Bonjour à tous, et bienvenu à ce second chapitre de Courage & Cunning ! Après deux semaines d'attente, voilà la suite ! ^^

Alors, si j'espace autant les publications, c'est pour me laisser une marge de 'confort'. Pour le moment, je suis presque à la fin de la première année au niveau de mon avancée de traduction. Je veux prendre le plus d'avance possible et garderait ce rythme tant que je ne serais pas arrivée au moins au chapitre 40. Sachez que les chapitres vont toujours de plus en plus long, et de fait, me prenne toujours de plus en plus de temps (rien que la taille des cinq dernier chapitre qui est astronomique… !) En plus, je vais (enfin !) pouvoir commencer à travailler, et même si c'est pas un trente-cinq heure, ça va me prendre du temps libre, quoi ! J'espère donc que l'attente ne vous gênera pas trop, et je vous promet que lorsque j'ai fini la totalité de la fic, je passe à un chapitre par semaine ! (mais ça m'étonnerais que j'y arrive avant la fin du mois de mai, au moins ! xD)

Merci par avance pour votre patience !

Note de traduction :

Parfois, je n'ai pas les noms officiels de certains objets /sortilèges (soit parce que je suppose qu'il n'y en a pas, ou simplement parce que je ne trouve pas la traduction). Alors je m'amuse à inventer des mots, juste pour voir comment ça tourne, en espérant que ça ne gênera personne !

L'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling, et cette fic à preciousann ! Je ne m'occupe que de la traduction !

Et un grand merci à tout ceux qui ont posté un commentaire/like/se sont abonnés !En général, je réponds aux commentaires, mais je suis un peu prise par le temps, là, donc je ne le ferais pas aujourd'hui, mais merci à tous/tes !


Harry Potter était un garçon normal comme un millier d'autre, pourtant il avait la certitude d'être différent. Aussi loin qu'il pouvait se souvenir, il avait l'impression que quelque chose allait de travers, comme s'il y avait une chose qu'il était devait faire. Presque comme s'il était supposé être quelqu'un de totalement différent.

Il n'en a jamais parlé à sa famille, cependant, et il frémissait de peur au simple souvenir de la première et unique fois qu'il l'avait fait. Il avait passé trois jours dans son placard, punition pour avoir parlé de choses étranges.

Harry, malgré tout, savait que cela n'était pas normal, et pas juste lui-même, mais sa vie dans cette maison en général. Son oncle et sa Tante le traitait comme un moins que rien. Ils abusaient de lui verbalement, l'affamaient et, à l'occasion, le battaient si l'envie leur prenait de penser qu'il avait fait quelque chose de bizarre. Son cousin l'utilisait comme un punchingball et il n'avait même pas de véritable chambre. Il dormait dans un placard à balais ! Du haut de son grand âge de onze ans, Harry savait que cela n'était pas normal.

Tout devint clair un jour d'été. Il venait de préparer le petit déjeuner pour sa famille lorsque le son familier du courrier glissé par la fente de la porte se fit entendre. On lui ordonna d'aller le chercher, et il soupira en posant la théière qu'il tenait. Il se dirigea rapidement vers le hall d'entrée et ramassa la petite pile. Une étrange enveloppe attira son attention et il commença à l'examiner.

Harry fixa longuement avec choc son nom élégamment écrit à l'encre verte sur celle-ci. Il la retourna lentement et vit que celle-ci était scellée à la cire rouge, le sceau représentant un 'H' étrangement familier. Il pencha la tête sur le côté et l'observa.

« - On dirait qu'il y a un lion, un blaireau, un aigle et … Et un… Un… Serpent. » murmura-t-il alors qu'il détaillait plus finement le sceau.

Soudainement, il cria et dut se prendre la tête à deux mains alors que des souvenirs commencèrent à envahir son esprit. Des souvenirs bien trop anciens pour être ceux d'un enfant de onze ans. Les lettres dans ses mains volèrent autour de lui, et celle qui avait attiré son attention vola plus loin et glissa sous la porte de son placard.

Harry resta sur le sol, tremblant, alors que toujours plus de souvenirs mettaient à mal son esprit, et il eut vaguement conscience du fait que son Oncle Vernon l'avait attrapé par le bras pour le soulever violement et lui hurler à la figure.

« - GAMIN ! » rugit-il, « Qu'est ce qui ne va pas avec toi ?! »

Incapable de contenir ses tremblements, mais réussissant à récupérer un semblant de lucidité, Harry dit la première chose qui lui passa à l'esprit.

« - Une… Une… Araignée. Une très grosse araignée. Elle m'a fait peur. Je suis désolé, Oncle Vernon. » dit-il d'une voix rauque, « Elle… Elle disparut là-bas. » continua-t-il en pointant la petite table à côté de l'entrée.

