Bon sang de bon soir! Je vous salue tous!
Je n'ai absolument aucune excuse de poruquoi je n'ai pas posté le chapitre 12 jusqu'à maintenant... J'ai tout simplement oublié, lol! Je vous jure, j'ai jusqu'au chapitre 16 de corrigé, actuellement! (Et on remercie chaleureusement Aelyanne pour son super travail de correction! ^^)
La suite devrait arriver rapidement, mais une fois le 16 arrivé, il faudra patienter tous les mois (sachant que la correctrice ne peut pas faire plus vite, mais je me doute que vous saurez être patient! ^^)
Rien ne m'appartient sauf la traduction!
Bonne lecture!
« - Vous avez exactement trente secondes pour me donner une bonne raison pour laquelle je ne devrais pas utiliser le sortilège d'Amnésie sur vous deux ! » cria Salazar, lorsqu'il réalisa qu'il s'agissait encore de ces deux satanés Gryffondor qui débarquaient, une nouvelle fois, de nulle part.
Les jumeaux sortirent de leur cachette derrière les arbres en annulant le sort de Désillusion qu'ils avaient placé sur eux. Leurs yeux étaient écarquillés et ils regardaient les adultes avec peur.
« - Nous… Nous… Je… Je… » bégaya l'un d'eux,
« - Des charmes de Silence sur nos vêtements, des sortilèges de Désillusion, et la carte. » dit l'autre.
« - Ce me dit juste comment vous avez réussi à nous observer sans vous faire repérer, mais ce n'est pas une raison valable ! » hurla-t-il, « - 15…14…13…
-Nous avons vu Peter Pettigrow...
-…Du moins…
-…En quelque sorte…
-…Sur notre carte. Quand vous avez dit son nom, ça nous a surpris.
-On sait qui vous êtes depuis plusieurs semaines…
-… Mais on ne l'a dit à personne ! » dit rapidement l'autre jumeaux
« -Oui, et nous savions que vous étiez là avec Dumbledore la nuit avec le griffon, et on sait que c'est vous qui nous avez sauvé.
-On a agi comme ça pour montrer à Dumbledore que vous aviez raison de garder la porte protégée.
-Au début, on a cru que vous aviez tué Harry Potter…
-… Ou pris possession de son corps…
-…Et tué son père et sa mère…
-…Mais on a réalisé ensuite que ce n'était pas possible parce que le Professeur McGonagall et Madame Pomfresh n'auraient alors pas été de votre côté.
-Sans oublier que vous êtes ami avec Hermione…
-…Qui est une née Moldue.
-On sait pour Dumbledore…
-…Et Quirrell…
-…Et le gars qui le suit tout le temps. C'est quoi son nom, déjà… ?
-Tom Jédusor.
-Voilà, ce gars-là…
-…Qui suit Quirrell tous le temps.
-Nous savons que le directeur prépare quelque chose…
-… C'est juste qu'on ne savait pas quoi, jusqu'à ce soir.
-On est vraiment, vraiment désolés, s'il vous plait, ne nous effacez pas la mémoire ! » crièrent-ils en chœur.
Il y eut un silence pendant lequel Salazar essaya de comprendre ce que les jumeaux venaient de dire, et sa tête lui tournait un peu suite à l'échange. Il fut brusquement ramené à la réalité par Poppy qui commença à rire.
« - Et voilà que deux Gryffondors ont réussi à avoir à la serpentard LE Serpentard ! »
Cela fit rire Perenelle, mais celle-ci dit d'une voix ferme dans sa direction,
« - Salazar, ce sont des enfants. Je n'en ai rien à faire que tu sois plus âgé que moi, je t'interdis de leur effacer la mémoire.
-Quelle carte ? » demanda Rogue, lançant un regard noir aux deux insupportables Weasley
« - Vous-Savez-Qui est ici ! » cria Minerva.
Tout fut dit plus ou moins au même moment, et Salazar fut enfin capable, en quelque sorte, de traiter toute les informations qu'il venait de recevoir et regagna ses sens.
« - Qu'elle carte ? » demanda-t-il, répétant la question de Severus
« - Cette carte. » dit l'un des jumeaux en lui tendant le dit objet.
« - Elle montre l'entièreté de Poudlard…
-…Ainsi que ses alentours…
-…Et où tout le monde se trouve…
-…Et ce qu'ils font…
-…N'importe quand.
-Vous dites avoir vu Peter Pettigrow sur cette carte ? » demanda Salazar
« - Oui, Monsieur, si vous regardez au niveau de la tour des Gryffondors, vous pourrez voir Peter en train de dormir avec notre frère Ron.
-On croyait au départ qu'il s'agissait d'un première année qui faisait des cauchemars, mais on suppose que c'est pas vraiment le cas. »
Salazar leva soudainement son regard sur les jumeaux.
« - Votre frère a un rat domestique.
-Oui, Croûtard, pourquoi ? »
Il ignora leur question,
« - Et Tom Jédusor ?
-Il dort avec le Professeur Quirrell. » dirent-ils ensemble
« - D'où provient cette carte ? » demanda Minerva en leur adressant un regard noir.
« - On sait pas, mais elle s'appelle la Carte du Mauraudeurs…
-…Et qu'elle a été faite par Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue. »
Salazar explosa soudainement de rire,
« - Remus Lupin, Peter Pettigrow, Sirius Black et James Potter »
Lorsqu'il remarqua l'air surpris des autres, il se sentit obligé de préciser,
« - James me l'a expliqué. Ils sont tous devenus animagi, sauf Lupin, lui-même étant un loup-garou, et par conséquent Lunard. Peter est un rat, alors c'est Queudver, Sirius un chien noir, donc il est Patmol, et enfin James qui est un cerf, Cornedrue. »
Minerva ne sut pas si elle devait être fière ou en colère, mais Poppy rigola franchement,
« - Et bien, ça explique pas mal de chose. » ce à quoi Severus ne put que froncer les sourcils, les yeux sombres
« - Donc Voldemort est bien ici, et il est avec Quirrell. » dit soudainement Nicholas, un teinte de colère dans la voix, « - Et Albus sait qu'il est là. »
Cela provoqua un silence dans la clairière, et les jumeaux pâlirent brusquement.
