et il pressa son visage contre mon ventre, reniflant avant de reprendre une pluie de baiser vers mon centre chaud que je sentais bouillir. On ne m'avait jamais autant porté d'attention et cela m'émouvait beaucoup. Edward leva les yeux et nos regards s'accrochèrent, ses yeux étaient brulants de désir

-Je vais te goûter Bella… j'en ai tellement envie… ouvre les cuisses…

-Hummmm… fis-je alors que mes cuisses s'ouvraient d'elles-mêmes.

-Oui… gémis ma belle… je veux que tu profites du plaisir… laisse toi aller… je veux t'entendre…

Edward plongea sa tête entre mes cuisses maintenant ces dernières avec ses grandes mains, m'empêchant de bouger. Il lécha mon sexe de tout son long de haut en bas et de bas en haut du plat de sa langue.

-Merde… hummm…

En ce moment j'étais heureuse qu'Alice me torture un fois par mois depuis des années pour faire cette épilation du bikini presque brésilienne. Je n'avais pas peur d'être repoussante. Elle disait que le sexe oral était meilleur quand il était nu. Je ne lui avais jamais dit que je n'avais jamais connu la sensation d'une langue sur mon sexe. Et voilà qu'à 37 ans j'y avais enfin droit.

J'avais fait des fellations dans ma vie, mais aucun homme avec qui j'avais couché n'avait eu cette attention pour moi. J'agrippai les draps entre mes doigts et levai mon bassin vers la bouche d'Edward. Il continua à jouer de sa langue. Il la fit glisser entre mes lèvres intimes et l'inséra dans mon sexe rappelant les mouvements de la pénétration. La sensation était tellement bonne, que la tête me tournait et plusieurs mots très incohérents sortirent de ma bouche. Ma respiration s'accélérait et j'avais peine à retenir les sons de plaisir.

-Hummmm…. Edward…

-Tu goûtes tellement bon Cendrillon…

Edward revint sur mon intimité et s'attarda sur mon clitoris, le léchant, faisant tourner la pointe de sa langue autour, le titillant, le mordillant et lorsqu'il l'aspira dans sa bouche pour le téter langoureusement, mon corps se mit à trembler et j'explosai dans un orgasme puissant. Mes mains laissaient les draps pour empoigner les cheveux d'Edward fermement pour le presser encore plus contre moi, mes jambes se refermèrent autour de sa tête l'emprisonnant et un long râle de plaisir s'échappa de moi. Un râle tellement profond que je n'avais jusqu'à aujourd'hui jamais entendu sortir de ma bouche.

-Oooh oouuuiiiii !

Edward continua de léchouiller et de mordiller mon sexe, lentement doucement, me laissant redescendre de mon ciel et ma prise sur lui se transforma en caresse. Mes jambes tombèrent d'elles-mêmes de chaque côté d'Edward et ma respiration se calmait difficilement. Edward remonta son visage sur mon corps de la même façon qu'il y était descendu, en une pluie de baiser qui me faisait frissonner. Je n'avais jamais eu un orgasme aussi fort et aussi satisfaisant de toute ma vie. Je me demandais si tous les hommes pouvaient donner un tel plaisir avec leur langue ou si seul Edward avait ce pouvoir. Si c'était toujours aussi magique ou si ce l'était juste parce que nos démons intérieurs du sexe étaient connectés.

Edward m'embrassa profondément et je pus me goûter sur sa langue. Je gémis pensant que maintenant autant Edward que moi savons ce que je goûte. Bien que le goût soit complètement différent de celui de la mousse au chocolat, je trouvais ça excitant.

-Tu vas bien ? demanda Edward avec un sourire étincelant sur le visage.

-Hummm…

-Je suis assez fier de moi.

-Tu peux… hummm… c'était divin…

-Je t'ai vraiment offert ton premier orgasme avec la langue?

