Wow! Mais... Serais-ce un nouvel update que voilà?

De retour de ma (longue) trève estivale, je vous propose ce soir le chapitre 11 de cette traduction! (enfin!)

Je vous remercie encore pour vos retours sur ceux précedent et je vous remercie de votre patience! :)

Harry Potter appartient à J.K Rowling, et la fanfiction à Precioussann! je n'en suis que la traductrice! (avec l'excellent travail de beta de Aelyanne qui permet de donner une meilleure qualité à cette histoire! :D


Mon Vieil Ami,

Demain soir me semble être une date parfaite pour se rencontrer. Je dois t'avouer que cela sera plus que positif de pouvoir enfin te parler face à face. Mon autre ami ne m'a pas donné plus d'informations sur mon bien, mais par le ton et les mots utilisés dans tes lettres, je suppose que je ne vis pas aimer ce que tu auras à le dire. Ma Moitié est très inquiète pour la sécurité des enfants et m'accompagnera. Nous nous rencontrerons à l'heure donnée.

Ton Vieil Ami,

Moi.

Salazar soupira de soulagement en lisant la lettre de Nicholas avant de regarder Hedwige.

« - Je n'ai aucune réponse à te donner. Tout est réglé pour le moment. » dit-il en caressant le sommet de sa tête.

Elle hulula en réponse et commença à picorer le bacon de son maître.

« - Tu ne peux pas te trouver ton propre déjeuner, idiot de Pigeon ? »

Hedwige lui lança un regard noir avant commencer à hululer de colère contre Nora, qui, elle, regardait un bol remplit de souris mortes ou paralysées. Elle en avait déjà mangée une et semblait considérer l'idée d'en consommer une autre, bien qu'elle soit encore indécise.

Au cours des dernières semaines, les elfes se trouvant dans les cuisines avaient attrapés toutes les souris qu'ils avaient pu trouver avant de les placer dans un bol au bout de la table de Salazar. Nora avait été ravie par cette nouvelle source de nourriture, disant qu'elles étaient bien meilleures que le poulet en sauce que Salazar lui avait donné jusqu'alors.

Hedwige, de son côté, avait repéré le bol en question, l'observant d'un œil affamé. Et avant même que l'immortel ne puisse réagir, le rapace avait poussé Nora d'un coup d'aile, attrapé une souris avant de commencer à voler en cercle au-dessus de leurs têtes.

« - Idiot de Pigeon ! Tu as volé mon petit déjeuné ! Rend le moi ! » cria Nora en levant sa tête en l'air.

Elle essaya d'attaquer Hedwige, mais l'oiseau faisait en sorte de toujours se trouver hors de sa portée. Hedwige commença même à la narguer, volant au-dessus d'eux avant de descendre au plus près de la table et repartir en l'air.

« - Écoute-moi bien, espèce de plumeau à poussière volant ! » continua Nora tout en essayant en vain d'attraper Hedwige, « - Tu ne vas pas aimer ce que je vais te faire une fois que je t'aurais attrapé, surtout si tu ne me rends pas mon petit-déjeuner ! »

Salazar ne pouvait que secouer la tête en rigolant face à leurs chamailleries, avant qu'Hedwige ne lâche soudainement la souris, qui atterrit directement sur la tête de Nora, puis roula sur la table et tomba sur le sol. Elle fit ensuite un piqué vers le bol, dans le but d'attraper une autre souris, mais Nora réussit, d'une manière ou d'une autre, à s'accrocher à la patte d'Hedwige.

Cela ne plût absolument pas au rapace qui commença immédiatement à essayer de lui faire lâcher prise. Et en cet instant, la totalité de la Grande Salle était en train de les observer, et Salazar riait si fort qu'il ne pouvait rien faire pour les arrêter.

Hedwige réussit finalement à se débarrasser de Nora, et le serpent atterrit sur le sol, et glissa presque immédiatement vers la souris toujours par terre, avant d'être arrêtée par Hedwige qui utilisa son aile pour pousser l'animal mort hors de la portée du serpent. Celle-ci s'arrêta pour lui jeter un regard noir alors que l'oiseau se posait à un mètre ou deux d'elle.

La plupart des professeurs étaient en train de rire également, certains semblaient curieux de voir qui allait gagner, et d'autre observaient avec désapprobation cette épreuve de force.

Parce qu'il en s'agissait bien d'une. La souris se trouvait à présent à mi-chemin entre Nora et Hedwige, et toutes deux regardaient l'autre. Hedwige avait les plumes ébouriffées et Nora sifflait fortement.

« - Essaye donc de l'attraper si tu l'oses, Pigeon ! C'est mon petit déjeuner, et tu ne peux pas l'avoir ! » dit Nora, et Hedwige hulula en retour, battant des ailes.

