Avec beaucoup de retard, voici le chapitre 13! J'espère que vous en apprécierez la lecture! :) Je vais tenter de me discipliner et faire en sorte de vous partager un chapitre par semaine, vu que nous sommes tous en confinement!

Un grand merci à Aelyanne pour la correction de ce chapitre!

Rien ne m'appartiens, je suis seulement à l'origine de la traduction!

Enjoy! o/


Le lendemain, Salazar se réveilla en ayant l'impression de ne pas avoir dormi du tout. Il avait un mal de tête carabiné, cadeau de Voldemort et de sa mauvaise humeur, ce qui l'amenait à souhaiter que son Héritier arrête de bouder. Cela ne faisait du bien à personne, de toute manière.

Il tituba en traversant le dortoir, commençant à se préparer pour la journée. Il décida rapidement de rendre visite à Poppy avant le petit-déjeuner, n'ayant aucune idée si une potion contre le mal de tête serait d'une réelle utilité dans sa situation, mais il savait cela ne lui ferait aucun mal d'essayer. De plus, son premier cours de la journée était celui de Défense, et il savait que cela allait être un calvaire.

Les yeux encore emplis de fatigue, il réussit tant bien que mal à arriver à l'infirmerie et trouva Poppy qui vaquait à ses occupations matinales. Cela ne l'empêcha pas de l'observer plus attentivement alors qu'il s'approchait d'elle.

« - On dirait que vous n'avez pas dormi de la nuit.

-C'est le cas, » répondit Salazar avec un petit sourire, « - Et je pense que je vais accepter ta proposition, finalement, bien que je ne sache pas si cela sera vraiment d'une quelconque utilité. »

Elle lui adressa un sourire compatissant avant de se diriger vers l'un des placards où elle rangeait toute ses potions. Elle en prit une bleue qui se trouvait sur une étagère.

« - Cul-sec. » dit-il avec un sourire, et il avala le tout en une gorgée.

Il savait que la potion était supposée avoir un effet instantané, mais il dut attendre une minute entière avant de remarquer avec soulagement que sa migraine avait fini par s'atténuer un peu.

« - Bien que la douleur ne soit pas totalement partie, la potion a fait des merveilles. Puis-je en prendre une autre ? Peut-être qu'en combinant les effets, je pourrais m'en débarrasser totalement.

-Je ne sais pas… » dit-elle avec hésitation, « - Combiner les effets de deux potions contre les maux de tête n'est peut-être pas une bonne idée. Et je suppose que vous savez déjà que cela risque plutôt d'aggraver les choses.

-Ca ne va pas me tuer, Poppy, » dit-il avec un rire fatigué.

La réponse de l'infirmière, bien que sur un ton sympathique, ne laissa pas de place à la contestation :

« - Je le sais, mais si jamais cela vous fait tomber dans le coma ou vous empoisonne ? Vous ne pouvez peut-être pas mourir, mais vous n'êtes pas non plus immunisé à la douleur ou à toute autre sorte de complication, alors non. Je ne vous en donnerais pas une autre, j'en suis désolé, mais ma décision est sans appel. »

Il lui lança un regard mauvais avant de soupirer, vaincu:

« - D'accord…

-Venez donc me voir après le repas, et nous pourrons réessayer avec une autre potion.

-Très bien, merci Poppy, » acquiesça Salazar, et la sorcière hocha de la tête en retour avant qu'il ne quitte l'infirmerie.

Il restait encore une heure avant le petit-déjeuner, et l'immortel décida de retourner à la clairière où ils avaient eu leur petite rencontre avec Nicholas et Perenelle quelques nuits plus tôt. Il voulait simplement un peu de tranquillité, de silence, et surtout mettre le plus de distance entre lui et Quirrell.

Il y avait également une autre raison pour laquelle il souhaitait se rendre à cet endroit, mais personne n'avait besoin d'en connaitre la raison.

Avec un soupir, il jeta un coup d'œil autour de lui pour s'assurer que le couloir était bien désert, avant de se lancer un sort de désillusion sur lui-même et de se diriger vers la forêt.


Les yeux de Minerva parcoururent la Grande Salle. Le petit-déjeuner touchait à sa fin, mais il n'y avait aucun signe de Salazar. Elle avait d'importantes informations à lui transmettre concernant la pierre. Albus avait enfin fini par la cacher la nuit dernière, une fois que Quirrell/Voldemort eut trouvé un troll, et que la dernière 'protection' fut mise en place. Et elle ne fut pas la seule à noter cette absence.

« - Je me demande où est monsieur Potter ce matin, il n'a jamais manqué le petit-déjeuner avant. » commenta le professeur Chourave, et Poppy répondit,

« - Il est venu me voir ce matin. On aurait dit qu'il n'avait pas dormi de la nuit, et il se plaignait d'un fort mal de tête. Je lui ai donné une potion puis il est parti sans me dire où il se rendait.

-Il doit très certainement essayer d'éviter le directeur après le coup d'hier soir dans la salle commune. Ce ne serait pas la première fois, avec un Potter, que…

-Severus, c'en est assez. » dit Albus, « - Si monsieur Potter ne se montre pas, j'irais le chercher. »

Severus lui lança un regard méprisant avant de regarder Minerva et Poppy pour secouer la tête en signe de 'dégoût'. Quand le professeur hocha la tête en retour, il sut qu'elle avait compris son message. Il n'avait pas vu Salazar non plus.

« - Je suis sûr que le gamin va bien. Potter loupe un repas, et ça y est, tout le monde s'inquiète. » dit le Maitre de Potion en roulant des yeux.