Salazar se tourna vers son ami en acquiesçant.
« - C'est une certitude. Il t'a déjà dit qu'il savait où Voldemort se trouvait, mais il ne t'a pas dit où il était.
-Parce qu'il est ici ! » cracha Nicholas,
« - Mais, comment ? » demanda Minerva
« - Une possession, c'est la seule option, et c'est certainement la seule chose qu'il soit capable de faire, considérant le fait qu'il n'est rien d'autre que l'ombre de lui-même pour le moment. » dit l'alchimiste, et Salazar acquiesça.
« - Ca expliquerait le turban, alors. » fit Severus, pensif.
« - Et pourquoi ma cicatrice me brûle quand il est dans les parages. » dit Salazar en levant les yeux, et Severus acquiesça.
L'immortel soupira en se pinçant l'arête du nez. Il ne savait vraiment pas quoi faire. D'un côté, beaucoup de ses questions venaient de trouver une réponse, et de l'autre, il venait de voir la liste de ses problèmes s'allonger.
« - Que faisons-nous, alors ? » demanda Poppy, comme si elle lisait les pensées de Salazar, « - Nous ne pouvons pas laisser Vous-Savez-Qui se déplacer librement dans l'école !
-Nous n'avons pas vraiment le choix. » dit solennellement le plus âgé, « - Nous ne pouvons pas prendre le risque de briser le statu quo tant que nous n'avons pas la Pierre, ou tant que nous ne sommes pas sûr quel est le but du jeu d'Albus.
-Nous savons quel est son but, » cracha Minerva, « - Placer un enfant, du moins un en apparence, face à l'un des mages noirs les plus dangereux de notre ère.
-Mais il reste une décision à prendre, » dit Severus abruptement, en se tournant vers les jumeaux, « - Des retenues jusqu'à la fin de vos études, une perte de points pour votre maison, une interdiction de visite à Pré-au-lard, et tout ce à quoi je pourrais bien penser entre-temps devraient faire l'affaire.
- Utilise-les pour en faire des ingrédients pour tes potions. » dit Salazar avec un ricanement, causant les jumeaux à les regarder avec une peur non-dissimulée.
« - C'est une idée… » dit Rogue, laissant volontairement sa voix trainer.
« - Salazar, je ne te laisserais pas faire ça.
-Que suggères-tu donc, Perenelle ? » demanda-t-il avec impatience
« - Sans ces garçons, nous ne saurions pas ce que nous venons d'apprendre. Nous devrions les laisser nous aider, s'ils le souhaitent, mais seulement dans une moindre mesure. Ils ont leur carte, alors laissons-les l'utiliser pour garder un œil sur Pettigrow, Quirrell et Voldemort. Vous en avez déjà suffisamment à faire, et vous ne pouvez pas surveiller tout le monde. Ces garçons le peuvent. Ca allégerait votre charge de travail.
-Et quant à leur connaissance sur toute cette affaire ? Ils ne savent pas utiliser l'Occlumencie, et ce sont des enfants. Je ne peux pas leur demander un serment. Ils ne peuvent pas en comprendre les conséquences…
-On sait ce que sont des serments. » dirent les deux en chœur
« - Notre père nous l'a appris. On sait ce qu'ils sont et ce qu'ils peuvent faire. On peut en faire un, et on adorerait pouvoir aider. On peut surveiller la carte et vous dire exactement ce qu'ils font chaque jour.
-On vous promet qu'on ne fera rien qui pourra vous gêner ! » crièrent-ils désespérément, et Rogue leur lança un regard sombre
Perenelle regarda son mari
« - Nicholas, je pense que tout cela mérite que nous utilisions quelques anciens sortilèges de famille. Salazar a raison en disant qu'ils sont trop jeunes pour prendre des serments, mais je ne peux pas accepter l'idée qu'ils soient amnésiés.
-En es-tu sûre, mon ange ?
-Absolument. » dit-elle avec un ferme hochement de tête.
Nicholas se tourna vers son ami,
« - Salazar, me fais-tu confiance ?
-Bien sûr, pourquoi ?
-Je ne peux pas te dire exactement ce que sont ces sortilèges, ni ce qu'ils font. Je sais que tu comprends le concept de 'magie familiale' et à quel point il est important de garder le secret sur celle-ci. Je vais leur faire quelque chose, cela ne leur fera aucun mal et gardera nos plans et secrets en sécurité. Je te demande juste de me faire confiance. »
Salazar soupira avant d'acquiescer. Il se sentait à bout alors qu'il observait les Flamel s'approcher des jumeaux. Il les regarda secouer leurs baguettes au-dessus de la tête des garçons, et la lumière qui enveloppa les deux plus jeunes. Il leur faisait confiance, mais il n'aimait juste pas ne pas contrôler la situation, et le problème résidait là. Il n'avait pas le contrôle. Il ne fallait pas être un génie pour deviner ce que les sorts utilisés allaient faire à leur mémoire, mais il n'aimait pas l'idée que les jumeaux sachent. Il était pour effacer totalement leur mémoire et leur prendre la carte, mais il devait admettre qu'il était d'accord avec Perenelle.
Ils n'étaient que des enfants.
