Bonjour à tous! :D bienvenu dans ce chapitre 9 de cette traduction!
Encore une fois, je vous remercie tous pour vos reviews/fav/follow, et j'espère que vous apprécirez tout autant ce chapitre! ^^
Comme je n'ai pas grand chose à dire, je me contenterais d'un simple :
cette histoire ne m'appartient pas. L'univers et ses personnages sont la propriétés de J.K Rowling, cette fanfiction est celle de preciousann, et je ne 'possède' que la traduction qui ne serait pas ce qu'elle est à présent sans l'excellent travail de correction d'Aelyanne!
Bonne lecture!
« - Qu'est-ce que tu en penses, George ? » demanda Fred en regardant son frère avec inquiétude, ce à quoi l'autre secoua la tête.
« - Je ne sais pas, Fred. Je ne sais pas quoi penser de tout ça. On dirait qu'ils ne font que patienter, à présent. »
Les jumeaux étaient, encore une fois, en train d'observer la carte, et pendant les trois dernières semaines, ils avaient été les témoins d'une dance nocturne. Salazar patientait dans le couloir du troisième étage, d'une certaine façon invisible, et regardait Dumbledore détruire les protections avant de les replacer lui-même. A plusieurs reprises, les jumeaux s'étaient cachés derrière une statue pour observer les deux hommes. C'était toujours la même chose, Dumbledore parlait du 'Plus Grand Bien', peu importe la signification de ces mots, et Salazar marmonnait 'pour la sécurité des élèves' en retour. Et ça, les jumeaux en étaient sûrs. Surtout depuis qu'ils savaient pour le griffon caché derrière la porte. Même eux savaient à quel point il pouvait être dangereux de se retrouver confronté à ce genre de créature.
Ils savaient aussi exactement ce que les deux étaient en train de faire avec la porte. Ils avaient observé leur père travailler pendant des années dans sa remise avec des objets moldus, et ils l'avaient vu mettre en place des protections et les retirer. Ils savaient que la couleur rouge voulait dire que la protection était retirée, et que bleue voulait dire qu'elle était remise en place. Ce qu'ils n'arrivaient pas à comprendre était pourquoi était-ce Dumbledore qui mettait tous les élèves en danger et Salazar, à leur plus grand étonnement, qui essayait de tous les protéger ?
Pour les jumeaux, Salazar semblait être quelqu'un de vraiment sympathique. Il était ami avec Hermione et Neville, et cela les surprenait vraiment à cause de l'origine d'Hermione et de son sang, mais l'autre semblait ne pas s'en soucier. Il leur avait montré comment se débarrasser de la beuglante, et le jour où ils avaient fait le pari et gagné, Salazar les avait payés. Cinq Galions chacun, alors qu'ils avaient cru qu'il allait refuser de reconnaitre avoir perdu le pari, de les accuser d'avoir fait fondre la glace plus vite comme l'aurait fait n'importe quel autre Serpentard, mais non. Ce soir-là, il s'était dirigé vers eux à la table de Gryffondor avec un immense sourire sur le visage, les avait félicités et leur avait donné les Galions.
Ils avaient été totalement abasourdis par l'action.
Par contre, ils se doutaient que quelque chose d'autre se tramait. Quelque chose de bien plus sombre et sinistre qu'il ne pouvait l'imaginer, et en toute honnêteté, ils commençaient à avoir peur. Si Salazar Serpentard était Harry Potter, alors où était le véritable Harry ? Était-il mort ? Est-ce que Salazar l'avait tué ? Ou bien le véritable Harry Potter était-il caché ailleurs ? Comment Salazar pouvait-il être Harry Potter ? Est-ce que Salazar les tuerait s'il apprenait qu'ils avaient découvert son secret ? Ils n'avaient aucune réponses à ces questions, et bien qu'ils soient à Gryffondor et supposés être braves, ils n'avaient aucune envie d'essayer de découvrir la vérité et de se faire tuer au passage. Ou du moins, pas pour le moment.
Les jumeaux allaient se contenter d'observer et attendre. Ils allaient tenter d'apprendre le plus de chose possibles à propos de l'homme et prendre leur décision ensuite.
« - Fred, que dirais-tu d'aller faire une petite exploration nocturne ? Nous savons que Salazar essaye de nous protéger, et pour une quelconque raison, le directeur veut nous mettre en danger. Montrons-lui donc que Salazar a raison de protéger cette porte en la gardant fermée.
-George, j'adore cette idée ! Mais je pense que nous devrions continuer d'appeler Salazar Harry. On ne voudrait pas faire un lapsus et se faire griller à la première occasion.