En vérité, il ne comprenait pas pourquoi cela semblait inquiéter certains. Salazar savait prendre soin de lui-même, après tout. Malgré tout, le fait que sa cicatrice lui fasse autant mal était un problème, aggravé par le fait qu'il ne savait presque rien à propos de la marque, simplement qu'il s'agissait d'un Horcruxe et que la douleur venait lorsque Voldemort se trouvait près de lui.

« - Il sait que je souhaite lui parler ce matin. Il finira bien par se montrer. » dit Albus d'un ton confiant.

Puis, lorsque personne ne le regarda, le directeur se permit un sourire.

Il savait exactement où Harry se trouvait.


« - Je ne peux pas ! Je ne peux pas vous rejoindre ! Vous aviez raison, et je n'étais qu'un idiot ! J'aurais dû vous écouter ! Je vous en prie, pardonnez-moi… ! » supplia Salazar entre ses larmes.

Il était en chemin vers la forêt lorsqu'un son avait attiré son attention dans une classe vide du premier étage. Il avait décidé de voir de quoi il s'agissait et avait fini par trouver un grand miroir au fond de la pièce. Il n'y avait pas vraiment porté attention, et alors qu'il faisait un mouvement pour s'en éloigner, il avait aperçu l'image de Godric dans le miroir. Et il n'était pas seul. Helga et Rowena se tenaient là également, et ils étaient tous dans la clairière de la forêt, mais celle-ci n'était pas aussi vide qu'elle ne le semblait.

Leurs pierres tombales étaient parfaitement visibles.

Voilà ce que Salazar voyait dans le Miroir du Riséd. Godric, Helga et Rowena se tenant près de leurs tombes dans la forêt. Ils lui faisaient signe de la main et l'incitaient à les rejoindre, et bien qu'il essayât plus que tout de répondre à leurs appels, il ne le pouvait pas. Il y avait même une pierre avec son nom gravé dessus, mais il ne pouvait pas les atteindre. Il se demanda pendant un instant si tout cela était réel, et il n'osait pas espérer. Tout ce dont il avait conscience était qu'il souhaitait être avec eux plus que tout.

Alors il ne cessait d'essayer.

Ce fut comme ça qu'Albus le trouva dans la classe après le repas du midi. Harry n'avait pas été vu de toute la matinée, et ses professeurs commençaient vraiment à s'inquiéter. Le directeur avait placé quelques sortilèges sur la pièce de sorte que seul le garçon puisse trouver l'endroit et pour qu'il ne soit dérangé par personne. Albus décida qu'il était temps d'aller le chercher plutôt que d'attendre que l'enfant ne décide de partir de lui-même.

Lorsque le directeur entra, il trouva Harry agrippé au miroir, comme s'il essayait de sauter dans celui-ci.

« - Je veux vous rejoindre ! S'il vous plait ! Prenez-moi avec vous ! » cria Salazar alors que toujours plus de larmes roulaient sur ses joues, « - Je suis désolé, tellement désolé ! Je veux mourir ! Je veux pouvoir vous rejoindre dans la mort ! Je veux pouvoir vous parler ! Je veux pouvoir tous vous voir pour de vrai ! Je vous en prie ! Prenez-moi avec vous… ! »

Les yeux d'Albus s'écarquillèrent de choc. Effrayé, il se dirigea d'un pas rapide vers le 'garçon' qui essaya de se débattre pour retourner vers le miroir. Ce n'était vraiment pas comme cela qu'il espérait trouver Harry, et les mots du garçon lui avaient glacé le sang. Il pensait qu'il allait simplement être assis devant le miroir en train d'observer ses parents, mais il avait eu tort.

« - Harry ! Harry ! » cria Albus, essayant de ramener l'enfant à la raison, « - C'est juste un miroir, Harry. Tout va bien, du calme, maintenant. » dit-il en essayant d'enlacer le garçon qui se débattait toujours, de l'amener contre lui dans l'espoir de le calmer.

Mais Salazar, lui, ne voulait clairement pas ça.

Il commença à se débattre encore plus contre Albus et à tenter de se précipiter de nouveau vers le miroir, si bien que le directeur dut finalement l'attacher avec des cordes qu'il avait invoquées. Puis il força Salazar à s'assoir sur une chaise et ne le relâcha qu'une fois qu'il fut certain qu'il se soit calmé.

« - Qu'est-ce que c'est que cette chose ? » demanda Salazar entre ses dents alors qu'il se levait pour aplatir sa robe à présent froissée. Son sang pulsait douloureusement dans son crâne, mélange de ses heures de sanglot et de l'influence de Voldemort, et dire en cet instant qu'il manquait de patience aurait été un euphémisme.

« - Il s'agit du miroir du Riséd. Il montre à ceux qui observent leur reflet, le désir le plus cher à leur cœur. » expliqua Albus, et il regarda le garçon tremblant,

« - Tu as vu ta famille, n'est-ce pas ? »

Salazar eut envie de le maudire, mais sachant qu'il commençait finalement à se calmer et à regagner ses esprits, il décida de jouer le jeu du directeur et de voir qu'elles informations il pourrait tirer de cette discussion.

Il acquiesça,

« - Oui, Monsieur. Tout le monde peut voir ce que j'ai vu dedans ?

-Non, tout le monde voit quelque chose de différent, et si quelqu'un avait été avec toi, ils n'auraient pas pu voir ce que tu as vu. Seule une personne à la fois peut regarder dans ce miroir. »

Salazar laissa s'échapper un soupir de soulagement, mais il essaya de le faire passer comme s'il essayait toujours de se calmer de sa crise de larmes.

