Bonsoir, bonjour, une longue période s'est écoulée… j'ai vendu ma maison, j'ai acheté une nouvelle maison, changer les enfants d'école… bref voici la suite

Aux commentaires « à quand la suite » si vous laisser le commentaire en GUEST ou INVITÉ je ne peux pas vous répondre. Je l'ai fait à celles qui m'ont écrit…

Modestie57 : merci J

Bon lecture


Chapitre 9


Soir de bal, après une semaine très mouvementée entre mes visites à Brianna à l'hôpital chaque jour et la préparation et l'organisation du dortoir des garçons pour permettre à Kevin et Josh de cohabiter dans des chambres séparées de façon plus officielle, j'apprécie le répit de cette soirée. La gynécologue a décidé de garder Brianna à l'hôpital, jusqu'à la fin de sa grossesse. Elle ne veut prendre aucune chance, agir le plus rapidement possible faire une césarienne et éviter un décollement placentaire complet avant notre arrivée à l'hôpital. J'habite à environ 30 minutes de l'hôpital mais avec un placenta previa, les minutes sont comptées pour faire naître le bébé. Elle a donc des visites de Leah et de moi, accompagnée des filles. Émilie est très inquiète, elle a hâte que la petite soit née et que Brianna soit revenue de l'hôpital.

Biranna a eu de la difficulté à accepter la décision de la gynécologue de la garder sous surveillance à l'hôpital. Elle a beaucoup pleuré. Leah et moi avons fini par lui changer les idées, mais c'est Émilie qui chaque fois qu'elle lui rend visite lui fait miroiter la joie qu'elles vont avoir de s'occuper du bébé et elle lui parle de tout ce qu'elle a appris pour devenir une aide précieuse pour Brianna, tant pour le bain, les couches et les promenades à poussette. Moi, j'avais surtout hâte que le bébé soit arrivé et que la menace du placenta previa soit écartée. J'étais aussi contente que la gynécologue ait pris cette décision, ça m'enlevait du stress de l'emmener dans les temps à la maternité s'il y avait un problème.

Je suis dans ma chambre, coiffée, maquillée, prête pour enfiler ma robe, ma spectaculaire robe qu'Alice m'a dénichée, et qu'elle a transformée pour moi. Elle est une réplique presque identique à celle de Cendrillon. Elle est bleue, longue, agrémentée de papillons de pierres sur le corsage. Alice me dit que c'est un modèle robe de mariée sous le thème princesse Disney. La jupe est composée d'un peu moins de tissus que l'original du film, mais je me sens comme si j'étais Cendrillon ce soir. J'ai hâte de voir la réaction d'Edward quand il va me voir dans la robe de Cendrillon.

Depuis ma nuit avec lui dans sa caravane, mais surtout depuis que je l'ai trouvé chez moi, la nuit que je suis revenue de l'hôpital sans Brianna, notre relation a évolué à vitesse grand V. Il m'a soutenue avec les visites à Brianna, il m'a aidé avec les jeunes du centre. Il a même accompagné Paul à une visite de suivi pour son dossier avec la justice. Il a pris en charge la cuisine du centre avec les jeunes pour me libérer du temps et nous mangeons comme des rois. Il est encore plus proche d'Émilie, elle est heureuse de parfaire ses connaissances au potager et surtout d'avoir l'attention d'Edward. Buster la suit partout et Émilie rayonne d'avoir autant de moments avec Edward et Buster.

Edward est parfait avec les jeunes, mais aussi avec moi. Il m'a cajolé chaque soir dans la balançoire ou autour du feu de camp. Il m'a embrassé, caressé, réconforté, cajolé, soutenu, aidé, bref, il a été présent pour moi et pour le centre. Nous n'avons pas eu d'autres moments intimes, nous ne nous sommes pas retrouvés nus de nouveau, mais juste son regard me fait frissonner. Je ne sais pas pourquoi cet homme est arrivé ici dans ma vie, mais je sais une chose, c'est que j'adore ça. Il a compris que le centre était important pour moi et jamais il ne me fait pas sentir coupable de m'impliquer trop ou de ne pas prendre le temps de faire une pause. Il l'accepte et s'intègre très bien dans notre grande famille, comme s'il en avait toujours fait partie. Il aime les jeunes et les apprécie tous.

Les jeunes sont habitués maintenant de le voir me tourner autour et même à le voir prendre soin de moi ou déposer un baiser sur mon front, mes joues ou mes lèvres. Il est de moins en moins discret, mais il reste tout de même décent dans ses gestes. Paul s'amuse à nous rappeler que l'échange de fluide est prohibé et que seuls les chastes baisers sont tolérés par la patronne.

On frappa à ma porte.

-Je peux entrer ? demanda Edward de l'autre côté de la porte.

J'enfilai mes souliers argentés, je lissai ma robe avant de lui dire qu'il pouvait entrer. Il ouvrit la porte doucement, j'étais un peu nerveuse de voir sa réaction. Même si la robe était superbe, elle n'en restait pas moins extravagante.

-Waouh ! Tu es magnifique !

Il me prit la main et me fit tourner avant de me rapprocher contre son corps. Il me cajola le visage de son nez, picorant ici et là des baisers chastes mais tellement bouleversant.

-Ma Cendrillon… Tu es si belle… époustouflante…

-Merci… je voulais être la plus belle pour toi ce soir.

-Tu aurais été la plus belle pour moi-même si tu avais mis une poche de patates.

Je ris.