Vernon regarda dans la direction indiqué par Harry avec prudence.

« - Eh bien débarrasses toi en » dit il en le lâchant violement au sol, et Harry acquiesça en reculant.

Ronchonnant, Vernon ramassa les lettre et se dandina jusqu'à la cuisine, et Harry put l'entendre faire une remarque moqueuse sur le fait qu'il soit effrayé par de petites bestioles. Harry secoua la tête et, toujours tremblant après le choc qu'il venait de recevoir, retira une de ses chaussures et commença à frapper le sol avec. Il ouvrit rapidement la porte pour leur faire croire qu'il se débarrassait du cadavre dehors et la referma avant de retourner avec prudence vers la cuisine.

« - Je l'ai eu.

- Bien » dit l'Oncle Vernon, « - Maintenant, va dans ton placard. Je ne veux pas t'entendre de la journée.

- Oui, Monsieur » murmura Harry avant de se hâter vers celui-ci et de fermer la porte derrière lui.

Il s'assit sur son lit de fortune et regarda la lettre qui attendait sagement à ses pieds.

« - Par le fils de Morgane, par le fils de Morgane, par le fils de Morgane. » murmura-t-il encore et encore alors qu'il tenait sa tête entre ses mains, « - Comment est-ce possible ? Qu'est ce qui a mal tourné ? Il faut que je comprenne comment cela a pu arriver... »

'Harry' se coucha sur son lit et commença à trier le mélange informe de pensées et de souvenirs qui continuaient inlassablement d'attaquer son esprit. Le problème n'étant pas que cela soit douloureux, mais plutôt le fait que cela se soit fait en l'espace de cinq minutes, et le désordre qui avait suivi n'aidait certainement pas.

Salazar avait toujours aimé avoir l'esprit bien rangé, alors l'état de son esprit en cet instant était un véritable enfer pour lui. Son Occlumencie avait été réduite à néant, et ses souvenirs en tant que 'Harry' devaient être triés également.

Eclaircir son esprit allait lui prendre du temps.


Il resta allongé pendant plusieurs heures, reclassant chaque pensées et souvenirs dans sa tête, et plus il avançait, plus la colère le gagnait.

Ces personnes ont de la chance que je sache que tous les moldus ne se comportent pas ainsi. Pensa-t-il, fusillant du regard la porte de son placard, Parce que, si j'avais toujours été l'ancien moi, je les aurais tué sans la moindre once de compassion. Sale bande de gros…

« - GAMIN ! » cria Vernon, « - Sors de là et prépare le diner ! »

Serrant les poings et grinçant des dents, 'Harry' ouvrit la porte et se dirigea vers la cuisine.

Je dois finir cette journée comme si de rien n'était tout en réfléchissant à un plan. Tout doit paraitre parfaitement normal pour que je puisse m'enfuir en toute discrétion, et ce, avec la plus grande prudence, pensa-t-il alors qu'il se dépêchait de préparer le repas.

Souhaitant silencieusement qu'il ait eu sa baguette pour accélérer les choses, 'Harry' coupa les oignons, patates et épices avant de les ajouter au rôti qu'il était en train de préparer. Après quelques instants de réflexion, et parfaitement conscient qu'il faudrait encore quelques heures avant qu'il ne soit cuit, il se tourna vers son 'oncle' qui était assis à la table.

« - Je viens de finir. Le rôti sera près dans quelques heures.

- Bien. Retourne donc dans ton placard.

- Puis-je aller utiliser la salle de bain ?

- Dépêche-toi. » grogna l'odieux homme.

Lançant des éclairs à l'homme qui s'enfonçait une part de gâteau dans la bouche, 'Harry' se dirigea vers l'étage et alla à la salle de bain. Utilisant les cabinets, il prit la peine de ne pas tirer la chasse d'eau immédiatement et s'observa longuement dans le miroir. Sa cicatrice en forme d'éclair était toujours là, et pour ne rien arranger, il ressemblait trait pour trait à un jeune James Potter.

Mais qu'est ce qui a bien pu mal tourner ? Pensa-t-il en se regardant, Pourquoi ai-je une cicatrice ? Et j'ai continué de grandir comme un enfant normal, pourquoi ? Les effets du Polynectar auraient dut se dissiper il y a loooooogtemps, alors pourquoi suis-je toujours comme ça ? Qu'est ce qui est allé de travers ?!

Il fut sorti de ses pensées par Dudley qui frappait violement à la porte.