La dernière chose dont il avait besoin aurait été qu'un satané miroir puisse briser sa couverture.

« -Oh. » dit Salazar doucement.

« - Harry, est-ce que tu souhaites vraiment mourir ? »

Salazar soupira. Il était grand temps de sortir ses talents d'acteur.

« - Je ne sais pas, monsieur. Ma vie a toujours été un enfer sur terre, mais je sais aussi que je suis jeune et que j'ai tout le reste de ma vie devant moi. Mais je veux être avec ma famille aussi.

- Je vois… Tu es indécis.

-Oui, monsieur, je le pense aussi.

-Tout à fait compréhensible. Dis-moi, Harry, que souhaites-tu faire de ta vie ? »

Salazar se demanda de quel genre de question il s'agissait là, mais il décida de voir où sa réponse allait le mener.

« - Je ne sais pas, monsieur, mais j'aime enseigner. » dit-il, décidant de répéter ce qu'il avait dit à Blaise quelques semaines plus tôt, « - J'ai toujours aimé apprendre aux autres. Les choses m'ont toujours parue faciles, et j'aime aider les gens s'ils en ont besoin. » continua-t-il avec un haussement d'épaule

« - Et je trouve que c'est admirable. » dit Albus avec un sourire, « - Si tu suis cette voie, peut-être un jour deviendras-tu professeur ici. L'enseignement est une voie très enrichissante. »

Pour la première fois, Salazar fit un sourire sincère à Albus,

« - J'aimerais beaucoup. Je suppose que je peux envisager ça comme un objectif à atteindre dans mon futur.

-Effectivement. Il est vrai que tu apprends à un rythme remarquable, et si tu continues sur cette voie, tu atteindras tes objectifs et pourras même envisager une meilleure vie. »

Salazar hocha de la tête avant de regarder Albus d'un air incertain.

« - Monsieur, je suis désolé pour hier soir.

-Je vais être honnête avec toi, Harry. Certaines choses que tu as fait jusqu'à maintenant m'inquiètent : la magie du sang, utiliser des statues pour 'apprendre les bonnes manières' à quelqu'un, et également certains de tes propos… Comme lorsque tu parles de pouvoir, de connaissance, et de comment gérer tes ennemis. Tu me rappelles un garçon qui a arpenté ces couloirs il y a longtemps, un garçon que j'ai connu. Il a mal tourné, et je n'aimerais pas te voir suivre le même chemin que lui. »

Salazar était quasiment certain de l'identité de 'l'autre garçon' et s'apprêtait à demander plus d'informations lorsque son estomac émit un fort gargouillement.

Albus sourit.

« - Hé bien, je pense qu'il s'agit là d'une discussion pour un autre jour. Tu as manqué le petit-déjeuner et le repas de midi. Comment te sens-tu ? Madame Pomfresh m'a dit que tu étais passé la voir, ce matin. »

Salazar fut choqué d'apprendre qu'il était resté dans cette pièce pendant si longtemps, mais il essaya de ne pas montrer sa surprise.

« -Sincèrement, monsieur, j'ai l'impression d'avoir été piétiné par un troupeau d'hippogriffes. Et pleurer autant a fait revenir mon mal de tête. Je suis aussi vraiment fatigué parce que j'ai mal dormi cette nuit.

-Je vois. Aller, va donc voir Madame Pomfresh. Dis-lui que je t'envoie et que tu as besoin d'être ausculté et de manger un peu. J'informerai tes professeurs que tu n'assisteras pas aux cours de cet après-midi. Va donc te reposer.

-D'accord, monsieur. Oh, et pour le Miroir ? » demanda Salazar, jetant un coup d'œil à celui-ci tout en frissonnant. Il n'aimait vraiment pas l'idée qu'un autre élève puisse tomber dessus. Au vu de sa réaction, qu'est-ce que cela pourrait faire à quelqu'un d'autre ?

Albus le regarda avec inquiétude.

« - Ne t'inquiète donc pas à propos du miroir du Riséd, Harry. Il est connu pour avoir mené des hommes bien plus forts et âgés que toi au bord de la folie. Il sera déplacé au niveau du troisième étage dans quelques jours, et je dois te demander de ne jamais essayer de le retrouver. Je n'aimerais vraiment pas que tu retombes sous son charme dans le futur. » dit le directeur, une étincelle dans le regard.

Salazar eut presque envie de lui poser l'évidente question du : 'pourquoi est-ce que cette satanée chose se trouve ici alors ?' avant de se raviser. Surtout lorsqu'il savait qu'il pourrait finir par jeter un sort à l'homme qui lui faisait face.

« - Je comprends, monsieur. » dit l'immortel, ne manquant malgré tout pas 'l'écart' quant à la future localisation du miroir.

« - Très bien, Harry. Va donc voir Madame Pomfresh, veux-tu ? » dit-il gentiment, faisant un signe vers la porte.

Salazar acquiesça, se leva doucement avant de partir en direction de l'infirmerie pour trouver Poppy… Encore.


Poppy lança un regard noir à Salazar alors qu'il rentrait dans l'infirmerie pour la seconde fois de la journée, ayant l'air débraillé. Mais elle finit par soupirer avant de pointer l'un des lits, et se dirigea vers son placard à potions.

« - Essayons donc une potion contre la douleur, cette fois. » dit-elle en lui tendant un flacon remplit d'un liquide jaune, « - Et où étiez-vous donc ce matin ? »

Salazar avala la potion avant de lever son regard sur la sorcière,

« - Tu ne me croirais pas si je te le disais. » répondit-il en secouant la tête, « - Cette potion-là a fait disparaitre toutes les douleurs, sauf celle dans ma cicatrice, mais je pense que Voldemort a fini par se calmer. Ce n'est plus qu'une douleur sourde, et je suppose que je serai capable de la supporter.

