Bonjour à tous! Et bienvenu sur ce chapitre 14 de cette traduction! ^^

Tout d'abord j'aimerais vous remercier pour les retours que vous avez fait du précédent chapitre! Il s'agit de l'un de mes préférés et je suis contente de voir qu'il vous a plus également!

Alors, après ce chapitre, il n'en restera plus que 3 avant de terminer la première année, j'espère que vous être prêt!

L'univers appartient à J.K Roling et cette fanfic à Preciousann! Je ne 'possède' que la traduction! Et celle-ci ne serait pas aussi bonne qu'elle ne l'est à présent sans l'aide précieuse d'Aelyanne qui a fait un super travail de correction!

Enjoy! o/


Le mois de Novembre et la première partie de Décembre passèrent en un éclair aux yeux de Salazar, et lorsqu'il se réveilla un beau matin, les vacances de Noël étaient presque là. Evidemment, il allait rester à Poudlard pour le réveillon. Quirrell, quant à lui, semblait de plus en plus agité, et désormais, la cicatrice de Salazar lui faisait mal presque constamment. Il avait donc décidé de garder un œil plus attentif sur l'autre homme. Severus lui avait dit qu'il avait trouvé le professeur de Défense dans un couloir du deuxième étage, et le Maitre de Potions pensait que Quirrell avait volontairement laissé le troll s'échapper pour créer une diversion et aller chercher la pierre.

Salazar se retrouvait avec l'entièreté de la Salle Commune de Serpentard pour lui tout seul pendant la totalité des vacances de Noël, tous les autres élèves étant retournés chez eux. Drago en avait même profité pour se moquer de lui, insistant qu'il n'avait aucune maison où rentrer, et qu'il allait être tout seul pour Noël. Salazar avait simplement rit et l'avait ignoré.

En parlant du blond, Salazar avait usé de paroles acérées et de remarques subtiles à propos d'un certain Seigneur des Ténèbres dans sa lettre pour Lucius, et d'après les propos de Severus, le patriarche des Malfoy avait presque eu un arrêt cardiaque. Il avait immédiatement écrit une lettre à son fils, et Drago avait piqué une crise dans le bureau du maitre des potions. Le garçon avait arrêté d'harceler Salazar et les enfants pendant quelques temps avant de finalement reprendre ses mauvaises habitudes.

La saison de Quidditch avait également commencé, et Fred et George n'étaient plus aussi disponibles de par leurs nombreux entrainements et autres activités liées au sport. Salazar appréciait le Quidditch, mais il avait les balais en horreur. Lors des cours de vol au début de l'année, il avait fait l'exercice comme demandé, sans pour autant en faire trop, suffisamment pour avoir le cours validé et en finir pour de bon. Il préférait avoir les pieds fermement plantés sur le sol, et ce à cause d'un accident lorsqu'il était plus jeune. Il était rentré dans un arbre après avoir volé sur un balai grossièrement fabriqué, et il avait failli se briser la nuque. Les balais magiques n'avaient alors été inventés que cinq ans auparavant, et même si ceux qui étaient produits aujourd'hui était de bien meilleure qualité, cela ne changeait rien à l'aversion que ressentait Salazar à la simple idée de voler.

Mais s'il y avait bien une chose pour laquelle les jumeaux réussissaient toujours à trouver du temps, c'était les cours de Fourchelangue, que Nora prenait très à cœur, menaçant de mordre tout ceux qui ne répondraient pas présent. Ils se retrouvaient tous deux fois par semaine, le Mercredi et le Vendredi après le diner, et tous les enfants s'en sortaient bien. Ils avaient tous appris leur nom en Fourchelangue, leur véritable prénom ainsi que le surnom que leur avait donné Nora. Hermione s'était sentie quelque peu insultée d'apprendre que le serpent l'appelait 'Broussaille', mais lorsqu'elle sut le surnom que Nora donnait aux autres, elle ne put que rire au choix du nom. Les jumeaux adoraient le fait que Nora les appelait 'les Minions' (même si parfois elle ne parlait que d'un seul d'entre eux) et décidèrent qu'ils allaient se faire appeler ainsi à partir de maintenant. Et ils ne purent que rire lorsqu'ils découvrirent que leur mère s'appelait 'Banshie'.

Évidemment, ces leçons ne se faisaient pas sans problème. A un moment donné, Ron avait écrit à madame Weasley en lui parlant de ces leçons, et il ne fallait pas être un génie pour deviner sa réaction. Deux beuglantes arrivèrent en même temps ce matin-là, et comme les deux explosèrent au même moment, personne ne fut capable de comprendre la moitié de ce qui fut dit. De plus, la matriarche avait placé des sortilèges sur celles-ci. Le trio essaya sans succès de trouver un moyen de les détruire. A la suite de cela, Salazar n'avait rien pu faire d'autre que de répondre par le même moyen.