Une fois que les Flamel eurent fini, Minerva tourna son regard sur eux et retira quinze points à Gryffondor. Elle ne leur donna pas de retenue grâce aux informations qu'ils leur avaient fournies, mais elle les mis en garde contre l'idée de suivre à nouveau les adultes. S'il y avait quelque chose que les jumeaux devaient savoir, l'information leur serait passée. Ils acquiescèrent et repartirent rapidement de la clairière directement vers le château.
Voyant l'heure tardive qu'il était, et que tout le monde devait se rendre en cours le lendemain, la rencontre prit fin rapidement ensuite. Ils allaient à présent garder un œil sur Quirrell/Vodemort, et bien que Salazar aimait encore moins l'idée de laisser l'homme se balader tranquillement dans l'école, il ne pouvait pas prendre le risque d'agir tant qu'il ne savait pas exactement quoi faire. Nicholas, encore une fois, lui promit de lui fournir une copie du jugement de Sirius Black, surtout qu'ils avaient la preuve évidente qu'il n'avait pas tué Peter Pettigrow. Mais l'immortel n'allait pas encore écrire à Lily et James à propos de cette découverte pour le moment. Il savait qu'il allait avoir besoin de faits précis et détaillés.
Le jeudi suivant, le repas de midi fut l'une des rares fois où Hermione et Neville vinrent s'assoir avec Salazar à la table des Serpentards. Blaise était assis avec eux, et il avait fini par s'habituer à Hermione, allant jusqu'à se montrer courtois avec elle. Le jeune garçon avait fini par couper tous les liens qu'il avait avec Malfoy, et Salazar s'entendait aussi bien avec lui qu'avec les autres. Ou du moins, il se montrait aussi amical qu'il pouvait se le permettre, sachant qu'ils n'avaient tous que onze ans.
Ils se trouvaient donc au bout de la table de Serpentard, leur devoir de Sortilège devant eux, s'entrainant à pratiquer le mouvement de poignet pour le Sortilège d'Allumage de baguette. Cependant, il nota que Neville en était toujours au Sortilège de Lévitation. Il réussissait le sort de temps en temps, mais de manière générale, la plume restait fermement attachée au sol. Salazar l'observa faire, voyant qu'il devenait de plus en plus frustré avec lui-même, et il se demanda pourquoi le plus jeune avait tant de problème. Puis il comprit brusquement.
La baguette choisit son sorcier.
Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il réalisait quel pourrait être la source du problème. Il ne s'était jamais vraiment intéressé à la fabrication des baguettes par le passé, n'ayant pas vu l'utilité de le faire, mais après avoir lu les livres qu'il avait acheté, il commençait à en voir l'intérêt. Il s'éclaircit la gorge et leva son regard vers Neville avec curiosité.
« - Neville, où est-ce que tu as acheté ta baguette ? »
Frustré par ses échecs, le garçon le regarda timidement,
« - Elle appartenait à mon père.
-Si je peux me permettre, la première fois que tu l'as touchée, est ce que tu as ressenti un picotement ? Comme si la baguette s'était liée à toi ? » Demanda-t-il gentiment,
« -N-Non, pourquoi ? J'aurais dut ?
-C'est ce qui s'est passé pour moi. » dit Hermione
« -Pour moi aussi, » ajouta Blaise, ce à quoi Salazar acquiesça,
« - Ollivander m'a dit que les baguettes choisissent leur sorcier, et comme je voulais en savoir plus, j'ai fait quelques recherches sur le sujet. Si ta baguette ne t'a pas choisi, alors c'est peut-être la raison pour laquelle tu as tant de difficultés. Ca n'a rien à voir avec toi ou ta magie, mais simplement avec la baguette que tu essayes d'utiliser.
-Mais ma Grand-Mère veut que j'utilise celle-ci. » dit-il en regardant la table,
« -Elle refuse que je m'en achète une. Elle dit que si elle avait convenue à mon père, alors elle devrait me convenir également.
-Elle refuse de te laisser acheter une baguette ? » demanda Salazar avec surprise, et Neville acquiesça, « - Tout ce que cela te fait est de bloquer ton véritable potentiel. Tu crois que si tu lui écris et tentes de lui expliquer ça, elle serait d'accord pour que tu en aies une rien qu'à toi ? »
Neville secoua la tête, « - Elle ne m'écoutera pas. »
Salazar voulut rouler des yeux. Il savait ce qui était arrivé aux parents de Neville, et il savait qu'Augusta Londubat pouvait se montrer quelque peu… Sévère.
« - Tout ce qu'elle fait en te privant de ce droit est de te plomber tes études et ton apprentissage de la magie. Tu n'es pas un cracmol, Neville, et je sais que des personnes t'appellent comme ça à causes de tes difficultés, mais ce n'est pas toi le problème. C'est ta baguette. » dit-il en pointant l'objet. Il tira ensuite son autre baguette d'une poche de sa robe
« - Celle-ci est liée à moi, mais tu peux quand même l'essayer. Ca ne sera jamais pire que celle que tu as déjà. »
Neville acquiesça et prit délicatement la baguette. Quand il la toucha, quelques étincelles s'en échappèrent, et les yeux de Neville devinrent ronds comme des assiettes.
« - J'ai l'impression que c'est déjà mieux. Ca m'a fait comme des picotements, mais je n'ai pas ressenti la sensation de lien. » dit-il avant de pointer la plume face à lui.
« - Wingardium Leviosa ! » cria-t-il, et il fut ravi de voir la plume s'élever de quelques centimètres au-dessus de la table.
« - Ca a marché ! Et je n'ai pas eu à essayer trop fort !
-Ce n'est peut-être pas la paire parfaite, mais ça devrait aller pour le moment. Tu peux l'utiliser jusqu'à ce que tu en aies une à toi qui te convienne. Maintenant qu'on en parle, viens avec moi. Nous allons voir avec le professeur McGonagall si elle ne peut pas tenter de convaincre ta grand-mère. » dit Salazar en se levant, indiquant à Neville de le suivre.