-Vous devez vous reposer.

-Je suis tout à fait d'accord avec toi. » dit-il d'un ton fatigué alors que Poppy le conduisait vers l'un des lits.

« - Minerva avait quelque chose de très important à vous dire, mais elle est actuellement en cours, donc cela devra attendre encore un peu. Voulez-vous manger quelque chose ? Ou simplement dormir ?

-Simplement dormir pour le moment, » dit-il en tirant le rideau pour enfiler une tenue adaptée pour l'infirmerie que la sorcière lui avait donné, « - Par contre, pourras-tu me réveiller pour le diner ?

-Je le ferai, et je dirai aux enfants comment vous vous portez si jamais ils viennent vous voir.

-Merci. » dit-il avec gratitude en s'allongeant.

Poppy lança un sort de diagnostic sur lui pour s'assurer que tout était en ordre avant de sourire lorsque rien d'anormal ne se produisit, mis à part l'épuisement qu'éprouvait l'immortel. Elle s'en alla en silence lorsqu'un autre élève entra dans l'infirmerie.

« - Murmureur, si tu me fais encore peur comme ça, je te mordrais. » dit Nora en s'installant sur son oreiller, « - Tu ne m'écoutais plus, je n'arrivais pas à avoir ton attention et ça m'a vraiment effrayée.

-Je suis désolé, ma belle, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. » dit-il d'un ton fatigué

« - Fais plus attention à l'avenir.

-J'y compte bien. » murmura-t-il avant qu'il ne sombre dans les bras de Morphée.


« - Alors la pierre est en place ? » demanda Salazar en levant son regard de son plateau repas.

Minerva et Severus étaient venus le voir à l'infirmerie après avoir fini de dîner, et la sorcière eut l'air soulagée de finalement pouvoir lui annoncer la nouvelle. Salazar était réveillé, quant à lui, depuis une heure, bien que ce soit Poppy qui l'avait sorti du monde des rêves. Il avait besoin de manger quelque chose, après tout.

« - Oui, il l'a placée la nuit dernière, mais Albus ne l'a dit que cet après-midi à tous ceux qui ont participé à sa protection.

« - Donc Voldemort sait. » dit simplement Salazar en prenant une bouchée de patate. Les deux professeurs acquiescèrent.

« - Elle se trouve dans la dernière des pièces du sous-sol. Albus, cependant, ne nous a pas dit si sa propre protection était en place ou non, ou ce qu'elle était. » ajouta Severus.

« - J'irai donc la récupérer ce soir après le couvre-feu. Demandez aux jumeaux de garder un œil sur ma progression en utilisant la carte, s'ils le peuvent. J'ai remarqué qu'elle n'était pas aussi complète qu'escomptée, et il se peut que j'apparaisse et disparaisse régulièrement. Lorsque je recontacterais James, je lui demanderai comment il a créé la carte, histoire de trouver un moyen de la rendre la plus complète que possible.

-Les Minions vont adorer cette idée. » dit Nora en le regardant depuis le pied de son lit, « - Ils adorent fouiner.

- En effet ma belle. » rigola Salazar avant de répéter les paroles de Nora.

« - Si c'est bon pour vous Poppy, j'aimerais rester ici cette nuit. Ça sera plus simple pour moi de partir de cette manière, et je n'aurais pas à faire attention à ne pas être vu par mes camarades de chambre.

-Je n'y vois aucun problème. » Répondit-elle avec un sourire, « - Et je pense bien que vous êtes la première personne à vouloir rester ici de leur plein gré sans que je n'aie à les menacer avant. » ajouta l'infirmière dans un rire.

« - Je crois bien que tu as raison. » commenta Minerva avec un sourire également, et Salazar ne put s'empêcher de rire à son tour.

« -Dis aux jumeaux de me laisser une heure. Si je ne suis pas retourné à mon lit à la fin de celle-ci, ils devront t'alerter immédiatement, » dit l'immortel en regardant Minerva, « - Cela devrait me donner suffisamment de temps pour récupérer la pierre, la mettre en sureté, et revenir. Severus, prépare une potion vivifiante pour eux qu'ils puissent la prendre demain matin. Il est très important qu'ils ne soient pas fatigués, sachant qu'ils ont cours. » précisa-t-il, et Severus acquiesça.

« - Sur quelles zones dois-je leur dire se concentrer ? » demanda Minerva.

« - L'infirmerie, le septième étage, et la zone qui se trouve devant l'entrée principale. Je ne pense pas que les chambres dans les sous-sols soient indiquées sur la carte. » répondit-il, et la professeur hocha de la tête.

« - Que se passera-t-il une fois que la pierre sera en sécurité ? » demanda Poppy,

« - Nous pourrons enfin tous souffler et nous amuser un peu. Je vais même vous apprendre à manipuler un vieux Gryffondor manipulateur. » dit Salazar avec un sourire malicieux.

« - Je suis impatiente d'en apprendre plus. » dit Minerva en rigolant un peu

« - Moi de même. » ajouta Severus avec un sourire en coin.

Salazar ne cessa pas de leur sourire lorsque son assiette disparut.

Les choses allaient enfin prendre une tournure vraiment intéressante à Poudlard.


Peu après minuit, Salazar usa d'un sort de Désillusion et commença son chemin vers le septième étage en usant de quelques raccourcis. Il ne lui fallut que cinq minutes pour arriver devant la salle qui, à son humble opinion, était l'œuvre la plus réussie de Rowena.