Il lui envoya une beuglante en retour entièrement enregistrée en Fourchelangue. Celle-ci rendit Molly tellement folle de rage qu'elle lui en renvoya une qu'il essaya également de détruire. Ne trouvant pas de solution, il renvoya à la femme une autre lettre en Fourchelangue avec, cette fois-ci, les jumeaux qui essayaient de traduire ce qu'il disait. Et comme vous pouvez l'imaginer, ils étaient bien loin de comprendre tout ce que Salazar avait dit, et la traduction en Anglais releva plus d'un micmac de mots sans queue ni tête que d'une lettre faisant le moindre sens.

Molly Weasley n'apprécia toujours pas le geste, et elle lui envoya une autre beuglante en représailles, que Salazar réussit finalement à détruire en usant d'un sort légèrement 'sombre', vieux de près de trois cent ans. Et même si dans une certaine mesure il aurait pu être comparé au sortilège du Feudeymon, le sort était loin d'être aussi mauvais que le maléfice. Evidemment, l'incident faillit provoquer une crise de nerfs à Albus qui se sentit de donner à Salazar une autre leçon à propos de la 'magie noire'.

Et bien sûr, ce bon vieux Ron ne put s'empêcher de rapporter que Salazar avait trouvé un moyen de détruire les lettres en utilisant du 'Feudeymon'. Molly finit par se montrer en personne un soir lors du diner et hurla sur Salazar en lui reprochant d'apprendre apprendre aux jumeaux l'utilisation de la 'magie noire'. Dans un éclair de génie, les jumeaux lancèrent un sortilège amplificateur de voix, se levèrent sur la table des Gryffondors, et commencèrent à parler 'Fourchelangue' qui, en réalité, ressemblait plus à la version yaourt d'une langue obscure et inconnue qu'à quelque chose d'autre. Hermione et Neville suivirent rapidement leur exemple, et Blaise ne put s'empêcher d'ajouter sa part au chaos. La tête que tira alors Molly en cet instant valait son pesant d'or, et Salazar riait si fort qu'il faillit tomber de son siège. Albus semblait trouver la situation marrante également car il commença à rire à son tour, et Quirrell avait un air amusé sur le visage. Rogue retira tout de même dix points aux Gryffondors pour s'être levés sur la table, et Minerva en retira également dix à Serpentard.

Molly s'évanouit après la scène, et Arthur, qui n'avait fait que secouer la tête durant toute la scène, la fit léviter hors de la Grande Salle pour la ramener chez eux. Les jumeaux décidèrent qu'il s'agissait là de la meilleure farce qu'ils avaient faite à leur mère, et Salazar jura d'envoyer un souvenir de la scène à James, sachant que ce dernier aurait tout donné pour pouvoir assister à un tel événement.

Cependant, tout n'était pas que rire et papillons. Nicholas avait écrit à Salazar pour lui dire qu'il ne trouvait aucune information à propos d'un quelconque jugement dans le cas de l'affaire Sirius Black, ce qui le fit arriver à la conclusion qu'un homme innocent se trouvait enfermé dans la pire prison qui soit. Salazar lui avait répondu en lui demandant si l'alchimiste pouvait faire en sorte de lui en obtenir un. Ce dernier lui répondit qu'il pourrait essayer, mais qu'il allait devoir se montrer prudent pour ne pas attirer l'attention de Dumbledore, sachant qu'il était le chef du Magenmagot.

Nicholas lui dit qu'il avait déjà dut user des faveurs qu'il avait de la part de quelques membres du ministère pour que son nom n'apparaisse nulle part au cours de ses recherches, et il ne savait pas s'il lui en restait suffisamment pour que son nom ne soit pas mentionné si jamais il essayait de faire appel pour un jugement. Salazar savait que si l'implication de Nicholas dans l'affaire devenait publique, beaucoup de questions allaient être posées. Il dit donc à son ami de ne pas plus s'impliquer pour le moment, et lui assura qu'il allait essayer de trouver un autre plan.

Malgré tout, Nicholas et Perenelle étaient ravis d'avoir de nouveau la pierre en leur possession, surtout lorsqu'ils surent que Salazar l'avait remplacée par une réplique. L'alchimiste se demanda combien de temps allait mettre Albus avant de découvrir la supercherie, et il proposa même d'aller rendre une petite visite au château pour être 'tenu au courant' quant à la sécurité de sa pierre.

Salazar n'avait pu empêcher un sourire machiavélique d'apparaitre sur son visage.