« - Pourquoi ne partagez-vous pas ? » demanda Salazar en essayant de se calmer,

« - Ce n'est pas comme s'il en manquait.

-Ce n'est pas ça le problème, Murmureur. Le Pigeon est un animal sauvage et vicieux, parce qu'elle a volé mon petit déjeuner ! »

Salazar renifla d'amusement, mais ne sut pas vraiment quoi répondre, et les deux animaux continuèrent à s'observer en chiens de faïences. Soudainement, Hedwige s'envola en direction de la souris dans le but de l'attraper, mais Nora bougea au même moment et réussit à s'enrouler autour d'une des ailes de l'oiseau et de son corps. Incapable de voler, Hedwige tomba sur le sol avec un 'pouf' et ne bougea plus, les yeux fermés.

Salazar haussa un sourcil en se demandant à quoi Hedwige jouait, et Nora leva la tête et glissa de sous l'oiseau. Elle s'approcha ensuite du rapace qui n'avait toujours pas bougé.

« - Pigeon… ? Pigeon ? PIGEON ?! » cria soudainement Nora, utilisant sa queue pour tapoter le poitrail d'Hedwige,

« - Pigeon, réveille-toi ! Murmureur, j'ai tué Pigeon ! Qu'est-ce qu'on fait ?! Pigeon ! »

Salazar essayait vraiment de garder un visage neutre, mais Nora semblait si paniquée et inquiète à l'idée qu'Hedwige ne soit plus de ce monde qu'il avait vraiment du mal à se contenir. Nora, quant à elle, continuait à jeter des coups d'œil au visage d'Hedwige et de lui crier dessus, quand soudainement, Hedwige hulula fortement, effrayant Nora, qui glissa en arrière rapidement. L'oiseau sauta sur ses pattes, attrapa la souris, et s'envola hors de la Grande Salle.

Salazar, ainsi que plusieurs autres personnes, commencèrent à rire, et il fallut quelques instants à Nora pour comprendre ce qui venait de se passer.

« - Ce stupide Pigeon ! Elle m'a piégée ! Et moi qui la croyais morte, elle a QUAND MÊME volé mon petit déjeuner

-Je suis désolé, ma chère, mais sache qu'il reste encore beaucoup de souris. N'en veux-tu pas une autre ? » demanda Salazar à Nora lorsque cette dernière glissa à nouveau vers lui.

« - Non, Murmureur. Je suis rassasiée, mais la prochaine fois Pigeon ne sera pas aussi chanceuse. Et je la mordrai. »

Salazar rigola doucement et la ramassa du sol pour la poser sur la table à ses côtés. Elle s'enroula sur elle-même avant de ronchonner à propos d'un 'satané plumeau à poussière', 'Stupide pigeon' et 'finirai par la mordre', ce à quoi l'immortel ne put que rire.

Blaise, qui avait fait partie des quelques personnes ayant rigolés tout du long, s'avança vers lui pour s'asseoir juste en face de Salazar. Nora leva la tête et le regarda avant de reprendre sa position initiale.

« - Bonjours, Zabby. Peux-tu dire à Murmureur d'arrêter de se moquer de moi ? »

Salazar renifla et regarda Blaise qui lui observait Nora avec prudence.

« - Y'a pas de problème si je m'assois ici ? Elle ne va pas me mordre ?

-Non, en fait, elle vient juste de te saluer, et de te demander de me dire d'arrêter de me moquer d'elle.

-Vraiment ? » demanda-t-il avec surprise avant de rigoler doucement,

« - Et moi qui croyais qu'elle n'aimait que Granger et Londubat

-Oh, non. Il y a beaucoup de personnes qui ne la dérangent pas plus que ça. Elle aime bien Fred et George, ainsi qu'Hermione et Neville, toi, et quelques professeurs.

-Elle a mordu Weasley, pourtant. » dit Blaise

« - Simplement parce que Carotte a attaqué Murmureur. » dit-elle et le jeune Serpentard leva son regard sur Salazar, une question dans le regard.

« - Elle a dit qu'elle a mordu Ron seulement parce qu'il m'a attaqué.

-Oh. Est-ce que je peux la caresser ? »

L'immortel acquiesça et Blaise tendit un tendit un doigts avec prudence en direction de la tête de Nora. Ils ne dirent rien pendant quelques minutes, et le jeune garçon finit par se relaxer. Nora semblait l'apprécier, allant même jusqu'à quémander plus de caresses quand Blaise retira sa main.

