Bonjour à tous ! Et bienvenu dans ce chapitre 8 de cette traduction ! :D
Avant toute chose, je suis heureuse de voir que vous êtes autant à aimer cette histoire, et je vous remercie pour tous vos retours !
Je rappelle la raison du Rating T, Salazar va s'énerver un peu, et comme le français est génial quand il s'agit d'insulter… Rien de bien méchant, mais cela sonnait plus crédible d'utiliser ces termes au lieu de version adoucie, mais ne vous inquiétez pas, c'est seulement parce que Salazar n'est vraiment pas ravi ! )
Sinon, je n'ai pas grand-chose de plus à vous dire, je suppose ! ^^
L'histoire, les personnages et l'univers de base appartiennent à J.K Rowling, cette fanfiction à preciousann dont je ne suis que la traductrice, et un très grand merci à Aelyanne pour l'excellent travail de correction fait sur ce chapitre !
Bonne lecture ! o/
« - Tais-toi, ou les autres vont nous entendre !
-Y'a vraiment peu de chance, j'ai ensorcelé les rideaux pour qu'ils restent fermés et j'ai placé un Sortilège de Mutisme tout autour de nous. On a juste à voir quel professeur est de garde ce soir, de toute façon
-Bon, bon, si tu le dis. Oh, bon sang ! Salazar Serpentard vient juste d'apparaitre au premier étage !
-Salazar Serpentard ?! Tu penses qu'il va où comme ça ?
-Aucune idée… Hey ! Il vient de disparaitre !
-Là ! Au troisième étage ! Je te parie qu'il est après le chien !
-Pourquoi ?
-Comment suis-je supposé savoir ?
-C'était une question rhétorique.
-Peut-être qu'il va tuer le chien.
-Et ça te rendrais triste ?
-T'es fou ? Cette bestiole est super dangereuse!
-Mais que fait Salazar Serpentard dans le château après le couvre-feu, très certainement à la recherche de ce satané chien à trois têtes, alors qu'il est censé être mort depuis belles lurettes ?
-J'en ai aucune idée. Et maintenant il ne bouge plus !
-Peut-être qu'il est sous le choc. Je me souviens qu'on l'était aussi.
-Nope ! Le voilà qui repart. Peut-être qu'il est en train de fuir, maintenant... Oh, non. Il se dirige tout droit sur Rusard !
-Qu'est-ce que ?! C'est comme si il était passé à côté de lui sans se faire voir ! Comment il a fait ça ?!
-Je ne sais pas. Mais je me demande ce qu'il fait. Il est planté devant la porte du troisième étage maintenant.
-Je ne sais pas, en plus, Rusard est loin à présent.
-Il est reparti. Il a encore disparut !
-On dirait qu'il retourne sur ses pas.
-Voyons voir où est-ce qu'il se rend, de cette manière, peut-être qu'on pourra résoudre ce mystère.
-Ouaip, et le voilà au premier étage, encore une fois. Oui, il doit certainement refaire son chemin à… Il a encore disparut !
-Les donjons ! Regarde !
-Bah, où pourrait donc aller le Fondateur de Serpentard, sinon les donjons ? Ça semble logique, quand on y pense.
-La salle commune de Serpentard ?
-Pourquoi se rendrait-il dans la salle commune ? Ceux qui s'y trouvent pourraient le voir.
-Et bah, il vient juste de la traverser, et maintenant il se dirige vers les dortoirs !
-Il rentre dans ceux de première année ! Regarde, il y a Malfoy, Crabbe, Goyle, Nott et Zabini. Ils sont tous là.
-Où est Potter ?
-Aucune idée. »
Il y eut un moment de silence, puis les jumeaux se regardèrent avec des yeux ronds.
« - Oh bordel ! »
« - Murmureur, as-tu réussi ta mission ?
-Oui, ma chère. Le Cerbère est à présent plongé dans un profond sommeil d'hibernation, et j'ai protégé la porte avec de puissants sortilèges. Albus peut toujours rentrer, ainsi que n'importe quel autre adulte, mais aucun enfant n'en sera capable, désormais. » dit Salazar en annulant le sort de Désillusion qu'il avait lancé sur lui-même.
« - Bien, maintenant je suppose que je peux dormir tranquille, sans m'inquiéter que tu partes te balader dans le château au risque de te faire dévorer par des bêtes vicieuses. » grogna-t-elle à moitié endormie.