« - Dépêche-toi, espèce de monstre ! » cria-t-il

Salazar grinça des dents, tira la chasse, se lava les mains avant d'ouvrir la porte. Il lança un regard noir à son 'cousin' et ce dernier le poussa violement contre le mur opposé du couloir.

« - Fais gaffe, l'alien, et rappelle-toi où est ta place ! » cria Dudley avant de ricaner lorsque 'Harry' grimaça en se frottant le coude.

Sales moldus. Ca me parait logique, maintenant. Ils doivent savoir que je suis un sorcier, mais pourquoi ne m'ont-ils jamais rien dit ? Hum, je dois me pencher plus particulièrement sur ce problème. Qui sont exactement ces personnes ? Je sais qu'ils sont de la famille de Lily, mais pourquoi agissent-ils ainsi ? Pourquoi n'aiment-ils pas les sorciers ? Pétunia est pourtant sa sœur, alors ce n'est pas comme s'ils n'étaient pas au courant pour la magie. Je dois trouver des réponses, pensa-t-il alors qu'il refermait la porte de son placard.

Salazar ramassa la lettre d'admission à Poudlard et commença à lire.

COLLEGE DE MAGIE ET DE SORCELLERIE DE POUDLARD

Directeur : Albus Dumbledore

(Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers.)

Cher Monsieur Potter,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste…

Blah, blah, blah, blah. Certaines choses ne changeront jamais, pensa Salazar avec un soupir, et il plaça la lettre de côté avant de prendre l'enveloppe et l'étudier de plus près.

Monsieur Harry Potter

Placard sous l'escalier

4 Privet Drive, Little Whinging, Surrey

Hum, écrit par une plume automatique standard. Rien de nouveau, et Dumbledore est toujours le Directeur. Okay, d'accord, mais je ne peux rien tirer de ça. Ils pensent que je suis Harry, mais pourquoi ? Harry Potter est supposé mort. Que s'est-il passé cette nuit ?

Salazar fouilla dans son cerveau et contempla ses souvenirs de cette fameuse soirée.

Je me rappelle avoir reçu la malédiction de mort, et je la vois rebondir sur moi comme prévu. Je me rappelle Voldemort se transformer en fumée noire, ce qui est normal pour un forgeur d'Horcruxes. Je me rappelle de la douleur… Pourquoi ? Rien ne devait me faire du mal. Je me rappelle avoir perdu conscience puis plus rien jusqu'à ce que je reçoive cette lettre. MERDE ! Une pensine me serait d'une grande utilité pour pouvoir étudier ce qui s'est passé ! Une minute… Aurais-je été victime d'un sort d'Amnésie ?

Salazar se plongea en lui-même pour étudier sa magie, dont il avait à présent conscience.

Non, pas d'oubliette de ce côté-là, mais… Oh, qu'est-ce que c'est que ça ?

Salazar laissa sa magie voguer et il commença à étudier ses alentours.

Hum. Des protections, mais de quels types… de sang ! Au nom de Merlin, quoi ?! Pourquoi des protections liées au sang ?! Ça ne fait aucun sens. Et puis quoi encore ? Un sortilège de Pistage ?! Il devra disparaitre illico presto. Hum, il y a même un Maléfice Antitransplanage placé sur la maison, mais rien qui empêche quiconque de disparaitre. Un avantage : Je peux partir, mais impossible de revenir.

« -Non pas que j'en ai envie. » murmura-t-il amèrement

Ma magie est également effroyablement faible, mais pourquoi ? Manque d'usage ? Peut-être. Malnutrition ? Style de vie malsain ? Possiblement les trois à la fois. Est-ce que je peux transplaner en toute sécurité ?

Salazar se mit debout du mieux qu'il le pouvait dans le petit espace et commença le sortilège d'apparition avant de s'arrêter juste un moment avant de l'avoir compléter.

Okay, tout va bien de ce côté-là. Je peux apparaitre, et ce soir, je le ferais. Premier arrêt, Godric's Hollow pour récupérer ma baguette. Même après dix ans, j'ai l'espoir qu'elle soit toujours là où je l'ai caché.

« - Y'a tout intérêt, même » dit-il à voix haute.

Il eut presque une crise cardiaque lorsque Pétunia frappa contre sa porte.

« - Et voilà que tu te parles à toi-même, maintenant ?! Sors de là, que tu manges ton repas ! Nous voulons diner en toute tranquillité ce soir. »

Mégère, pensa Salazar en ouvrant sa porte.

Il se dirigea vers la cuisine et mangea son maigre diner composé d'un sandwich, d'une demi-pomme et d'un verre d'eau. Une fois qu'il eut fini, on lui ordonna de retourner dans son placard et d'y rester pour le reste de la nuit. Le verrou fut tourner à l'instant même où sa porte se ferma.