Ce dernier sourit en se tournant vers Salazar,

« - Je n'ai pas eu la chance de te remercier pour hier soir. J'étais resté dans la chambre dans l'espoir de t'avertir avant que tu ne te couches. Ils ont demandé à un septième année de placer la Malédiction de Flagrance sur ton oreiller. » murmura-t-il, « -Drago est celui qui a placé le sortilège sur la poignée de ta table de nuit. Il a utilisé un Maléfice Mordant, mais je suis quasiment certain qu'il a maudit mes chaussures avant que je n'arrive dans la chambre. Du moins, je pense que c'est ce qui a dut se passer. » marmonna-t-il

« - Je m'étais demandé ce que tu faisais assis sur ton lut, vu qu'habituellement tu lis dans la salle commune. Drago et sa troupe, cependant, sont vraiment ceux qui m'ont fait comprendre que quelque chose n'allait pas. A rester dans la pièce, ricanant et gloussant comme des idiots, ou devrais-je dire, des Gryffondors. » dit Salazar en prenant une gorgée de son jus de citrouille, faisant ricaner Blaise

« - Et pourtant, tu sembles être amis avec des Gryffondors plus que n'importe qui d'autre.

-Ce sont les seuls qui n'ont pas peur de moi. En vérité, Hermione et Neville ne jouent pas sur mes nerfs comme le font les autres, et Fred et George sont pareils. Ils aiment rigoler et faire des blagues, mais après tout, qui n'aime pas rire ? De plus, ils ont plus de cervelle que le reste de leur famille.

-Je suppose que tu as raison, » dit Blaise, pensif, « - Les Weasley et les Londubat sont des Sang-Purs, bien qu'ils soient considérés comme des traitres à leur sang, mais comme Granger est une sang de b…

-Si jamais tu finis cette phrase, je jure que je te lance un sortilège cuisant. » dit sèchement Salazar en regardant l'autre garçon, et celui-ci rougit de honte.

« -Une née Moldue.

-C'est mieux. » dit-il avec un sourire, « - Neville et Hermione aiment apprendre, et j'ai réalisé que j'aimais enseigner. Déjà à l'école primaire moldue où j'étais inscrit, je me retrouvais souvent à aider ceux qui en avaient besoin ou me le demandaient. Je ne sais pas pourquoi, mais je peux lire quelque chose et me souvenir de toutes les informations que j'ai pu y trouver. J'ai toujours fonctionné comme ça. Fred et George semblent bien m'aimer parce que je les ai aidés à détruire les Beuglantes de leur mère, mais ce n'est rien. Ça ne me pose pas de probLème.

-C'est vrai que tu retiens les choses hyper facilement, et je pense que tu es plutôt un Serdaigle de ce point de vue-là. La plupart des gens disent que tu peux faire certains trucs de magie plus compliqué parce que tu es plus puissant, et je suppose que ça doit être vrai, vu que tu as vaincu Tu-Sais-Qui. » dit Blaise, murmurant la fin de sa phrase.

Salazar haussa simplement les épaules avant de placer sa serviette sur la table.

« - Je ne peux pas dire si c'est vrai ou non, mais je trouve ça marrant de surprendre les gens en sortant ces tours de mon sac. » rigola-t-il doucement, « - Je suppose que je pourrais cacher ce fait, mais franchement, quel intérêt ? Tout c'à quoi ça me servirait serait de plomber mes études.

-T'as pas tords. » dit Blaise avec un sourire.

Le jeune Serpentard s'apprêta à ajouter quelque chose quand une ombre apparue au-dessus d'eux, et ils levèrent tous les deux le regard pour voir Rogue les observer d'un air mauvais.

« - Potter, si vous avez enfin fini de présenter le divertissement du matin, le directeur souhaite que nous partions dès maintenant pour le Chemin de Traverse. J'ai personnellement des choses plus importantes à faire que de vous servir de baby-sitter, alors soyez dans mon bureau dans dix minutes. » dit-il avant de tourner les talons et de s'en aller.

Salazar soupira en roulant des yeux,

« -Je pense que je ferais mieux d'y aller.

-On dirait vraiment qu'il te hait. Il n'agit pas comme ça avec les autres élèves de la maison. » commenta Blaise alors que Salazar se levait,

« - Et pourtant, je ne vois pas pourquoi il me déteste autant. » dit-il en haussant des épaules, « - Mais si jamais je ne suis pas de retour pour le repas de midi, demande à quelqu'un de vérifier son placard d'ingrédients pour potions. Peut-être que vous retrouverez des morceaux de mon corps dedans. »

Blaise rigola franchement, et Salazar attrapa Nora avant de mâcher son dernier morceau de tartine, suivant rapidement le Maître de Potions hors de la Grande Salle.


Rogue marchait rapidement au travers des couloirs de l'école, Salazar peinant à le suivre. C'était un de ces moments où Salazar désirait avoir à nouveau sa taille adulte. Lorsqu'ils arrivèrent dans le bureau du professeur, l'immortel se laissa tomber sur une chaise pour reprendre son souffle alors que Rogue lui adressait un grand sourire.