Les vacances avaient débuté depuis quelques jours et Salazar venait de se décider à agir. Il voulait voir comment Voldemort allait réagir face à certaines informations, et l'immortel savait que sa seule chance de mettre son plan à exécution était dans la Grande Salle au petit déjeuner. Il savait que ce qu'il allait faire soulèverait beaucoup de questions, et il allait devoir choisir avec prudence ses réponses par rapport à ses 'connaissances' de la situation. Mis à part les professeurs et les Weasley, il n'y avait plus personne au château, réduisant le risque que cette information tombe dans l'oreille de personnes trop indiscrètes. Les Weasley étaient une famille 'respectée', et Salazar savait qu'ils ne feraient jamais rien de ces informations. Et puis, il s'agissait également là d'une manière amusante de mettre une fois de plus Albus hors de lui.

Les Weasley étaient restés au château pour les vacances car leurs parents avaient décidé de partir en Roumanie pour rendre visite à leur fils Charlie qui y travaillait avec des dragons. Ron avait accusé les jumeaux d'avoir ruiné Noël et avait placé la faute de ce changement de dernière minute sur leurs épaules. Heureusement, Percy n'était pas de cet avis, et il l'avait fait remarquer à Ron, ce qui rendit le plus jeune encore plus en colère, et le rouquin était de très mauvaise humeur depuis le début des vacances.

Ca matin-là, Salazar entra dans la Grande Salle un ancien et épais ouvrage à la reliure de cuir entre les mains, le posa sur la table et commença à le lire. Il patienta ensuite une vingtaine de minutes avant de mettre son plan à exécution.

« - Et bien ! C'est la chose la plus stupide que quelqu'un pourrait bien faire ! » S'exclama-t-il fortement, le choc clairement perceptible dans sa voix, depuis la table de Serpentard, espérant que Severus saisirait la perche.

Ce qu'il fit.

« - Qu'est-ce que vous racontez encore là, Potter ? » tonna-t-il depuis la table des professeurs.

Salazar le regarda avec un air innocent :

« - Les Horcruxes. » dit-il simplement, et l'entièreté de ladite table sembla se transformer en pierre alors que tous les adultes stoppaient leur discussion pour le regarder.

« - Il est écrit ici que pour pouvoir en fabriquer un, il faut assassiner quelqu'un d'autre, et que ça se fait seulement à un terrible prix. C'est juste… Stupide.

-Harry, dis-moi, qu'es-tu en train de lire ? » demanda Albus, paniqué. Ce à quoi Salazar répondit nonchalamment :

« - Oh, un journal que j'ai trouvé dans la salle commune. Je suis tombé dessus lorsque j'essayais de faire dire aux statues 'Joyeux Noël'. Le Baron Sanglant m'avait appris à faire apparaitre quelques décorations de Noël pour illuminer la pièce, donc j'ai pensé que je pouvais décorer la salle pour l'occasion. J'ai demandé à une des statues d'ouvrir la bouche pour pouvoir y placer quelques feuilles de houx et des baies, et j'ai trouvé ce livre, avec d'autres choses. » dit-il en soulevant le dit objet, « - Il semblerait qu'il appartenait à Salazar Serpentard, et que celui-ci cherchait un moyen de vivre pour l'éternité. Il a brièvement pensé à utiliser des Horcruxes avant d'oublier cette idée lorsqu'il apprit ce qui allait lui arriver s'il le faisait.

-Et qu'est-ce qui aurait bien pu se passer ? » demanda Minerva avant qu'Albus ne puisse mettre un terme à la conversation.

« - D'après les notes qu'a laissé Serpentard, le but d'un Horcruxe est de sceller un morceau de son âme dans un objet pour vivre à jamais, mais que pour y arriver, il faut tuer quelqu'un, comme je l'ai déjà dit. L'autre problème est que pour faire l'Horcruxe, il faut non-seulement perdre la moitié de son âme, mais aussi la moitié de son esprit, faisant que la personne créant un Horcruxe finit par perdre son habilité à faire preuve de logique, de raison, et d'avoir des pensées rationnelles. Il a complètement abandonné l'idée d'utiliser cette méthode lorsqu'il a fait la rencontre du créateur du principe d'Horcruxe, Herpo L'Infâme. Après avoir discuté avec le vieux sorcier grec, qui était toujours en vie après deux milliers d'années, Salazar a fini par trouver l'Horcruxe d'Herpo, l'a détruit avant de tuer le vieil homme pour mettre un terme à ses souffrances. Salazar a ajouté que... » Il fit une pause, plissant les yeux comme s'il essayait de déchiffrer le contenu du livre, « … plus quelqu'un fait d'Horcruxes, plus ce dernier devient fou. » continua-t-il en regardant Minerva.