Plusieurs heures s'écoulèrent et Salazar eut tout le loisir d'entre les Dursley se préparer à aller se coucher.

Qui m'a mis ici ? Pourquoi ? Ca va me rendre fou. Ça allait avant que je me souvienne de qui j'étais, mais là, ça commence à devenir fatigant. Ce n'est très certainement pas un mode de vie pour un enfant. Qui est donc responsable pour un tel désastre ?

Les heures s'écoulèrent, et le silence finit par tomber sur la maison. Salazar glissa sa lettre pour Poudlard dans la poche, sachant pertinemment qu'il allait en avoir besoin pour pouvoir se rendre à l'école aussi tôt que possible. Il avait la sournoise impression que c'était là-bas que toutes les réponses qu'il cherchait se trouvaient. Se redressant dans son petit espace, et n'ayant nul besoin de ce qui se trouvait là, il transplana.

Les Dursley n'entendirent rien.


Salazar atterrit dans le cimetière de Godric's Hollow. Et même s'il s'agissait d'une chaude nuit d'été, il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, ni même de l'état du monde magique en cet instant, alors il resta sur ses gardes alors qu'il se dirigeait vers le chalet. Quand il arriva, il se stoppa net et secoua la tête avec une horreur mêlée à un étrange sentiment d'émerveillement. La lumière de la pleine lune renvoyait des ombres lugubres sur les décombres. La moitié du toit avait été totalement soufflé et les dégâts étaient mille fois pires que ce que Salazar avait anticipé.

Il n'y avait aucune chance qu'ils puissent survivre à ça. Pensa-t-il en observant ses alentours.

Il s'avança avec prudence vers le chalet, passant le grillage d'entrée et escaladant les quelques marches du perron menant à la porte principale. Elle avait été détruite vers l'intérieur comme il l'avait supposé en entendant les bruits cette nuit-là. Il se glissa au travers des décombres de la porte, et en cet instant, il remercia sa petite stature alors qu'il se faufilait dans les ruines.

L'intérieur était pire que l'extérieur. Plusieurs années à être exposés aux quatre éléments avait grandement marqué l'ancienne demeure. De la mousse et moisissure avaient poussées sur le papier peint, et il devait prendre garde aux endroits où il posait les pieds alors qu'il se dirigeait vers l'arrière de la maison. Il s'arrêta devant la chambre parentale et avec précaution ouvrit la porte il n'avait pas besoin que celle-ci tombe de ses gonds et entraine l'ensemble de la structure avec elle pour s'écraser sur sa tête.

Il sourit avec soulagement lorsqu'il repéra son emplacement secret. La commode dans laquelle les vêtements des Potter se trouvaient n'avait pas été touchée, bien qu'elle soit gravement abîmée par les différentes intempéries qu'elle avait subies. Il traversa rapidement la pièce et se baissa avant de fouiller dans la commode. Il poussa un soupir soulagé une fois qu'il eut finis de fouiller dans les vêtements.

Il venait de récupérer sa baguette.

Salazar la plaça près de lui et laissa cette dernière s'acclimater à nouveau à sa magie, lui faisant presque perdre le souffle alors qu'elle se liait à nouveau à lui.

Merci le ciel, les baguettes ne peuvent pas moisir, pensa-t-il en se débarrassant du sortilège de Pistage qui avait été placé sur lui. Aucun doute que la personne qui l'a placé est alertée à présent.

Salazar fit marche arrière avec prudence pour sortir de la pièce avant de s'arrêter brusquement quand il entendit des voix provenant de l'extérieur.

« - Le sortilège de Pistage a disparu rapidement après que les protections m'aient avertis que quelqu'un se trouvait ici. J'ai vérifié, et il s'agit du dernier endroit où Harry se soit rendu.

- Comment est-ce possible, Albus ? Comment le garçon a-t-il pu se rendre ici aussi rapidement ?

- Je n'en ai aucune idée. »

Dumbledore ! pensa Salazar avant de faire une retraite stratégique vers la cuisine. Il testa sa magie pour s'assurer d'être encore suffisamment puissant pour prendre sa forme d'animagus. Heureusement, il l'était, et à l'instant même où les deux entrèrent dans la maison, Salazar venait de finir sa transformation.

C'est un problème, pensa-t-il lorsqu'il vit que sa baguette était encore au milieu de la pièce. Il glissa vers celle-ci et d'un coup de queue, il l'envoya rouler sous un placard.

« - Qu'est-ce que c'était ? » une voix demanda alors que le bois roulait bruyamment sur le sol.

Salazar se recroquevilla sur lui-même lorsqu'une vive lumière envahit la pièce.