La Salle sur Demande.

Il sourit en regardant autour de lui. Il n'y avait rien dans celle-ci pour le moment, mais c'était parfait. Il n'avait pas besoin de grand-chose.

J'ai besoin d'une parfaite réplique de la Pierre Philosophale, pensa-t-il en regardant le plafond, et quelques instants plus tard, une pierre rouge de la taille d'un poing apparue à ses pieds dans un tintement. Il la ramassa, l'inspecta avant d'afficher un grand sourire.

Maintenant, j'ai besoin d'un tunnel qui mène directement dans la dernière des pièces du sous-sol. Fais-en sorte que la sortie du tunnel soit invisible à ceux qui se tiennent dans ladite pièce, mais laisse-moi la possibilité d'en inspecter l'intérieur, que je sois sûr que tout est en ordre.

Il fallut plusieurs minutes à la salle pour répondre à sa demande, mais Salazar ne put que sourire lorsqu'une simple porte en bois apparut à sa droite. Il l'ouvrit.

Le tunnel était sombre et suffisamment grand pour qu'il puisse s'y glisser, et il dut utiliser sa baguette pour éclairer son chemin. Salazar savait que sa descente allait prendre une grande partie de l'heure qu'il avait prévu, mais il ne s'attendait pas à ce que son voyage soit si ardu. Le tunnel serpentait au travers des murs du château et devenait parfois très étroit lorsqu'il arrivait au niveau de croisements entre deux couloirs. A un moment donné, il dut même prendre la réplique de la pierre dans sa bouche, poser Nora sur le sol et prendre sa forme d'animagus tant le passage était étroit et près du sol.

Quinze minutes plus tard, on pouvait le trouver couché sur le sol du tunnel, observant la salle où devait se trouver la pierre. Elle semblait vide, mais s'il y avait bien une leçon que Salazar avait apprise au cours des années était bien que les apparences étaient souvent trompeuses.

La pierre se tenait au milieu de la pièce, enveloppée dans un morceau de toile de jute. Regardant tout autour de la pièce une nouvelle fois, il tendit le bout de sa baguette face à lui.

« - Homenum Revelio. » murmura-t-il, avant de patienter quelques instants.

Il fut soulagé de voir que le sort n'avait détecté aucune présence humaine dans la pièce, même s'il n'avait pas encore fini avec ses inspections. Il continua de murmurer quelques incantations sans bouger de là où il se trouvait, et il ne put s'empêcher de froncer les sourcils face aux résultats qu'il obtenait.

Il n'y avait absolument rien.

Mais à quoi donc joue Albus ? pensa-t-il, Il n'y a aucune protections sur la pierre ! Ni de sort de Surveillance, ni d'alerte, d'enchantements ou de protections ! Elle est juste posée là !

Secouant la tête de dégoût, il s'avança avec prudence vers la sortie du tunnel en retenant son souffle. Comme rien ne se passa, il s'avança vers la pierre, la remplaça par la réplique (en la plaçant dans la toile qui protégeait la véritable pierre) avant de reposer le tout sur le sol et de repartir vers la Salle sur Demande.

Lorsqu'il fut de retour dans le château, il commença son chemin vers les donjons en direction de l'entrée via son passage secret personnel. Souhaitant avoir demandé plus de temps pour mettre son plan à exécution, il courut à toute vitesse dans le sombre et glissant couloir menant à l'entrée principale. En cinq minutes, il arriva à l'entrée/sortie du dit tunnel caché par un rocher, se glissa au travers des portes, et transplana directement dans son appartement.

Une fois arrivé, il soupira de soulagement avant de secouer la tête et de rire un peu. Son espace de vie se trouvait toujours dans le chaos le plus total, souvenir de sa dernière visite, quelques semaines plus tôt, le jour où il avait obtenu sa seconde baguette. Il n'avait pas eu le temps de le remettre en ordre, et comme il était déjà en retard de cinq minutes sur l'horaire prévu, il ne répara que sa table basse où il plaça la pierre. Il expliquerait simplement l'état de son appartement à Nicholas dans sa lettre.

Il transplana de nouveau à Poudlard et remonta le passage qu'il avait utilisé plus tôt. Il aurait aimé avoir le temps de rendre une petite visite à Helga, Rowena et Godric, mais il savait qu'il ne pouvait plus perdre une minute. Il se fit la promesse silencieuse de leur rendre visite le plus tôt possible.

Ce ne fut qu'à une heure et quart du matin qu'il se glissa dans son lit d'hôpital, et il fut reconnaissant envers les jumeaux de lui avoir laissé quelques minutes supplémentaires avant d'avertir Minerva, car personne ne l'attendait quand il arriva. Il ferma les yeux et tomba rapidement endormi.

Cela avait été une longue journée.


Mon Vieil Ami,

Ca y est ! Ton bien a été bien placé en sécurité ! Quand tu arriveras là-bas, je te prie de m'excuser pour le chaos que tu trouveras. Il se peut que j'aie perdu le contrôle il y a quelques semaines et… Tu sais comment je suis. Je n'ai pas eu le temps de réparer les dégâts, alors je suis désolé pour ce que tu vas trouver.

Ton Vieil Ami,

Moi.

« - Hedwige, amène ça à mon ami. » murmura Salazar en la regardant, espérant qu'elle comprenne ce qu'il attendait d'elle.

Elle hulula en opinant de la tête, pris une gorgée de son jus, et s'envola.