Salazar sourit pour lui-même avant de lui tapoter la tête. Albus va avoir une sacrée surprise quand il découvrira ce que je lui ai réservé.
Le matin suivant, Salazar était assis à sa place habituelle dans la Grande Salle à la table de Serpentard. Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'incident avec la beuglante, et heureusement, Ron avait gardé ses distances. Ses frères, cependant, étaient une autre paire de manche. Ils l'avaient arrêté ce jour-là et l'avait supplié de leur montrer comment il avait réussi à se débarrasser de la maudite lettre, eux même savant d'expérience que leur mère plaçait toujours plusieurs sortilèges sur ses beuglantes après avoir appris que l'un de leur grand frère les détruisait systématiquement à chaque fois qu'elle leur en envoyait. Salazar avait simplement rit, et ayant appris que les jumeaux en recevaient en moyenne une tous les mois, il décida de leur montrer, et ils lui en furent très reconnaissant suite à cela. Aujourd'hui, pourtant, quand il leur fit un sourire avant de les saluer de la main, ils le regardèrent avec des yeux ronds et s'enfuirent presque à sa vue.
Il ne savait vraiment pas quoi penser de cette réaction.
Hedwige était finalement revenue quelques jours plus tôt, et Nora avait enfin arrêté de faire les cents pas et de s'inquiéter pour elle, bien qu'elle tentait de cacher ce fait à l'oiseau. Le harfang avait ramené une lettre des Potter, et James avait insisté sur le fait que Sirius ne pouvait pas avoir assassiné les moldus et demanda à Salazar s'il ne pouvait pas faire quelque recherches de son côté. Il ne nia pas, cependant, la possibilité que Sirius ait pu tuer Peter.
Vers la moitié du petit déjeuner, un très paniqué garde-chasse entra précipitamment dans la Grande Salle, à bout de souffle.
« - Professeur Dumbledore, Monsieur ! Professeur ! Touffu est endormi et refuse de se réveiller ! » cria-t-il, « - La porte était fermée à double tours, et je devais le nourrir ! Pauvre Touffu ! Il ne se réveille plus ! »
Salazar regarda le garde-chasse continuer de paniquer de plus en plus et commença à se demander pourquoi l'homme était aussi inquiet. Il aurait dut comprendre que le chien était simplement plongé dans un profond sommeil d'hibernation, mais son attention, ainsi que celle du reste de la salle, fut divertie lorsque Peeves entra en volant dans la salle.
« - Ooooh ! Pauvre petit Touffu est mort ?! » ricana le poltergeist, « - Touffu est mort ! Touffu est mort ! » chanta-t-il, faisant sangloter Hagrid encore plus.
« - IL N'EST PAS MORT ! IL DORT ! » Rugit Hagrid, « - PARS MAINTENANT !
-Touffu est mort ! Touffu est mort ! » continua Peeves en ricanant de plus belle, lançant des tartines sur Hagrid.
Dumbledore essaya d'arrêter Peeves, le sommant de se taire et d'arrêter d'harceler Hagrid, mais il ne l'écouta pas cette fois. Peeves semblait s'amuser beaucoup trop du désespoir d'Hagrid pour vouloir arrêter. Après quelques minutes supplémentaires, Salazar décida qu'il en avait assez et se leva.
« - PEEVES ! » cria-t-il, et soudainement le poltergeist cessa d'attaquer le géant pour tourner son attention sur Salazar qui lui lançait un regard noir.
« - Lord Serpent, » dit-il d'une voix doucereuse accompagnée d'une fausse révérence
« - Assez. » dit-il simplement, et Peeves s'apprêta à répondre méchamment avant de s'arrêter lorsque le Baron Sanglant se matérialisa aux côtés de Salazar. Ils le dévisagèrent tous deux avec un regard qui voulait tout dire, et Salazar prit sa baguette, la pointant sur le poltergeist. Ce simple geste poussa Peeves à lâcher immédiatement la tartine dans sa main.
« - Ne bannissez pas Peeves ! Ne le bannissez pas ! » cria-t-il avant de s'enfuir de la salle.
Salazar fit un sourire en coin dans la direction du poltergeist avant de se tourner vers le Baron et s'incliner à son tour,
« - Merci pour votre aide, monsieur.