« - Par Merlin ! » s'exclama la femme, titubant en arrière alors que son regard se posait sur le serpent au milieu de la pièce, « - Albus ! »

Salazar se recroquevilla un peu plus sur lui-même dans le but de se protéger lorsque la femme tendit sa baguette dans sa direction.

« - Qu'y a-t-il, Minerva ?

- Un serpent. Il m'a surpris. Pensez-vous qu'il a également effrayé Potter ?

- Peut-être, après tout, nous sommes les seuls présents ici, mis à part notre petit ami.

- Petit ? Ce serpent soit faire au moins huit pieds de longs. » dit Minerva en baissant sa baguette.

Hum, je suis bien plus petit que ma taille habituelle. Peut-être est-ce à cause de ma taille humaine qu'il l'est aussi ? Ou de ma magie qui est plus faible ?

« - Je penses qu'Harry doit être parti depuis longtemps, à présent. Peut-être devrions nous vérifier chez les Dursley, que nous nous assurions que tout va bien de leur côté également.

-Harry a reçu sa lettre pour Poudlard aujourd'hui. Nous devons le retrouver, Albus. Nous ne pouvons pas le laisser errer dans le monde magique librement.

- Je le sais, Minerva. Peut-être est-ce un cas de magie accidentelle qui l'a retiré ? Peut-être ai-je mal lu le sortilège de Pistage. On me connait pour avoir fait quelques erreurs par le passé, après tout. »

Plus que quelques une, pensa Salazar en jetant un regard noir à Dumbledore.

Il patienta quelques instants, attendant d'entendre le craquement que produisent ceux qui transplanent, avant de reprendre sa forme humaine. Récupérant sa baguette, il attrapa un morceau de bois trainant sur le sol.

Je connais un endroit qui pourrait avoir les réponses que je cherche à mes questions, bien que quelques une d'entre elles en aient déjà reçu une.

Fabriquant rapidement un Portoloin, il disparut pour Rio.


Salazar atterrit sans grâce au milieu de sa salle à manger et faillit s'assommer avec sa table alors qu'il se redressait.

« - Ouch… » dit-il en se frottant l'arrière du crâne, « - Satané magie beaucoup trop faible. »

Il entendit un couvert claquer contre le sol à sa gauche, et il leva son regard pour voir une copie de lui-même, plus grande et en meilleure santé, l'observer avec surprise.

« - MAMAN ! PAPA ! VENEZ VITE ! J'AI UN JUMEAU !

- Harry James Potter, mais qu'est-ce que tu rac… JAMES ! VITE ! » cria Lily avec panique, et Salazar se retrouva soudainement avec la pointe d'une baguette plantée sous son nez,

« - Qui êtes-vous ?

- Bonjour Lily, » sourit Salazar,

« - Je suis ravi de voir que tu te portes bien.

- Qui êtes-vous ? » demanda James, se plaçant derrière sa femme, pointant également sa baguette sur lui.

« - Je suis celui qui vous a envoyé ici. C'est moi, Salazar. »

Les deux Potter lâchèrent leur baguette de surprise, avant de murmurer d'une même voix choquée

« - Salazar ?

- Oui, et si je suis ici, c'est dans l'espoir que vous puissiez me dire ce qui, par l'enfer, a mal tourné.

- Vous ressemblez… Vous ressemblez à… » bafouilla Lily

« - Harry Potter ? Oui, je l'ai remarqué

- Démentiel ! J'ai un jumeau ! »

Salazar eut un léger rire,

« - C'est bon de voir que vous vous portez tous à merveille.

- Vous, par contre, c'est tout le contraire. Salazar, que vous est-il arrivé ? » demanda James en regardant ses vêtements et sa taille.

« - C'est ce que j'aimerai également savoir, James. J'ai, d'une manière ou d'une autre, perdu tous mes souvenirs cette nuit-là, et cette après-midi, lorsque j'ai reçu la lettre d'admission 'd'Harry Potter' à Poudlard, tout est revenu d'un seul coup. Je vivais chez les Dursley ces dix dernières années.

- Pétunia et Vernon ? » demanda Lily

« - Les seuls et uniques.

- Oh mon pauvre. Venez et mangez quelque chose. Bon sang, vous n'avez que la peau sur les os ! Ils vous ont affamés, ou bien ?

- Entre autre. » dit-il d'un ton plus bas, et Lily se tourna vers lui avec des yeux ronds.

« - Vous n'êtes pas sérieux ?!

- J'ai bien peur de l'être » répondit-il,

« - Et en toute honnêteté, je suis bien plus fatigué qu'affamé pour le moment. Ma magie est grandement affaiblie suite à un manque d'entrainement, de malnutrition et un mode de vie loin d'être sain. J'ai juste besoin de repos.