Le garçon pâlit, mais le suivit quand même, bien que nerveusement, jusqu'à la table des professeurs. Salazar s'excusa quand il interrompit sa discussion avec le professeur Chourave avant de lui expliquer la situation.
Minerva leur sourit à tous les deux,
« - Je vais parler avec votre grand-mère, monsieur Londubat, et nous essaierons de lui faire comprendre qu'elle a tort en vous empêchant d'avoir une baguette qui vous convienne.
-Si je puis me permettre, professeur, pouvez-vous l'encourager à parler avec monsieur Ollivander ? Peut-être que si elle l'entend également de la bouche d'un professionnel, elle sera plus prompt à changer d'avis.
-Je verrais ce que je peux faire, monsieur Potter. » dit-elle avec un hochement de tête.
« - Merci madame. Au fait, mon autre baguette semble lui convenir mieux que celle de son père, même si ce n'est pas le duo parfait, alors je vais le laisser l'utiliser en attendant. Ca ne me dérange pas de la lui prêter, vous savez, vu que je n'en ai pas vraiment besoin. » dit-il en faisant de son mieux pour dire la fin de sa phrase légèrement plus fort alors qu'il tentait de garder un visage neutre devant le froncement de sourcil que lui dirigea Dumbledore.
La bouche de Minerva tiqua, mais elle empêcha le sourire d'apparaitre.
« - Je pense qu'il s'agit d'un arrangement convenable pour le moment. » dit-elle avant de se tourner vers Neville
« - Est-ce que cela vous convient également, monsieur Londubat ?
-Oui, Madame. » dit-il avec un sourire reconnaissant
« - Très bien. Je contacterai Augusta ce soir pour lui expliquer la situation, et j'espère vous voir progresser dans mon cours, désormais.
-Merci, professeur ! » s'exclama Neville, ravi, « - Je ne vous décevrai pas ! »
Ils tournèrent ensuite les talons pour retourner à la table de Serpentard et entendirent un cri strident. Salazar leva rapidement son regard pour voir si quelque chose d'horrible venait d'arriver, mais il ne vit que le visage rayonnant d'Hermione, un sourire immense gravé sur les lèvres.
« - C'est une idée de génie ! » s'exclama-t-elle.
Fred et George avaient pris place à la table et souriaient tout autant qu'elle, même si le leur était teinté d'une pointe de malice. Salazar haussa un sourcil, mais Hermione venait de sauter de son siège pour courir dans sa direction avant de le trainer vers la chaise sur laquelle était assis le directeur
Fred, George et Blaise les avaient suivis également ayant l'air tout aussi excités qu'Hermione par l'idée qui venait d'être lancée.
« - Professeur Dumbledore, est-ce dur à apprendre ? »
Albus eut l'air surpris, et quelque peu confus,
« - Quoi donc, Miss Granger ?
-Le Fourchelang ! » s'exclama-t-elle dans un souffle, « - Fred et George ont dit que vous pouviez le comprendre, mais pas le parler. Est-ce que c'est dur à apprendre ? »
Albus eut l'air prit de court avant de lui faire un sourire chaleureux.
« - Ce n'est pas si dur que ça une fois que l'on a saisi les bases de la langue, mais ai début, vous risquez de rencontrer des difficultés.
-Tu dois nous apprendre, Harry ! » dit-elle en se tournant vers lui, un grand sourire aux lèvres.
« - S'il te plait ! Tu dois nous apprendre ! Ca serait tellement génial ! »
Salazar la regarda avec surprise avant de jeter un coup d'œil aux autres. Fred et George avaient l'air fiers de leur idée, et encore une fois, Salazar hésita eut envie de les étrangler. Sa cicatrice, quant elle à elle, commença à lui faire mal bien qu'il essaya de ne rien laisser paraitre.
« - Murmureur, ça me permettrait d'avoir plus de personnes avec qui parler. Ne le prend pas mal, mais parfois, tu es plutôt ennuyant. » dit Nora en levant son regard vers lui.
Blaise, qui la tenait, demanda,
« - Qu'est-ce qu'elle vient de dire ?
-Que ça lui permettrait de parler avec plus de gens et que j'étais ennuyant parfois. La chose est que je ne pense pas que vous soyez un jour capable de le parler, seulement de le comprendre. Le fourchelang est un don et ne peut-être enseigné…
-Comment tu le sais ? » demanda Hermione,
« - Je l'ai lu dans un livre écrit par Salazar Serpentard, il y en a une copie à la bibliothèque à propos du fourchelang. » dit-il sachant que le livre était, effectivement, toujours présent, « - Il est indiqué que sa compréhension peut être apprise, mais pas son expression, à moins d'être né avec le don.
-Oh. » fit Hermione doucement, « - Mais ça ne t'empêche pas de nous apprendre à le comprendre, n'est-ce pas ? S'il te plait ! Ca pourrait être tellement fascinant ! Nora peut comprendre l'anglais, alors on pourrait enfin discuter avec elle !
« - Je pense que c'est une très bonne idée. » dit Nora presque trop enjouée, « - J'aime Broussaille, Dubat, Zabby et les Minions, et j'adorerais pouvoir discuter avec eux. Fais-le, Murmureur, ou je te mords. »
Salazar renifla alors que la douleur qui émanait de sa cicatrice devenait insupportable. Il savait que Voldemort n'était pas ravi à cette idée. Surtout parce qu'Hermione était une née Moldue. Il regarda les jumeaux qui lui souriaient toujours, puis à Neville, Blaise et Hermione, dont les yeux brillaient d'espoir, et il poussa un soupir de défaite.
« - D'accord, j'essaierai.
