Bonjour, Bonjour! Et bienvenu dans le chapitre 7 de cette traduction! ^^

Avant toute chose, un grand merci pour vos retours! Ca fait plaisir de voir que vous aimez autant cette traduction que je m'amuse à la traduire!

Ici, les réponses aux reviews 'guest'

Vanimia : Je suis quasiment sûre que tu as un compte , mais comme je veux pas prendre le risque de répondre à la mauvaise personne via PM, je le fais ici! xD Merci pour ton retour! ^^ Oui, ce chapitre est vraiment bien (je suis d'accord avec toi sur ce point), et quand à la traduction, elle serait de beaucoup moins bonne qualité sans le super travail de relecture de Aelyanne ! :) Merci pour ton retour et tes encouragements, en tout cas! o/

Bon, sinon, trêve de blabla, je termine en vous disant que l'histoire et l'univers d'Harry Potter sont la propriété de J.K Rowling, l'histoire originale appartient p 'preciousann', et je ne 'possède' que la traduction dont la correction a été faite par Aelyanne!

Bonne lecture!


Même quelques jours après sa rencontre avec Harry Potter, Lucius Malfoy faisait toujours les cents pas dans son bureau. Il n'avait absolument pas apprécié la tournure qu'avait prise la réunion. Comment un simple gamin de onze ans avait-il put le rabaisser comme cela ? Il était furieux contre lui-même, contre Drago, mais par-dessus tout, il était furieux contre Potter et Dumbledore.

Mais il y avait quelque chose à propos du garçon, quelque chose auquel il détestait penser. Sa façon de se tenir, la froideur de son regard, le ton de sa voix, et le Fourchelangue.

Lucius frissonna.

C'était impossible, n'est-ce pas ?

Même lui savait que le Seigneur des Ténèbres n'était pas mort. La Marque était simplement inactive, elle n'avait pas disparue.

Ce garçon pourrait-il être le Seigneur des Ténèbres ? se demanda-t-il, et cette simple pensée le stoppa dans ses allées et venues juste en face de la cheminée.

Il n'avait aucune idée de comment cela pouvait être possible, mais quand il y réfléchissait… La voix, les yeux, la posture, et le Fourchelangue.

Lucius frissonna à nouveau.

« - Narcissa ! » cria-t-il, en courant hors de son bureau vers la bibliothèque, « - Narcissa !

- Qu'y a-t-il, Lucius ? » demanda-t-elle en plaçant de côté le livre qu'elle était en train de lire, « - Tu as l'air bien pâle, que se passe-t-il ?

- Le garçon, » murmura-t-il, paniqué, « - Le garçon de Potter est le Seigneur des Ténèbres. »

Elle le regarda avec des yeux ronds, « - Tu ne crois certainement pas que…

- Je ne sais pas comme c'est possible, mais nous parlons ici du Seigneur des Ténèbres. Il est quelqu'un de très puissant et capable de tout. »

Elle eut une exclamation étouffée alors que son regard courrait sur le visage de son mari, paniquée.

« - Drago est en froid avec le Seigneur Noir. » à ce stade, il s'agissait plus d'une évidence que d'une question. Elle aussi avait remarqué des similarités entre les deux, mais elle n'avait pas osé en parler, « - Sommes-nous en danger, Lucius ? Est-ce que Drago l'a vraiment contrarié ?

- Je pense que je l'ai contrarié encore plus que Drago, même si le fait qu'il l'ait provoqué à plusieurs reprises n'a certainement pas aidé. » dit Lucius, passant nerveusement une main dans ses longs cheveux blonds, « - Tu as entendu ce que Potter a dit, 'Je ne pense pas qu'il serait très heureux d'apprendre ce que vous avez fait. Je sais qu'à sa place, je ne le serais pas', se sont ses mots exacts !