-Ce n'est rien, monsieur Potter. » dit-il avec un sourire, s'inclinant à son tour avant de disparaitre.
La Grande Salle se retrouva à nouveau plongée dans le silence, mais on pouvait toujours entendre les sanglots d'Hagrid.
« - M-Merci, Harry » dit-il entre deux reniflements, « - Je déteste vraiment cet horrible fantôme. »
Salazar acquiesça et lui fit un sourire avant de s'asseoir à nouveau. Dumbledore sembla l'étudier pendant un moment avant de se tourner à nouveau vers Hagrid.
« - Allons, mon ami, allons voir ce qui ne va pas avec Touffu. Professeur Rogue et Professeur Quirrell, venez avec moi, s'il vous plait. »
Les deux eurent l'air surpris, mais ils se levèrent et suivirent Dumbledore. Salazar fit semblant de ne pas faire attention à eux, mais il remarqua l'air surpris de Rogue alors qu'ils quittaient la Grande Salle.
« - Potter n'est vraiment qu'un vantard sans cervelle. » cracha Rogue alors qu'ils marchaient vers le troisième étage, « - D'abord, la beuglante, et maintenant il croit qu'il peut contrôler ce satané poltergeist. Il a de la chance que je ne retire pas de points à Serpentard aussi facilement que je ne l'aurais fait avec une autre maison. Mais une bonne heure ou deux de retenues devraient suffire à ramener son ego à une taille acceptable.
-Allons, Severus, tu sais parfaitement que Peeves n'a pas peur des élèves. Je suis sûr que la présence seule du Baron Sanglant a plus de chose à voir avec la situation qu'Harry lui-même. » dit Dumbledore
« - Je lui en suis cependant reconnaissant d'avoir détourné l'attention de Peeves, » continua Hagrid, et tous manquèrent le roulement d'yeux que fit Quirrell derrière eux, « - Le Baron Sanglant semble vraiment l'apprécier.
-Ce n'est pas quelque chose de si étrange, » grogna Rogue, « - Il se place toujours du côté de n'importe quel élève de Serpentard, c'est bien connu.
-Oh. » fit Hagrid alors qu'ils arrivaient finalement à la fameuse porte.
« - Pauvre Touffu ! » s'exclama-t-il en voyant l'état du chien une nouvelle fois.
Quirrell laissa s'échapper un cri avant de s'appuyer contre l'encadrement de la porte tandis que les trois autres commençaient à étudier le Cerbère.
« - Hagrid, avais-tu vu qu'il y avait une note accrochée à son collier ? » demanda Rogue alors que Dumbledore faisait des mouvements de baguette au-dessus de la forme immobile du chien.
« - N-Non, tout ce que je sais, c'est qu'il ne veut pas se réveiller ! » sanglota-t-il, et Rogue soupira, attrapant la note du collier avant de commencer à la lire à voix haute.
A Qui cela Peut Concerner,
Je ne sais pas qui a eu la brillante idée de laisser un dangereux Cerbère enfermé dans une école remplie d'ENFANTS, mais ils devraient avoir honte d'eux-mêmes. Rien ne vaut la vie d'un enfant, ABSOLUMENT RIEN ! Qui plus est, la bête a été placée derrière une porte QUE N'IMPORTE QUEL ÉLÈVE DE PREMIÈRE ANNÉE POURRAIT OUVRIR ! Alors j'ai réglé le problème pour vous. Aucun enfant ne sera capable de passer les protections mises en place sur cette porte, je vous le promets.
Cordialement,
Quelqu'un qui s'en fait réellement pour Poudlard ET ses étudiants.
Rogue ne put contenir le reniflement amusé qui lui échappa de lui à la lecture de la note, et Dumbledore le regarda sévèrement au-dessus de ses verres en demi-lunes. Hagrid pleurait toujours à propos de Touffu et Quirrell avait l'air amusé.
« - T-Touffu n'est pas dangereux » renifla le géant, « - C'est juste un bébé !
-Hagrid, tout va bien, » dit gentiment Dumbledore, « - Peu importe qui a fait ça à Touffu, cette personne l'a simplement placé dans un profond sommeil d'hibernation. Il ne mourra pas et il n'aura pas besoin de se nourrir. Il ira bien, même si cela nous pose un nouveau problème. La seule personne capable de réveiller Touffu est celle qui a lancé le sort, donc nous devrons trouver quelque chose pour le remplacer.