-Tu es la plus belle pour moi et plus je suis avec toi, plus je te trouve belle. Belle à l'extérieure, mais de plus en plus belle à l'intérieure.

-Edward…

-Bella… tu es arrivée dans ma vie comme un vent de fraîcheur. Tu as soufflé sur moi une telle envie de mordre dans la vie et de faire la différence autour de moi. L'avenir n'est pas encore dessiné, je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais je sais que je veux que tu sois à mes côtés pour me réaliser.

Merde ! il me dit quoi là !

-Je sais que ton centre est important, je me sens bien ici. J'aime la vie au centre, j'aime que ça grouille d'adolescents et j'aime la vie quand tu es près de moi. Je veux te rendre heureuse et je veux que chaque minute de ta vie, tu te rappelles que je suis là pour toi et que tu es importante pour moi.

J'hochai la tête, trop émue pour dire quoi que ce soit. Je ne savais pas comment gérer les émotions qui me submergeaient depuis qu'Edward m'avait embrassé il y a quelques semaines. Je n'avais eu personne dans ma vie qui me donnait autant d'importance. Je n'avais été qu'un coup d'un soir parmi d'autres pour les hommes avec qui j'avais couché.

Edward déposa un baiser sur mes lèvres, doux, m'effleurant délicatement.

-Sortons de cette chambre Cendrillon, on doit aller à un bal… Je bande déjà… et je dois me comporter en prince charmant et non en bête assoiffée de sexe chaud et torride.

Je ris avant de suivre Edward dehors en de direction mon VUS pour nous rendre à l'école. Les filles étaient toutes dans la voiture et les garçons avec Jasper. Jasper s'était proposé de venir chercher les garçons, vu qu'il assistait lui aussi au défilé des étudiantes d'Alice.

Le trajet se fit en silence pour moi, méditant les paroles d'Edward. Est-ce que j'avais assisté à plus qu'une simple marque d'affection, est-ce qu'Edward avait des sentiments plus forts que l'amitié. Est-ce que j'ai des sentiments plus fort que l'attirance, l'envie, le désir, l'amitié pour lui. Quand est-ce qu'on sait qu'on est amoureuse d'un homme. J'adore tout chez Edward. J'adore sa présence, son intensité, sa générosité, son calme, son assurance. Peut-être que je suis amoureuse de lui ? Est-ce que je ne vais pas trop vite ? Edward venait de me dire qu'il voulait que je sois à ses côtés peu importe de quoi sera fait demain, est ce que j'étais prête à me tenir à ses côtés moi aussi ?

Edward prit ma main dans la sienne, m'aidant à descendre du véhicule sans difficultés et mettant fin à mes pensées. Tous les jeunes étaient surexcités. Zoé avait rejoint Paul, Anna avait rejoint Kevin et je me sentis fière de voir ces jeunes garçons agir en parfait gentleman avec leurs cavalières. Alice avait agencé les costumes de Paul et Kevin avec les robes des filles et cette petite attention avait été grandement apprécié des garçons, surtout Paul. Il avait dit que tout le monde allait savoir que c'était avec lui que Zoé était venu au bal.

On prit les coupes de punch sans alcool qu'on nous servit et on s'installa près de la piste de danse regardant les jeunes danser. Je serrai la main d'Edward, il me regarda en souriant.

-Je suis heureuse d'être ici avec toi. Merci d'avoir accepté mon invitation.

-Tout le plaisir est pour moi Cendrillon. Tu n'imagines pas comment je suis heureux en ce moment. Bella… sérieusement, je ne croyais plus en l'avenir et t'avoir près de moi, c'est inespéré…

-Edward… ça me fait peur… je n'ai jamais ressenti ça… il n'y a jamais eu d'homme avec qui j'ai eu envie de partager ma vie.

-Ça va bien aller ma Bella…

Il déposa un baiser sur mes lèvres.

-Viens… on va danser avec les jeunes… J'ai promis à Émilie de danser avec elle.

-Tu sais qu'elle t'aime beaucoup.

-Oui je sais… moi aussi je l'aime beaucoup. C'est une jeune fille très allumée. Sa curiosité, ses questions, sa vivacité et sa joie de vivre me font du bien.

Il tira sur ma main et je le suivi jusqu'au cercle de danse de nos jeunes. Emmet essayait d'apprendre à Benjamin et à Josh une chorégraphie et quand il vit Edward arriver, il l'attira dans la chorégraphie avec les jeunes. Edward suivait parfaitement les pas d'Emmet ils étaient vraiment bons. Le cercle s'agrandit et presque toute la salle s'est amassée autour de nous pour les regarder danser sur une chanson des backstreet boys. Comme toutes les filles de mon âge j'avais adulé ce boys band et de voir mes amis danser comme s'ils étaient ces vedettes, me ramenait à mes 14 ans et toutes les filles de mon âge présentent dans la salle, qui était surement les mamans des jeunes de l'école, criaient et hurlaient devant la performance de mes deux amis.

Quand la chanson fut terminée, les gars se tapèrent dans les mains et riaient comme de jeunes adolescents. Quand ils furent devant moi, je les regardai en haussant les sourcils.

-D'où vous sortez ça les gars ?

-Paméla Smith, répondirent-ils en chœurs.

-La fille du parc? demanda Paul qui nous avait rejoints.

Pourquoi est-ce que je n'étais pas surprise qu'il se souvienne du nom de cette fille.

-Ouaip ! répondit Emmet.