- Nous devons avertir Drago, » dit Narcissa en plaçant une main apaisante sur le bras de son mari, « - Parles avec Severus, et dit à Drago de ne pas énerver Potter encore plus. Cependant, ne lui dit PAS que nous pensons que Potter est le Seigneur des Ténèbres. Si nous nous trompons, hé bien, nous ne voudrions pas mettre le véritable Seigneur en colère, n'est-ce pas ?

- Comme toujours, tu sais exactement ce que nous devons faire pour tourner les choses à notre avantage, merci, Ma Douce. » dit Lucius en embrassant sa femme sur la joue, « - Je t'expliquerai en détails la réaction de Severus à mon retour. »

Narcissa acquiesça et observa son époux disparaitre dans un tourbillon de flammes vertes.


Drago avait déjà quitté son bureau, et Severus regarda Lucius repartir vers son propre manoir. Ce n'est que lorsqu'il fut certain d'être totalement seul qu'il laissa échapper un fou rire.

Quelque chose de totalement inattendu de sa part, mais bon sang, que ça faisait du bien !

Une fois calmé, mais un souriant toujours comme un gamin à qui on avait promis une friandise, il se dirigea vers l'un des placards qu'il utilisait pour ranger ses fioles de potions vides et se servit un verre. Il ne pouvait pas vraiment renvoyer la faute à Lucius, car après tout, s'il n'avait pas eu connaissance de la vérité, il aurait très certainement crut la même chose.

Une fois de nouveau assis à la chaise de son bureau, il fit tourner le liquide ambré dans son verre tout en pensant à quel point sa vie avait changé en l'espace de quelques semaines. Ce fut comme si un immense poids avait été retiré de ses épaules. Il se sentait à présent libre et le cœur léger, et ce uniquement parce qu'il savait que Lily était en vie.

Severus ferma les yeux et repensa au souvenir que Salazar lui avait montré de ce jour. Lily se trouvait assise sur un canapé en cuir noir, dans ce qui semblait être un bureau, Potter à ses côtés et Salazar face à la paire. Elle semblait plus âgée, mais sa beauté n'en avait pas été altérée. Ses cheveux étaient toujours aussi roux, et ses yeux brillaient encore de cet éclat vert qu'il aimait tant. Et elle pleurait.

Elle pleurait pour lui, pour Severus.

« - J'ai l'impression que tout est de ma faute. » avait dit Lily entre deux sanglots, « - Si j'avais pardonné Severus pour m'avoir appelé « Sang-de-Bourbe », il n'aurait jamais rejoint Voldemort. C'est ma faute s'il a si mal tourné.

- Je sais que vous étiez meilleurs amis, Lily, mais tu ne peux pas t'en vouloir pour ses propres choix.

- Je le sais, James, mais cela ne m'empêche pas de me sentir responsable. »

Elle regarda alors Salazar avec des yeux implorant,

« - Salazar, promettez-moi quelque chose.

- Qu'en est-il, Lily ? » demanda-t-il gentiment

« - Promettez-moi que si Severus a changé, que s'il s'oppose aujourd'hui à Voldemort et regrette d'être devenu un Mangemort, promettez-moi que vous le prendrez sous votre aile. Faites-lui confiance car James a raison. Severus est la raison pour laquelle Voldemort m'a demandé de reculer. J'en suis intimement convaincue. S'il vous plait, Salazar, je sais ce que vous pensez des Mangemorts, mais pitié, laissez cette colère de côté juste pour lui. Car je sais au fond que Severus est un homme bon. »

James hocha de la tête aux mots de sa femme.

« - Sirius et moi lui avons fait vivre un enfer, et je pense que, dans une certaine mesure, nous sommes également responsables de son sort. Je l'ai jugé trop vite. Même en étant aussi jeune, je suis tombé amoureux de Lily à l'instant où mon regard c'est posé sur elle, et j'étais jaloux de l'amitié qu'elle avait avec lui. Je n'aurais pas dut harceler Rogue, et je regrette amèrement ce que j'ai fait. Si Lily pense au fond d'elle que Severus est quelqu'un de bon, alors je la crois aussi.