-Merci, Harry ! » cria Hermione en lançant ses bras tout autour de lui, et il faillit tomber en arrière face à la force qu'elle avait mis dans le geste, mais il réussit à garder son équilibre, malgré tout.
Il lui tapota le dos maladroitement, mais lui sourit quand elle finit par le lâcher.
« - Mais je vous conseille à tous de lire son livre. Ca s'appelle Comprendre votre don, par Salazar Serpentard. Il est plutôt court, mais ce n'est seulement que lorsque vous l'aurez tous lu que je commencerais à vous apprendre. Vous ne pourrez pas le parler, mais comprendre devrait être jouable. » répéta-t-il en tiquant légèrement lorsque sa cicatrice le brûla à nouveau.
Voldemort ne semblait vraiment pas ravi de cette nouvelle.
« - Génial ! » s'exclama la jeune Gryffondor, « - Je vais voir pour l'emprunter dès maintenant, et on pourra se le faire passer entre nous ensuite ! Accio Sac d'Hermione ! » cria-t-elle, et son sac vola de la table de Serpentard jusqu'à sa main, « - On se voit plus tard ! »
Ils l'observèrent tous courir hors de la Grande Salle avec une expression amusée sur leur visage. Fred et George souriaient toujours, Blaise et Neville avaient commencé à discuter de cette possibilité, et Minerva et Poppy essayaient vraiment de ne pas rire. Albus semblait amusé, Severus tentait de garder une expression neutre, mais Quirrell paraissait vraiment en colère.
Salazar rigola en regardant les jumeaux.
« - Vous y êtes pour quelque chose, n'est ce pas ?
-On a peut-être…
-Instillé l'idée dans sa tête. » dirent-ils avec un sourire malicieux, et Salazar secoua la tête.
« - Vous deux êtes plus Serpentards que vous ne le pensez, vous savez ? »
Fred et George feignirent le choc, le dégout puis la colère avant de lui faire un grand sourire
« - En toute honnêteté, le Choixpeau a dit qu'on avait du potentiel dans les deux maisons, mais on a demandé Gryffondor. » dit Fred,
« - Parce que sinon, on allait se faire déshériter. Tu sais comment est notre mère.
-Malheureusement oui, j'en ai une plutôt bonne idée. » dit Salazar avec un soupir, « - Mais vous allez m'en devoir une.
-On sait, » dirent-ils en chœur, avant de sourire et de donner à Salazar un fausse courbette et de repartir à la table des Gryffondor.
Salazar rigola franchement en secouant la tête, puis se tourna vers Blaise et Neville,
« - Bien, je suppose qu'on devrait finir de manger. » dit-il, bien qu'il tiqua en frottant sa cicatrice. Il devait mettre de la distance entre Quirrell et lui.
« - Est-ce que ça va, Harry ? » demanda Blaise,
« - Ouais, juste un léger mal de crâne.
-Voulez-vous une potion pour faire passer la douleur ? » demanda Poppy, jetant un coup d'œil à sa cicatrice avec inquiétude,
« - Non, Madame, je pense que ça va aller mieux d'ici quelques minutes, mais merci d'avoir proposé. »
Elle acquiesça, mais que l'inquiétude ne quitta pas son regard. Salazar retourna finalement à la table de Serpentard, et sa cicatrice le brûla jusqu'à la fin de la journée.
« - Je pense que ce sera marrant. Et j'aurais plus de personne à qui parler. Murmureur, tu as pris la bonne décision. »
Salazar rigola doucement en secouant la tête. Lui et Blaise étaient assis dans leur salle commune en train d'essayer de faire leur devoir. Nora avait été très bavarde toute la journée, preuve de son excitation. Elle pensait vraiment qu'apprendre aux enfants le Fourchelang était une brillante idée, et Salazar du admettre qu'il n'y avait pas vraiment de mal à cela, outre le fait de mettre Voldemort en colère, ce qui pouvait s'avérer être un problème potentiel sur le long terme.
« - Morty devra s'y habituer. » souffla-t-elle, « - Parce qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Commencer à tuer des gens ?
-Il pourrait, s'il est suffisamment en colère, et il commencerait par Hermione. Il n'est pas le genre de personne qui serait ravi à l'idée qu'une née Moldue apprenne cette langue. »
Ils restèrent silencieux pendant une minute avant que le serpent ne demande :
« - Es-tu en colère contre les Minions ?
-Non, je suis juste surpris qu'ils veulent apprendre le fourchelang. Cette langue est crainte, et avoir quatre Gryffondor et un Serpentard prêt à l'apprendre est quelque chose qui n'est pas commun.
-As-tu déjà enseigné cette langue auparavant ?
-Oui, à Godric, Rowena et Helga, ainsi qu'à Nicholas et Perenelle. » dit-il dans un sourire
« - J'aurais dut m'en douter. »
Salazar rigola avant de lever le regard, et vit que Blaise l'observait avec un air pensif avant de lui faire un sourire coupable.
« - Je suis désolé, mais j'essayais juste d'écouter. J'espère que ça ne semble pas trop mal poli. Est-ce qu'elle parle tout le temps quand elle siffle, ou juste de temps en temps ?
-Seulement de temps en temps. » répondit Salazar, « - Si elle siffla sans parler, alors cela ne ressemblera qu'à un long 'sss' sans interruption, et toujours au même niveau. Si elle est en colère, ça sera plus fort, et si non, ce sera plus doux. Tu peux savoir qu'elle est en train de parler lorsque les sifflements sont plus hachés.
-Là, je suis en train de parler. » dit Nora, en regardant Blaise
« - Elle a dit, 'là, je suis en train de parler', si tu fais attention. Nora, tu peux répéter, s'il te plait ? »
Elle le fit, et Blaise la regarda avec attention. Elle siffla ensuite fortement, ce qui surprit le reste de ceux qui étaient assis à côté d'eux, avant de le faire plus doucement.