-Hummm… ouiii…

Edward m'embrassait encore mais n'appuyait plus sur moi. Je ne pouvais pas bouger tellement l'état post-orgasmique dans lequel je me trouvais m'abrutissait. Je fermai les yeux un moment jusqu'à ce que je sente son érection dure comme du béton contre ma cuisse. J'ouvris les yeux et descendis ma main jusqu'à ses cuisses pour la presser contre son pénis. Edward gémit.

-On n'a pas le temps… tu dois aller te préparer…

Je grognai et ça le fit rire.

-Merci de m'avoir permis de te faire du bien.

-C'est à moi de te dire merci. C'était le meilleur orgasme de ma vie.

Je rougis d'avoir prononcé le mot orgasme.

-Tu es belle avec les rougeurs du plaisir sur ton visage. La prochaine fois que je te ferai jouir, je veux voir ton visage. Je veux te voir complètement posséder par le plaisir.

-Merde Edward… je ne quitterai jamais ce lit si tu me parles comme ça.

Il rigola et continua de me caresser. Je tentai à nouveau de soulager son érection, mais il m'enleva la main.

-Tu ne vas pas rester comme ça toute la journée ? demandais-je.

-Ne t'en fait pas pour moi. Je vais régler ça plus tard.

J'écarquillai les yeux.

-Tu vas… tu vas…

-Ouais je vais… enfouir mon visage dans ton oreiller pour respirer ton odeur et je vais me faire jouir avec ma main.

Il bougea ses sourcils de façon suggestive.

-Merde… tu n'as vraiment aucune gêne à prononcer ces mots.

-Non… J'adore ça en fait… ça m'excite…

Moi aussi !

On cogna à la porte.

-Edward t'es là ?

Je sursautai.

-Une minute Emmet… j'arrive.

Edward me regarda à nouveau de la tête au pied.

-Habille-toi Cendrillon, minuit vient de sonner…

Il embrassa le bout de mon nez. Il se dirigea vers la petite salle de bain et il se passa une serviette sur le visage et se brossa les dents.

-C'est fichu pour ma séance de masturbation, je n'ai même plus ton odeur sur moi. Tu voudrais me laisser ta petite culotte ?

J'écarquillai à nouveau les yeux. Je vais vraiment devoir m'habituer à sa façon de parler. Il me tendit mon jeans et mon soutien-gorge que j'avais laissé dans la salle de bain hier soir. Il sorti sur la petite terrasse rejoindre Emmet.

J'enfilai mon soutien-gorge et ma camisole. J'attrapai mon shorty et j'hésitai avant de l'enfiler. Il y avait un petit rond d'humidité tout au fond. Je le pliai méticuleusement et le plaçai sur la tablette qui servait de table de chevet. Il le trouverait facilement. J'enfilai mon jeans et je fis le lit. Je jetai un dernier coup d'œil à la chambre et je sortis de la caravane en souriant. Je ne pouvais pas croire que je venais de laisser ma petite culotte à un mec.

Quand je descendis de la caravane, Edward et Emmet discutait tranquillement.

-Salut Emmet, dis-je en le voyant écarquiller les yeux. Il avait l'air surpris de me voir encore dans la caravane à cette heure-ci.

-Salut Bella… je croyais que… bref, laisse tomber…

-Je dois y aller… Bonne journée les garçons… dis-je en passant à côté d'eux tentant de prendre la fuite.

Edward me rattrapa par le bras.

-Pas si vite Cendrillon…

Il me rapprocha de lui, nos corps se touchait presque. Il posa ses lèvres sur les miennes doucement une fois, deux fois, trois fois. Je dus me retenir pour ne pas gémir devant Emmet.

-Bonne journée, souffla-t-il.

-Bonne journée, répétais-je le cerveau brumeux de ses baisers.

Je me sauvai presque et j'entendis rire derrière moi.

-Merde Ed… tu as échangé des fluides avec Bella ?

-Ouais… elle est super…

-Fait gaffe mec… je vais te botter le cul si tu lui fais de la peine…

Je restai dans la véranda attendant qu'Edward rajoute quelque chose.

-Elle est différente Em… vraiment je t'assure…

-Merde… différente comme dans différente ? comme dans Rosalie et moi ?