« - Harry, te rends-tu compte que tu lis à propos de magie noire, n'est-ce pas ? » demanda gentiment Albus.

-Oui, monsieur, sachant que ça implique des rituels sombres consistant à tuer des gens. Ce n'est pas comme si j'allais fabriquer un Horcruxe. Je ne suis pas un idiot, et il s'avère que je préfère de loin conserver toute ma tête. » dit fermement Salazar en prenant une bouchée de sa tartine.

Le silence se fit dans la Grande Salle alors que tous les regards étaient posés sur lui. Quirrell était aussi pâle qu'un linge et semblait totalement perdu. Severus et Minerva essayaient, tant bien que mal, de ne pas rire, et Albus ne faisait que le regarder avec inquiétude. Salazar ricana intérieurement lorsqu'il vit le regard du directeur se poser brièvement sur le professeur de Défense.

« - Mais est-ce que ce livre ne contient que de la magie noire ? » demandant le professeur Chourave d'un ton soucieux après quelques minutes de silence.

« - Oh, non, madame, » répondit l'immortel avec un léger rire, « - Saviez-vous que Godric Gryffondor et Salazar Serpentard étaient considérés comme les tout premiers farceurs de Poudlard ? Du moins, c'est comme ça que Rowena Serdaigle les appelait.

-Sérieux ! » crièrent les jumeaux en choeur depuis la table des Gryffondors. Ils sautèrent sur leurs pieds, se dirigèrent dans sa direction avant de s'assoir de part et d'autre de lui.

Salazar acquiesça en rigolant :

« - Ouais, par exemple ici... » dit-il en s'arrêtant à une page se trouvant vers le milieu du livre, « - … Il est marqué qu'une fois Salazar a demandé à tous les serpents se trouvant sur le terrain de Poudlard de suivre Godric pendant une semaine entière. L'autre fondateur ne pouvait rien faire sans prendre le risque d'en écraser un. Il ne pouvait ni dormir, ni manger ou encore enseigner tellement il y avait de serpents autour de lui. Et dire que Godric lui a rendu la monnaie de sa pièce serait un euphémisme.

-C'est-à-dire ?» demandèrent les deux Weasley immédiatement.

« - Il semblerait que Godric ait changé une pierre en lion, et que ce dernier ait transporté Salazar dans sa bouche pendant trois jours consécutifs. Il les avait ensorcelés de sorte que peu importe ce qu'essayait de faire Serpentard, il ne pouvait pas s'en débarrasser. Le temps que Rowena trouve une solution au problème, Salazar était recouvert de bave de lion de la tête aux pieds. »

Tout le monde explosa de rire à l'image mentale que cette histoire leur donnait, et on pouvait encore entendre des ricanements ici et là plusieurs minutes après.

« - A t'entendre, on pourrait croire qu'ils étaient amis, » dit Percy avec confusion, « - J'ai toujours cru qu'ils se haïssaient plus que tout.

-Pas selon ce qu'il y a de marqué dans ce journal, » dit Salazar avec un haussement d'épaule, « - Ils étaient meilleurs amis et ont combattus ensemble contre les moldus qui essayaient de tuer les sorciers et sorcières de cette époque. Si une bataille explosait quelque part, Godric et Salazar étaient toujours de ceux qui défendaient les êtres magiques. Il y a même écrit l'histoire du jour où Godric a décapité la tête d'un moldu qui avait tué son enfant sang-mêlé. Et même une autre où Salazar a tué la mère d'un né moldu qui avait essayé de noyer son fils dans une rivière, seulement parce que ce dernier était un sorcier. L'enfant n'avait que trois ans, et Serpentard l'amena même à Poudlard pour prendre soin de lui.

-Ah bon ? » dit Percy d'un ton quelque peu choqué, « - Mais je croyais que Serpentard détestait les nés moldus.

-Vrai, mais une fois qu'ils arrivèrent au château pour commencer leur scolarité, Serpentard su qu'il devait les protéger du monde extérieur, » dit Salazar en faisant un geste vers le livre, « - Il détestait juste les moldus plus qu'il ne détestait les nés moldus parce qu'ils essayaient de tuer les sorciers et sorcières.

-Et cette histoire est totalement vraie. Il m'a élevé comme son fils, » dit le Baron en apparaissant dans la Grande Salle, « - Et je lui en serais à jamais reconnaissant. Salazar fut même celui qui proposa que tous les nés moldus restent au château durant toutes les vacances scolaires pour les protéger de leurs familles moldues. Les autres, évidemment, furent immédiatement d'accord avec cette idée. Ce fut après ce jour où j'ai failli mourir noyé que Salazar a réalisé que les nés moldus devaient être tout autant protégés, si ce n'est plus, que les sang-mêlés ou les sang-purs. Il a fini, ce jour-là, par comprendre que ce que disaient Godric, Helga et Rowena à propos des nés moldus était vrai.