-Je suis d'accord. Prêt ?
-Prêt ! »
Salazar se tenait au bout du couloir du troisième étage avec un morceau de parchemin dans la main. Il y jetait un coup d'œil de temps en temps et avait parfaitement conscience qu'Albus était présent, même s'il avait utilisé un sortilège de Désillusion pour se dissimuler. Après tout, Salazar avait placé sur l'autre homme un Sortilège de Pistage quelque peu ancien sur Albus, et le morceau de parchemin lui indiquait qu'il se trouvait à environ dix mètres sur sa droite. Cette forme du sortilège n'était peut-être pas aussi efficace que sa version moderne, mais elle était parfaite dans cette situation. Après tout, il n'avait besoin que de sa localisation générale, et non pas de sa position précise au bâtiment près, et puis, Albus n'avait aucun moyen de savoir que le Sortilège avait été placé sur lui, même s'il tentait de vérifier si on lui avait lancé un sortilège de localisation. Le sort avait quatre cents ans, après tout, et son existence avait été peu à peu oubliée avec le temps.
Salazar nota cependant qu'Albus avait placé un Sortilège de Surveillance sur la porte, mais ce n'était pas grave. Il s'en occuperait à la seconde où Albus s'en irait, et il n'en avait rien à faire s'il devait y passer la nuit. Il demanderait simplement à Severus une potion Vivifiante dans la matinée.
Albus se tenait là en bouillonnant de colère. Comment quelqu'un pouvait-il oser le défier toute les nuits ? Il n'avait aucune idée de l'identité de cette personne, et il avait passé toute la dernière semaine à attendre patiemment dans un coin dans l'espoir de l'attraper. Il avait brièvement pensé qu'il s'agissait peut-être de Quirrell, mais il avait rapidement oublié l'idée. Il ne pensait pas que Voldemort puisse avoir quelque chose à faire de qui pourrait bien être tué. Sa seconde option avait été Rogue, mais ce dernier le suivait aveuglément, répondant à tous les ordres d'Albus car, après tout, il avait été celui qui lui avait évité un séjour à Azkaban. Minerva avait était son troisième choix, mais Albus savait qu'elle lui aurait fait savoir sa façon de penser, si cela avait été le cas. De plus, elle ne savait rien de ses plans.
Alors, en toute honnêteté, il n'avait aucune idée de qui pouvait être le coupable. Il avait essayé de détruire les protections à des heures différentes de la nuit, mais le matin venu, elles étaient de nouveau mises en place. Il n'aimait vraiment pas ce jeu, et il était déterminé à découvrir qui s'amusait à envoyer ses plans par la fenêtre.
« - Aouch ! Fred, t'as faillis m'envoyer dans la statue !
-Je suis désolé, George. Je veux juste voir si les rumeurs sont vraies.
-Tout comme moi, mais arrête de me pousser !
-Chut ! Ou Miss Teigne va finir par nous trouver et ramener Rusard avec elle ! » dit Fred dans un fort chuchotement.
Salazar et Albus regardèrent avec surprise en direction des voix. Le directeur savait que les jumeaux Weasley n'étaient pas ceux qui mettaient les protections en place, ils étaient bien trop jeunes, mais il était curieux de voir ce qu'ils allaient faire. Salazar, au contraire, sentit son sang se figer dans ses veines. Ils allaient être blessés, ou pire.
« - Tu crois vraiment qu'il y a un griffon derrière cette porte ? » demanda George avec curiosité.
« - C'est ce que disent les rumeurs. Et puis, toute l'école sait pour le chien à trois têtes.
-C'est vrai. Tu arrives à croire qu'Hagrid ait pu nommer cette chose 'Touffu' ? Qui appelle un chien comme ça 'Touffu' ?
- Hagrid, semblerait-il. » dit Fred avec un rire.
Non, non, non ! N'ouvrez pas cette porte ! pensa Salazar avec panique.
« - Alohomora ! » chuchota George avant de laisser s'échapper un cri de douleur.
« -Quelque chose vient de me piquer !
-C'était la porte ?
-Non, mais ça m'a frappé à l'arrière de la tête. Est-ce que c'était toi ?
-Non, mais c'était peut-être un Maléfice Cuisant. »
Les deux firent mines de regarder autour d'eux avec prudence avant de reporter leur attention sur la porte.
« - Il n'y a personne, » dit Fred, faisant un mouvement vers la porte avant de crier à son tour.