-Différente dans ce genre-là oui…

-Oh la vache… j'y crois pas…

-Je veux bien y croire cette fois Em…

La réponse me satisfaisant je me précipitai dans la maison direction la douche pour me préparer. Je laissai couler l'eau sur ma peau et lavai mes cheveux. L'odeur de mangue et d'ananas empli la cabine de douche et je soupirai en pensant à la nuit dernière. Edward m'avait raconté l'histoire sur le décès de son fils, je l'avais consolé, épaulé, réconforté toute la nuit. Il était tellement mal hier soir que s'en était effrayant. Voir un homme de cet âge avec cette assurance s'effondrer m'avait bouleversé. Mon fils était mort d'une conséquence de ses actes, le sien était passé à l'acte, il avait fait le choix de mourir. Je ne sais pas laquelle de nos histoires étaient la plus triste. Ce n'était pas une compétition, mais j'imaginais très bien que la volonté de son fils à mettre fin à ses jours devait être d'autant plus souffrante. J'espérais juste en ce moment que mon fils n'avait pas fait volontairement une surdose. J'y avais déjà pensé, mais les psychologues m'avaient tout de suite stoppés. Ils disaient que la raison du décès de mon fils était une overdose de cocaïne et de ne pas chercher une autre explication que celle-là. Rien ne laissait penser qu'il avait volontairement prise une surdose, aucun mot, aucun indice, aucun signe.

Je me rinçai et je me dépêchai pour me préparer. Quand j'arrivai à la cuisine, Brianna était là à terminer son petit déjeuner. Il était presque 9h00 et on devait bientôt partir pour ne pas arriver en retard.

-Bonjour Brianna…

-Bonjour Bella…

-Tu vas bien ? tu es prête pour ton rendez-vous ?

-Oui… si on veut… j'ai un peu mal au bas du dos ce matin.

-Tu as un nerf de coincé ? demandais-je inquiète que ça puisse être des contractions.

-Ça va et ça vient…

-On va demander un monitoring… je voudrais m'assurer que ce ne sont pas des contractions.

-Tu crois que ça pourrait être des contractions ? demanda-t-elle.

-Oui… mais ne t'en fait pas, on va en discuter avec le médecin lors de ton rendez-vous.

On embarqua dans mon VUS et nous prîmes la direction de l'hôpital de Phoenix. Près de 30 minutes plus tard, nous étions devant la secrétaire du département d'obstétrique.

-Dre Swan… Je suis heureuse de vous voir… Vous accompagnez cette jeune femme ?

-Oui Brianna Tanner, elle a rendez-vous avec la Dre Kyle.

-Je vais l'aviser que vous êtes là. Vous pouvez vous asseoir dans la salle d'attente.

-Merci.

Lorsque notre tour arriva il était presque 12h00.

-Bella… Brianna… Je suis désolée pour le retard, nous avons eu une urgence et tous les gynécos ont dû s'occuper d'une patiente qui attendait des triplés. Ce ne fut pas une mince affaire.

-Je comprends Ashley. Ne t'en fait pas.

-Alors, Brianna comment vas-tu ?

-Bien je crois… J'ai quelques maux d'estomac et les nausées sont revenues le matin.

-Tu prends un antiacide pour les maux d'estomac ?

-Oui… Bella m'a donné un truc sans danger pour le bébé.

-Bien… Les nausées sont supportables ?

-Oui… je dois manger rapidement quand je me lève le matin.

-Tu peux te garder un craquelin salé sur ton chevet, ça aide d'en manger un avant de se lever.

-D'accord.

J'avais si souvent expliqué ces conseils et ça paressait si loin maintenant.

-Viens on va aller t'examiner.

-Ashley… on pourrait lui faire un monitoring. Elle a des douleurs dans le bas du dos qui viennent et qui partent. Comme elle est à 31 semaines, ça me rassurerait de savoir si c'est des contractions.

-Bien sûr. On va aussi faire un examen complet, voir si le col est encore bien fermé.

-Merci.