-C'était elle qui dirigeait le spectacle de fin d'année et tous les mecs de l'école voulaient y participer. Disons qu'Emmet et moi on avait des compris comment se tailler une place assurée dans le spectacle.

Je secouai la tête. Émilie tira sur le bras d'Edward et lui demanda de danser avant que le défilé ne commence. Il me sourit et suivi Émilie au centre de la piste. Elle avait un sourire immense et Edward se comportait comme un parfait cavalier, comme un prince charmant tout droit sorti de Disney. Il la faisait tourner et encore tourner.

-On dirait qu'il n'y a pas que la patronne à qui le gars de la caravane donne le sourire ? demanda Jasper qui venait d'arriver près de moi.

Je souris simplement.

-Quoi que la manière dont il s'y prend avec l'une et avec l'autre, doit être complètement différente n'est-ce pas Bella ?

Je le regardai. Il est aussi commère qu'Alice.

-Qu'est-ce que tu veux savoir Jasper ? Tu veux des détails croustillants ?

Il fit bouger ses sourcils et je ris.

-Non, je veux juste savoir comment tu te sens par rapport à cette relation qui s'installe entre Edward et toi ?

-Ça me fait peur c'est certain, surtout parce je navigue vers l'inconnu. Je n'ai jamais eu de relation stable. T'imagine je n'ai jamais couché avec un mec dans un lit ni passé une nuit complète dans les bras d'un homme.

-Ta priorité était ton fils et ton travail. Est-ce que tu étais malheureuse de ne pas passer la nuit chez un homme ?

-Non… pas du tout je ne regrette pas les choix que j'ai fait à ce moment-là. Je dis juste que de vouloir être avec lui tout le temps et vouloir le laisser entrer dans ma vie aussi rapidement, ça me donne le tournis. En plus il est parfait, il comprend vraiment l'importance du centre dans ma vie et ça le rend encore plus attirant.

Il me sourit.

-Je suis certain qu'Alice te cuisine déjà sur les détails croustillants…

-Oui… mais il n'y a pas de croustillants à raconter. Je me vois mal emmener Edward dans ma chambre et faire une nuit de sexe alors que ma maison grouille d'adolescents à qui je l'interdis.

-Tu veux qu'Alice et moi on prenne le relais cette nuit ? Tu as besoin d'une nuit avec Edward ?

Je le regardai.

Comment est-ce que je pouvais avoir des amis aussi merveilleux dans ma vie ?

-Je suis sérieux Bella. Tu n'as qu'à dire oui et Alice et moi on s'occupe des jeunes cette nuit et le temps qu'il faut demain.

Je hochai la tête. Ne sachant pas trop comment me sentir avec le fait que j'avais accepté de passer une nuit avec Edward pendant que mes amis me remplaçaient à mon travail.

-Qu'est-ce que je vais dire aux jeunes ? m'inquiétais-je.

-Rien. Juste qu'ils rentrent avec Alice et moi. Je m'occupe des questions.

-Jasper, je ne sais pas quoi dire… c'est….

-Dis juste « merci Jasper, grâce à toi je vais jouir toute la nuit ! »

-Merde! Jasper! Tu es aussi pervers qu'Alice!

-Allez va réserver une chambre… dit-il en faisant bouger ses sourcils.

Il me quitta et retrouva les jeunes qui commençaient à s'installer sur les chaises pour assister au défilé. Je sortis de la salle en direction du couloir des toilettes pour que ce soit moins bruyant et j'ouvris mon téléphone à la recherche du numéro d'un hôtel. Je trouvai rapidement et je réservai une suite à L'hôtel Embassy. Je rangeai mon téléphone lorsqu'Edward m'attrapa par la main et me tira à l'intérieur d'un placard. Il se jeta sur ma bouche et m'embrassa comme si sa vie en dépendait.

-Bella… Bella… ma Bella…

Il continua de m'embrasser et descendit dans mon cou et vers mes seins tentant de faire descendre les bretelles de ma robe qui étaient déjà assez basses sur mes épaules, mais ce fut sans succès. Ma robe était trop ajustée du haut.

-Merde ! Cendrillon… j'ai trop envie de gouter à tes tétons ! ils sont si durs!

-Patience… la soirée n'est pas encore terminée…

-Tant que je peux te ramener dans mon lit avant minuit Cendrillon…

-Ça pourrait s'arranger…

Il approcha son visage à nouveau du mien.

-Vraiment ?

-Vraiment…

-Je pourrai de te baiser avec ma bouche Cendrillon ? ça fait si longtemps…

Merde… sa bouche… j'en avais envie…

-Je te promets qu'on pourra se faire du bien cette nuit, mais fait moi sortir de ce placard Edward, le défilé va bientôt commencer.

-Tu vas venir dans ma caravane quand les gamins vont dormir ?

-Non… encore mieux que ça!

-Tu vas passer la nuit avec moi dans ma caravane ?

-Non… encore mieux…

-Bella… même si j'adorerais passer la nuit dans ton lit… je ne crois pas que les jeunes soient prêts à ça.

-Je sais…

Aucune chance de me laisser aller avec de jeunes oreilles aussi près de ma chambre. Je ne sais pas comment je vais réagir ni m'exprimer après autant d'années d'abstinence. Je m'étais exprimé fort dans la caravane l'autre matin, mais je savais que les jeunes étaient à l'école. De plus, Edward était assez volubile quand il parlait de sexe, j'imaginais qu'il jouissait de la même façon.