On était le matin d'Halloween, et Salazar était vraiment de bonne humeur. Il avait l'impression qu'un énorme poids lui avait été retiré des épaules, et il ne put s'empêcher de sourire en se demandant ce qu'il allait pouvoir faire. Comme la pierre était à présent en sécurité, il devait s'occuper de son autre problème… Voldemort. Qu'allait-il donc faire de lui ?

Salazar n'était pas sûr de la démarche à suivre, sachant qu'il ne pouvait pas se lever soudainement et crier au milieu de la Grande Salle que Voldemort se trouvait à l'arrière de la tête de Quirrell et qu'Albus était au courant depuis le début. Cela reviendrait à prendre le risque de voir plusieurs innocents être tués si Voldemort décidait de lancer des avadas dans toutes les directions. Mais il savait qu'il devait chasser le fou furieux du château le plus vite possible, et surtout avant que son héritier ne découvre que la pierre avait disparue. Il n'allait certainement pas être ravi par la tournure qu'avaient pris les évènements, et nul ne pouvait savoir comment il allait réagir.

C'est pourquoi Salazar décida de profiter de l'instant présent, de prendre du recul et de souffler un peu en profitant du calme. Voldemort n'allait certainement pas agir pour le moment car il ne voudrait sûrement pas prendre le risque d'être découvert, mais il ne pourrait pas ignorer le problème trop longtemps non plus. Salazar allait devoir trouver un plan rapidement.

Le reste de la journée passa rapidement, et les classes se déroulèrent comme prévues. Il remarqua que plusieurs personnes lui lançaient des coups d'œil tout en chuchotant, mais il n'y prêta pas attention. Les gens allaient toujours parler de ce qui s'était passé ce jour-là. Quelques élèves vinrent même le voir pour le remercier, et d'autres allèrent même jusqu'à lui présenter leurs condoléances pour la mort de Lily et de James. Salazar accepta tous leurs mots avec un sourire, les remerciant de se souvenir des sacrifices qui avaient eu lieu cette nuit-là. Il jura cependant silencieusement que lorsque toute cette folie avec Voldemort serait finie pour de bon, il rendrait un hommage public à Mitzy et Fripsy pour raconter au monde entier le sacrifice des deux elfes de maison qui ont permis de sauver le monde magique.

Mis à part les quelques rares personnes qui se rappelaient de cette fameuse nuit d'il y a dix ans, le principal sujet de conversation de la journée était le festin du soir. Et de ce que Salazar avait glané comme informations, cela allait être 'génial'. Et il n'avait aucune raison de penser le contraire car, après tout, Halloween à Poudlard avait toujours été quelque chose de spécial.


Lorsqu'il entra dans la Grande Salle ce soir-là, Salazar ne put que sourire à la scène qui l'accueillit. La salle avait été décorée avec des dizaines de citrouilles géantes qui flottaient dans les airs, des chauves-souris qui volaient tout autour d'eux, et une rumeur disait même que les fantômes prévoyaient de venir leur chanter une chanson en procession plus tard dans la soirée. Nora était émerveillée et même elle ne put qu'admirer le travail incroyable qui avait été fait ce soir-là.

Le festin se passa dans le calme, chacun mangeant et discutant avec entrain. Mais vers le milieu de la soirée, Quirrell rentra en courant dans la Grande Salle, l'air absolument terrifié par quelque chose. Salazar n'eut pas à attendre longtemps pour en connaitre la raison.

« - Monsieur le directeur ! Monsieur le directeur ! Un Troll ! Il y a u-u-u-un troll dans les cachots ! J-J'ai essayé de… Le contenir… S'est échappé… Pouvait pas… » commença l'homme dans un cri avant de s'évanouir.

Le chaos qui explosa dans la salle fut instantané alors que tous les élèves commençaient à hurler de peur. Dumbledore dut envoyer plusieurs coups avec sa baguette pour attirer l'attention de tous les occupants de la pièce, et tous les élèves finirent par porter leur regard dans sa direction.

« - Tous les élèves sont sommés de retourner dans leurs dortoirs ! Préfets, nous comptons sur vous pour les conduire en sécurité. Et que tous les professeurs m'accompagnent en direction des cachots ! »

La panique saisit Salazar aux tripes alors que tous les élèves se dirigeaient vers les portes de la Grande Salle. Ce ne fut que lorsqu'ils ne furent qu'à mi-chemin de la salle commune de Serpentard que l'immortel réalisa l'erreur stupide qu'ils venaient de faire. Si le troll était dans les cachots, alors ils se dirigeaient tout droit vers lui !

Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé avant d'avoir quitté la Grande Salle ?!

L'entièreté de la maison se tenait en une longue ligne, Salazar se trouvant quelque part vers le milieu du groupe. Lorsqu'ils tournèrent au niveau d'un croisement, ils purent tous entendre un hurlement bestial venir de devant eux, ainsi que des cris de terreur.

« - Reculez ! Reculez ! » hurlèrent plusieurs préfets alors que le troll arrivait dans leur direction.

Les enfants commencèrent à se marcher dessus en essayant de fuir, et Salazar sut qu'il ne pouvait faire qu'une seule chose au milieu de toute cette confusion.

Poudlard, ma chère, maintenant me semble être le bon moment pour activer les enchantements de sécurité d'Helga ! pensa-t-il rapidement alors que le troll commençait à se déplacer vers les enfants.

« - Par le sang d'un des fondateurs, qu'il en soit ainsi. » murmura-t-il en se coupant la main, appliquant un peu de son sang sur le mur le plus proche.