Brianna monta sur la table d'examen et Ashley ferma le rideau. Je l'entendais parler de ce qu'elle faisait à Brianna. J'entendis Ashley soupirer et je savais que l'examen devait avoir révélé un col ouvert. Elles revinrent toutes les deux près de moi, et le visage d'Ashley confirma que j'avais deviné ce que cachait son soupir.

-Brianna, ton col a commencé à s'effacer, il est effacé à 75%. Il a commencé à s'ouvrir aussi. Tu en es à 1 cm.

-C'est grave ? demanda-t-elle.

-Non… ce n'est pas grave… mais il faut y porter une attention particulière, il reste encore 8 voire 9 semaines avant que ta grossesse soit à terme. On va faire un monitoring et calculer tes contractions, ensuite on décidera de la façon dont va se passer ta grossesse.

-D'accord… souffla Brianna.

J'hochai la tête.

Ashley nous fit installer dans une chambre de naissance. Elle fit passer une jaquette d'hôpital à Brianna et plaça le monitoring sur son ventre. On entendait le cœur du bébé bien frappé, ce qui soulagea un peu mon inquiétude. Le capteur pour mesurer les contractions en place, Ashley appuya sur le bouton pour mettre en marche. Dès que les premiers résultats sortirent, je vis que Brianna avait des contractions. Elles n'étaient pas fortes elles étaient à 25 mais elles étaient là. Restait à savoir si elles agissaient sur le col et si elles pouvaient déclencher le travail.

-Brianna est-ce que tu as fini de préparer tes choses pour le bébé, demanda Ashley.

-Presque… il ne manque qu'un petit lit dans ma chambre et quelques couvertures.

-D'accord… c'est bien. Elle va habiter chez toi après son accouchement Bella ?

-Oui… quelques mois. Le temps qu'elle reprenne des forces et qu'elle soit à l'aise de s'occuper de sa fille, qu'on lui trouve un petit appartement.

-Ok… on va faire un tracé pour quelques heures et on va refaire un examen pour vérifier si le col travaille. Il est encore tôt pour voir sortir ce petit bout de chou.

-Merci Ashley.

-On se voit plus tard.

Brianna éclata en sanglot.

Pauvre chouette…

Je m'approchai d'elle et lui caressai les cheveux.

-Ne t'en fait pas ma belle. On va tout faire pour que ton bébé se rendre à terme et qu'elle aille bien.

-J'ai peur Bella… je ne veux pas la perdre.

-Elle va bien aller Repose toi. Je vais aller chercher quelque chose à grignoter.

Je sortis de la chambre et je me dirigeai vers la cafétéria. Je rencontrai beaucoup de personne que je connaissais. J'en saluai la plupart, je ne voulais pas trop jaser. La plupart me regardait avec pitié, tristesse et surtout ne comprenait pas pourquoi j'avais laissé mon job de médecin pour aller m'occuper d'enfants écorchés par la vie. Je pris quelques légumes, sandwichs, salade et de l'eau fruitée. Quand j'arrivai dans la chambre Brianna dormait. Je m'installai dans un fauteuil et je mangeai un peu sans appétit. Je sorti mon téléphone et je textai Leah pour l'informer du rendez-vous médical de Brianna. Elle me promit de passer nous voir demain à la maison. J'imaginais que Brianna pourrait rentrer à la maison plus tard. Les contractions sur le moniteur n'était pas très forte, mais régulière aux 30 à 45 minutes. Je sortis mon livre de mon sac à main et je m'installai confortablement pour me laisser emporter. Ashley passa deux fois dans l'après-midi pour faire des contrôles, elle semblait inquiète de la présence et la régularité des contractions, malgré qu'elles soient espacées de 45 minutes. Mais Brianna a eu un saignement, probablement dû à l'examen vaginal. Ashley décida de lui faire une échographie. Cet examen révéla que le placenta de Brianna était un previa stade 2. Ce qui veut dire qu'il y avait une partie de son placenta qui était devant le col de l'utérus. Découverte assez tard durant la grossesse. Aucune mention n'avait été faite aupravant. Ashley se demandait si elle allait la gardé ici sur département jusqu'à l'accouchement pour être prêt à tout éventualité lors de l'accouchement, et bien sûr parler d'une possible césarienne pour la naissance du bébé. Toutes ses petites nouvelles sur l'état de sa grossesse la faisaient stresser. Elle tentait de dormir durant le monitoring.