« -Quelque chose vient de me piquer la main ! » chuchota-t-il fortement,
« - Est-ce que cela ressemblait à un Maléfice Cuisant ? » demanda George sarcastiquement
« - La ferme, George. »
Satanés Gryffondors ! pensa Salazar lorsqu'il entendit la porte s'ente-ouvrir, et il dut agir vite.
Il envoya sur chacun des jumeaux un puissant Maléfice Cuisant dans le dos, les faisant crier de douleur et de surprise. Ils tournèrent vivement sur eu- même avant de s'appuyer de part et d'autre de la porte, s'aplatissant contre le mur. Et maintenant que Salazar avait une vue parfaite sur la poignée, les jumeaux ayant bougé, il transforma sa baguette en un fouet noir solide, l'utilisa pour attraper la dite poignée, et claqua la porte.
Le griffon avait commencé à faire énormément de bruit dans l'autre pièce, et il semblait essayer de griffer la porte pour pouvoir l'ouvrir. Les jumeaux regardèrent autour d'eux avec panique quand ils entendirent le vieux concierge s'approcher en hurlant quelque chose à propos de Peeves.
« - C'est Rusard ! Dégageons, vite ! » dit Fred fortement avant que les jumeaux ne disparaissent au bout du couloir.
Salazar laissa s'échapper un soupir de soulagement et regarda son morceau de parchemin. Albus n'avait pas bougé de là où il se tenait et n'avait absolument rien fait. Salazar secoua la tête. Il savait que la lumière blanche émise par ses maléfices l'avait trahi, et il envisagea brièvement d'aller étrangler les deux rouquins, avant de se raviser. Peut-être que cela allait prouver à Albus que l'immortel avait raison, bien qu'il en doutait. Il se déplaça silencieusement par rapport à là où il se trouvait, et se plaça ailleurs.
Albus ne bougea pas.
Cependant, le directeur lançait des regards noirs à l'endroit d'où étaient apparus les maléfices.
Donc quelqu'un se trouve bel et bien ici, pensa-t-il, Ils doivent utiliser un Sortilège de Désillusion également. Mais comment peuvent-ils savoir que je suis toujours là ? Un Sortilège de Pistage, peut-être ?
Il bougea sa baguette tout autour de lui, mais ne trouva rien.
Hum… Je vais devoir agir avec prudence. Je ne peux pas permettre à une personne inconnue d'avoir un accès aussi facile au château pour venir mettre en l'air tous mes plans parfaitement pensés. J'attraperai cette personne, tôt ou tard. Pensa Albus avec un sourire, alors que Rusard venait d'apparaitre au cout du couloir pour voir ce qui avait causé tout ce bruit.
Quand il ne vit rien d'autre que le vide, le concierge s'en alla.
« - Je pense que je vais tuer Harry quand je le verrai ce matin. » dit Fred en se frottant la fesse gauche,
« - Je crois pas que je serais capable de m'asseoir pendant toute une semaine.
-Tu es sûr qu'il ne s'agissait pas du Professeur Dumbledore ? » demanda George, essayant de ne pas se moquer de son frère, sachant qu'il était dans la même situation,
« - Certain. Harry s'est ensuite déplacé, et tu te souviens qu'il se tenait de base juste ici. » dit Fred en pointant du doigt un emplacement sur la carte,
« - Il était le mieux placé pour agir.
-Alors le Professeur Dumbledore allait nous laisser faire face à une mort imminente, et Salazar Serpentard nous a sauvés la vie ? » demanda George, incrédule,
« - Apparemment. » Dit Fred en secouant tristement la tête.
« - Nous devons découvrir ce qui se trame réellement ici. Et nous devons aussi découvrir comment ils réussissent à devenir invisibles. » dit George, ce à quoi son frère acquiesça en retour.
« - POTTER ! »
Salazar sursauta, un pied en l'air, envoyant les fioles vides d'Hermione, Neville, ainsi que la sienne, exploser contre le sol. Quelques Gryffondors ricanèrent, et tous les Serpentards explosèrent de rire.
« - Monsieur ?! » répondit-il automatiquement, levant son regard pour voir le visage de Rogue à quelques centimètres du sien, et recula de surprise, et serait presque tombé de son tabouret si Neville ne l'avait pas retenu. Salazar, cependant, remarqua l'extrême amusement qui dansait silencieusement dans les yeux du professeur.
« - Comment osez-vous vous endormir pendant mon cours ?! Espèce de gamin arrogant insolant ! Tout comme votre père ! Je parie que vous vous baladiez dans le château pendant la nuit ! Que cela vous serve de leçon d'être fatigué ! Granger, je retire cinq points à Gryffondor pour ne pas avoir réveillé votre ami ! Potter, venez me voir à la fin du cours !