-Je sais quoi utiliser, » dit Hagrid en s'essuyant les yeux, « - Nous pouvons utiliser mon Griffon, il est très gentil et ne blessera personne. »
Rogue le regarda avec des yeux ronds, croyant à peine ce que le géant venait de dire, et Quirrell secoua simplement la tête en laissant s'échapper un cri étranglé.
« - Je pense qu'un Griffon sera parfait, » dit Dumbledore avec un sourire
« - J-J-J-Je suis d'accord, » dit Quirrell, « - S-S-Surtout que la p-porte est bien protégée m-maintenant.
-Oui, très bien protégée, même. » murmura Dumbledore.
Et cela devra être rapidement changé.
Ce n'est que plus tard dans la journée, en cours de Métamorphose, que Salazar réalisa que beaucoup d'élèves était au courant pour Touffu. Il avait entendu des Serdaigle murmurer à propos du chien à trois têtes, et il avait presque cassé sa plume en deux de colère.
Comment, par le ciel, Albus peut-il laisser un tel monstre dans le château ? Je comprends que la trappe doit être gardée, mais quand il existe autant de sorts pour protéger quelque chose, pourquoi ne pas les utiliser ?
« - Monsieur Potter, m'avez-vous écoutée ? »
Salazar sursauta, fut tiré hors de ses pensées et leva la tête,
« - Je suis désolé, professeur, j'étais perdu dans mes pensées et je n'ai pas entendu ce que vous avez dit. »
McGonagall le regarda sévèrement
« - Je retire cinq point à Serpentard pour ne pas avoir fait attention à mon cours. Je vous demandais de nous faire une démonstration du Sortilège de Transfert.
-Bien sûr, professeur, je suis désolé. » dit-il avant de changer la couverture de son manuel en une feuille de nénuphar.
« -Très bien, monsieur Potter. Maintenant, faite l'inverse. » il s'exécuta, « - Parfait. Vous obtenez la note maximale aujourd'hui, monsieur Potter, et êtes dispensé de commentaire pour le prochain cours. »
Salazar lui fit un sourire reconnaissant,
« - Merci, madame. »
Elle lui sourit en retour avant de se tourner et d'aller vers Crabbe qui se trouvait un bureau derrière eux.
« - Monsieur Crabbe, la moitié de la classe est déjà passée au sort de Transfert, et le reste a également réussi à transformer leur allumette en aiguille avec un bout arrondit. Vous, au contraire, n'avez même pas réussi à en changer sa couleur. Je veux un commentaire d'une page et demi sur l'aspect théorique de ce sort pour le prochain cours. »
Crabbe grogna mais finit par hocher la tête avant de lui lancer un regard noir alors qu'elle passait à Goyle. Elle donna la même chose à faire à ce dernier pour plus ou moins la même raison que son ami. Drago, quant à lui, avait progressé plus rapidement que les deux autres, mais son aiguille restait toujours un peu trop arrondie et lui manquait le trou pour le fil. Nott se trouvait au même stade que le blond, et elle leur donna un commentaire d'une demi-page seulement.
Enfin, elle s'arrêta devant Blaise.
« - Très bien, Monsieur Zabini, maintenant, il faut rendre votre aiguille un peu plus pointue, et être capable de reproduire le sort plusieurs fois avec de nouvelles allumettes, et seulement là je saurais que vous avez complètement maitrisé le sort, et vous pourrez passer à l'exercice suivant.
-Bien, Madame. »
Salazar ne l'écoutait qu'à moitié et secoua la tête, Et un autre exemple parfait de ce que Godric essayait toujours de me démontrer. La pureté du sang n'a rien à voir avec le talent magique. Hermione en est la preuve parfaite, et Godric avait une fois de plus… Raison.
Il soupira, sortit un livre de son sac, et commença à le lire. Il s'agissait d'un livre de Métamorphose pour les cinquièmes années passant leurs B.U.S.E., et il savait que si on le voyait lire de telle chose, alors il pourrait continuer de jouer sur l'excuse de l'avoir lu quelque part pour expliquer ses connaissances avancées. Geler la beuglante comme il l'avait fait était normalement considéré comme étant un sort de sixième année, et il avait dut utiliser cette excuse une nouvelle fois, et même s'il réussissait encore à duper son monde, il se devait d'être plus prudent à l'avenir.