-Vous êtes un né moldu ?! » s'exclama Minerva avec surprise.

« -Oui, je le suis. Et je suis le seul né moldu ayant été placé à Serpentard. Il a tué ma mère et m'a pris sous son aile. J'avais trois ans, après tout, et bien que je ne sache alors rien de la magie, j'allais mourir à cause d'elle. Qu'auriez-vous fait ? Vous m'auriez laissé mourir ?

-J'aurais essayé de parler à votre mère, » dit fièrement Albus

« - Alors vous seriez aussi mort, » répondit platement le Baron, « - Les moldus d'aujourd'hui ne sont plus une menace, mais ceux de l'époque où j'ai vécu, eux, étaient à craindre. Ils vous aurez tué simplement parce que vous pouvez faire de la magie. Vous ne pouvez pas comprendre comment était notre vie à cette époque, professeur. Le monde a bien changé en mille ans, et vous ne pouvez pas appliquer les morales d'aujourd'hui à ce qui est aujourd'hui notre passé, et l'inverse n'est pas possible non plus, » continua le fantôme avant de se tourner vers Salazar et de lui sourire.

« - Je suis content que vous ayez retrouvé ce livre, monsieur Potter. Salazar a très certainement dut le laisser pour que ses descendants le trouve, mais je suppose qu'il est préférable qu'il soit tombé entre vos mains. Et que ceux qui essaieraient un jour de vous le voler soient averti qu'ils seront maudits la seconde même où leurs mains indignes en toucheraient la couverture. Mais partagez donc toutes les histoires que vous trouverez dans ce livre. Salazar mérite que la vérité sur sa nature soit rétablie, sachant que son image a bien trop longtemps été altérée par ceux qui le détestaient. Il ne fut jamais ce monstre assoiffé de sang que l'Histoire a retenu de lui.

-Je ferai de mon mieux, monsieur.

-Je n'en ai aucun doute. » dit le Baron avec un clin d'œil, « - Bien, maintenant, si vous voulez bien m'excuser, Peeves est au quatrième étage en train d'essayer de faire tomber une statue. » dit-il avant de flotter hors de la Grande Salle.

« - Qu'y a-t-il d'autre dans ce livre, Potter ? » demanda Severus d'un ton véritablement curieux.

« - Hé bien, cela fait déjà quelques jours que je le feuillette, et j'ai lu pas mal de sections. Il y a quelques sortilèges qu'il a inventés, et certains sont vraiment mauvais, mais la plupart sont sans dangers et il y même quelques sortilèges pour faire des blagues dans le but, je cite, 'de faire payer ce satané Gryffondor', » dit-il, et les jumeaux se mirent à rire, « - Il y a quelques recettes de potions qu'il a inventé, ainsi que la partie 'journal' que j'ai commencé à lire la nuit dernière, et je dois avouer que cela m'a fait manquer quelques heures de sommeil, » continua-t-il dans un rire, « - Il y avait même une potion avec le livre, » ajouta-t-il en sortant une fiole contenant un liquide vert, « Mais je n'ai aucune idée de ce à quoi elle sert. Alors, je suppose que vous devriez la prendre, monsieur. »

En disant cela, Salazar se leva avant de placer ladite potion devant Severus qui le regarda avec surprise.

« - Il n'y a rien d'inscrit sur le flacon, mais les moldus ont un concept qui s'appelle la Rétro-ingénierie. Ça veut dire étudier, voire décortiquer, quelque chose pour comprendre comment ça marche, vous pensez que c'est possible aussi avec une potion ?

-Ça l'est, » répondit simplement Severus.

« - Je suppose que vous pouvez essayer, alors. » dit Salazar en faisant un geste vers la fiole.

« - Severus, fais-moi savoir à quoi sert cette potion une fois que tu auras fini de l'étudier, » dit Albus d'une voix grave, avant de se tourner vers Salazar :

« -Merci, Harry, pour vous avoir donné cette potion.

-De rien, monsieur, » dit Salazar avec un hochement de tête, « - Je ne vais, après tout, pas m'amuser avec quelque chose qui pourrait me tuer.

« - Oh, mais c'est plus que certain ! » cria soudainement Ron depuis la table des Gryffondor, alors qu'il avait fait la tête depuis le début du petit-déjeuner, « - Après tout, Salazar n'était un vieil idiot mauvais, aigrit et sournois ! »

Salazar, alors qu'il retournait vers son propre siège, dut se retenir à la table de Serdaigle lorsque la douleur explosa dans sa cicatrice. La vague de peine qu'il ressentit avait été si violente qu'il en avait perdu l'équilibre, bien qu'il ait réussit à se maintenir plus ou moins droit.