-Ce n'est pas notre faute si Potter s'est endormi ! Pourquoi vous ne retirez pas de points à Serpentard ?! » cria Ron, et Rogue se tourna vers lui.
Le garçon se ratatina sur son siège en voyant le visage en colère du Maître de Potions, et le reste des Gryffondors grognèrent de mécontentement. Les élèves de Serpentard rigolèrent de plus belle, mais Rogue les calma d'un simple regard.
« - Êtes-vous en train de remettre en cause mes méthodes disciplinaires, monsieur Weasley ? Vous êtes incapable de me réciter les douze usages du sang de dragon. Vingt points retirés à Gryffondor pour m'avoir répondu. » siffla-t-il entre ses dents avant de retourner à sa table à l'avant de la classe.
« - Je suis vraiment désolé. » dit Harry en secouant la tête,
« - T'inquiète, Harry. Il aurait pu nous en retirer plus. Je suis même surprise que cela soit si peu. » dit Hermione avec un soupir.
« - Moi aussi, » opina Neville, « - On a essayé de te réveiller, tu sais, mais tu étais vraiment bien endormi.
-J'ai révisé très tard dans la nuit, c'est pour ça. Je vais essayer de rester éveillé jusqu'à la fin du cours, et promettez-moi de me frapper si je m'endors à nouveau.
-Okay. » dit Hermione dans un rire, ce à quoi Rogue lança un « - Silence ! » dans leur direction.
Ils se turent immédiatement et commencèrent à ramasser les fioles que Salazar avait fait tomber en sursautant. Le reste de la classe se déroula sans problème, et lorsque le cours prit fin, Hermione lui chuchota qu'ils allaient l'attendre dans le couloir, et Salazar leur fit un signe de tête reconnaissant. Rogue les fusilla du regard alors que les deux Gryffondors se dépêchaient de sortir de la salle, et lorsque la porte claqua derrière eux, Rogue lui fit un immense sourire.
« - Tu t'amuses ? » demanda Salazar avec un sourire en coin, et Severus explosa de rire,
« - Longue nuit ?
-Plus que longue. Je suis désolé de m'être endormi, vraiment, je pensais pouvoir tenir. » dit Salazar avec un soupir,
« - Albus est resté dans le couloir jusqu'à très tôt dans la matinée, une heure avant le service du petit déjeuné, et je n'ai malheureusement pas pu dormir une minute cette nuit. »
Rogue hocha de la tête avant de se diriger vers l'un de ses placards et d'en sortir une potion violette.
« - Buvez ça. » dit-il en lui tendant une fiole de potion Vivifiante.
« - Merci. Je vais devoir faire semblant d'être fatigué, maintenant, mais c'est mieux que de laisser savoir quelqu'un que tu m'as aidé. » dit Salazar après avoir bu la potion, sentant instantanément les effets de celle-ci, et il laissa s'échapper un soupir de soulagement quand il sentit son corps se 'réveiller'.
« - Vous ne tiendrez pas longtemps à ce rythme. Laissez-moi donc vous aider.
-Non, tu dois assurer tes cours. De plus, le Sortilège de Pistage que j'ai utilisé permet seulement à la personne qui a lancé le sort de contrôler celle sur qui il a été jeté. Et puis, si Albus t'attrape, tu vas avoir de sérieux ennuis. Je voudrais te demander, cependant, si tu souhaiterais m'accompagner lorsque j'irai voir Nicholas. Je prévois de lui écrire dans la journée pour lui demander de nous rencontrer samedi dans quinze jours, ici à Poudlard. Nous devons lui expliquer exactement ce que nous savons.
-Ce serait pour moi un grand honneur de pouvoir rencontrer un tel homme. » dit Rogue avec surprise, « - Et où aura lieu la rencontre ?
-Je pensais quelque part autour du château, et je connais l'endroit parfait pour tenir cette rencontre en toute discrétion.
-Tenez-moi donc au courant, dans ce cas. » dit Rogue en acquiesçant.
« - Je le ferai. Je dois partir maintenant, par contre, avant d'être en retard à mon prochain cours.
-Je comprends. Oh, au fait, monsieur, puis-je demander pourquoi Peeves a si peur de vous ? » demanda Severus avec curiosité, et Salazar ne put que rire.