« - Murmureur, ce garçon ne fait que te regarder.
-Lequel ? » demanda-t-il en levant le nez de sa lecture,
« - Le garçon Zabby. »
Salazar regarda au-dessus de son épaule et remarqua qu'en effet, Blaise était en train de l'observer. Ce dernier soupira, secoua la tête, et regarda à nouveau son allumette. Il essaya plusieurs fois de rendre son aiguille plus pointue, avant de relever son regard sur Salazar.
« - Tu veux que je t'aide ? » demanda-t-il, et Blaise regarda nerveusement en direction de Drago qui lança un regard noir dans sa direction, mais l'autre Serpentard finit par froncer des sourcils et le dévisagea également. Il se tourna ensuite vers Salazar.
« - Ouais, si ça te dérange pas. »
L'immortel lui sourit, se leva et prit place sur le siège vide à côté de lui. Il regarda l'aiguille de Blaise longuement avant d'acquiescer.
« - Tu as bien compris la théorie, mais je pense qu'il te manque un peu de volonté pour réussir le sort.
-Que veux-tu dire ? » demanda Blaise, confus
« - Tu vas comprendre. Dis-moi quel est le maléfice que tu réussis le mieux ?
-Hum… Celui du Bloque-jambe.
-Okay, donc lorsque tu lances ce maléfice à quelqu'un, tu veux vraiment, vraiment que les jambes de cette personne se bloquent, n'est-ce pas ?
-Ouais ?
-Alors, quand tu lances ce maléfice, tu as la volonté de le réussir, non ? » sourit Salazar, et les yeux de Blaise s'illuminèrent.
« - Je crois que j'ai compris.
-La théorie est une bonne chose, parce qu'il est important de comprendre ce que tu fais, mais la volonté, la concentration et l'intention sont tout aussi important dans le cadre de l'application pratique. Tu dois le vouloir. Allez, réessaye, pour voir. » dit Salazar en pointant l'aiguille encore arrondie.
Blaise prit une profonde inspiration et observa l'objet pendant quelque seconde avant de prononcer l'incantation. Il eut un grand sourire lorsqu'il inspecta son aiguille à présent parfaire.
« - Bon travail. » dit Salazar avec un sourire avant de lever la main.
« - Oui, Monsieur Potter ?
-Pouvons-nous avoir plus d'allumettes pour que Blaise puisse s'entrainer encore un peu avant de vous montrer son sort ?
-Evidement, elles se trouvent sur mon bureau. » dit-elle avec un sourire.
Salazar se leva et en récupéra quelques une avant de retourner aux côtés de Blaise pour qu'il puisse s'entrainer. Après quelques essais, il réussit à changer une allumette directement en une aiguille, et tous les essais suivants furent une réussite. Salazar retourna à sa propre table et observa Blaise montrer le sort au professeur McGonagall. Après lui avoir fait changer trois allumettes en aiguilles, elle l'autorisa enfin à passer au Sortilège de Transfert. Salazar leur fit un grand sourire, puis retourna à la lecture de son livre.
« - Hey, Potter.
-Hum ? » demanda-t-il en se tournant,
« -Merci.
-De rien. Si jamais tu as encore besoin de mon aide, n'hésite pas, je serais ravi de pouvoir aider.
-Je le ferais. » répondit Blaise avec un léger sourire, avant de se lancer dans l'étude du Sortilège de Transfert.
« - Murmureur, est-ce que Zabby est notre ami comme Broussaille et Dubat ?
-Je ne sais pas encore, seul le temps nous le dira.
-Très bien, je ne le mordrai pas, dans ce cas.
-Toi et ton besoin de mordre tout le monde.
-C'est toujours important de rappeler aux gens que je suis le serpent le plus mortel au monde. Je considère cela comme une menace légitime.
-Ah, si tu les dis.
-Et je te mordrais aussi, si tu l'oublies » dit-elle avec un éclat dans le regard, ce qui fit rire Salazar
« - Alors je n'oublierais pas.
-Bien, parce que sinon je n'aurais personne d'autre à qui parler, sauf peut-être Pigeon, et je ne l'aime même pas. » dit-elle en s'enroulant sur le bureau pour faire une sieste.
« - Si tu le dis, ma chère. » dit Salazar un sourire dans la voix et lui tapota doucement la tête.
« - UN GRIFFON ?!