« - Je doute fort que cela soit réellement le cas, » sermonna Percy, « - Il était peut-être un peu biaisé à propos de certains sujets, mais il a tout de même aidé à fonder l'école. Tu devrais lui montrer au moins un peu de respect, Ron.

-Pourquoi ? » cria le plus jeune, « - Il n'était qu'un vieux mage noir !

-De ce que j'en ai lu, oui, Salazar était un sorcier qui s'intéressait à la magie noire, si ce n'est un mage noir, mais tous les mages noirs ne s'équivalent pas. Si on se base sur les standards d'aujourd'hui, Serpentard n'était rien de plus qu'un chaton tout mignon comparé à disons… Voldemort. Salazar ne s'amusait pas à terroriser le pays en tuant la moitié de sa population ou à exterminer des lignées entières de sang-purs simplement parce qu'ils n'avaient pas les mêmes idéaux que lui. Il ne tuait des moldus que lorsqu'il y était obligé. Est-ce que cela fait de Godric Gryffondor un mage noir aussi ? Qu'en est-il de la douce Helga Poufsouffle ? Elle a tué des moldus également, tout comme Rowena Serdaigle. De ce que j'en ai lu, il était plutôt question de tuer ou être tué à cette époque. » dit Salazar en regardant Ron dont le visage était devenu rouge. Ce dernier ne cessa de lui lancer des regards noirs.

« - Est-ce que Salazar a déjà tué un sorcier ou une sorcière ? » demanda Percy.

« - Non, je ne pense pas, » répondit Salazar, « - Il est écrit que Salazar considérait tous les types de sang magiques comme extrêmement précieux. Il était peut-être en désaccord avec certains sang-mêlés ou sangs-purs, et peut-être qu'il n'aimait pas les nés moldus, mais après l'incident avec le Baron, il a fini par comprendre que les nés moldus étaient ceux les plus en danger, et surtout les enfants. Salazar aurait même préféré mourir plutôt que de tuer un enfant magique, peu importe leur statut.

-Et qu'en est-il des adultes nés moldus ? » demanda le professeur Chourave.

« - Je n'en sais rien, madame. Soit je ne suis pas allé assez loin dans ma lecture, soit il ne l'a pas indiqué dans ce livre. » admit Salazar

« - Je vois, » fut sa réponse, « - Et pourtant l'Histoire a retenu que les nés moldus furent à l'origine de son départ.

-Je ne pense pas que cela soit vrai, sachant qu'il a finis par les apprécier, mais je ne sais pas non plus ce qui a bien pu motiver son départ. Et comme je l'ai dit avant, soit ce n'est pas écrit ici, soit je ne suis pas allé encore suffisamment loin dans la lecture. » répondit-il, sachant parfaitement que l'information était bel et bien dans le journal. Il ne souhaitait tout simplement pas révéler cette information pour le moment. Sa quête pour l'immortalité était en effet mentionnée à plusieurs reprises, mais rien ne disait s'il avait réussi ou non.

Salazar jeta un regard aux jumeaux, qui feuilletaient le livre à la recherche des sortilèges de farces. Nora se trouvait entre les deux et semblait étudier Percy qui s'approchait doucement du livre pour essayer de le lire au-dessus des épaules de ses frères. Ron était toujours assis à la table de Gryffondor, l'air vraiment contrarié, jetant des regards noirs à ses frères. Quant aux professeurs : Minerva discutait à voix basse avec Poppy et le professeur Chourave, Severus étudiait la potion, Albus semblait perdu dans ses pensées, et Quirrell observait le livre avec une curiosité non dissimulée.

Salazar savait que Voldemort allait vouloir mettre la main sur le livre, et cela lui allait parfaitement, sauf pour les sorts les plus mauvais qui se trouvaient dans l'ouvrage. Il savait que son Héritier n'hésiterait pas à les utiliser contre d'autres personnes. Il n'espérait pas un miracle, mais il voulait faire savoir à Voldemort que sa quête d'immortalité par la création d'Horcruxes n'avait été que folie, et Salazar savait que l'autre ne les détruirait pas volontairement, sachant que pour annuler les effets du rituel, le créateur devrait également ressentir du regret et des remords, et il s'agissait bien de quelque chose que Voldemort ne risquait certainement pas de faire. Salazar n'aimait pas trop l'idée d'être celui qui allait tuer sa propre lignée, mais il s'agissait là d'un mal nécessaire. Voldemort était un malade mental, pour le dire gentiment, et il n'allait pas changer de sitôt.

« - Harry, puis-je t'emprunter ce livre ? » demanda soudainement Dumbledore, usant de sa meilleure voix de grand père.