« - Peeves est apparu lorsque les autres et moi construisions le château. Il était déjà une menace à l'époque, et Godric et moi-même avons trouvé un sort pouvant nous permettre de le bannir définitivement des terres de l'école. Il s'agit là de magie noire, mais c'est le seul rituel efficace contre un poltergeist. Il faut deux personnes pour le lancer, mais seulement une baguette, et sachant que le Baron Sanglant fut l'un des premiers élèves de Poudlard, il connait le sort via Godric et menace Peeves de l'utiliser tous le temps. Helena et le Moine ne tenteraient jamais de le bannir, alors Peeves n'a pas peur d'eux, seulement du Baron. Il pense que le fantôme parlerait du sort à quelqu'un d'autre, c'est pourquoi il l'écoute toujours.
-Et maintenant que vous êtes là… » dit Rogue dans un rire, ce à quoi Salazar lui fit un sourire.
« - Peeves sait que je peux l'utiliser. Même si le Baron n'est plus qu'un esprit, cela n'a pas d'importance. La magie vient de celui qui tient la baguette, ici, moi, et le Baron n'aurait qu'à simplement prononcer les mots.
-C'est une manière d'obtenir enfin un peu de calme, je suppose. » ricana Rogue.
« - En effet. Bon, je dois partir, maintenant. Je pense qu'Hermione et Neville vont commencer à s'inquiéter si je tarde trop. Encore merci pour la potion, Severus.
-De rien, monsieur. Si vous avez besoin d'une autre, faite-le-moi savoir. Je comptais en préparer, de toute manière. »
Salazar hocha la tête,
« - Je te revois plus tard, et je te tiendrai au courant pour Nicholas. »
Rogue acquiesça, et Salazar quitta la salle de classe. Il avait traversé la moitié du couloir menant aux escaliers lorsqu'il entendit des cris. Il grogna intérieurement, se demandant ce qui avait bien pu se passer, et il se dépêcha d'avancer vers l'origine du bruit. Lorsqu'il fut suffisamment proche, il réalisa qu'Hermione était celle qui criait.
« -… Et ce n'est pas sa faute si Rogue le déteste, Ron ! Il déteste Harry tout autant que le reste des Gryffondors !
-Comment peux-tu prendre la défense de cette saleté de serpent ?! C'est un Serpentard, Hermione !
-Ce n'est pas important, et il n'est certainement pas maléfique ! » cria Neville à son tour.
« - Il peut parler aux serpents ! » répondit Ron avec véhémence,
« - C'est juste une langue, Ron ! Ce n'est pas si différent que de parler le français, l'espagnol, l'aquatique ou même le gobelbabil ! C'est simplement la même chose que n'importe qu'elle autre langue, normale ou magique ! » renvoya Hermione
« - Mais Tu-Sais-Qui pouvait parler aux serpents ! Tout le monde le sait !
-Ce qui veut dire ? » demanda Salazar, et les cris cessèrent alors que tous les regards se posaient sur lui.
Salazar remarqua que les premières années de Gryffondor et Serpentard se trouvaient tous au sommet des escaliers, observant le concours de cris, bloquant l'accès à la salle de Potion à des troisièmes années de Gryffondor et Poufsouffle, bien que les dit élèves semblaient plus intéressés par la scène.
« - C'est de ta faute ! » lui cria Ron, « - Tu leur a lavé le cerveau, ou je ne sais quoi !
-Les seules personnes qui ont eu le cerveau lavé, Ron, sont toi et tous ceux qui pensent comme toi. Toi, Ron Weasley, ne vaut pas mieux que les Sang-Purs de Serpentard qui pensent que les nés Moldus et Sang Mêlés sont des ordures. Tu penses que tous les Serpentards sont des ordures. Tes préjugés sont aussi affreux, si ce n'est plus, que les leurs. Avoir des préjugés lavant le cerveau semble être un trait de Sang-Purs. La majorité des Sang Mêlés et des nés Moldus ont au moins le bon sens de voir la personne pour ce qu'elle est, et non pas pour la pureté de son sang ou la maison à laquelle elle appartient. Toi, Ron Weasley, agit plus comme un Serpentard, de ce point de vue, que comme un Gryffondor.
-JE N'AGIS PAS COMME UN SATANÉ SERPENT ! » cria Ron
« - En vérité, Ron, c'est le cas. » dit George
« - Ce que dit Harry fait même plutôt sens, si on prend le temps d'y réfléchir, » ajouta Fred en regardant Salazar avec un léger sourire.
« - Pas vous non plus ! » gémit Ron, « - Vous êtes mes frères, comment pouvez-vous être d'accord avec lui ?!