-Dis-moi ce qui m'attend Cendrillon sinon je ne te sors pas d'ici tant que je ne t'aurai pas complètement épuisée de jouissance.

Il colla son corps encore plus près de mien et je sentis sa dureté contre ma cuisse.

-Tu sens comme je bande ? J'ai tellement envie de toi.

-Jasper a proposé de s'occuper des jeunes avec Alice cette nuit.

Il ferma les yeux et frotta son érection contre ma cuisse.

-J'ai réservé une suite au Embassy.

-Cendrillon…

-On va pouvoir faire tout le bruit qu'on veut… soufflais-je à son oreille.

-Putain… grogna-t-il.

-Ouais putain… répétais-je.

Il m'embrassa une dernière fois et prit une grande inspiration en réajustant son sexe.

-Allez viens ma belle. Dès que le défilé et l'ouverture du bal sont terminés on s'évade, dit-il en nous sortant du placard.

-Ed ? Bella ? Tout le monde vous cherche ? cria Emmet en nous voyant sortir du placard.

Il écarquilla les yeux et toujours avec ses yeux, il fit des allers-retours entre nous et le placard.

-Ed sérieux tu l'as emmené dans un placard à balai?

-Em sérieux tu veux que je l'emmène où ?

-Je ne sais pas mec… dans ta bagnole t'as une grande banquette à l'arrière…

-Putain Em ? tu crois que je l'ai baisé dans le placard ?

-Ouais ? répondit Emmet, comme si baiser dans un placard faisait partie de la normalité.

-T'as vu la robe qu'elle porte ? Pas moyen que j'accède à ce qu'elle cache. J'avais envie de l'embrasser loin de tous ces petits yeux autour de nous et de ton regard de pervers.

-Une robe ne t'a jamais arrêté si je me souviens bien…

-Bella n'est pas Paméla Smith, idiot. Tu crois que je veux juste la baiser ? elle mérite mieux que ça!

Emmet baissa son regard sur le devant du pantalon d'Edward.

-T'as vu la trique que tu as ? Tu vas blesser quelqu'un mec fait gaffe.

-Les gars… les gars… ça suffit… le défilé va commencer.

Ils rigolèrent et me suivirent dans la salle.

Les étudiantes d'Alice avaient créé des vêtements extraordinaires. Les coiffures que Justine avaient faites aux mannequins étaient bien pensé et j'étais fière de ma Justine qui construisait sa vie et s'épanouissait dans ce choix de carrière. Alice rayonnait sur la scène et j'étais fière d'elle, de ce qu'elle avait réussi à accomplir comme à fois qu'elle faisait un défilé. Quand nous étions des adolescentes, elle voulait une carrière internationale, mais après avoir fait plusieurs défilés en Europe, elle s'est épuisée et elle est revenue. Ça faisait plusieurs années que l'école voulait qu'elle vienne enseigner et surtout révolutionner l'option mode de leur école secondaire. Elle n'a jamais regretté son choix et se sent encore plus accomplie dans son travail que lorsqu'elle parcourait le globe pour présenter son talent. Elle fait la différence pour ses étudiantes.

On apporta un micro à Alice et je fus surprise. Alice ne prenait pas la parole durant les défilés, laissant la place, le talent de ses étudiantes être au centre de l'attention. Jasper m'interrogea du regard. Je lui fis non avec ma tête ne sachant pas du tout pourquoi Alice prenait la parole.

-Bonsoir à tous… je ne prends pas souvent la parole durant les défilés laissant les animateurs faire la description des modèles et de leurs créateurs.

Elle prit une grande inspiration.

-Ce soir est un soir spécial pour moi pour ma carrière. Spécial pour mes étudiantes et spéciale dans ma vie personnelle. Ça fait plusieurs mois presqu'une année complète qu'un projet qui me tient à cœur va finalement voir le jour.

Je regardai Jasper, parce qu'Alice avait les yeux rivés sur lui. Jasper se leva d'un bond sur sa chaise et Alice ne fit qu'hocher la tête. Il fonça vers elle et monta sur la scène pour la prendre dans ses bras la faisant lever du sol. Il l'embrassa avec force et se recula pour la regarder.

-Je vous annonce donc, que l'an prochain il y aura un volet layette de bébé et vêtements pour enfant au défilé. Jasper et moi allons avoir un bébé !

Toute la foule se mit à crier. Je mis ma main devant ma bouche et les larmes débordèrent de mes yeux. Alice avait rêvé toute sa vie de devenir enceinte, de mettre un enfant au monde, mais les relations qu'elle a eues avant Jasper n'avait pas été assez importante pour durer, ni pour penser à les impliquer d'une quelque façon dans la vie d'un enfant. Elle avait été présente pour mon fils et m'avait souvent envié de l'avoir eu, même si j'étais jeune. Edward me caressa le dos.

-Ça va aller ma Bella ? demanda-t-il inquiet.

-Oui… oui… je… je suis tellement heureuse pour elle…. Si tu savais combien elle a attendu ce moment… d'avoir un enfant à elle…

-Si c'est des larmes de joie alors ça me va… dit-il en me serrant contre lui et m'embrassant la tempe.