« - Monsieur, puis-je vous suggérer de commencer un entraînement sportif ? Certains enfants nés moldus ou élevés par eux vont courir autour du lac certains matins. »

Salazar lui lança un regard noir avant de sourire et d'envoyer un maléfice cuisant dans sa direction, bien qu'il fut facilement bloqué par la baguette du plus jeune.

« - Être aussi impertinent ne te vas vraiment pas, Severus. » dit-il en riant, « - Et tu oublies que je suis un Sang-Pur, je ne courrais que le jour où je serais chassés par les démons de l'enfer eux-même.

-Je l'avais remarqué, » rit doucement Rogue avant de continuer, « - Avez-vous la moindre idée de pourquoi Albus souhaite que vous ayez deux baguettes ? »

Salazar lança ses mains en l'air en soufflant d'exaspération,

« - Non, et la seule chose à laquelle je pense est qu'il souhaite que je possède une baguette 'lumineuse' au lieu de la 'sombre' que j'ai actuellement. J'ai été honnête quant à ses matériaux et sa provenance, et je lui ai dit uniquement pour l'embêter. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il agisse aussi bêtement ! »

Rogue roula des yeux,

« - Vous savez, vous êtes le Sauveur du Monde Magique, le Garçon-Qui-A-Survécut, et toutes les variations qui vont avec. Nous ne pouvons pas laisser un tel être se balader avec une baguette aussi sombre, n'est-ce pas ?

-Qu'est-ce que je t'ai dit à propos de ton impertinence ? » rigola Salazar, et Severus lui fit un grand sourire en pointant la cheminée

« - Allons-y ?

-Je suppose que nous n'avons pas le choix. » dit l'immortel dans un soupir.


Salazar et Severus sortirent de la cheminée au Chaudron Baveur et se séparèrent pour aller vaquer à leurs occupations, Rogue devant se rendre chez un Apothicaire pour acheter des ingrédients pour ses potions. Semblerait-il que les plus jeunes années aient déjà gaspillés beaucoup d'ingrédients et explosé suffisamment de chaudrons pour qu'un voyage au Chemin de Traverse s'impose.

Salazar, de son côté, alla en ronchonnant au magasin d'Ollivander. Il n'y avait presque personne, seulement une vieille femme qui avait besoin de remplacer une baguette, et Salazar patienta jusqu'à ce que l'artisan se tourne vers lui.

Salazar connaissait Ollivander, vivant au Chemin depuis plusieurs siècles déjà. Il savait que l'homme avait une certaine tendance à être 'effrayant' aux regards de certains de ses clients, mais il savait qu'il était également un maître dans son art. Lui-même avait possédé de nombreuses baguettes faites par cette famille. Plus récemment encore, la baguette qu'il avait possédée, avant celle qu'il utilisait actuellement, avait été faite par l'arrière-grand-père d'Ollivander, Gerbold. A noter qu'il l'avait acheté il y a plus de cent cinquante ans.

Quand son tour arriva, Ollivander se tourna vers Harry et lui fit un grand sourire.

« - Ah, Bonjour, Monsieur Potter, comment allez-vous aujourd'hui ?

-Je vais bien, merci monsieur. Le Professeur Dumbledore m'a fait venir ici à cause de ma baguette.

-Oui, oui, Albus m'a contacté ce matin et m'a prévenu de votre visite. Très curieux qu'il veuille que vous ayez deux baguettes, et je ne sais honnêtement pas pourquoi moi-même. Malgré tout, il m'a demandé de jeter un coup d'œil à votre baguette en bois d'if avec son cœur en peau de basilic. Vous permettez ?

-Bien sûr, Monsieur. » dit Salazar en lui tendant la baguette qui offensait tant Albus.

Ollivander la prit et commença à glisser ses mains expertes dessus avant de la regarder avec plus d'attention. Il pencha ensuite légèrement la tête sur le côté en la soulevant comme pour l'admirer avant de sourire à Salazar.

« - C'est une baguette très puissante, Monsieur Potter, et je sens également un pointe de quelque chose de sombre, mais je suppose que c'est à cause de son cœur en peau de basilic. Je ne comprends pas pourquoi Albus est si inquiet. Cette baguette a été faite avec beaucoup de soin, et ses composantes sont de très grande qualité. » dit-il en plaçant la baguette près de son oreille.

« - Mais il s'agit là d'une baguette très ancienne, presque quatre-vingt ans, pour être précis. »

Salazar acquiesça,

« - Oui, Monsieur. C'est ce que le vendeur m'a dit quand je l'ai achetée. »

Ollivander sembla réfléchir longuement à ce commentaire avant de le regarder curieusement.

« - Comment fonctionne-t-elle avec vous ?

-Très bien. Je réussis mes sorts au bout de quelques essais, et la première fois que je l'ai touchée, j'ai senti plein de picotements, mais ce n'était pas désagréable. » dit Salazar avec un sourire, se secouant comme pour illustrer le sentiment.