« - Je vois ce que tu veux dire quand tu dis 'hachés', il y a une différence. » dit finalement Blaise en acquiesçant.
« - Je sens que je vais adorer ça. On pourrait appeler cette classe 'Appendre à parler avec Nora, le Serpent le plus Mortel qui soit'. Tu peux traduire ça. »
Salazar rigola avant de répéter en anglais ce qu'elle venait de dire, faisant rire l'autre.
« - Et s'ils échouent pendant les cours ? » demanda Salazar, ayant déjà une idée de sa réponse,
« - Je les mordrais.
-Si prévisible, ma chère. » dit Salazar en rigolant, tapotant sa tête
« - Qu'est-ce qui se passera si on échoue ?
-Elle a dit qu'elle vous mordrait. » expliqua Salazar dans un rire.
Les yeux de Blaise s'écarquillèrent au commentaire, et Salazar dut le rassurer en secouant la tête.
« - Elle menace de mordre tout le monde, même moi, mais la seule personne qu'elle ait mordu est Ron Weasley.
-Il n'avait pas le goût de légume, par contre. Il ressemblait plutôt à du poulet.
Salazar ne sut pas quoi répondre, alors il rigola simplement en répétant à Blaise ce qu'elle venait de dire. Quand il se calma finalement, ce dernier dit,
« - Marrant, sachant que c'est ce que les gens disent à propos des serpents aussi.
-QUOI ! Comment osent-ils ! Qui sont ces gens qui mangent du serpent, Zabby ? Je vais les mordre ! Qu'ils essayent de me manger, et ils comprendront, comme l'a fait Pigeon, ce qu'il en coûte de s'en prendre à moi ! » cria-t-elle en faisant des vas-et-viens sur la table en face d'eux.
« - Je ne laisserai personne te manger, promis. » fit Salazar, et Blaise dut se reculer pour s'éloigner du serpent clairement agité.
« - Peut-être que j'aurais dû garder ça pour moi.
-Peut-être. » dit Salazar, toujours en riant, « - Mais je vais t'avouer une chose, une fois que tu seras capable de comprendre le Fourchelang, tu t'amuseras autant que moi. »
Nora se calma enfin pour ronchonner dans sa barbe. Les autres élèves assis autour d'eux les regardaient avec prudence, surtout Drago.
« - Qui voudrait apprendre comment comprendre les serpents ? Ca me semble plutôt inutile, surtout si une sang-de-bourbe veut apprendre aussi. Hey, Potter, est-ce que tu vas célébrer Halloween avec nous ou simplement trainer seul dans ton coin pour pleurer la mort de ton pauvre papa et de ta pauvre maman ? » demanda le blond d'une voix forte.
Salazar rigola au commentaire
« - Sachant que je ne les ai jamais connu, cela ne m'ennuie pas vraiment. Alors pourquoi tu ne la mettrais pas en veilleuse et me laisserais tranquille ?
-Comment oses-tu me parler sur ce ton ?! Tu mérites d'apprendre quelle est ta place, Potter ! Tu verras, quand je le dirais à mon père ! » cria Drago en sortant sa baguette, et Salazar ne put que soupirer en secouant la tête.
Severus lui avait dit que Lucius lui avait raconté. L'immortel avait rigolé comme jamais lorsqu'il sut que les parents Malfoy pensaient qu'il était Voldemort, et il comptait bien user de cet avantage jusqu'à qu'il ne le puisse plus.
« - Drago, je ne peux pas attendre le moment où ton père saura à propos de tout ça. Tiens, je pense même que je pourrais lui écrire une lettre moi-même pour lui expliquer la situation. Par contre, je te conseille de réfléchir avant de pointer cette baguette sur moi. Tu n'aimerais pas les conséquences. » dit-il d'une voix sombre.
« - Et qu'est-ce que tu pourrais bien faire, Potter ? » siffla Drago, qui dans son idiotie, décida évidemment de pointer sa baguette sur Salazar.
« - Attrape sa main armée, et ne le lâche pas tant que je ne t'en aurais pas donné l'ordre. Ne l'avale pas, par contre. »
Malheureusement pour le blond, il se tenait face à l'une des très nombreuses statues de serpents se trouvant dans la salle commune. N'importe quel fourchelang pouvait les contrôler si jamais ils comprenaient comment faire et il s'agissait là d'une des caractéristiques que Salazar adorait à propos de la pièce. Il ne savait pas combien de ses descendants, dont un en particulier, avait découvert le secret des statues, même s'il ne s'agissait pas là de son problème le plus urgent.
Drago, au contraire, n'avait pas vu le serpent jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Il était plutôt amusant de le voir crier comme une fillette lorsque la statue glissa pour avoir le bon angle d'attaque, avant d'attraper sa main ainsi que sa baguette. Le serpent le maintenait en place, et peu importe les efforts que le jeune garçon faisait pour s'en sortir, il ne parvenait pas à bouger d'un pouce. Crabbe et Goyle avait également tenté de dégager sa main, mais Drago leur cria dessus en leur disant qu'ils allaient finir par lui arracher le bras s'ils continuaient ainsi. Plusieurs autres élèves essayèrent de lancer des sortilèges d'explosion sur la statue, mais rien ne changea, sachant que les statues avaient été ensorcelée pour pouvoir encaisser ce type de dégâts.
Presque toutes les personnes présentes dans la salle rirent au spectacle, et Salazar était simplement assis, observant la scène. Cela continua pendant quelques minutes avant que l'un des préfets ne revienne avec Severus, Minerva, Albus et Quirrell, qui semblait être présent à chaque intervention du directeur. Salazar rigola doucement en secourant la tête et se dit qu'Albus devait garder un œil sur l'autre à cause de la personne qu'il cachait sous son turban.