Les jeunes se rapprochèrent de nous et ils étaient tous excités de savoir que Monsieur J et madame Alice allaient avoir un bébé. Émilie me dit qu'elle serait devenue vraiment bonne pour aller faire du babysitting puisqu'elle aurait appris comment faire avec le bébé de Brianna. Justine regardait la main d'Edward sur ma taille et notre proximité et me fit un immense sourire. Elle se tourna vers Seth et l'entraîna sur la piste de danse. Ils se caressaient de façon un peu trop intime et les baisers n'étaient pas très chastes mais je laissai passer, nous n'étions pas au centre et ils ne se dirigeaient pas non plus vers le placard à balai.

Je reportai mon attention sur Alice et Jasper qui descendaient de la scène quand Edward me glissa à l'oreille.

-Regarde devant, Paul embrasse Zoé…

Je déplaçai mon regard sur eux. Paul picorait la bouche de Zoé de petits baisers. Il était prudent et doux. Ils avaient tous les deux les mains le long de leur corps et je voyais à quel point Paul hésitait avec les siennes.

-Aller Paul… mets ses mains sur ton torse… souffla Edward.

Comme s'il l'avait entendu, Paul prit les mains de Zoé dans les siennes et les emmena entre eux. Il les mit à plat sur son torse et Zoé s'agrippa au revers de la veste de son costume.

-C'est bien mon gars… dit Edward fier comme un père qui regarde le premier but de son fils.

-Tu veux m'expliquer monsieur E ? demandais-je utilisant le surnom que Paul utilisait avec lui.

Edward rigola.

-Regarde bien. Zoé décide elle-même de la distance entre eux.

Zoé poussa Paul mettant effectivement de la distance entre eux et elle le regarda droit dans les yeux. Tout comme Paul, Edward et moi attendions patiemment le prochain geste de sa belle. Une minute s'écoula avant que Zoé ne tire Paul vers elle et se blotti le nez sur sa poitrine son front sous sa gorge. Paul baissa la tête et embrassa les cheveux de Zoé et doucement il mit une main derrière la tête de sa belle et l'autre sur la main de Zoé entre eux.

-Je suis un bon professeur tu ne trouves pas ?

-C'est toi qui lui a dit de faire ça ?

-On a beaucoup parlé un soir cette semaine. Il était inquiet de s'emballer et de l'emprisonner dans ses bras, de lui faire peur, bien qu'il ne veuille que la prendre dans ses bras. Alors… je lui ai suggéré de mettre les mains de Zoé sur lui, comme ça elle pourra décider de la distance et de la fin des baisers. Ou comme je l'espérais elle l'attirerait à elle.

-Tu sais que tu es génial avec lui ?

-Je ne sais pas si je suis génial, mais je l'adore ce gosse…

-Beeeelllaaaaa ! cria Alice

-Alice, vient là… je suis tellement contente pour vous deux ! lui dis-je en la prenant dans mes bras.

-Bella, je n'y croyais plus… Jasper a été un ange de me supporter chaque fois que j'avais mes règles.

Jasper tenait toujours la main d'Alice. Je me tournai vers lui.

-Je suis heureuse pour vous deux, vous allez faire de supers parents.

-Merci Bella. Alice est parfaite, alors ce sera parfait.

Edward les félicita avant de suivre Émilie pour danser à nouveau. Elle le regardait avec tellement d'amour et Edward faisait ses quatre volontés.

-Edward et moi on va rentrer avec les jeunes, vous avez un évènement à fêter. Je garde ton offre pour une prochaine fois Jasper.

-Non Bella… vraiment… Alice et moi on gère….

-Quelle offre ? demanda Alice.

-Jasper m'a ordonné de réserver une chambre d'hôtel pour Edward et moi cette nuit et qu'il s'occupait du centre avec toi. Mais avec la bonne nouvelle de ce soir, je ne vais pas vous obliger à dormir chez moi.

-Hors de question… Bella… vas avec Edward… on s'occupe des filles, Emmet des garçons… de toutes façons je vais m'endormir dans la voiture… quand je sors d'un défilé, je dors 12h en ligne et avec ce début de grossesse, je suis épuisée.

-Vous êtes surs ? je ne veux pas vous empêcher de fêter la nouvelle dans votre intimité.

-Bella… regarde-moi…. Je peux baiser Jasper matin, midi, soir, nuit, sur le sofa, le lit, la table de la cuisine, la douche, le jardin chaque jour et plusieurs fois par jour si je veux… alors que toi… tu dois mourir d'envie d'être sous cet Apollon et crier fort tellement c'est bon… alors va chercher ton mec et file…

Jasper rit. J'hochai la tête et je me dirigeai vers Edward avant de me sentir coupable à nouveau de laisser les filles avec eux et de tout annuler. Émilie me céda sa place sans problème et elle entraîna Emmet avec elle. Il devait être assez tard car le DJ lança un slow spécifiant que c'était « last call ».

-Une dernière danse Cendrillon et on s'enfuit… souffla Edward en me tirant près, très près de lui.

Il me fit danser, collée contre lui. Il caressait le bas de mon dos et je frissonnai.

-J'ai envie de t'embrasser…

-Embrasse-moi Edward… soufflais-je pour l'exciter car je savais qu'il ne m'embrasserait pas comme il le voulait devant les jeunes.

-Petite coquine tu sais que je ne scandaliserai pas les jeunes.

Il embrassa ma bouche doucement, la picorant, la mordillant, la léchant.

-Ils s'embrassent ! cira Émilie à tout le monde.