-Parce que ce qu'il dit est vrai. Bien que j'espère que tu ne mets pas tous les Sang-Purs dans la même catégorie. » dit George, regardant Salazar, ce à quoi le concerné rigola en secouant la tête.
« - Bien sûr que non. Vous deux et Neville en sont la preuve, ainsi qu'une multitude d'autre Sang-Purs.
-C'est un soulagement. » sourit Fred, et Salazar continua
« - J'ai lu L'Histoire de Poudlard, et je ne peux pas imaginer ce que Salazar Serpentard et Godric Gryffondor aurait pu penser de tout cela s'ils étaient encore en vie. Ils étaient meilleurs amis, vous savez ? Du moins, jusqu'à ce que Salazar ne gâche tout en quittant l'école, mais tout de même. Je suis sûr que les deux auraient été dévastés en apprenant comment leurs deux maisons ont tourné. Godric serait extrêmement déçu par les Gryffondors, et Salazar aurait très certainement envie de réduire tous les Serpentards en poussière, une honte, vraiment. » dit-il en essayant de faire son chemin au travers de la foule.
« - Je propose que l'on se rende tous en classe avant d'arriver en retard.
-Tu te prends pour qui pour nous dicter quoi faire comme ça ?! » cria Ron en sortant sa baguette.
« - Ron, NON ! » entendit Salazar l'un des jumeaux crier, alors que quelque chose l'attrapait par les chevilles.
Ron lui avait déjà lancé un Maléfice du Trébuchement, et Salazar ne put empêcher sa chute. Il se tourna sur lui-même et ramena son bras droit près de lui pour ne pas écraser Nora en tombant, mais il atterrit alors directement sur le dos, et l'arrière de son crâne cogna sur le sol en pierre. La dernière chose qu'il vit fut un slash d'écailles noires sortir de la manche de sa robe, et un cri.
« - Je veux que ce serpent soit TUÉ et ce garçon EXPULSÉ !
-Maman, c'est la faute de Ron, pas celle de Harry !
-Ouaip, si Ron n'était pas un idiot fini…
-Je ne suis pas un idiot !
-Je suis à deux doigts de vous retirer d'ici, alors j'espère ne pas recevoir une seule autre lettre à propos de vos saletés de farces ! De plus, Ron est votre frère, vous devriez le défendre au lieu de vous mettre du côté de ce Fourchelangue maléfique et à Serpentard !
-Ce n'est pas parce qu'Harry est à Serpentard et qu'il est Fourchelang qu'il est forcément mauvais !
-Si, il l'est ! » cria Ron, « - Et son satané serpent m'a mordu !
- Nora, où es-tu ? »
Toutes les voix se turent, et les regards se tournèrent vers Salazar. Il était éveillé depuis quelques minutes à présent, et la première chose qui lui était venue à l'esprit était la sécurité de Nora. Il n'avait cependant pas ouvert les yeux, sa tête lui faisant un mal de chien, comme si quelqu'un essayait de lui ouvrir le crâne en deux. Il ne savait pas si cela voulait dire que Quirrell était dans les parages, ou si c'était seulement à cause du choc contre la pierre.
« - Nora est en sécurité, Harry. Elle est actuellement avec monsieur Londubat. » dit gentiment une voix.
Dumbledore, pensa Salazar, et il soupira de soulagement. Puis il décida de jouer la carte de la surprise, sachant qu'il n'était pas supposé savoir que le directeur comprenait le Fourchelang
« - Vous pouvez me comprendre ? » demanda-t-il, tournant sa tête en direction de la voix du directeur.
« - Oui, je le peux, bien que je ne puisse pas parler Fourchelangue moi-même. » répondit Dumbledore tout aussi doucement.
« - Je préfère parler comme ça, ça fait beaucoup moins mal. Est-ce que Ron va bien ?
-Oui, monsieur Weasley va bien. Madame Pomfresh avait sous la main une grande variété d'anti-poisons, mais ne t'inquiète pas, ni toi, ni Nora n'aurez de problèmes. Elle a fait ce que n'importe quel autre animal aurait fait à sa place. Elle a protégé son ami. Toi, par contre, tu te trouves actuellement à l'infirmerie.
« - Merci » dit Salazar, et pour une fois, il fut ravi de voir que Dumbledore avait un peu de bon sens.
« - De rien, Harry. Comment te sens-tu ?
-Ma tête me fait mal, et j'ai la gorge sèche.
- Il dit que sa tête le fait souffrir et que sa gorge est sèche.