- Allons donc dans le salon et discutons » dit James, « - Harry, finis ton repas puis va te laver. Nous viendrons te dire bonne nuit dans quelques minutes. »

Harry ne bougea pas, et il observa longuement Salazar,

« - Es-tu Harry Potter, le Garçon Qui A Survécut ? Vu que tu as la cicatrice et tout. »

Salazar eut l'air confus,

« - J'ai peur de ne pas savoir de quoi tu parles.

- Tu as vaincu Voldemort, mais les gens l'appelle 'Vous-Savez-Qui' maintenant »

Salazar regarda Harry puis ses parents,

« - Je ne vois vraiment pas…

- Nous devons te parler, Salazar. Harry, fait ce que ton père t'a demandé. Tu pourras discuter avec lui demain matin.

- D'accord Maman » dit Harry en les observant quitter la salle à manger.

Lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, James lança un sortilège de Discrétion avant de servir à tout le monde quelque chose à boire.

« - Il est plus sûr que vous n'en buviez qu'un verre

- Et surtout lentement » acquiesça Salazar avant d'en prendre une gorgée,

« - Bon sang, j'en avais besoin. Bien, vous pouvez commencer et j'essaierai de vous expliquer ce que je sais, pour que nous puissions rassembler les pièces du puzzle ensemble. »

Lily et James racontèrent à Salazar l'histoire de 'Harry Potter, le Garçon Qui A Survécut', lui présentant même d'anciennes coupures de journaux relatant les faits, dans le but de l'aider à mieux comprendre ce qu'ils savaient. Ils lui expliquèrent qu'ils avaient compris que quelque chose avait mal tourné cette nuit-là, mais qu'ils avaient préféré rester à Rio comme il le leur avait demandé. En retour, Salazar leur expliqua la vie qu'il avait eu chez les Dursley, et ce qui c'était passé la nuit où Voldemort avait été vaincu, ainsi que ce qui c'était passé plus tôt cette nuit. Dire que Lily était furieuse serait un euphémisme.

« - J'ai presque envie de me rendre chez Pétunia et de la maudire jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien d'elle ! Vous n'avez pas idée de comment je me sens en cet instant ! » hurla-t-elle, « - Jamais, JAMAIS je n'aurais fait ça à Dudley. Le fait que je n'aime ni ma sœur ni son époux n'aurait jamais pu justifier que je traite son fils de cette façon ! C'est outrageant ! Un placard à balais, James ! Un placard à balais ! »

James tenta de la calmer du mieux qu'il le pouvait, bien que cela ne soit pas vraiment efficace.

« - Au moins, il s'agissait de moi, et non du vrai Harry, » dit Salazar,

« - Malgré mon apparence, je suis un adulte, et je peux supporter le traumatisme physique et émotionnel.

- Cela n'excuse en rien ce qu'ils vont ont fait subir. » dit-elle en secouant la tête, « Et ne jamais vous dire que vous êtes un sorcier est tout simplement ignoble. Ils ont la magie en horreur, Salazar, et malheureusement, ils sont la personnification même des moldus que vous avez connus par le passé, et en toute honnêteté, je ne vous en voudrai pas si vous décidiez de les tuer, parce que j'en ai très certainement envie.

- Je ne ferais pas une chose pareille, Lily. Aussi méprisable qu'ils soient, ils ont tout de même un jeune fils, et je n'aimerai pas être la cause de la perte de ses parents pour un enfant. Après, si Dudley n'avait pas été là… » dit-il en laissant trainer sa voix.

James renifla avec amusement,

« - De ce que j'en ai compris, il est exactement comme son père. Un morveux pourris gâté.

- En effet » dit Salazar en levant son verre, «- Je vais avoir besoin de ma pensine, par contre. Est-elle toujours dans mon bureau ? »

James acquiesça,

« - Oui. Nous avons également trié la bibliothèque et placé là-bas tous vos livres de magie noire. Nous avons scellé la pièce, ainsi Harry ne risquait pas de tomber dessus par hasard.

- Bonne initiative. J'aurais dut y penser moi-même avant de vous envoyer ici. » dit Salazar en traversant la pièce.

Ils quittèrent le salon et passèrent par un large couloir bien éclairé. James retira le sceau de la porte et ils entrèrent le bureau. Salazar se dirigea immédiatement vers sa table de travail.

« - Bien, voyons voir ce que vous pourrons tirer de tout cela » dit-il en faisant tomber le souvenir argenté directement dans la pensine.