Ollivander lui sourit avant d'acquiescer et de rendre sa baguette à Salazar,

« - Je suppose que nous devons voir qu'elle autre baguette pourrait vous convenir, bien que je ne comprenne toujours pas pourquoi. » dit-il avant de commencer à sortir des boites de ses étagères.

Une heure plus tard, un Ollivander plus que choqué expliqua à Salazar l'histoire de la baguette en bois de Houx et plume de phénix qui venait de se lier à lui. Apparemment, Ollivander avait vendu la baguette qui avait donné à Salazar sa cicatrice à un autre garçon, et la plume de phénix constituant le cœur de cette dite baguette provenait du même phénix que de celle en bois de houx qui était maintenant sienne. Salazar sentit la colère le gagner à chaque mots prononcés, mais il réussit à se contrôler jusqu'à ce qu'il sorte du magasin.

Il paya Ollivander, le remerciant pour son aide, et Salazar se glissa dans une allée pour apparaitre dans son appartement où il commença à exploser tous les meubles s'y trouvant. Après avoir poussé un cri de colère et de dégout, il regarda au travers de la fenêtre ensorcelée de son habitation, observant les passants du Chemin.

Comment Albus a-t-il réussi ce coup ? pensa Salazar en regardant des enfants courir dans la rue, Comment a-t-il réussi à manipuler cette situation à son avantage ? Ollivander avait l'air vraiment choqué, donc je sais qu'il n'est en rien responsable de toute cette histoire, alors comment ?! SOIS MAUDIT ALBUS !

Il pensa brièvement à réparer les dégâts dans son appartement pour tout exploser encore une fois, mais il remarqua que Severus était entré dans le magasin d'Ollivander avant d'en sortir quelques instants plus tard. Il vit le jeune homme regarder autour de lui avant de se diriger chez Fleury et Bott.

Que m'a donc dit Ollivander ? La baguette choisit son sorcier ? C'est ce que pourtant tous ses ancêtres disaient aussi.

Il eut soudainement une idée et après avoir vérifié que la ruelle d'où il avait disparu était bien vide, il transplana avant d'entrer dans la librairie et trouva Severus immédiatement. Il lui lança un regard signifiant, 'on doit parler plus tard' avant de se diriger vers le comptoir. Salazar prit une profonde inspiration pour se clamer et sourit au caissier,

« - Excusez-moi, Monsieur ? Pouvez-vous me dire où est-ce que l'on peut trouver les livres en lien avec la fabrication des baguettes ? »

Du coin de l'œil, il vit que Severus le regardait avec un air interrogateur alors que l'homme lui pointait du doigt un rayon poussiéreux au fond du magasin. Les deux hommes se dirigèrent rapidement là-bas, et Salazar commença à scanner les reliures des livres, prenant un livre de temps en temps lorsque le titre attrapait son attention, soit le gardant avec lui, soit le reposant sur l'étagère.

Severus l'observa, mais il ne dit rien jusqu'à ce qu'ils quittent la librairie pour se rendre au Chaudron Baveur.

« - Monsieur ? » demanda-t-il doucement avec une pointe de curiosité alors qu'ils entraient dans le pub.

« - Pas ici, Severus. » murmura l'immortel alors qu'ils atteignaient la cheminée, « - Certainement pas ici. »


Albus regarda la pièce avec un sourire. Il avait reçu un appel via cheminette d'un Ollivander plus qu'abasourdis juste après qu'Harry ait quitté sa boutique, et l'artisan lui avait raconté toute l'histoire. Il avait eu le sentiment qu'une telle chose allait se produire, et il était plus que ravi d'avoir suggéré au garçon d'acheter une seconde baguette.

A présent, Albus était tout à fait convaincu de la véracité de la prophétie, et il n'avait donc plus aucun doute quant à celle-ci. Harry Potter était celui qui allait vaincre Voldemort.

Il fut sorti brusquement de ses pensées lorsque la porte de la salle réservée aux membres du personnel s'ouvrit, laissant entrer le Maître de Potions qui avait l'air aussi grognon qu'à son habitude.

Au moins, il n'a pas l'air en colère, pensa Albus alors que l'homme s'asseyait à se place habituelle.

Il leur adressa un sourire à tous.

« - Merci à tous pour votre présence, bien qu'il soit un peu plus tard que d'habitude, et je suis désolé si votre samedi après-midi est occupé par la réunion d'aujourd'hui. Mais avant de commencer avec nos affaires habituelles, j'aimerais savoir ce qu'il s'est passé avec le jeune Harry, Severus. Avez-vous rencontré un quelconque problème, ce matin ?