Toutes les pierres du château prirent une couleur noir charbon et des centaines de blaireaux jaunes apparurent sur les murs. Les animaux commencèrent à grogner et à se déplacer dans la direction du troll. La créature poussa un rugissement et leva son gourdin pour frapper les enfants face à lui, mais il se retrouva collé au mur, comme s'il était une simple décoration vivante. Des centaines et centaines de blaireaux arrivaient de tous les côtés, et les élèves se retrouvaient figés sur place alors qu'ils regardaient avec une fascination morbide les animaux attaquer le troll.

« - Partez, vite ! vite ! vite ! Courez dans l'autre sens ! Retournez dans la Grande Salle ! » continuèrent à crier quelques préfets alors que le sang du troll commençait à asperger les murs du couloirs.

La totalité de la maison fit demi-tour en courant, et tous arrivèrent dans la salle à manger en un temps record. Salazar remarqua que Quirrell avait disparu, mais il s'agissait alors du moindre de ses problèmes. Plusieurs élèves saignaient, et d'autre avaient le poignet cassé ou des chevilles foulées suite au mouvement de foule, et un autre élève parti chercher de l'aide.

Une première année du nom de Daphnée Greengrass avait le nez cassé, et Salazar la soigna rapidement, avant de continuer de s'occuper de petites et moyennes coupures chez d'autres élèves. Un préfet réalisa ce qu'il était en train de faire et commença à l'aider, alors que les autres conduisirent ceux avec des fractures vers des tables pour les allonger, de sorte que Poppy puisse s'occuper d'eux immédiatement, une fois qu'elle arriverait dans la Grande Salle.

Presque la totalité des premières années se tenaient regroupés les uns avec les autres, toujours tremblant de peur, et Salazar ne pouvait vraiment pas leur en vouloir. Il se dirigea vers Blaise, qui était assis avec Daphnée et deux autres filles nommées Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode.

« - Vous allez bien ? » demanda-t-il, marchant dans leur direction. Drago lui lança un regard noir, mais comme lui et ses amis semblaient bien aller, Salazar se contenta de les ignorer.

Baise acquiesça,

« - Ouais, mis à part pour le nez de Daphnée, je suppose. Je me demande ce qui a bien pu se passer. Tu sais d'où tous ces blaireaux ont bien pu arriver ?

-Aucune idée. » répondit Salazar en haussant des épaules.

« - Ne mens pas, Potter ! » cria Nott, le visage déformé par la colère « - Tu sais ! Je sais que tu sais quelque chose ! Je t'ai vu étaler ton sang sur le mur, et t'as même murmuré quelque chose avant de le faire ! Je t'ai vu ! C'est toi qui a fait apparaitre les blaireaux !

-Théo, je n'ai aucune idée de quoi tu parles. » dit calmement Salazar en se tournant vers le garçon, « - Je dirais même que c'est plutôt Poufsouffle qui aurait quelque chose à voir avec les blaireaux. Peut-être que c'est le Professeur Chourave qui a fait quelque chose, ou même le château lui-même. Il est très ancien, après tout, qui sais quel type d'enchantement il possède ?

-C'était toi ! » continua Nott, alors que Severus, Poppy, Minerva, Albus et Quirrell se précipitaient dans la salle, « - Je sais que c'était toi, Potter ! Je sais que c'est toi qui a fait apparaitre les blaireaux ! Je t'ai vu !

-Et moi je te dis que ça a quelque à voir avec Poufsouffle ! » continua Salazar en essayant d'ignorer la douleur dans sa cicatrice.

« - ARRÊTE DE ME MENTIR ! » cria Nott, « - Tu as murmuré quelque chose, appliqué ton sang sur les murs, puis les pierres sont devenues noires et les blaireaux sont apparus pour tuer le troll ! ET JE SAIS QUE C'ÉTAIT TOI ! » continua-t-il d'une voix toujours aussi forte, sautant sur ses pieds en le pointant du doigt.

« - T'as encore fait de la magie du sang !

-Et je te dis que cela a quelque chose à voir avec Poufsouffle ! » répéta encore une fois Salazar, ce qui était plus ou moins vrai, « - Théo, regarde autour de toi. Tu peux me dire combien de personnes sont en train de saigner suite à différentes coupures ou autres blessures ? Oui, j'ai été poussé contre le mur plusieurs fois. Oui, je me suis coupé à la main et mon sang a fini sur le mur. Oui, je me parlais à moi-même, mais qui ne le faisais pas ? Il y avait un satané troll en train d'essayer de nous tuer ! Je suis sûr que presque tout le monde criait ou se parlait à soi-même. Combien d'entre nous ont-ils pu se dire à eux-mêmes 'Je dois filer loin d'ici', 'Ouch, ça fait mal' ou 'que Merlin ait pitié de nous' ? Penses-tu vraiment avoir vu ce que tu crois avoir vu ? »

Théo le regarda longuement, se balançant sur ses pieds, ouvrant et fermant sa bouche plusieurs fois. Il finit par lourdement se rassoir et enfouit sa tête entre ses mains.

« - Je ne sais pas, vraiment pas. » marmonna-t-il finalement,

« - Je pense que tu es en état de choc et que tu dois voir Madame Pomfresh. » dit calmement Salazar,

« - Je n'ai pas besoin de … »

Severus s'éclaircit la voix,

« - Bien que cela me soit douloureux de l'admettre, je suis d'accord avec Potter. Nott, vous êtes en état de choc, laissez donc madame Pomfresh vous ausculter. »

Théo leva son regard vers lui avant de soupirer.

« - Oui, monsieur. » murmura-t-il en se levant avant de se diriger vers la médi-sorcière en train de soigner les autres élèves aux blessures les plus graves.

« - Mais alors, d'où venaient les blaireaux, monsieur le directeur ? » demanda l'un des préfets en sixième année, et le silence se fit alors que tous regardaient en sa direction.