-J'en ai bien peur, monsieur. » répondit Severus
Salazar était dans la salle commune lorsque Rogue était venue le chercher pour lui dire que le directeur souhaitait le voir. En réalité, cela n'avait été qu'une diversion pour pouvoir discuter tranquillement avec lui et pouvoir lui expliquer ce qui s'était passé plus tôt dans la journée. Salazar, de toute évidence, n'était pas ravi d'apprendre quel nouveau 'garde' allait avoir cette satanée trappe.
« - Ils prévoient de déplacer 'Touffu' ce soir hors de la pièce et d'y placer l'autre animal à la place. » dit-il en roulant des yeux.
« - Eh bien, mes protections resteront toujours en place. La moitié de l'école est au courant pour ce maudit Cerbère. Apparemment, d'autre élèves ont été 'curieux' et ont décidé d'aller voir. On ne peut que remercier la sainte volonté de Merlin pour le fait qu'aucun élève n'ait été blessé ou dévoré par cette chose. Personne n'a disparu, n'est-ce pas ? » demanda-t-il sarcastiquement.
Rogue secoua la tête en soupirant,
« - Non, personne, mais quant à vos protections, j'ai bien peur qu'Albus ne tente de les retirer ce soir. J'ai vu cette lueur dans son regard, comme plusieurs fois déjà par le passé, et je ne pense pas qu'il ait été ravi par ce que vous avez écrit sur votre note.
-S'il retire les protections, je peux te promettre qu'il n'appréciera pas le prochain tour que j'ai dans mon sac. Quant à la note, je pensais signer 'Cordialement, Quelqu'un qui n'est pas un Satané Gryffondor', mais je me suis dit que ça serait trop évident. »
Ce commentaire fit renifler Rogue avec amusement,
« - Cela aurait été très amusant à voir, par contre.
-Oh, je n'en doute pas, surtout la tête qu'aurait tirée Albus. » dit Salazar avec un sourire avant de soupirer, « - Nicholas ne va pas beaucoup aimer ça, j'en ai bien peur. Combien de temps reste-t-il avant que la pierre ne soit caché ?
-Je ne suis sûr de rien, mais je pense qu'elle le sera aux alentours de Noël.
-Noël ? La moitié de l'année scolaire se sera écoulée alors. Pourquoi donc ne pas la laisser simplement là où elle est et la rendre à Nicholas à la fin de l'année ?
-Je ne sais pas… » dit Rogue en secouant la tête.
« - Je commence à croire qu'Albus prévoit quelque chose, mais quoi ? » réfléchit à haute voix Salazar, « - Quoi, en effet… Sais-tu pourquoi le Directeur a demandé à Quirrell de vous accompagner ce matin ?
-Je n'en sais rien non plus. Quirrell n'avait aucune raison d'être là et il n'est pas allé plus loin que la porte.
- Tout comme cette nuit dans son bureau. » dit Salazar, secouant la tête avant de lever rapidement son regard sur Rogue,
« - Penses-tu qu'Albus sait que Quirrell travaille pour Voldemort ? »
Rogue le regarda avec des yeux ronds,
« - J-Je ne crois pas… Pourquoi laisserait-il Quirrell savoir pour la pierre dans ce cas ? Pourquoi lui demanderait-il son aide pour la protéger ? Tous les professeurs ne sont pas au courant de sa présence, juste ceux qui sont en charge de la protéger.
-Nicholas m'a dit qu'Albus l'avait convaincu en lui expliquant que Voldemort préparait son prochain coup, et qu'il cherchait de manière active un moyen de retrouver une enveloppe charnelle. C'est ce que je veux bien croire, mais ce que je n'arrive pas à saisir est le soudain intérêt de Voldemort pour la pierre. Pourquoi maintenant, et non pas il y a cinq ou dix ans ? Pourquoi maintenant ? La pierre s'est toujours trouvée aux côté de Nicholas et n'a jamais été un seul instant en danger. Voldemort n'aurait jamais pu l'obtenir, même si Nicholas l'avait gardée avec lui. Cette pierre est mondialement connue, alors évidement qu'elle est bien protégée. Et je le sais parce que j'ai inventé les sorts qui la protègent. » dit Salazar
« - Je sais qu'Albus l'avait placée à Gringotts lorsqu'elle lui fut confiée, et qu'il a envoyé Hagrid la récupérer quelques temps plus tard. Le même jour, quelqu'un a essayé de s'infiltrer dans la banque pour cambrioler un coffre et a échoué. Le coffre en question était celui où la pierre était cachée. Hagrid m'a également dit qu'il avait vu Quirrell au Chemin de Traverse ce jour-là, ayant eu pour tâche de vous chercher dans la rue commerçante après avoir récupéré la pierre. Quirrell, quant à lui, était supposé vous chercher à Pré-au-lard, et certainement pas au Chemin de Traverse. » dit Rogue, et soudainement, toutes les pièces du puzzle commencèrent à s'emboiter dans l'esprit de Salazar.