Salazar savait qu'il s'agissait là d'un stratagème pour lui retirer le livre des mains, et à en juger par le regard que Quirrell donnait à Albus, il savait que Voldemort en était arrivé à la même conclusion.

Il se gratta l'arrière de la tête.

« - Je ne sais vraiment pas, monsieur. Vous avez entendu ce que le Baron a dit, et je n'ai pas envie que vous soyez maudit, » dit-il avec honnêteté, « - Je sais que les moldus peuvent copier les choses, alors n'existe-t-il pas un sort qui permette de faire la même chose ? Peut-être que si on copie simplement le livre, vous ne serez pas maudit. »

Albus fronça des sourcils, mais il remplaça rapidement cette grimace par un sourire.

« - Oui, Harry, il existe bien un sort qui permet de copier les livres, mais beaucoup d'entre eux possède un contre-sortilège qui empêche la duplication, surtout sur ceux de librairies ou de bibliothèque, comme celle de Poudlard. S'il y n'y en avait pas, alors la copie de ces ouvrages serait considérée comme du vol.

-Je comprends, mais s'il n'y a pas de sort spécial sur ce livre, est-ce que l'on peut aussi faire une copie pour le professeur Rogue ?

-Potter ? » demanda Severus avec surprise.

« - Hé bien, vu que vous êtes le directeur de Serpentard, cela me semble logique que vous en ayez aussi une copie, » dit Salazar avec un haussement d'épaule, « - De plus, il y a dedans des potions que Serpentard a inventé, et sachant que vous êtes un Maitre de Potion, je suppose que cela ne lui poserait aucun problème que vous ayez accès à ces recettes également.

-Peut-être que vous n'êtes pas aussi bête que vous en avez l'air, Potter, » finit par admettre Severus à contrecœur, alors qu'il se levait de son siège pour se diriger vers Salazar.

Ils observèrent tous Severus faire deux copies avant d'en donner une à Albus et de glisser l'autre dans ses robes. Les jumeaux, de leur côté, sourirent à l'austère professeur de potion alors qu'il se rasseyait à sa table.

« - Professeur Rogue, pourriez-vous nous donner une copie de la partie réservée aux sorts, s'il vous plait ? » demanda Fred avec un sourire, « - Nous ne nous intéressons vraiment pas aux sortilèges les plus sombres…

-… Mais les sortilèges de farce seraient…

-Non, Weasley » coupa sèchement Rogue, « - Jamais de la vie.

-Murmureur, tu donneras une copie des sortilèges aux Minions, n'est-ce pas ? » demanda Nora

« - Oh ! Elle a dit Minions ! » dit George en regardant Nora, avant de lever les yeux sur Salazar qui hocha de la tête

« - Oui, Nora, je leur donnerais une copie des sorts. Je ne vois aucun mal à faire cela. » répondit Salazar avec un rire

« - Hey, Nora, quel nom tu donnerais à Percy ? » demanda Fred

« - Je ne sais pas Minion. J'ai essayé d'en trouver un toute la matinée.

-Elle ne sait pas. » traduisit Salazar avant de replonger son nez dans le livre.

« - Un nom ? » demanda Percy avec curiosité, et George rigola,

« - Nora n'appelle personne par leur vrai prénom. Nous sommes les Minions, Ron est Carotte, Maman est Banshie…

-Quoi ?! » cria Ron, « - Cet idiot de serpent a tout intérêt à nous appeler, maman et moi, par nos vrais prénoms !

-C'est juste un animal de compagnie, Ron, » dit Percy, « - Elle ne…

-Je ne suis pas un animal de compagnie ! » siffla fortement Nora.

« - Ne l'appelle pas comme ça. Elle prend une grande offense d'une telle appellation. En fait, je suis son animal de compagnie.

-Oh, euh… Je suis désolé, Nora. Je ne savais pas. » dit maladroitement Percy

« - Mais maintenant que tu le sais, je ne veux plus jamais t'entendre m'appeler comme ça. » dit-elle d'un ton boudeur, et Salazar répéta ses paroles.

« - Comment peux-tu t'excuser à un serpent ?! » hurla Ron en se dirigeant d'un pas rageur vers la table de Serpentard, « - Elle m'a mordu, je te rappelle !

-Seulement parce que tu as agi comme un imbécile. » souleva Fred

« - Non, pas du tout ! Et vous savez quoi ? C'est à cause de vous deux que maman et papa sont partis en Roumanie ! » cria le plus jeune des Weasley, « - Ils sont partis juste parce que vous aimez trainer avec une saleté de Serpentard manipulateur et que vous voulez apprendre à parler aux serpents ! Vous allez finir par devenir des mages noirs, tout comme lui ! VOUS AVEZ GACHÉ NOTRE NOËL! » s'énerva Ron, tirant sa baguette pour envoyer un maléfice sur l'un des jumeaux.