-Aucun, » dit Rogue d'un ton ennuyé, « - Mais je dois préciser que le gamin n'écoute jamais quand on lui parle. Je lui ai dit d'attendre chez Ollivander, le temps que j'aille chez l'Apothicaire. Mais il ne l'a pas écouté, évidement, et j'ai dut retracer tout son chemin jusqu'à Fleury et Bott.

-A-t-il acheté quelque chose ? » demanda Albus, soudainement inquiet

« - Quelques vieux livres avec des contes pour enfants et autres bêtises, de la lecture à son niveau, en tout cas. Il n'est même pas capable de se procurer quelque chose digne d'intérêt. » dit-il, se remémorant le mensonge que Salazar lui avait demandé de raconter à Albus.

Beaucoup de professeurs le regardèrent avec désapprobation, aux exceptions de Minerva et Poppy qui échangèrent un regard.

« - En es-tu sûr ? » demanda Albus, peu convaincu,

« - Après son petit tour avec de la magie du sang de hier soir, oui, j'en suis sûr et j'ai vérifié. » répondit Rogue en roulant des yeux.

Plusieurs personnes poussèrent une exclamation étouffée, et Albus le regarda d'un air peu ravi.

« - Albus ? Est-ce que ce qu'il dit est vrai ? » demanda Chourave, ses mains volant à sa bouche, ce à quoi Albus soupira avant d'acquiescer.

« - Oui, il a utilisé ce qu'il appelle un champ de protection activé par le sang. Il a utilisé un morceau de parchemin sur lequel il a déposé quelques gouttes de sang. La protection brille d'une couleur jaune une fois activée, et il clame qu'elle protège celui qui la met en place tant qu'il est à l'intérieur. Elle permet également de détecter les objets maudits se trouvant dans son périmètre.

-C-C-C'est u-une p-protection tout à f-fait l-l-légitime, et il l'a p-p-placé c-correctement. » dit Quirrell, et plusieurs professeurs le regardèrent,

« - J-J-Je suis v-v-vraiment impressionné, et i-il a d-d-détecté plusieurs o-objets qui a-avaient été m-maudits et qui o-ont brillé d'une c-c-couleur écarlate. P-Plusieurs de ses c-c-camarades avaient p-p-piégés ses affaires.

-Quirrell a raison, et la protection s'étend également à Monsieur Zabini, dont les affaires avaient été aussi maudites. » confirma Severus,

« - J'ai fait quelques recherches, et Potter a en effet bien placé la protection et celle-ci agit effectivement de la même manière dont il nous l'a décrite. C'est une protection extrêmement simple, et un première année avec suffisamment de contrôle sur sa magie peut en faire une. Je ne suis pas surpris que Potter en soit capable, même si c'est un abruti.

-Des élèves ont maudit ses affaires ? » demanda Flitwick avec surprise, et Albus soupira,

« - Oui, ses camarades de chambre.

-Je pense que ce sont des élèves plus âgés qui ont placé la malédiction de Flagrance sur son oreiller, » dit Rogue, et les yeux de tous les autres s'écarquillèrent

« - Et bien, je ne pensais pas que je dirais cela un jour à propos de magie noire, mais Potter a eu le bon réflexe de se protéger ainsi que son ami. » dit Minerva avec un hochement de tête, « - J'espère que tu n'as pas été trop dur avec lui, Severus. Il a simplement fait preuve de… Comment appelez-vous ça, vous les Serpentard ? Ah, oui, d'instinct de conservation. »

Rogue afficha un sourire méprisant à la réplique de la rouge et or, mais ce fut Albus qui répondit en soupirant une nouvelle fois,

« - J'ai retiré des points à Serpentard et je leur ais tous donné une retenue.

-A tous ? » demanda Minerva, et le directeur hocha de la tête

« - Mais pourquoi à monsieur Potter ? » demanda Flitwick

« - Parce qu'il a usé de magie noire, » répondit sèchement le plus âgé

« - Mais Albus, on ne peut pas punir un enfant qui essaye de se protéger… » commença Minerva avant d'être coupée

« - C'est fait, Minerva, » dit-il d'un ton un peu énervé, « - C'est de la magie noire, peu importe comment on essaye de rationaliser la chose. Il a acheté ce livre dans l'Allée des Embrumes avec sa baguette qui est sombre elle aussi, faite de bois d'if et de peau de basilic. C'est pourquoi il est allé chez Ollivander ce matin pour en acheter une autre. Il est maintenant propriétaire d'une baguette tout à fait acceptable faite de bois de Houx avec un cœur en plume de phénix.

-Oui, et apparemment, celle-ci est la sœur de celle du Seigneur des Ténèbres. » dit soudainement Rogue, et tous ceux assis à la table poussèrent une exclamation d'horreur. « - Il s'est brusquement mit à en parler à voix haute au milieu du Chemin de Traverse, et j'ai dut dire à cet idiot de se taire avant d'attirer l'attention sur lui. Quel incroyable instinct de conservation. » ironisa-t-il avec dédain.