La pièce devint silencieuse, mis à part les quelques ricanements ça et là et les grognements de Drago alors qu'il essayait encore de se libérer de la statue.
Les trois adultes dévisagèrent Salazar qui haussa simplement les épaules
« - Drago jouait les Gryffondors, encore une fois. » dit-il, faisant rire quelques personnes dans la salle.
« - Mais je compte bien écrire à son père, vu que son comportement ne s'améliorera pas si je ne le fais pas. »
Il savait que Severus comprendrait la signification de ses paroles, mais il trouva cela quand même amusant de voir l'expression qui orna son visage en cet instant. Quirrell regardait la scène avec des yeux ronds, et Minerva et Albus semblaient abasourdis.
« - Harry, qu'est-ce que tout cela signifie ?
-Drago m'a menacé… Encore. Il s'est moqué de la mort de mes parents, et je lui ai dit de se comporter correctement, mais il est aussi borné que Ron Weasley et…
-La ferme, Potter ! Je ne suis en rien comparable à ce Traitre à son Sang ! » cria le blond, « - Maintenant, fais en sorte que cette chose me relâche !
-Non. Peut-être même que je vais te laisser là toute la nuit rien que pour t'apprendre les bonnes manières.
-Allons, Harry, tu ne peux pas animer des statues pour les faire attaquer d'autres personnes comme bon te semble. » dit Albus avec sa meilleur imitation du ton doucereux d'un grand-père.
« -Je ne l'ai pas animée. » mentit-il, en quelque sorte, « - Je lui ai simplement donné l'ordre d'agir en Fourchelangue. Il semblerait que ce vieux Serpentard ait charmé les serpents de pierre pour que tous les fourchelangues soient capable de les utiliser. J'ai découvert ça par accident un soir. »
Les yeux de Quirrell s'écarquillèrent encore plus, et Salazar sut que Voldemort n'avait jamais découvert ce petit secret.
« - Et je n'ai pas fait ça parce que je ne l'aime pas, mais seulement parce qu'il a levé sa baguette contre moi. Je l'ai prévenu qu'il y allait avoir des conséquences, mais comme n'importe quel autre Gryffondor, il ne m'a pas écouté. »
Ce commentaire provoqua de nouveaux ricanements, mais un regard de Rogue les fit taire. Malgré tout, certaines personnes dans la salle confirmèrent les propos de Salazar.
« - Est-ce que quelqu'un va lui dire de me relâcher ? » demanda Drago qui essaya de tirer sa main hors de la bouche du serpent.
« - Sincèrement, les Malfoy n'ont vraiment aucune manière. » dit Salazar en secouant la tête. « Si tu dis 's'il te plait', j'accèderais peut-être à ta requête.
-Maintenant, Potter ! » cria le blond
« - Non, et je n'en ai rien à faire si je me retrouve en retenue jusqu'au jour de la remise de diplôme. Je ne te laisserais pas partir tant que tu n'arrêteras pas d'exiger les choses. Je ne te relâcherais que lorsque tu te montreras poli et me le demanderas gentiment en disant 's'il te plait'. » fit Salazar avec un sourire en coin.
« - Je ne m'excuserai certainement pas à un sale Sang-mêlé ! »
L'immortel commença à rire très fort et avec dédain. L'absurdité de la supposée 'insulte' était en effet à mourir de rire, sachant que Voldemort était lui-même un sang-mêlé. Il jeta un coup d'œil à Quirrell, et il remarqua que le professeur souriait aussi et, chose à peine croyable, cela fit rire Salazar encore plus. Malgré tout, il n'allait pas révéler cette information pour le moment. Il allait avoir besoin de temps pour 'étudier' les arbres généalogiques avant de 'tomber par hasard' sur cette information. Alors il allait devoir jouer ses cartes avec prudence…
« - Excusez-moi, mais sachant que Drago vient de crier ça au milieu d'une salle à moitié remplie par des sangs mêlés, je trouve la situation extrêmement comique, et comme je l'ai dit, voilà un comportement très brave et tellement typique des Gryffondors… Y'a-t-il moyen pour que Drago repasse sous le Choixpeau, voir si une autre maison ne lui conviendrait pas plus ? » demanda Salazar avec un ton rempli d'espoir et tout à fait innocent, et le blond commença à regarder autour de lui avec incertitude, et remarqua que beaucoup d'élèves lui lançaient des regards noirs.
« - Tu vas voir quand… !
-Tu le diras à ton père. » finit Salazar avec un soupir tout en roulant des yeux,
« -Oui, Drago, on sait. Je t'ai même déjà assuré que cela sera le cas, vu que je compte lui écrire moi-même pour lui en parler.
-Mon père ne t'écoutera pas
-Est-ce vraiment ce que tu crois ? » demanda Salazar en baissant volontairement le ton de sa voix pour la rendre glaciale et légèrement autoritaire. Il fut ravi de voir que Drago se figea soudainement, une pointe de peur dans le regard.
« - Harry, il n'y a nul besoin d'écrire à monsieur Malfoy. Je suis sûr que Severus se chargera de lui parler. » dit Albus et Salazar décida de faire quelque chose sur un coup de tête pour mettre Severus à cran.
De plus, il avait besoin d'informations, et il espérait pouvoir en tirer au maximum de cette situation.
« - Pensez-vous réellement que le Professeur Rogue va lui dire quoi que ce soit de vrai ? Il me déteste ! Il me donnerait en pâture à un griffon plutôt que de prendre ma défense ! » cria-t-il, et il remarqua une trace… d'espoir ?... Dans le regard du Directeur.
Alors tu VEUX que je trouve le griffon, hein ? pensa Salazar avec triomphe.