- Je pendrai tout cela en compte. » acquiesça l'immortel, et Lily lui fit un sourire plein d'espoir en retour,

« - Merci, Salazar. Je l'aime toujours, il était mon meilleur ami, et s'il regrette ses actions, alors dites-lui que je lui pardonne. »

Les yeux de Rogue s'ouvrirent à cet instant alors que les mots flottaient toujours dans son esprit.

Elle m'aime, pensa-t-il, Même si ce n'est qu'en amitié, elle m'aime et me pardonne pour ce que j'ai fait. Je peux l'entendre dans sa voix et le voir dans ses yeux. Le pardon et l'amour.

Il afficha un sourire en hochant de la tête. Lui-même, aussi fou que cela puisse paraitre, avait pardonné à James Potter ce jour-là. James s'était excusé, avait parlé en prenant la défense de Rogue et s'était mis d'accord avec Lily. Tous les deux avaient envoyé Salazar à lui, et il ne pouvait définitivement pas être en colère à propos de ça. Comment le pourrait-il ?

Pour tous ceux qui avaient été placés dans la Maison Serpentard, Salazar était un homme respecté et admiré. Il était de croyance commune que celui-ci était sans pitié, rusé, froid, sterne et indifférent. La plupart des élèves à Serpentard avait essayé de reproduire cette image perçue, et Severus n'échappait pas à la règle. Il avait moulé son propre masque de froideur et d'indifférence à 'l'image' du Fondateur, mais il avait rapidement dut se rendre à l'évidence que la réalité était bien différente du mythe.

Salazar n'était pas un dieu, il le savait pertinemment. Cet homme n'était pas parfait. Il avait connu son lot de chagrins et de regrets et avait fait de nombreuses erreurs dans sa vie. Salazar lui avait même confié que sa plus grosse erreur avait été son immortalité, et dans les yeux de l'autre, il avait pu y lire tous les regrets qui avaient accompagné cette décision.

Dans un soupir, il le lui avait expliqué.

« - Je regrette mon immortalité car elle fut pour moi le coup de grâce. Pendant des années, Godric et moi nous sommes disputés à propos des né-Moldus, des moldus et de la magie noire, mais jamais cela n'avait pris de si grandes proportions. Je comprenais son point de vue, et il comprenait le mien. On s'est pris la tête un bon nombre de fois, mais jamais cela nous a séparé. Ce fut cette stupide quête pour la vie éternelle qui l'a fait. Il me disait que c'était quelque chose de bien trop sombre et qu'il ne pouvait pas fermer les yeux sur ce fait. Je lui ai répondu en disant que vivre à jamais pouvait être quelque chose de magnifique. Nous pourrions voir le monde changer devant nos yeux, voir des générations de sorciers et sorcières passer les portes de Poudlard et les voir apprendre tout ce qu'ils pourraient. J'ai même essayé de le convaincre en disant que nous pourrions un jour voir un monde où sorciers et moldus pourraient vivre ensemble en paix, comme c'était le cas à l'époque de Merlin. Mais il n'était pas dupe.

« - Je voulais que mon meilleur ami m'accompagne dans cette aventure. Nous étions frères, meilleurs amis, compagnons de combats, même. Il avait mes arrières, j'avais les siens, et personne ne pouvait remettre en cause cet état de fait. Mais il a refusé. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas aller mettre son nez dans une magie aussi sombre que celle que je cherchais. Il disait que cela n'était pas naturel. Il pouvait supporter de faire un peu de magie sombre, telle que les potions ou des rituels liés au sang, mais pas l'immortalité, et je ne comprenais pas pourquoi. Il m'a dit que je finirai par le regretter, et je lui ai dit que non. Il a essayé, et bon sang il l'a vraiment fait, de me faire entendre raison, mais tout ce que je voyais été que mon meilleur ami me laissait tomber.