-Pas étonnant, vu le choc qu'il a pris. » dit la voix de Madame Pomfresh.
« - J'exige que ce garçon reçoive une punition ! » cria Molly,
« - Si vous continuez à crier dans mon infirmerie, je vais finir par vous guider jusqu'à la sortie ! » répliqua l'infirmière d'une voix ferme.
« - Mesdames, s'il vous plait, » dit calmement Dumbledore, « - Molly, je suis désolé, mais j'ai vu un souvenir de l'incident. Harry n'a absolument rien fait de mal, et c'est Ron qui est responsable dans l'affaire, étant celui ayant envoyé le sortilège.
-Ouais, et si quelqu'un mérite une retenue ici, c'est bien lui… » dit l'un des jumeaux
« - Ecoute-moi bien, George…
-Molly…
-N'essaye même pas Arthur ! Ce garçon ne devrait même pas avoir de serpent, ils ne sont pas autorisés !
-En vérité, ils le sont. » corrigea Dumbledore.
« - Tenez, monsieur Potter, buvez ça. » dit Madame Pomfresh en lançant un regard noir à Molly, « - Pouvez-vous ouvrir les yeux ? »
Salazar avala une gorgée d'eau froide du gobelet placé entre ses mains, soulageant la sécheresse de sa gorge, mais il gémit de douleur lorsqu'il essaya d'ouvrir les yeux.
« - Trop de lumière. » marmonna-t-il
« - Rallongez-vous, alors. Comme je l'ai déjà dit, vous avez reçu un gros coup à la tête, et vous devez vous reposer.
-Ce garçon est la raison pour laquelle Ron a été mordu et empoisonné ! Il doit être puni !
-Correction ! Votre garçon est la raison pour laquelle il a été mordu, et également celle de notre présence en ces lieux. » gronda Salazar
« - Tu vas m'écouter, espèce de petit… !
-Non, Madame ! Vous allez m'écouter ! » cria Salazar, bien que cela lui fit un mal monstre, « - Votre idiot de fils croit que je suis maléfique parce que je suis à Serpentard et que je parle aux serpents. Et je peux comprendre d'où viennent ses préjugés ! Heureusement que vos autres enfants ne sont pas des sans-cervelles comme vous l'êtes ! Oh, et si jamais, à l'avenir, vous m'envoyez ne serait-ce qu'une autre beuglante, sachez que vous n'allez pas aimer ma réponse. Je n'en n'ai rien à faire que vous connaissiez ma mère ou non. Je ne vous connais pas, et vous n'avez aucun droit sur moi pour me gonder comme l'un de vos enfants !
-Je n'ai jamais…
-Molly, ne me dis pas que c'est vrai… » grogna Monsieur Weasley
« - Ne parles pas à mère de cette manière ! » cria Ron
« - Hé bien ta mère a dépassé les bornes ! » dit Salazar en criant, prenant appui sur ses coudes avant de grogner et de se prendre la tête entre les mains tout en retombant sur le lit.
« - Oh, au fait Maman, il a appris à Fred et George comment détruire tes beuglantes ! » dit soudainement Ron.
Les jumeaux gémirent et enfouirent leur tête dans leurs mains alors que le visage de Molly devenait aussi rouge que ses cheveux.
« - QUOI ?!
-C'est bon, j'en ai assez ! Vous sortez tous ! » dit soudainement Madame Pomfresh, « - Dehors, maintenant ! Allez ! Ouste ! Monsieur Weasley, j'estime que vous êtes en état de partir également.
-Je veux que des actions soient prises, Albus ! Je veux que…
-Discutons-en dans mon bureau, voulez-vous ? » dit-il calmement.
« - Fred, George, pouvez-vous demander à Neville de m'amener Nora, s'il vous plait ? J'aimerais la voir. » dit Salazar alors qu'ils sortaient tous de l'infirmerie.
Molly leur lança un regard noir, mais Fred (ou George) lui sourit avant d'acquiescer.
« - Bien sûr, Harry.
-Merci. » murmura-t-il avant de fermer les yeux à nouveau, et Molly recommença à crier.
Le soudain silence qui tomba sur la pièce fut accueilli avec soulagement alors que Madame Pomfresh les poussait presque tous hors de l'infirmerie. Salazar pu enfin se relaxer et il entendit la médicomage souffler d'agacement.
« - Je jure que cette femme est en partie Banshie. », et le commentaire fit rire Salazar
« - C'est le nom que Nora lui a donné.
-Vraiment ? » demanda-t-elle avec un rire léger, s'approchant pour s'asseoir à ses côtés.