C'est la sonnerie de mon portable qui me sortit de ma lecture.

-Allo Justine.

-Bella… est-ce que tu arrives bientôt ?

-Je ne sais pas, je suis encore à l'hôpital avec Brianna, elle a eu un monitoring pour surveiller les contractions. Nous ne savons pas encore s'ils vont la garder ici en observation ou si je la ramène avec moi.

-Ouais… ok d'accord. Tu veux qu'on prépare le repas ?

-Oui… j'avais prévu des tacos au bœuf… rien de compliqué.

-Ok super. C'est Paul et Benjamin qui sont de corvée, mais je vais les aider. Ne t'inquiète pas.

-Je ne m'inquiète pas. Vous êtes capable de rester seuls quelques heures. Si je ne peux pas arriver pour le souper, je vais appeler Jacob pour qu'il arrive plus tôt ce soir.

-On va gérer Bella… et Edward est là aussi, il a demandé si tu étais rentré… si on a un problème on peut aller lui demander de l'aide…

-Oui... bien sûr, en cas d'urgence vous pouvez demander à Edward… pas de problème. Mais ne le dérangez pas inutilement.

-Émilie arrose le potager avec lui en ce moment. Elle l'aime bien.

-Oui… Émilie adore Edward et Buster.

-Toi Bella… tu l'aimes bien Edward… demanda-t-elle en rigolant.

-Je l'aime bien. Il est gentil.

-Tu as dormi dans sa caravane cette nuit ?

-Qui t'a dit ça ?

-Je l'ai deviné. Quand Emmet t'a appelé, il a dit qu'Edward avait besoin de toi et il a appelé Rosalie pour qu'elle vienne dormir ici, et je ne t'ai pas vu ce matin.

Je soupirai.

-Edward a effectivement eu besoin de mon soutien hier soir.

-Je ne te juge pas Bella. Tu es tellement présente pour nous tous et je suis heureuse si tu peux prendre le temps de sortir un peu de la maison.

-Tu es gentille ma chérie. Merci.

-On se voit plus tard. A+

-Bye Justine.

Cette jeune fille est très allumée. Elle a compris qu'Edward ne me laissait pas indifférente. Elle comprenait même que je veuille prendre des jours de congés. Ces jeunes qui partageaient ma vie avaient été mis en second plan dès leur venue au monde et moi j'avais décidé de faire de leur présence dans ma vie une priorité. Autant Edward me fait du bien, autant je ne peux pas le laisser me détourner de ce que j'ai construit pour me garder en vie. Je ne dis pas que je dois faire une croix sur lui, mais je dois au moins discuter avec lui de tout ce que le centre représente pour moi. Si on doit se voir plus souvent, on devra avoir une discussion sur l'importance du centre dans ma vie. Je devrai aussi laisser une place pour Edward, ne pas tout gâcher avant même d'avoir vraiment commencé une relation avec lui.

Quand je rentrai à la maison très tard ce soir-là, je trouvai Edward sous la véranda grattant sa guitare, Buster à ses pieds.

-Hey Cendrillon, tout juste avant minuit… comme chaque soir…

Je regardai l'heure, 23h48. Je souris. Voilà pourquoi j'avais hérité de ce surnom.

-Salut… soufflais-je la gorge nouée.

J'étais bouleversée tout d'un coup de le voir là. Il était là, tellement beau sous le clair de lune. Est-ce que cet homme avait été mis sur ma route pour combler le vide que mon fils avait laissé dans ma vie. À nouveau je me sentais belle sous son regard. Edward se leva, et se précipita pour me serrer dans ses bras.

-Qu'est-ce qui se passe ? Brianna va bien ?