« - Un idiot entêté, voilà ce que j'étais. Je suis parti du château cette nuit-là. Helga et Rowena ont été dévastées par la nouvelle, mais Godric est celui qui l'a le plus mal pris. Il ne fut plus jamais le même après ce jour maudit, ou du moins, c'est ce que l'on m'a dit. On m'a dit qu'il avait l'air perdu et qu'il s'était lancé à corps perdu dans ses devoirs envers Poudlard pour oublier que je n'étais plus présent. Cela a fonctionné pendant un temps, mais il est mort en colère, en colère contre moi. La dernière fois que je l'ai vu fut à ses funérailles. Elles ont eu lieu entre ces murs, et je ne suis plus jamais revenu à Poudlard par la suite, du moins jusqu'à maintenant. Si l'immortalité est aujourd'hui ma plus grande erreur et mon plus grand regret, c'est parce que j'ai perdu mon meilleur ami à cause d'elle. J'ai blessé tous ceux que j'ai aimé et je les ai vus mourir. Ma femme était morte en couche quelques années auparavant, et mes enfants ont finis par fonder leur propre famille. L'immortalité ne les intéressait pas, mais je leur ai fait la promesse de veiller sur notre lignée, et je souhaite n'avoir jamais fait cette promesse maintenant que je vois ce qu'elle est devenue. Le monde n'est pas devenu ce que j'espérais qu'il devienne. Il est devenu pire, tellement pire, et tout ce qui me reste sont mes souvenirs. Et parce que je ne peux pas mourir, je ne pourrais jamais dire à Godric que je suis désolé. Je ne pourrais jamais lui dire qu'il avait raison et moi tort. Je ne pourrais jamais l'entendre dire 'je te l'avais dit'. »

Cette nuit, Severus avait appris que même Le Serpentard, l'originel et le plus rusé d'entre tous, avait fait des erreurs et avait des regrets, tout comme Severus. L'immortel lui avait également dit qu'il ne pouvait pas laisser le poids du passé dicter sa vie. On pouvait bien apprendre de ses erreurs et regrets, mais il ne fallait pas les laisser guider toute une vie.

Salazar lui avait même dit mille fois que Severus avait plus de chance que lui-même. Au moins, il avait pu entendre de la bouche de Lily qu'elle l'aimait toujours et lui pardonnait, et c'était pourquoi la vie du Maître de Potions avait changé pour le mieux, c'était pourquoi il était capable de pardonner. Il n'avait plus aucune raison d'en vouloir à la Terre entière, ni même de sombrer dans le désespoir.

C'était la raison pour laquelle il pouvait rire à présent.

Severus sourit à nouveau et sirota son Whiskey en se rappelant l'incident du passage secret. Il se demanda si Voldemort lui-même aurait pu essayer de tromper tout le monde comme il l'avait fait et avoir l'air innocent de bout en bout. S'il n'avait été au courant de rien, il aurait vraiment pu croire que Salazar avait disparu par accident au travers de la peinture.

Et cette rencontre avec les Malfoy dans le bureau de Dumbledore. Severus lui-même avait été choqué par les propos tenus par Salazar, mais la façon dont il avait prononcé ces mots, manié la situation à son avantage l'avait empli d'admiration. Il avait débarqué de nulle part avec ses mots et les avait fait entendre à Lucius dans un lynchage verbal plus que mérité. Cet homme était vraiment doué de rouerie, et Rogue savait qu'il avait beaucoup à apprendre de lui.

Et apprendre de son nouveau mentor, de ses erreurs et regrets, il allait le faire ! Et pas qu'un peu !


Mon Vieil Ami,

Je suis heureux de t'annoncer que la personne dont je t'ai parlé dans ma lettre précédente a accepté de nous aider. On m'a ainsi dit que ton bien se trouve ici et qu'il sera protégé par plusieurs pièges, dont certains sont déjà en place, mais il en manque toujours, et ton bien n'est pas encore caché pour le moment. Que sont ces pièges, nous l'ignorons, mais nous avons la connaissance de deux d'entre eux : celui que cette personne a placé, et un que j'ai découvert.