« - Elle n'appelle jamais personne par leur vrai nom. Je suis Murmureur, Hermione est Broussaille, Neville est Dubat, Ron Carotte, Drago Avorton, Lucius Malfoy s'appelle Clown, et Madame Weasley est Banshie. » dit-il doucement avec amusement, « - Et il y en a d'autre encore. » ajouta-t-il avec un soupir, alors qu'il se frottait la tête en la regardant.
Il remarqua qu'elle l'observait plutôt étrangement, avant de la voir soupirer et de jeter un Sortilège de Discrétion tout autour d'eux et sur le lit
« - Et bien, Monsieur Serpentard, je pense que vous devriez à présent vous reposer. »
Le sang de Salazar se gela dans ses veines alors qu'il la regardait longuement avant de grogner à voix haute.
« - Vos Sortilège de Diagnostiques, évidement. L'avez-vous dit à Dumbledore ? » demanda-t-il soudainement, paniqué
« - Non, et ne vous inquiétez pas, je ne le ferais pas. Minerva et moi savons que vous avez subit de nombreux abus. Elle me l'a dit avant qu'elle ne soit 'oubliettée'. J'ai dut le lui rappeler, même si elle a perdu tout souvenir de l'incident. Croyez-moi quand je vous dis qu'elle n'est plus tout aussi enchantée par le directeur à présent, tout comme moi.
- Ce sale fouineur, manipulateur… » Salazar dut se mordre la langue pour s'arrêter de jurer,
« - Je m'étais toujours demandé pourquoi elle n'avait jamais reparlé de cette nuit.
-Elle se souvient que vous avez fait exploser le bureau, mais pas de vous en train d'expliquer que vous avez été abusé. Elle a donné le fond de sa pensée à Dumbledore pendant des jours, et comme je l'ai déjà mentionné, elle m'en avait fait part avant que le directeur n'agisse.
« - Dieu merci, » soupira Salazar, « - Je n'arrive pas à croire qu'il en soit arrivé à de telles extrémités.
-Ni moi, mais monsieur, si vous êtes Salazar Serpentard, où est le véritable Harry Potter ? » demanda-t-elle d'un ton inquiet, une pointe de peur pouvant être entendue dans le ton de sa voix.
« - Madame, j'aimerais vraiment pouvoir vous raconter toute l'histoire, mais ma tête me fait un mal de chien. Severus connait la vérité. Je lui ai fait jurer par un serment de ne parler à personne de mes secrets, mais dite lui que je vous ai donné la permission de vous en parler à vous et au professeur McGonagall, si vous jugez tous les deux qu'elle soit suffisamment digne de confiance. Mais j'aurais également besoin d'un serment de la part de vous deux. Il est beaucoup trop dangereux pour moi de ne pas vous en demander un, mais je peux vous assurer une chose qui devrait apaiser votre esprit. Les Potter, tous les Potter, sont en vie. »
La respiration de Madame Pomfresh se bloqua dans sa gorge, et ses mains volèrent à sa bouche alors que ses yeux s'emplissaient de larmes.
« - Vraiment ?
-Vraiment, vous avez ma parole. »
La médicomage hocha la tête avant de lever sa baguette,
« - Moi, Poppy Pomfresh, Jure sur ma vie et ma magie que je ne révèlerai rien à propos de secrets de Salazar Serpentard qui me seront divulgués par Severus Rogue ou Salazar Serpentard lui-même. Qu'il en soit ainsi. »
L'immortel soupira de soulagement lorsque la magie tourbillonna autour d'eux.
« - Merci. » murmura-t-il alors qu'il sentait ses yeux se fermer à nouveau.
« - De rien. Et maintenant reposez-vous. » dit-elle avec un sourire.
Elle le recouvrit avec un drap et resta assise à ses côtés jusqu'à ce qu'il s'endorme.
Choix de traduction : j'ai utilisé 'Sortilège de Discrétion' pour traduire 'privacy ward'. Je n'ai pas la MOINDRE de comment traduire ce truc. Déjà que ward est un pur casse-tête à gérer à lui tout seul (juste… Blood ward. BLOOD WARD ! Argh !)
Mes divagations de traduction mise à part, j'espère que vous avez apprécié ce chapitre! ^^ Comme vous pouvez le voir, de plus en plus de personnes semblent être au courant de l'identité de notre bon vieux Salazar, bonne ou mauvaise nouvelle à votre avis? n_n
Je vous dit à bientôt pour le chapitre 10 ! :D