Il se leva soudainement et commença à tourner en rond dans la pièce.
« - Albus sait. C'est la seule explication logique. Il sait que Quirrell travaille pour Voldemort. Tu as dit toi-même que la dernière fois qu'Albus a mentionné sa localisation, c'était en Albanie. Je pourrais parier tout mon or que le directeur a 'laissé échapper' devant la mauvaise personne, ici Quirrell, que la pierre allait être amenée à Poudlard, et Quirrell a dut très certainement retrouver Voldemort pour lui faire part de l'évolution de la situation. Il sait que la pierre existe, et évidement qu'il allait être tenté d'essayer de la récupérer. Tout ceci n'est qu'un piège… »
Salazar se stoppa soudainement pour regarder Rogue.
« - Tout ceci n'est qu'un piège pour attirer Voldemort hors de sa cachette…
-L'année où Harry Potter rentre à Poudlard. » dit Rogue soudainement, comme si l'idée venait finalement de le frapper.
Salazar le regarda avec des yeux ronds,
« - Tu ne penses quand même pas…
-Qu'il veuille forcer une confrontation ? Si, je le pense. Albus ne parlait que de vous pendant les six derniers mois. Harry, ceci, Harry cela… A quel point Harry est puissant… Et patati, et patata.
-CE PUTAIN DE GRYFFONDOR ! » cria Salazar, faisant exploser plusieurs chaudrons vides que Rogue avait placé dans un coin de son bureau, « - Comment OSE-t-il placer un enfant de onze ans face à un tel danger ?! C'est d'une connerie sans nom ! »
Salazar resta assis sur sa chaise pendant une bonne dizaine de minutes, marmonnant des noms d'oiseaux avant de finalement réussir à se calmer. Il n'arrivait pas à croire que 'le Chef de la Lumière' ferait quelque chose comme cela.
C'était juste impensable.
« - Que faisons-nous ? » demanda Rogue
« - Hé bien, je suppose que nous allons devoir continuer de jouer le jeu de Dumbledore, cela ne fait aucun doute. Je ne sais pas encore quel coup je vais faire ensuite, mais je sais que je trouverai quelque chose. Je pense que nous devrions avertir Lily et James de cette découverte, ainsi que Nicholas. Oh, il va vraiment être en colère quand il va l'apprendre. Je n'aimerais pas être à la place d'Albus Dumbledore en ce moment même. » dit Salazar avec un léger rire, « - Mais j'espère pouvoir être témoin du moment où Nicholas lui en fera voir de toutes les couleurs. J'ai le sentiment que cela sera un spectacle très intéressant à voir.
-Et en attendant ?
-En attendant, je contrôlerai les protections autour de la porte du troisième étage toute les nuits, et à chaque fois qu'il sera possible de déverrouiller la porte avec un simple 'Alohomora', je la protégerai à nouveau. Je ne peux pas me permettre d'en empêcher totalement l'accès jusqu'à ce que la pierre soit définitivement en place, mais une fois que je l'aurais, Albus souhaitera ne m'avoir jamais provoqué avec ses plans à la noix tant je vais rendre sa vie misérable.
-Pourrais-je y assister ?
-Tu auras une place au premier rang, mon ami. » dit Salazar dans un rire.
Plus tard cette nuit-là, Salazar patientait au bout du couloir du troisième étage, un sortilège de Désillusion lancé tout autour de lui, observant Hagrid, Dumbledore, Rogue, McGonagall et Quirrell déplacer par lévitation un Touffu endormi hors de la pièce avant de revenir vingt minutes plus tard avec un énorme griffon à l'air peu amical et clairement ennuyé à l'idée d'être enfermé entre quatre murs.