Je me figeai et Edward rigola. J'enfouis mon visage contre le torse d'Edward, gênée comme une adolescente. On dit bonsoir à tout le monde les informant qu'ils rentraient avec Jasper et Alice. Paul prit Edward à part avant que nous partions. Je pris note de lui demander de quoi Paul voulait lui parler. Je cherchai Zoé des yeux et vit qu'elle parlait avec Justine et Anna et elles riaient toutes les trois. Ce n'était donc pas un problème avec sa belle. Même si nous avions tous confiance en Paul, nous étions quand même très attentif à leur relation.

Edward m'attrapa par la main et m'emmena loin de tous ces visages familiers. Le trajet ne fut pas très long et je sentais l'excitation me posséder et je sentais l'impatience de mon cavalier. Je pris la clé des mains de la réceptionniste après l'avoir avisé de ma réservation et j'attirai Edward vers l'ascenseur. Tous les regards étaient tournés vers nous et les femmes s'extasiaient devant ma robe. Je leur souriais à peine, tellement mes yeux étaient rivés dans ceux de mon cavalier.

J'avais envie de plonger ma langue dans la bouche d'Edward, de me cambrer contre son corps, d'être complètement nue sous lui, sur lui. J'étais excitée, nerveuse, craintive. Tout plein d'émotions se bousculaient dans ma tête et dans mon cœur.

L'ascenseur arriva enfin et Edward tira sur mon bras pour m'y faire entrer. Il appuya sur notre étage et dès que les portes furent fermées, il me plaqua contre la paroi et m'embrassa comme si sa vie en dépendait. Il pressa son corps contre le mien et j'ouvris la bouche pour qu'il m'embrasse avec sa langue. Embrasser Edward me faisait retourner le cerveau, il pressait sa bouche juste assez, mordillait tour à tour mes lèvres et il finissait toujours par suçoter ma langue, avant de recommencer.

-Je me suis retenu tout la soirée… J'ai envie de t'embrasser partout…

-Hummmm… Edward…

-Gémis Cendrillon… vas-y…

Je laissai échapper un autre gémissement de mes lèvres.

-Je veux laisser ma langue lécher chaque petit carré de ta peau…

-Merde Edward…

-Je veux explorer ton corps, ton âme...

Je n'étais plus capable de parler pour acquiescer ou même l'encourager. La porte de l'ascenseur s'ouvrit et nous nous séparâmes à bout de souffle, les lèvres gonflées de nos baisers. J'avais toujours la carte magnétique dans les mains et je ne perdis pas de temps pour ouvrir la porte de notre suite. Je me figeai presque, maintenant que j'y étais. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas été avec un homme. Tout à coup j'étais inquiète de ne plus savoir comment faire et comment donner du plaisir. Edward me tira à l'intérieur et ouvrit toutes les lumières. Il revint vers moi et plongea son regard dans le mien.

-Je veux te voir, je veux te regarder, je veux t'admirer, je ne veux rien manquer de toi, de ta peau, de ton sourire, de tes yeux, de ton corps, de ton sexe… je te veux toute entière Bella... Je te veux juste pour moi cette nuit.

OMG !

-Edward… ça fait tellement longtemps… je…

Il mit un doigt sur mes lèvres.

-Laisse-moi faire Cendrillon… tu passes tout ton temps à t'occuper des jeunes et des gens qui t'entourent... cette nuit, je veux m'occuper de toi, je veux t'embrasser, je veux te vénérer, je veux te faire jouir beaucoup… beaucoup… je veux que tu me laisse faire ça pour toi…

-Hummmm….

J'avais envie de tout ce qu'il voulait et je voulais me laisser porter par ses envies, ses désirs. Je voulais le laisser me lécher, m'explorer et me posséder. Toute la semaine j'avais eu envie d'un moment avec lui, un moment de caresses, de baiser et d'intimité. Je voulais qu'il plonge sa tête entre mes cuisses comme il l'avait fait dans sa caravane. Je n'avais jamais autant désiré un homme que celui qui était devant moi. Ce soir j'allais enfin pourvoir profiter d'être seule avec lui et de me laisser aller. J'allais le laisser s'occuper de moi.

-J'adore quand tu gémis… laisse-moi t'entendre…

Il commença par embrasser mon front, me yeux, mes joues, mes oreilles, mon cou avant de revenir sur ma bouche où il s'attarda plus longtemps avant de reprendre ses baisers. Il embrassa mon cou, mes épaules d'une clavicule à l'autre avant de passer dans mon dos. Tout en continuant de m'embrasser, le cou, le dos, il descendait la fermeture éclair de ma robe. Je portais un soutien-gorge sans bretelle en dentelle et un shorty de dentelle du même bleu que ma robe.

-Tu es tellement belle putain, souffla-t-il quand ma robe tomba à nos pieds.

Je souris et tentai de défaire sa cravate mais il m'arrêta, fixant son regard dans le mien.

-C'est moi qui dirige bébé…

Je déglutis, j'hésitai entre me liquéfier sur place tant son regard me faisait fondre ou me sauver tant son regard était intense.

-Laisse-moi m'occuper de toi, souffla-t-il en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille.

Je hochai la tête et il déposa un baiser doux sur mes lèvres. Il enleva la veste de son costume et desserra sa cravate pour finir par la lancer au travers de la chambre, sans jamais lâcher mon corps de ses yeux. Il m'attira à lui et passa ses mains autour de mon visage pour m'embrasser. Il jouait avec sa langue, ses lèvres et ses dents et j'étais étourdie encore une fois par la façon qu'il avait de m'embrasser. Je sentis plus que je ne vis le lit derrière mes genoux. Edward défit l'agrafe de mon soutien-gorge et me seins se libérèrent entre nous. Il me fit coucher sur le lit derrière moi et sa bouche déposa des petits baisers sur chaque centimètre de mon corps. Il léchait, mordillait et suçotait ma peau qui frissonnait.