« - Voulez-vous que je vous accompagne ? » demanda James, « Une paire d'yeux supplémentaire, peut-être ? »

Salazar hésita,

« - Cela risque d'être quelque peu déstabilisant, de plus, il ne s'agit pas d'un souvenir plaisant.

- Ca ira, j'ai toujours voulu savoir ce qui s'était passé cette nuit-là.

- Je reste là au cas où Harry s'aventure par ici. » ajouta Lily

Salazar hocha la tête,

« - Si tu en es sûr, James.

- Je le suis »

Ils entrèrent le souvenir et se placèrent juste derrière 'Lily' avant de s'appuyer contre le mur. Ils entendirent les cris et bruits au rez-de-chaussée, et James pâlit tout en tremblant lorsque Voldemort entra dans la chambre.

« - Pourquoi lui demande-t-il de reculer ? » demanda-t-il soudainement

« - J'espérai que tu avais la réponse à cette question. » répondit Salazar.

Le souvenir continua, et lorsque la malédiction rebondit, Salazar s'exclama en pointa du doigt,

« - Là ! Regardez ! »

Ils observèrent une petite pièce de fumée noire se détacher de Voldemort avant que ce dernier n'explose en une masse noire encore plus grande. Salazar et James regardèrent le petit morceau voler dans la pièce avant de s'attacher au front 'd'Harry'. Le bébé cria de douleur quand la cicatrice apparut, puis le souvenir pris fin lorsque Salazar perdit connaissance.

Quand ils retournèrent dans le bureau, James du s'asseoir, et Salazar commença à faire les cent pas.

« - Je suis un Horcruxe. » dit-il avant de s'arrêter et de regarder Lily et James, « - C'est très certainement ce qui a du se passer, bien que je ne comprenne pas pourquoi je n'ai pas retrouvé mon apparence originelle.

- Un être vivant peut devenir un Horcruxe ? » demanda James en se servant un nouveau verre.

« - Ce n'est pas quelque chose d'impossible, mais c'est extrêmement rare. Les seules fois où j'en ai entendu parler, cela s'est fait avec des animaux, et seulement deux fois. Les deux animaux ont été tué en usant du Feudeymon, mais vu que je ne peux pas mourir, je ne sais pas si cela fonctionnerai. »

« - Vous avez utilisé du Polynectar, n'est-ce pas ? » dit Lily

« - Oui.

- Et bien, peut-être que cela a un lien avec ce morceau d'âme qui est scellé dans votre tête. Vous, dans tous les aspects possibles, étiez Harry Potter à ce moment-là. Peut-être que la magie noire de l'Horcruxe a annulé les effets de la potion. Nous savons tous que les effets de la Magie Noire ne peuvent être inversés. C'est peut être une explication tirée par les cheveux, mais cela reste une possibilité.

- Je pense que ton hypothèse est sur la bonne voie, Lily » dit Salazar en hochant la tête en sa direction,

« - Et c'est peut-être même plus vraisemblable que cela en a l'air. Un Horcruxe est la forme la plus noire de magie. Le Polynectar est une potion qui transforme physiquement celui qui le prend. Ce n'est pas comme les potions pour les maux de tête ou les potions calmantes. En théorie, la magie noire de l'Horcruxe annule les effets physiques du Polynectar, et comme j'ai utilisé les cheveux de Harry, j'ai conservé son apparence et j'ai continué à grandir naturellement jusqu'à maintenant. Et je commence même à penser que l'Horcruxe est la raison pour laquelle j'ai perdu mes souvenirs pendant un temps, même si je ne comprends pas pourquoi je les ai regagnés en recevant ma lettre pour Poudlard.

- Les moldus appellent ça l'amnésie. » dit Lily,

« - Quand les moldus souffrent d'un violent traumatisme à la tête, il arrive qu'ils perdent leur mémoire. Les docteurs leur préconisent de rester avec leur famille ou leurs amis. Ils disent qu'être dans un environnement familier peut éventuellement les aider à recouvrir la mémoire. Nous, d'un autre côté, avons des moyens bien plus efficaces pour régler le problème, mais sachant que vous avez été pris en charge par des personnes qui pensaient que vous étiez Harry, ils n'ont pas pris la peine de s'assurer que cela soit le cas. On vous a placé avec des moldus qui ne pouvaient en rien vous aider non plus. Cependant, lorsque vous avez reçu la lettre de Poudlard, avec son sceau qui doit vous être très familier, vous vous êtes souvenu. »

James explosa soudainement de rire,

« - Salazar Serpentard a souffert d'une maladie moldue pendant près de dix ans ! C'est à mourir de rire ! Sirius aurait adoré savoir que… OUCH ! »

Salazar eut un sourire en coin lorsque James sauta de son fauteuil après avoir été touché par son Maléfice Cuisant.