Une fois la bête placée à l'intérieur, ils fermèrent la porte et la verrouillèrent. Tous les professeurs eurent l'air soulagés que la tâche soit à présent finie, même si Rogue, McGonagall, et surtout Quirrell, ne semblaient pas enchantés par le nouveau 'gardien'.
Albus les remercia tous pour leur aide et les invita à partir avant de se retourner vers la porte. Il l'étudia pendant une minute avant de commencer à retirer les protections placées par Salazar. L'immortel les observa briller une à une d'une couleur rouge avant de disparaitre devant ses yeux, et son sang commença à bouillir de colère.
Il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait.
« - Cela doit être fait pour le Plus Grand Bien. » dit Albus avec un air satisfait avant de s'en aller, une fois son travail fini.
Salazar resta caché une dizaine de minutes supplémentaires avant de se diriger vers la porte. Il vérifia qu'aucun sortilège de Surveillance n'ait été placé sur celle-ci, et lorsqu'il n'en trouva aucun, il protégea à nouveau la porte. Celle-ci brilla de différente lumières bleues alors que les protections se remettaient en place, et il se recula en ruminant.
« - Et ceci est à faire pour la sécurité des élèves. » murmura-t-il pour lui-même avant de partir.
Aucun des deux ne réalisa qu'ils avaient été observés tout du long par deux têtes rousses cachés derrière une statue tout au long de l'affaire.
« - FRED ET GEORGE WEASLEY ! Comment osez-vous rendre la fourrure de ce chat bleue et pointue ! JE SUIS FURIEUSE ! Monsieur Rusard travaille dur et…
-La glace est en train de fondre, George ! » cria Fred en essayant de contenir la beuglante dans la glace.
« - Je n'arrive plus à me souvenir du sortilège !
-… Garder le château propre ! Il n'a certainement pas besoin que vous…
-Murmureur, peut-être devrais-tu les aider ? La Banshie les attaque encore… » dit Nora en levant son regard sur Salazar qui était trop occupé à rire pour répondre.
« - Vite, George ! Ca va finir par…
-…De rendre sa vie misérable ! Si jamais…
-Harry, aide-nous ! On t'en supplie ! » cria George, « - Nous n'arrivons plus à nous souvenir du sort pour créer le bloc de glace !
-…Que vous avez… »
Salazar arrêta de rire suffisamment longtemps pour courir à leur secours, sa baguette sortie et dirigée directement sur la beuglante. Il manqua la lettre et enferma un gobelet dans un bloc de glace à la place, mais lorsqu'il fut plus proche, il réussit à toucher la beuglante.
« … Fais encore n'importe quoi…
-Glacies Obstructionum ! » cria une nouvelle fois Salazar, et la lettre tomba sur la table.
Fred et George laissèrent s'échapper un soupir de soulagement, et George envoya le bloc contre le mur du fond de la Grande Salle où celui-ci explosa en plusieurs morceaux.
« - Voilà, ça devrait être…
-Je ne serai pas contente ! Je ferais en sorte que…
- FRED ! » hurla George au-dessus des cris de la beuglante, ses mains couvrant ses oreilles, «- Tu n'as pas maintenue la lettre gélée ! »
Tous les trois coururent vers le fond de la salle, où se trouvait la beuglante qui hurlait toujours. Cette fois, George gela l'objet et Salazar l'enferma à nouveau dans un bloc de glace. Fred n'essaya même pas de la briser, se contentant de la lancer par la fenêtre la plus proche.
« -Oh, bien. Ça devrait fonctionner aussi. » dit Salazar, et ils l'observèrent tomber jusqu'au sol.
« - Et mince, elle ne s'est pas brisée ! » cria Fred
« - Le sol est sûrement trop mou. » dit George avant d'exploser de rire, « - Je me demande combien de temps cela va prendre avant que la glace ne fonde.
-Un Gallion que ce sera pendant la quatrième heure de cours. » proposa Fred
« - Cinq que cela sera durant la cinquième. » surenchérit Salazar avec un sourire
Les jumeaux eurent l'air surpris avant de lui sourire en retour.
« - Pari tenu ! » crièrent-ils en chœur, et ils rigolèrent tous les trois.
Salazar était en cour de défense quand la glace finit par fondre, durant la quatrième heure.
Il venait de perdre son pari.
Merci à tous pour avoir pris le temps de lire ! Et au prochain chapitre ! o/