Quand il arriva à mes seins, il sortit la langue pour les taquiner l'un après l'autre. Ses mains caressaient mes cuisses et la rondeur de mes fesses en aller-retour et je n'avais qu'une seule envie, c'était qu'il pose sa merveilleuse bouche sur mon sexe humide. Je pris ses cheveux entre mes doigts et j'hésitai à le diriger directement vers mon sexe en feu, mais je tirai son visage pour qu'il me regarde. J'étais excitée, essoufflée et j'avais envie de lui dire de me baiser avec sa bouche.

Il plongea son regard dans le mien et il me fit un petit sourire, comme s'il comprenait pourquoi je l'avais arrêté.

-Dis-moi de quoi tu as envie Cendrillon…

Ses gestes étaient suspendus et ses yeux ne cessaient de me fixer.

-Je…

-Laisse-toi aller… dis-moi de quoi tu as envie…

-Je veux… j'ai….

Merde ! pourquoi je ne pouvais pas lui dire franchement de me baiser la chatte avec sa bouche !

-Tu veux quoi ? que je t'embrasse, que je lèche ton corps, que je te baise, avec ma queue… avec mes doigts, avec ma bouche…

-Hummm… oui…

-Oui quoi Bella ?

-Ta bouche…

-D'accord, ma bouche…

Il sourit.

-Tu la veux où ma bouche Cendrillon ? sur tes lèvres, tes seins, ta chatte, ton cul… je peux lécher tout ce que je viens de proposer… je peux te baiser avec ma bouche… Je veux te baiser avec ma bouche c'est toi qui décide… dis-moi ce qui te fait envie…

OMG !

-Hummm… merde Edward !

Mes doigts étaient encore fixés à son crâne. Je tirai sur sa tête et l'approchai de mon visage. Je pris une grande inspiration avant de répondre à question. Pourquoi il ne me faisait tout simplement pas ce qu'il avait envie. Mon expérience sexuelle se limitait à quelques coups de rein. Jamais on ne m'avait porté autant d'attention, jamais on ne m'avait demandé de quoi j'avais envie et j'étais bouleversée, perdue. J'avais l'étrange sentiment que je n'avais pas le droit de demander ni d'exiger ces caresses.

-Allez Bella !

-Je…

-Cendrillon… je ne ferai rien tant que tu n'aurais pas clairement exprimé tes envies.

Je pris une grande inspiration avant de me lancer.

-Baise-moi… baise-moi… merde ! baise-moi la chatte avec ta bouche Edward !

-Putain… ouais… souffla-t-il…

Il posa un baiser sauvage sur ma bouche.

-J'adore les mots cochons… encore plus s'ils sortent de cette petite bouche…

Il m'embrassa encore et je gémis.

-Je vais te baiser avec ma bouche Cendrillon, avec ma langue, je vais te faire gémir encore et encore…

Comme s'il s'était vu confier une mission de la plus haute importance, il se dirigea vers le bas de mon corps et m'enleva le dernier morceau de dentelle qui nous séparait. Il suivit de sa bouche et sa langue la descente de ma petite culotte et remonta de la même façon sur mon autre jambe. Il mordilla ma cuisse avant d'en aspirer la peau entre ses lèvres, j'étais certaine que j'aurais un suçon. J'aurais des suçons un peu partout sur le corps tant il avait aspiré ma peau depuis que nous étions dans cette chambre.

Il lécha ma chatte sur toute sa longueur avant d'écarter mes lèvres avec ses pouces et de caresser ma petite perle de bonheur avec le plat de sa langue. Je gémis frissonnant de la tête jusqu'au bout de mes orteils.

-Tellement bonne…

Edward dévora ma chair en léchant mordillant alternant entre douceur et fermeté. Il savait très bien comment faire monter le plaisir en moi avec sa langue. Il plaça une main sous mes fesses et me souleva pour me rapprocher encore plus de sa bouche. Sa langue entrait et sortait de mon vagin, il me baisait littéralement avec sa langue. Quand je dus tellement excitée, il revint titiller mon clitoris avec la pointe de sa langue. Il inséra un doigt en moi, puis deux les recourbant vers le haut les mouvements de ses doigts me firent perdre tout élocution. Les mouvements étaient lents mais fermes, cognant contre mon pubis, faisant une vibration à l'intérieur de moi.

-Ouiiii… encooooreee !

Edward téta mon clitoris plus fort et je me sentis partir. Il continua sa douce torture, ralentissant doucement ses caresses avec ses doigts et sa langue me laissant revenir de mon orgasme.

-Merde Edward !

-J'adore te faire jouir… aussi bonne que dans mon souvenir.

-Embrasse-moi…

Il remonta sur mon corps laissant trainer sa langue sur mon ventre et mon sternum avant de se jeté sur ma bouche. Il embrassait divinement bien, ça m'excitait comme une adolescente.

-Enlève tes fringues Edward, je veux te voir nu…

-Continue de me dire ce que tu veux… ça m'excite…

Sa chemise, de même que le reste de ses vêtements se retrouvèrent sur le sol. Il était devant moi, nu, sa queue dressée sur son ventre. Elle était énorme, aussi énorme que je l'avais senti contre moi, l'autre matin dans la caravane. Il était parfait. Je respirais difficilement reprenant mon souffle, regardant chaque partie de son corps. J'avais envie de lécher sa peau, de découvrir les endroits qu'il aimait être caressé, mais surtout, j'avais envie de lécher son sexe et de le sentir dans ma bouche et au fond de ma gorge. Malgré ma piètre expérience j'espérais être assez bonne pour lui donner du plaisir autant que lui m'en donnait avec sa bouche.