« - Bien fait pour toi ! » rigola Lily, ce à quoi James renifla

« - Désolé, mais je trouvais ça très marrant.

- Hilarant, même. » dit Salazar sèchement tout en faisant un sourire et un clin d'œil à Lily.

« - Et bien, je suppose que cela répond aux questions les plus urgentes sur ce qui a bien pu se passer. » dit James, essayant de se garder sous contrôle.

« - Oui, je le pense aussi, même si j'ai encore quelques petites questions. »

Salazar, Lily et James continuèrent à discuter jusqu'aux petites heures de la matinée. Lorsque qu'il lui demanda pourquoi Voldemort aurait pu lui demander de reculer, Lily ne sut pas quoi répondre. James, cependant, mentionna le fait que Rogue était un Mangemort, et connaissant le passé commun qu'il avait avec Lily, ce dernier aurait pu en être la raison.

Cela fit immédiatement sens à la jeune femme, et elle s'empressa de raconter leur histoire à Salazar. James, se basant sur ce que l'immortel leur avait raconté sur ce qui s'était passé un peu plus tôt à Godric's Hollow, suggéra que cela soit Dumbledore qui l'ai placé chez les Dursley, bien qu'il n'ait aucune idée de pourquoi là-bas, et non avec Sirius, sachant qu'il était le parrain d'Harry.

Ils discutèrent également de la prophétie, et Salazar leur dit ce qu'il savait de celle-ci, Lily et James s'occupant de combler ses connaissances manquantes. Il continua malgré tout à croire qu'il s'agissait uniquement de sottises. Ils ne parlèrent d'autres choses cependant, principalement parce que Salazar était plus qu'épuisé. Ils décidèrent qu'il était grand temps d'aller se reposer alors que le soleil commençait à se lever.

Salazar resta finalement à Rio pendant une semaine. Il entraina sa magie et repris une alimentation correcte à chaque repas afin de retourner à la normale et renforcer ses pouvoirs. Il réduit également la taille de tous les vêtements qu'il avait laissés là, ayant à présent des robes de sorciers qui lui allait.

Il discuta avec les gobelins de Gringotts à Rio Way, et ils lui assurèrent que tout était en ordre du côté de ses finances à la fois à Rio et en Grande Bretagne. Cela le rassura beaucoup, car en étant 'Harry', il avait eu peur de ne plus avoir accès à ses économies en Angleterre. Quand James lui demanda s'il avait un endroit où dormir une fois retourné à Londres, Salazar l'informa qu'il possédait un appartement au Chemin de Traverse, ainsi qu'il était doué pour masquer ses traces et ses apparences, sachant qu'il faisait cela depuis plusieurs siècles.

Le véritable Harry Potter était plus que ravit de rencontre 'Harry Potter, le Garçon-Qui-A-Survécut' et ils discutèrent beaucoup de Poudlard et de Quidditch. Harry avait été accepté au Collège de Sorcellerie d'Amérique du Sud, et Salazar rassura les Potter en expliquant qu'il s'agissait d'une très bonne école, classée seconde juste après Poudlard. Lily le taquina en lui disant que son avis était quelque peu biaisé, ce qu'il ne nia pas.

Salazar leur avoua qu'il allait retourner à Poudlard en tant que 'Harry Potter'. Il avait décidé que cela serait la meilleure chose à faire, sachant que les personnes ayant des réponses se trouveraient là-bas, et il voulait glaner autant d'informations que possible. Une fois qu'il saurait tout ce qu'il avait à savoir, il partirait à la chasse aux Horcruxes de Voldemort, les détruisant au passage, tout en cherchant un moyen de se débarrasser de celui qui se trouvait dans son front, et de retrouver son apparence normale. Salazar assura aux Potter qui les tiendraient au courant de toutes nouvelles découvertes et avancées qu'il ferait car, après tout, il allait devoir prétendre être leur fils pour quelques temps encore.

Cependant, Salazar n'avait aucune idée de la frénétique recherche du 'Garçon Qui a Survécut' qui avait lieu au même moment en Grande-Bretagne. Et rien n'aurait pu le préparer au choc de découvrir ce que sa disparition avait causé.


J'ai traduit 'silencing spell' par Sortilège de Discrétion, c'est ce qui sonnait le mieux, vu que je n'ai pas trouvé le 'véritable' nom en faisant mes recherches. Si quelqu'un sait, dite le moi ! ^^

Allez, on se retrouve dans quinze jour pour le chapitre trois! Croissons les doigts et espérons que j'aurais plus avancé dans la traduction! o/