En parlant de pièges, tu ne croiras jamais quel est celui que j'ai découvert ! Deux ÉLÈVES l'ont trouvé, qui l'on ensuite dit à un AUTRE enfant, et cette histoire a été entendue par deux AUTRES élèves qui me l'ont dit ! J'ai été OUTRÉ d'apprendre que ce 'piège' ait pu être placé dans une école pleine d'ENFANTS ! Je te donnerai plus de détails ultérieurement, mais il est important de te dire que ton autre ami a eu de la chance que je ne l'aie pas maudit sur place quand je l'ai appris !

Mais les pièges ne sont pas importants, vu que j'ai trouvé un moyen de récupérer ton bien sans risquer ma vie et une jambe au passage. Je prévois également d'ajouter quelque chose au piège que j'ai découvert pour faire en sorte que les élèves puissenty accéder moins facilement et éviter ainsi de se faire MANGER par celui-ci. Dès que mon ami me fera savoir que ton bien est en place, j'irais le récupérer avant de le mettre là où il sera en sécurité.

Aussi, j'ai une piste à propos de ce que pourrais faire notre ennemi commun. Je surveille actuellement une personne que je suspecte être un de ses hommes de main.

Oh, et pardonne-moi si ma lettre te semble quelque peu agressive. J'espère que tu n'en tiendras pas trop rigueur.

Ton Vieil Ami,

Moi.

Avec des mains tremblantes, Nicholas posa la lettre sur sa table à manger, après l'avoir relu à voix haute une seconde fois à sa femme

Perenelle avait son visage enfoncé dans ses mains et secouait la tête, abasourdie.

« - Des enfants qui pourraient être mangés ?! » gémit-elle, « - Oh, Nicholas ! Nous n'aurions jamais dut…

- Je sais, mon ange, je sais. J'ai une confiance aveugle en Salazar, et je sais qu'il fera en sorte que les enfants soient en sécurité. Il récupèrera aussi la Pierre et la mettra en sécurité chez lui. Mais je dois avouer que ma confiance en Albus s'est dégradée. Mais qu'est ce qui a bien pu lui passer par la tête pour mettre des élèves face au risque d'être mangés ? » demanda-t-il avec incrédulité, « - Ma Pierre ne vaut pas un tel risque.

- Hé bien, je ne pense pas que je serais capable de respirer normalement tant que toute cette histoire ne sera pas finie. » dit-elle avec souffle digne, ce à quoi Nicholas acquiesça également,

« - Tout comme moi, mon ange, tout comme moi »


Une semaine s'était écoulée depuis qu'Harry avait fait exploser son bureau dans un éclat de magie accidentelle, et Albus soupira en observant le garçon assis à la table de Serpentard, du côté se trouvant le plus proche de la table des professeurs. Il lisait un livre en mangeant son petit déjeuner, comme c'était son habitude chaque matin.

Le directeur soupira à nouveau et étudia le garçon. Les autres Serpentards semblaient l'ignorer, et personne n'osait s'assoir près de lui à cause de Nora et de la capacité d'Harry de pouvoir discuter avec elle. Il y avait au moins quatre sièges d'écart entre lui et la personne suivante, et personne ne se trouvait devant lui non plus, vu que le petit serpent noir se tenait devant son assiette. Il remarqua également que les autres Serpentards le regardaient soit avec peur, soit avec haine, et Albus n'aimait pas ça. Et pire que tout, était la réaction d'Harry face à un tel comportement. Il semblait n'en avoir rien à faire et se complaisait parfaitement dans cette situation.

Il semblait clair qu'Harry n'aimait pas vraiment avoir des amis.