Albus lui lança un regard noir avant de soupirer encore une fois. Il ne voulait pas que cette information s'ébruite, surtout pas maintenant, et surtout pas en compagnie de Quirrell. Ce dernier avait l'air vraiment surpris alors que son regard ricochait d'Albus à Severus.

« - I-Ironique p-p-pour lui d'avoir l-la s-sœur de cette b-b-baguette, s-s-sachant que le garçon a v-v-vaincu Vous-Savez-Qui. M-M-Mais qu'est-ce q-q-que cela p-peut v-v-vouloir d-d-dire ?

-Je ne sais pas, mais Ollivander m'a confirmé que les plumes venaient de Fumseck. » dit Albus avant de changer de discussion,

« - Comment Harry se débrouille-t-il avec les cours ? S'en sort-il ? »

La tentative fonctionna, et tout le monde commença à chanter les louanges du garçon et de son excellence en classe. Cependant, il y avait deux sorcières en particulier qui avaient arrêté Severus à la sortie de la réunion, et le Maître de Potion leur expliqua plus en détail ce qu'il avait appris. Il leur dit que Salazar pensait qu'Albus avait, d'une manière ou d'une autre, réussi à manipuler l'incident chez Ollivander, et il avait acheté quelques livres sur la fabrication des baguettes pour essayer de comprendre comment.


C'était dimanche soir, juste après minuit, et Salazar patientait sous sa forme d'animagus dans l'herbe à quelques mètres de l'entrée principale de l'école. Nora était dans les dortoirs, juste au cas où l'un des garçons se réveillerait et découvrait qu'il n'était plus là. Elle le lui laisserait savoir s'il arrivait que le garçon en question en parle avec quelqu'un d'autre.

Il leva la tête quand les portes s'ouvrirent et que la chaleur de la forme d'un chat sortie du château. Ce dernier s'arrêta aux pieds des marches, et ses oreilles se tournèrent dans sa direction quand il siffla fortement. Le chat se tourna vers lui, s'approchant silencieusement avant de s'assoir à ses côtés. Les deux continuèrent à observer la porte quand celle-ci s'ouvrit une seconde fois, et que la chaleur d'une personne adulte apparut devant eux. Cette fois, quand Salazar siffla, le chat miaula également, et la personne invisible les rejoignit également. Quelques minutes plus tard, le processus se répéta une troisième fois quand une dernière personne vint se placer à leur côté.

Une fois tous réunit, ils se dirigèrent vers le point de rendez-vous choisit pour retrouver Nicholas et Perenelle. Les deux humains sous le sortilège de désillusion suivirent les animaux dans la forêt interdite, et après quelques minutes de marche, arrivèrent dans une clairière recouverte d'une douce herbe verte, et Salazar pu apercevoir la chaleur de deux personnes déjà présentes dans celle-ci. Il acquiesça avant de reprendre forme humaine.

« - As-tu eu un quelconque problème pour trouver l'endroit, Nicholas ? »

L'autre rigola et le couple retira le sortilège qui les dissimulait à leurs yeux.

« - Jamais nous ne pourrons nous cacher de toi, n'est-ce pas, Salazar ?

-Je ne crois pas, non, » dit-il avec un sourire, lui faisant une embrassade amicale.

« - Perenelle, toujours aussi charmante, à ce que je vois. » dit-il en s'inclinant légèrement pour lui faire un baisemain, ce à quoi elle sourit,

« - Salazar, tu es toujours aussi charmeur et tu essayes encore de me flatter.

-Oui, comme à mon habitude. Et pour ne rien changer, tu refuses toujours mes demandes en mariage, bien que je ne comprenne pas pourquoi. Alors je pense que je vais continuer.

-Qui pourrait donc garder un œil sur ce vieux fou si jamais j'acceptais ta proposition ? » dit-elle avec un ton moqueur, et Nicholas rigola franchement,

« - Cela va faire cinq cents ans que tu essayes de me la voler. Il doit y voir quelques choses dans tes gènes de Serpentard qui refuse d'abandonner.

-On appelle communément ça de la détermination. » dit Salazar avec un sourire, et Nicholas rigola doucement,

« - Mes anciens amis, je suis ravi de pouvoir vous présenter mes nouveaux amis. Voici donc Minerva McGonagall, à la tête des Gryffondors, Severus Rogue, à la tête des Serpentards, et Poppy Pomfresh, l'infirmière de l'école. »

Les trois nommés inclinèrent leur tête en signe de respect, et Perenelle leur fit un sourire lumineux.