-Oui, elle va très bien… ils l'ont gardé cette nuit…observation… précaution… suivi plus serré…

-Pourquoi tu pleures ? demanda-t-il en caressant mes cheveux.

-Je suis fatiguée… et toi… tu…

-Moi ?...

Il me poussa au bout de ses bras, laissant se mains sur mes épaules, pour me regarder.

-Oui… tu es là… je… merde Edward…

-Tu ne veux pas me voir ? demanda-t-il paniqué et triste.

-Non… non… je suis vraiment contente que tu sois là… c'est juste…

Je vis dans son visage qu'il était soulagé.

-Dis-moi Bella…

-Je n'ai jamais trouvé quelqu'un qui m'attendait… quand je rentrais à la maison… à part mes parents…

Je me serrai contre lui et laissai aller mes larmes. Edward continua de caresser mon dos, embrassant le somme de ma tête. Je me sentais fatiguée. Même si Brianna était sous surveillance à l'hôpital, qu'Ashley allait tour faire pour mener cette grossesse à terme, ça avait été difficile pour moi de passer la journée sur le département d'obstétrique. Et surtout, je n'arrêtais pas de penser à la réticence que j'avais eu cet après-midi de laisser entrer Edward dans ma vie.

-Je suis là… je t'ai attendu… les ados dorment… je suis heureux de te voir… sèche moi ses larmes…

Je me serrai contre lui, reniflant son odeur.

Merde… je l'ai renifler…

-Tu as faim ?

J'hochais la tête.

-Viens avec moi… dit-il en me tirant par la main.

La maison était calme, les lumières tamisées. J'étais soufflée par la propreté de la cuisine. Edward m'installa sur un banc au comptoir ilot. Il embrassa mes lèvres tendrement, m'émouvant profondément. Toute l'attention dont il faisait preuve avec moi, me renversait. À nouveau j'avais l'impression d'être importante pour lui, belle dans ses yeux. Je fermai les yeux en appuyant ma tête dans mes mains les coudes sur le comptoir. Edward plaça une coupe de vin blanc devant moi. Il avait sorti des pâtes fraîches, du parmesan, du persil, des asperges, de l'échalote et du citron sur le comptoir.

-Détends toi ma belle… je m'occupe de tout cette nuit…

-Edward…

-Bella… fait-moi plaisir et bois ce verre de vin…

-Tu vas rester ici cette nuit ?

-Oui… je vais rester sur le canapé. Ne t'inquiète pas pour les jeunes. Je sais que le centre est très important pour toi et je ne veux pas me mettre entre toi et lui.

-Edward merde… tu sais parler aux femmes…

-Pas aux femmes, à toi… j'aime te parler à toi… j'aime que je sache te parler à toi…

Je me jetai sur mon verre de vin avant de me jeter sur lui. Je le regardai faire cuire les pâtes, couper les asperges, zester le citron, râper le parmesans, haché le persil. Quelques minutes plus tard, il déposa un plat de linguine devant moi. Il ajouta du poivre. Il versa du vin dans ma coupe vide.

-Mange Cendrillon…

Je pris le temps de boire une gorgée de vin avant de rouler les linguines avec ma fourchette appuyé contre une cuillère. Quand je mis les pâtes dans ma bouche, je gémis en fermant les yeux tellement c'était bon. Edward ramassait son bazar.

-Tu gémis Cendrillon… tu sais ce que ça me fait quand tu gémis…

-Ouais… je sais… Merde Edward… c'est vraiment bon…

-Les pâtes ou… tu penses à ce que je t'ai fait ce matin dans ma caravane ?

-Tu ne penses qu'à ça…

-Je ne pense qu'à toi… te faisant ça…

-Hummm…

-Fini de manger, va prendre une douche, je vais prendre la mienne dans ma caravane et je te rejoins pour te border.

Ouais ! Viens me border sexy Edward !


Alors ? Vous avez aimé Justine et ses questions ? Et Edward, n'est-il pas parfait ?

Merci de me lire

A+

isasoleil