Bien sûr, il y avait le garçon Londubat et la fille Granger qui se montraient amicaux avec lui, mais ils n'étaient pas vraiment des amis. Harry leur apprenait des choses, et se montrait amical aussi, mais il n'était pas proche d'eux. Ils étudiaient souvent ensemble et lui demandaient de l'aide de temps en temps. Ils s'asseyaient avec lui pour jouer avec Nora et discuter avec lui, mais jamais trop longtemps à cause des regards hostiles des autres Serpentards, et Harry ne s'était assis à la table des Gryffondors qu'une seule fois. Et Albus n'aimait pas ça non plus. Harry avait besoin d'ami en qui avoir confiance et sur qui il pourrait s'appuyer. Aucun enfant ne devrait se retrouver sans amis, et certainement pas Harry.

Albus n'aimait pas également le fait que le garçon soit à Serpentard. Il aurait dut se retrouver à Gryffondor tout comme ses parents avant lui. Il n'aurait pas dut être dans une maison remplie de familles aussi noires qui pouvaient influencer son jeune esprit. Albus était déjà grandement contrarié par le fait que le petit ait lu à propos des Impardonnables et ne pouvait s'empêcher de se demander qu'elle type de magie noire il avait pu lire entre temps. Et le Directeur ne pouvait pas permettre que cela se reproduise.

Mais il y avait une chose qu'il ne pouvait nier. L'enfant était extrêmement rusé. Sa réprimande verbale à l'encontre de Lucius Malfoy en était une preuve flagrante, et Albus était toujours choqué par les mots, les actes et la froideur dont l'enfant avait fait état. Cette simple pensée fit trembler l'homme, car cela lui rappelait un autre garçon qui, cinquante ans plus tôt, avait également traversé les couloirs de Poudlard. Tom Jedusor parlait aussi de pouvoir et de connaissance qui offraient l'avantage sur l'ennemi. Harry ne pouvait pas avoir le même genre de pensées. Il n'avait que onze ans ! Il ne devrait pas être capable de raisonner de la sorte à un si jeune âge !

Qu'est ce qui aurait bien pu mener Harry à agir ainsi ? se demanda-t-il en regardant toujours le garçon, Est-ce à cause des abus qu'il a subit dans sa famille ?

Même Albus ne pouvait nier que le garçon avait été abusé. Il l'avait vu de ses propres yeux cette nuit, et même s'il savait que l'enfant allait avoir une vie dure avec Pétunia et Vernon, il s'agissait de l'endroit où il se trouvait le plus en sécurité, et malheureusement, c'était toujours le cas. Et même si cela voulait dire que l'enfant allait encore subir des abus, il allait devoir retourner chez sa famille cet été.

Il avait essayé d'expliquer son raisonnement à Minerva, mais elle ne voulait rien entendre. Elle était furieuse et avait donné à Albus le fond de sa pensée. Elle ne voulait pas lâcher l'affaire et il avait dut finalement utiliser le sort d'amnésie sur la pauvre femme pour lui faire oublier les informations au sujet des abus. Il l'avait fait pour 'le Plus Grand Bien', après tout. Il savait que Severus n'avait rien à faire du garçon ou de ce qui pourrait lui arriver, alors il n'avait rien fait à ses souvenirs, quand à Quirrell…

Albus était un peu inquiet, inquiet d'avoir perdu Harry au Mal. Mais il savait qu'il en aurait le cœur net bien assez tôt. Regardant la table des professeurs, il observa Quirrell, et ses yeux survolèrent le turban de l'homme.

Oui, Albus saurait si Harry était lumineux ou sombre avant la fin de l'année.


Ni Quirrell, ni son compagnon par ailleurs, ne remarquèrent qu'Albus les observaient, eux même concentrés sur le garçon. Voldemort était clairement intrigué par Harry, et osait-il l'admettre, amusé également. L'enfant avait ridiculisé Lucius et détruit le bureau de Dumbledore cette nuit-là.

Voldemort ricana au souvenir. Si le vieil idiot ne faisait pas suffisamment attention, il allait perdre son précieux Potter. Le garçon était loin d'être stupide, et même le Seigneur des Ténèbres devait l'admettre. Harry avait bel et bien sa place à Serpentard pour son esprit affuté, ses paroles sur le pouvoir, son ambition et son souhait de s'occuper lui-même de ses ennemis.