-Ça va ?

-Hummm…. Oui…..

-Tu vois comme je bande pour toi ?

-Il est vraiment énorme… dis-je en pointant son sexe.

-Ouais… il est… bref… énorme ou pas… il assure… dit-il avec un clin d'œil.

-Approche, dis-je en tendant la main.

Edward se déplaça pour que son sexe soit à quelques millimètres de ma main. J'étais toujours couchée sur le lit, lui toujours debout. Je me déplaçai sur le flanc pliant mon bras pour soutenir ma tête de ma main.

-Touche-le Bella… j'en rêve depuis des semaines.

J'enroulai ma main autour, doucement, ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas touché une érection. Edward frissonna et gémit quand je bougeai ma main de bas en haut. Je le voyais serrer les dents et il avait fermé les yeux. J'avais l'impression qu'il me donnait le contrôle. Je lui avais dit que ça faisait longtemps et même si je le savais excité et prêt à être en moi, il prenait sur lui pour faire ça bien. Je n'étais pas une petite vierge effarouchée. Son langage direct et cru me faisait écarquiller les yeux et l'intimité me rendait nerveuse, mais le sexe pas vraiment. J'allais devoir demander et faire valoir mes besoins et mes envies clairement.

-Edward…

Il ouvrit les yeux. Je continuais de le caresser mais avec plus de vigueur.

-Putain Bella… dis-moi que je peux… mettre ma bite dans ta bouche…

J'attendais d'avoir son attention pour lui dire de me baiser la chatte avec sa grosse queue, mais il avait envie de ma bouche. J'agrippai son fessier et le fit avancer vers moi pour que sa bite soit à porter de ma bouche. Je léchai sa dureté sur toute sa longueur avant de l'enfourner dans ma bouche. J'appliquai un mouvement de va et vient doux en tournant ma langue autour de son gland avant d'accélérer le mouvement.

-Putain Cendrillon… cette bouche…

Edward attrapa mes cheveux fermement mais sans plus, me laissant guider le rythme. Tout Edward, ferme et doux.

-Tellement belle avec ma bite dans ta bouche...

Je le fis entrer plus loin, son gland frappant au fond de ma gorge, le faisant grogner. Je recommençai plusieurs fois avant de le sortir de ma bouche pour reprendre mon souffle. Ce qui réveilla le démon du sexe.

-Merde Bella… Suce encore… je veux baiser ta gorge.

Je le repris dans ma bouche et Edward se mit à bouger en maintenant ma tête en place. Je me concentrais pour l'accueillir le plus possible. Il grommelait des obscénités, baisant durement ma bouche et je sentais mon sexe se contracter et se mouiller.

-Je vais jouir Cendrillon…

Je hochai la tête, donnant mon accord en levant les yeux vers lui et je le vis se perdre dans son plaisir, donner un dernier coup de rein, la tête vers l'arrière en grognant. Je le sentis jouir sur ma langue et dans ma gorge en longues giclées. Je n'avais jamais vraiment aimé le sperme, mais celui d'Edward n'était pas celui d'un coup d'un soir. Edward était important pour moi et j'avais le sentiment que notre relation était importante pour lui.

-Oui…. puutainn…..

Il ralenti la cadence et je le nettoyai de son plaisir léchant jusqu'à la dernière goutte. Il me regarda de ces yeux brumeux, s'installant sur le lit à côté de moi. Il prit mon visage dans ses mains et m'embrassa longuement, lui goutant son plaisir dans ma bouche et moi le mien dans la sienne. C'était un partage de fluides extrême, comme je n'en avais jamais partagé avant.

-Cendrillon… je n'avais jamais été sucé aussi bien de toute ma vie… ta bouche est merveilleuse…

-Ta bouche est assez merveilleuse aussi… soufflais-je alors qu'il nous installait sous les couvertures.

Il me caressait le dos doucement. Je fermai les yeux et j'écoutais son cœur battre sous mon oreille, là où son tatouage prenait vie. J'enfouie mon nez contre son torse sentant le fin duvet chatouiller mon nez. J'étais bien. C'était la première fois que je me blottissais dans le bras de l'homme qui venait de me faire jouir et que j'avais fait jouir. Je pourrais vouloir dormir blottie contre lui chaque nuit de ma vie.

-Je n'ai plus 20 ans…

-OK… moi non plus…

-Ce que je veux dire, c'est qu'à 20 ans, mon érection ne prenait pas 1h ou 2 avant d'être à nouveau à sa pleine capacité. À peine quelques minutes 15 tout au plus.

Je levai la tête pour le regarder.

-Je veux être à l'intérieur de toi. Je veux faire l'amour avec toi.

-Alors on peut juste parler, se câliner ou encore dormir 1 ou 2h avant de faire l'amour ?

-Ça me semble une bonne idée, souffla-t-il, comme s'il était soulagé que je n'exige rien dans les 15 prochaines minutes.

-Réveille moi quand tu banderas à nouveau…

Il hocha la tête. Je repris ma place sur son torse et je fermai les yeux à nouveau.


Voilà…

Bonne semaine…