« - Je n'en sais malheureusement rien. » dit gravement Albus, « - Ce n'est arrivé que trois fois depuis la mort des Fondateurs. Personne ne sait d'où viennent les blaireaux ou comment ils apparaissent. Peut-être est-ce quelque chose qu'Helga Poufsouffle a mis en place pour assurer la sécurité du château et de ses occupants en cas de grave danger, mais personne ne peut vraiment confirmer cette théorie. »

Salazar regarda Dumbledore avec une expression abasourdie.

C'est déjà arrivé par le passé ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

« - E-E-Et bien, j-je n'ai p-p-pas v-v-vraiment a-a-aimé ce système de s-s-s-sécurité. » bégaya Quirrell en regardant Albus avec un froncement de sourcil, ce à quoi Severus roula des yeux.

« - Certainement parce que nous avons dut t'arracher du mur après que tu te sois retrouvé collé contre celui-ci. » dit-il sèchement.

La seule chose qui empêcha Salazar d'exploser de rire fut la douleur qui irradia de sa cicatrice, et il laissa s'échapper une exclamation de douleur en se frottant le front, bien que personne ne le remarqua.

« - Hé bien, disons donc que Poudlard est capable de se protéger elle-même face aux dangers qui la menace. » dit simplement Minerva, ce à quoi Albus ne put que sourire

« - En effet.

« - S-S-Si je puis d-d-dire, envoyer la m-maison S-Serpentard v-v-vers leur s-s-s-salle c-c-c-commune était u-u-une idée s-s-stupide, s-s-sans vouloir v-v-vous o-offenser, P-Professeur.

- Je l'avoue. Je n'ai pas réalisé la portée de mon acte, et je tenais à m'en excuser. Heureusement, vous allez tous bien. » dit Dumbledore en parcourant la salle du regard.

« - Qu'est-il arrivé au troll ? » demanda une quatrième année.

« - Il semblerait que les blaireaux aient éparpillés des morceaux de la créature un peu partout dans le couloir, mais nous nous sommes déjà débarrassés de tout. » dit Severus, « - Je vous suggère à tous de retourner dans votre salle commune. Le reste du festin de ce soir vous y attendra si jamais vous avez encore faim. Ceux qui ont encore besoin d'être auscultés par Madame Pomfresh, restez ici, et je vous conseille de bien écouter ce qui vous sera dit. »

Tout le monde acquiesça et commença à quitter la Grande Salle. Une fois qu'ils arrivèrent à leur salle commune, Salazar ne posa pas une seule seconde son regard sur la nourriture et se dirigea vers sa chambre pour se mettre en tenue de nuit. Milles et une idée tournaient dans son esprit, et il s'allongea en observant le plafond, Nora confortablement installée sur son torse.

« - Murmureur, qu'est-ce que l'on sait des blaireaux ? » demanda-t-elle, et Salazar soupira en secouant la tête,

« - Je ne suis pas sûr. Nous avons tous installé des systèmes de sécurités différents, mais seul le sang d'un des fondateurs peut les activer. Il est tout à fait probable qu'avec le temps, des descendants soient capable de les activer, vu qu'ils portent en eux le sang des Fondateurs, mais je ne suis vraiment pas sûr de ce fait. Je sais qu'Helga en avait parlé à ses enfants. Rowena n'a eu qu'Helena qui est morte sans avoir d'enfants elle-même. Godric l'a dit à ses deux fils, et j'en ai parlé aux miens également.

-Donc tu penses que ce sont les descendants d'Helga qui ont relâchés les blaireaux les autres fois.

-C'est la seule conclusion logique. Je suis le dernier Fondateur en vie, et je ne suis jamais revenu ici depuis la mort de Godric, et il fut le dernier à passer l'arme à gauche. Helga fut la première, puis Rowena, puis Godric. Je suis revenu à chacune de leurs funérailles, et comme je te l'ai dit, après la mort de Godric, je ne suis jamais revenu.

-Jusqu'à maintenant.

-C'est vrai. » dit Salazar en lui caressant a tête.

« - Comment Morty a fini collé contre le mur ? » demanda-t-elle soudainement, et l'immortel rigola doucement.

« - Et bien, c'est peut-être parce qu'il est dangereux. Il n'a pas été tué par les blaireaux car il ne représentait pas un risque immédiat pour les élèves, ce qui expliquerait pourquoi il est toujours en vie.

-Je me demande où ils l'ont finalement retrouvé.

-Je suis sûr que Severus sera ravi de tout nous raconter dès qu'il le pourra. » dit Salazar alors qu'il continuait à lui caresser la tête.

« - Je vois, très bien alors. » dit-elle en glissant de sur lui vers l'oreiller,

« - Je suppose que nous ferions mieux de dormir.

-Je suis d'accord, ma chère. Ces deux derniers jours ont été épuisant.

-Oui, c'est vrai, Murmureur, vraiment épuisant. » marmonna Nora en s'endormant.

Salazar suivit rapidement son exemple.


A chaque fois que je lis la scène du miroir, j'entends mon cœur se briser en mille morceaux au fond de ma poitrine, et j'espère que la traduction est à la hauteur émotionnelle de l'instant ! Pauvre Salazar…

Beaucoup de choses se passent dans ce chapitre… ! Et peut-être est-ce parce que j'ai lu plusieurs fois l'histoire, mais je découvre des éléments au fur et mesure qui prédisent des évènements futurs, bien qu'ils soient très discrets… Arriverez-vous à les trouver ?

Merci d'avoir lu jusqu'au bout et à bientôt pour le chapitre 14!