Mais Potter me considère-t-il comme un ennemi ? se demanda Voldemort, Très certainement, même s'il ne l'a pas directement nié lorsqu'Albus a posé la question.

Mais cela n'était pas vraiment important pour le moment. Voldemort allait garder un œil sur le garçon et essayer de savoir quoi faire de lui plus tard. Pour le moment, il devait trouver un moyen de trouver la Pierre.

Il était certain qu'Albus ne savait pas qu'il était là, en train de posséder un imbécile d'enseignant bégayant. Il en aurait eu conscience si Albus suspectait quelque chose, parce que l'autre idiot ne le laisserait pas s'approcher d'Harry dans le cas contraire.

Et comme sa situation actuelle était encore suffisamment confortable, il allait se montrer patient pour quelque temps encore, jusqu'à ce que le moment soit parfait pour attaquer.


Drago jeta un regard noir à Harry en se demandant ce qu'il pouvait y avoir de si spécial à propos de lui. Son père lui avait demandé d'arrêter de se montrer hostile envers lui, mais il ne lui avait pas expliqué pourquoi.

Stupide Potter, pensa-t-il en le fusillant des yeux, C'est comme s'il croyait qu'il était le satané Seigneur des Ténèbres ou je ne sais quoi.

Drago n'en avait rien à faire. Il était en colère contre Potter pour les avoir appelés, lui et son père, des Gryffondors, et il se jura de se venger. Peu importe ce que son père allait dire, il allait faire payer cet affront à Potter.


Salazar était assis à la table des Serpentard, mangeant son omelette et buvant son lait, totalement inconscient de tous les regards qui l'observaient de près. Il avait décidé de rattraper son retard en Botanique ce matin, et essayer de trouver un moyen pour 'planter' le commentaire qu'il devait rendre. Une tâche plutôt dure, et totalement insatisfaisante, de devoir écrire comme un enfant de onze ans, mais il devait maintenir son rôle.

Nora, comme à son habitude, était assise en face de son assiette mais, ce matin plus particulièrement, elle semblait plus agitée qu'à son habitude, faisant des vas-et-viens sur la table.

Il baissa son livre et la regarda,

« - Nora, tout va bien ?

- Murmureur, où est Pigeon ? » demanda-t-elle en s'arrêtant face à lui, comme si elle avait attendu qu'il remarque sa détresse

« - Elle est toujours en train de livrer la lettre dont je t'ai parlé, et je pense qu'elle ne sera pas de retour avant quelques jours. Pourquoi ? Es-tu inquiète pour elle ?

- Bien sûr que non » dit-elle dans un souffle dédaigneux, « - C'est juste que je trouvais que c'était un peu silencieux sans que ce satané plumeaux à poussière vienne pour piquer ton petit-déjeuner.

- Je vois… » dit Salazar dans un léger rire avant de retourner à la lecture de son livre de Botanique.

Quelques minutes passèrent, et Nora continuait inlassablement a glisser devant lui. Après une nouvelle minute, sa tête dépassa de derrière la couverture de son livre, son regard l'observant avec un peu d'inquiétude.

« - Murmureur, tu penses que Pigeon va bien ? »

Salazar du retenir un nouveau rire, mais il ne s'empêcha pas de lui faire un grand sourire.

« - Oui, ma chère, je pense qu'Hedwige va bien. C'est une chouette très intelligente, et elle sera de retour bien assez tôt.

- D'accord. » dit Nora dans un soupir.

Quelques instants plus tard, des oiseaux remplirent l'air au-dessus de la Grande Salle, livrant le courrier matinal. Tous deux levèrent le regard pour voir si Hedwige était de retour, et lorsqu'aucun Harfang des neiges ne fut en vue, Nora soupira à nouveau et recommença à 'faire les cents pas'.