« - POTTER ! » hurla Severus, « - Comment osez-vous ?! Relâchez Monsieur Malfoy MAINTENANT !
-NON ! Je ne le relâcherai pas, et à moins que vous ayez un autre fourchelangue trainant dans le coin, il restera bloqué comme ça. Je ne le laisserai pas partir tant qu'il ne me présentera pas des excuses, ainsi qu'à tous les sangs mêlés de cette pièce ! »
Il savait que tout le monde pensait que c'était lui qui agissait comme un Gryffondor, mais Severus, et très certainement Minerva, savaient exactement ce qu'il faisait.
Le Maitre de Potion grinça des dents,
« - Monsieur Malfoy, il semblerait que monsieur Potter nous ait placé dans une impasse, et je vous encourage donc à vous excuser, ou sinon cet insolent gamin…
« - Professeur Rogue ! » cria Minerva en guise d'avertissement,
« - Pardonnez-moi, directrice adjointe, » cracha-t-il, « Ou sinon Potter va vous laisser dépérir là.
-Non ! » cria Drago en signe de défiance, et Salazar ne put que rire devant la façon dont le blond facilitait les choses. Il savait que Malfoy préfèrerait mourir plutôt que de s'excuser à quelqu'un 'd'inférieur' à lui.
« - J'essaye juste de lui apprendre la politesse. » dit Salazar avec un sourire en coin, levant ses mains en l'air en signe de fausse frustration.
« - La politesse ? » dit Severus, « - Alors que vous restez là et défiez ouvertement l'autorité ?
-Défier l'autorité ? » demanda Salazar, « - Mis à part vous, quand le professeur McGonagall, Dumbledore ou Quirrell m'ont-ils demandé de le relâcher ? La réponse est jamais. Si vous m'aviez demandé sans crier, je l'aurais fait. Avez-vous également besoin d'une leçon de politesse également ? » demanda-t-il avec un sourire innocent.
Albus, Minerva et Quirrell rigolèrent tous, ce qui fit grincer Rogue des dents. Salazar avait parfaitement conscience qu'il ne s'en serait jamais sorti aussi facilement si ni Minerva, Ni Severus n'avaient au courant de sa véritable identité. Albus était, en quelque sorte, prévisible, et Voldemort n'allait pas prendre le risque de se révéler à tout le monde en demandant à la statue de libérer Drago.
« - De plus, » continua Salazar, « - Je ne pense pas que n'importe qui d'entre vous puisse s'incliner face aux demandes de Malfoy. Il n'a rien fait d'autre qu'exiger qu'on le libère. Personnellement, je pense qu'il s'agit d'une leçon de politesse qu'il mérite, pas vous ?
-J-J-Je pense, m-monsieur P-Potter, q-que vous a-avez r-r-r-raison. M-monsieur M-Malfoy p-peut avoir besoin d'une t-t-t-telle l-leçon. »
Salazar n'était sincèrement pas surpris par ce commentaire, ayant parfaitement conscience de la façon dont Voldemort traitait ses Mangemorts, et Salazar décida de donner un électrochoc au petit monde d'Albus.
« - Merci, professeur Quirrell. Je vois que nous pensons la même chose, et j'apprécie votre soutien.
-D-D-De r-r-rien, m-monsieur P-Potter. » dit-il avec un sourire.
L'immortel vit qu'Albus s'était figé instantanément, et il ne put que ricaner intérieurement.
« - Oh la ferme, espèce d'idiot bégayeur ! » cria Malfoy, et soudainement, la cicatrice de Salazar commença à lui faire mal.
Il poussa une exclamation de surprise, mais il réussit à maintenir les apparences en faisant passer cela pour de la surprise à l'insulte directe de Drago à l'encontre d'un professeur. Quirrell, lui, avait un air meurtrier sur le visage, et Salazar vit le moment où sa main se dirigea vers sa baguette. Albus et Severus notèrent également le mouvement, et le directeur se plaça entre le deux, tandis que Severus allait pour prendre sa propre baguette sans pour autant la sortir.
« - Monsieur Malfoy, excusez-vous pour vos mots et actions de ce soir, ou sinon vous vous retrouverez en retenue pour le reste de l'année. » dit Albus avec colère.
Drago le regarda méchamment, mais un court mouvement de tête de la part de Severus lui fit ravaler sa remarque.
« - Bien. » cracha le blond, « - Potter, je suis désolé pour avoir pointé ma baguette sur toi et pour t'avoir traité de sale Sang-mêlé, insultant tous les autres au passage. Je suis aussi désolé pour avoir traité le professeur Quirrell d'idiot bégayeur. » continua-t-il avec ton poli forcé.
« - Tes excuses sont acceptées, Malfoy. » dit Salazar nonchalamment, la douleur dans sa cicatrice diminuant au même moment,
« - Relâche-le. »
La statue bougea instantanément à l'ordre et retourna dans sa position originelle. Drago laissa s'échapper un soupir de soulagement en tournant son poignet et pliant ses doigts, inspectant également sa baguette pour vérifier qu'il n'y avait aucun dégât. Il se tourna ensuite vers Salazar, lui lança un regard noir avant de partir en direction de leur chambre.
« - Harry, j'aimerai te parler dans mon bureau demain, immédiatement après le petit-déjeuner. Quant au reste d'entre vous, je vous suggère de vous rendre au lit, il est tard. » dit Albus d'une voix ferme.
Salazar ne fut pas vraiment surpris par cela et regarda les autres professeurs quitter la pièce. Il récupéra ensuite Nora et ses devoirs avant de se diriger vers leur chambre également.
J'espère que vous aez appréciez ce chapitre, et encore une fois, je suis sincèrement désolé du retard de publication! A bientôt!