« - Je suis heureuse de voir qu'il y a au moins deux sorcières compétentes pour garder un œil sur Salazar et faire en sorte qu'il ne se retrouve pas mêlé à trop de problèmes. Mais prenez garde, il a peut-être l'apparence d'un innocent garçon de onze ans, mais c'est un démon qui sait user de ses charmes, et il aura très certainement besoin de vos conseils. » dit elle avec un sourire, et tous le monde commença à rire quand Salazar se mit à ronchonner, avant que Perenelle ne se tourne vers Severus et ne lui fasse également un sourire,

« - Quant à vous, jeune homme, j'aurais également besoin que vous gardiez un œil sur lui, ou il risque de trop réfléchir à ce qu'il se passe et cela causerait de nombreux problèmes. C'est une de ses spécialités. »

Severus, Poppy et Minerva ricanèrent lorsque Salazar leva la tête avec un immense sourire,

« - Je vous ferais savoir, femme, que je suis Salazar Serpentard, et que je suis parfait. Je vous prierais donc de ne pas leur dire le contraire.

-Vous voyez où je veux en venir. » dit-elle avec un rire,

« - Je dois t'avouer, mon ami, qu'il est bon te t'avoir de retour parmi nous. » dit Nicholas avec un sourire avant de reprendre un ton sérieux,

« - Mais revenons-en à la raison de notre présence. Nous voulons des détails.

-Oui, » dit Perenelle, « - S'il te plait, Salazar, dit moi que tu exagérais lorsque tu nous as écrit en nous disant que des enfants pouvaient être mangés. Ça m'a causé beaucoup de soucis quand j'ai lu ta lettre.

-J'aimerais que cela soit le cas. » dit-il dans un soupir.

Il commença alors à leur expliquer tout ce qui s'était passé, et à chaques nouvelles informations, les Flamel devenaient de plus en plus en colère. Ils furent outragés d'apprendre que Salazar suspectait Albus d'utiliser la présence de la Pierre comme un piège pour pousser Voldemort hors de sa cachette. Perenelle fut particulièrement vocale à l'idée que Dumbledore mette leur vie, à Nicholas et elle, et qu'il avait volontairement mis un enfant (du moins en apparence) en danger. Si Voldemort réussissait à récupérer la Pierre, ils étaient tous condamnés.

Salazar leur expliqua pour la porte, le Cerbère et le griffon, et Minerva leur expliqua quels étaient les autres pièges. Nicholas, si cela était encore possible, fut encore plus en colère quand il sut. Un troll, un jeu d'échec, un filet du diable, une énigme de potion, des clés volantes et un animal n'étaient pas son idée originale de 'protection'. Il avait plutôt eu l'idée de puissants sortilèges, de champs de protections ainsi que des enchantements. Il ne jeta pas la pierre aux deux professeurs, cependant, lorsque Minerva leur révéla qu'Albus leur avait demandé de faire un piège en lien avec leur domaine d'expertise, en leur disant simplement que protéger la Pierre était de son devoir, et non le leur.

Inutile de dire qu'à la fin de leur explication, tout ce que voulaient faire les Flamel était de se rendre au château pour demander des explications ainsi que pour récupérer leur Pierre, mais Salazar les rassura en leur disant qu'ils l'auraient avec eux bien assez tôt. Minerva ajouta qu'elle serait placée d'ici Halloween, c'est-à-dire le jeudi qui arrivait.

Ils se sentirent plus relaxés à l'entente de la nouvelle.

Il y eut quelques minutes de silence pendant lesquelles tous étaient perdus dans leurs pensées, lorsque Salazar soupira avant de regarder Nicholas.

« - J'ai horreur de te demander des services, mais j'aurais besoin de ton aide à propos de quelque chose.

-Qu'en est-il ? » demanda l'alchimiste avec curiosité

« - J'ai reçu une lettre de Lilly et James Potter. James est catégorique et affirme que Sirius Black n'aurait pas pu tuer ces moldus il y a dix ans. Il m'a assuré que ce n'était pas quelque chose qu'il aurait fait, même si le chagrin avait pris le dessus sur sa raison. Serait-il possible de demander à tes contacts au Ministère de te donner des copies de la transcription du procès ? Je voudrais lire ce qui s'est passé, et voir ce qui a été dit lors du jugement.

-Je vais voir ce que je peux faire. Tu en as fait déjà beaucoup pour nous, ce n'est donc que la moindre des choses.

-Merci. James a également ajouté par contre qu'il était tout à fait possible que Sirius Black ait tué Peter Pettigrow, mais pas les mold-

-PETTER PETTIGROW ?! » s'exclamèrent deux voix parfaitement identiques de derrière l'un des grands arbres entourant la clairière, et les quatre adultes se retournèrent en direction du cri, la baguette levée.


Je suis preneuse de conseil, si vous avez une meilleure idée pour 'self preservation' qu'instinct de conservation, dite le moi ! ^^

Merci d'avoir lu! Les commentaires sont toujours appréciés, vous savez! ;)