Cependant, au moment où le serpent allait lui poser une nouvelle question, une vieille chouette brune tomba des airs et s'écrasa presque sur elle. Elle commença à siffler, en colère, contre l'oiseau qui ne lui porta nulle attention alors qu'il roulait sur ses pattes et se redressait, envoyant une assiette de tartine s'écraser sur le sol dans un même mouvement.

Il laissa tomber une enveloppe rouge devant lui avant de s'envoler immédiatement. Salazar regarda longuement la lettre avec confusion, et Nora commença à siffler de nouveau.

« - Murmureur, la lettre est en train de bouger ! Es-tu en danger ? Est-ce que je dois la mordre ?

- Non, Nora, c'est juste une beuglante. » dit-il en faisant un mouvement pour l'ouvrir.

« - Et qu'est-ce donc qu'une beugl…

-HARRY JAMES POTTER ! » cria la lettre avec une voix de femme suraiguë.

« - Mais c'est une banshie ! » cria Nora lorsque la Beuglante fit une pause, et elle se cacha sous le livre de Botanique de Salazar pour se cacher du bruit.

« - Comment OSES-TU dire à ton satané serpent d'attaquer mon fils ! Ron Weasley est un bon garçon, et si j'apprends que toi ou ton animal l'ont attaqué une nouvelle fois, tu n'aimeras certainement pas LES CONSÉQUENCES ! Je connaissais ta mère, Lily, et elle aurait honte d'apprendre que son fils… »

Salazar décida qu'il en avait assez des cris de la femme et se leva. Il sortit calmement sa baguette et lui fit décrire des cercles autour de la beuglante. L'air commença à se refroidir autour de la lettre et le papier se gela. Les cris s'arrêtèrent, mais la chaleur produite par la Beuglante faisait déjà fondre la glace, alors il entoura l'objet d'un nouveau bloc de glace, et il tomba sur la table dans un 'clunk'. Il fit ensuite léviter la lettre à présent totalement gelée et l'envoya valser contre le mur se trouvant au fond de la salle, où elle vola en millier de petits éclats de glace.

L'entièreté de la Grande Salle était plongée dans le silence et l'observait. Salazar les ignora tous et regarda la table des Gryffondors. Ron avait le visage entièrement rouge et lui lançait un regard noir, mais ses frères le dévisageaient avec admiration, leur bouche entre-ouverte de surprise. Ils se regardèrent ensuite et se firent un sourire mutuel. Salazar haussa un sourcil en direction de Ron avant d'aplatir ses robes et de se rasseoir comme si de rien n'était.

« - D-D-Dix p-point pour S-S-Serpentard, M-Monsieur P-Potter ! » lança Quirrell d'une fois forte, « E-Excellent t-t-travail !

- Merci, professeur ! » répondit Salazar, hochant légèrement la tête dans sa direction, et Quirrell eut un léger rire.

Rogue lui souriait à moitié, McGonagall le regardait avec des yeux ronds. Quant à Dumbledore, il secouait la tête en le regardant. Salazar ignora le directeur, comme il le faisait depuis quelques jours.

« - Murmureur, tu as fait taire la Banshie.

- Oui, après tout, sa lettre était vraiment malpolie et je ne l'ai pas aimée. J'aurais pu m'occuper de la Beuglante plus discrètement, mais je voulais marquer un point.

- Et je pense que tout le monde l'a saisi, Murmureur. Tu as fait exploser la Banshie ! Est-ce que Carotte appartient à Banshie ? Il a l'air en colère. » demanda-t-elle, et Salazar acquiesça

« - Oui il l'est, en effet.

- Je vais finir par les mordre. » dit-elle dans un souffle boudeur, lançant des regards noirs dans la direction de Ron.

Salazar rigola avant de continuer à lire son livre de Botanique. Il ne pouvait pas se laisser ennuyer par une Beuglante. Il devait se concentrer à maintenir son rôle d'enfant de onze ans, et avec chaque nouveau jour et leur lots de surprises, cela devenait de plus en plus compliqué.


J'espère que vous avez aimé ce chapitre! ^^ A bientôt pour le 8!