Salazar secoua la tête avant de commencer à rire face à la réaction de Ron, son amusement se transforma en horreur en l'espace d'une seconde. Ron avait lancé un maléfice de danse Endiablée dans la direction de George, mais ce dernier esquiva le sort en se plaçant hors de sa ligne de mire. Malheureusement, Nora se trouvait juste derrière et pris le sortilège de plein fouet. Elle siffla et se tordit de douleur, sachant qu'elle n'avait pas de pieds, et Salazar ne pouvait que l'observer avec choc, une horreur non dissimulée dessinée sur ses traits.

Puis il revint à ses sens.

« - NORA ! » cria-t-il, alors que Percy annulait rapidement le sortilège qu'il y avait sur elle.

Fred et George commencèrent à crier sur Ron, et Salazar se dépêcha aux côtés de son amie. Elle se tenait sur la table, immobile, et respirait à peine. Le Professeur Gobe-Planche, enseignante pour les cours de Soins aux créatures magiques, se trouvait déjà à leur niveau, et elle poussa doucement Salazar pour pouvoir examiner Nora. Poppy, qui avait également sauté de son tabouret, suivie de Minerva et d'Albus, se dirigea également dans leur direction.

Salazar ne pouvait qu'observer avec horreur. Il y avait des centaines de chose qu'il pouvait faire, mais en user que d'une seule, et sa couverture serait ruinée. Il était déchiré sur la démarche à suivre, et il savait qu'il ne pouvait pas réfléchir trop longtemps.

« - Elle est en train de partir, » dit Gobe-Planche en secouant la tête, « - Sa colonne a été brisée à plusieurs endroits. Je l'ai soigné, mais j-je ne vois vraiment pas ce que je peux faire de plus pour elle, monsieur Potter. J-Je suis vraiment désolé. »

Ce n'était pas ce que Salazar voulait entendre.

« - Elle ne va pas mourir ! Elle n'a pas le droit ! » cria-t-il, invoquant silencieusement et sans user de sa baguette le Choixpeau.

« - Accroche-toi, Nora ! Je t'en prie, tiens bon ! » continua-t-il alors que des larmes roulaient sur ses joues.

Il n'en avait rien à faire s'il sanglotait. Nora avait été son unique confidente, celle à qui il disait tout. Toutes ses peurs et ses inquiétudes, et ses plans. Ce qui marcherait, ce qui louperait à coup sûr, et comment il devrait faire agir à propos de certaines choses. Il ne s'agissait ni de Severus, ni de Minerva, ni de Poppy. Nora était la seule et unique personne qui savait absolument tout, et à qui il confiait tout.

« - S'il te plait, ne me laisse pas… » dit-il entre deux sanglots, alors qu'il caressait doucement sa tête. Il pouvait également dire qu'elle était en train de mourir, et rapidement qui plus est. Soudainement, le Choixpeau était là, et il atterrit sur sa tête.

Aide-moi, Choixpeau ! J'ai besoin de l'épée de Godric, s'il te plait, hâte-toi ! pensa-t-il avec panique.

Le chapeau sauta de sur sa tête, et Salazar put entendre l'épée alors qu'elle sortait du trou. Il l'attrapa en plein vol et lança un regard noir à Ron alors que le chapeau reprenait sa place sur sa tête.

« - Devrais-je l'empaler avec ? » cria Salazar avant de se tourner en direction de la table des professeurs à la place.

Oh, très fin de ta part, dit le Choixpeau en rigolant à moitié, Mais tu devrais te dépêcher, et ne tue pas ce garçon, Salazar. Cela ne ferait du bien à personne.

Salazar savait que le chapeau avait raison, mais il avait des envies de meurtre en cet instant. Malgré tout, il se dépêcha en direction de la plus large pierre se trouvant sur le sol. Il s'agissait de celle sur laquelle le tabouret se trouvait tous les ans. Et pendant plus de dix siècles, les premières années étaient réparties dans les Maisons en se tenant sur cette pierre en particulier, assis sur le tabouret qui y avait était placé tant de fois qu'avec le temps, les pieds de celui-ci avaient laissés quatre cercles parfaits incrustés dans le sol.

Salazar, cependant, connaissait le véritable secret de cette pierre. Saisissant l'épée de Godric à deux mains, il l'enfonça directement au milieu de la roche, parfaitement au centre des quatre cercles laissé par le tabouret, et tourna l'épée dans le sens des aiguilles d'une montre pour faire apparaitre un petit 'H'. Les autres personnes dans la pièce le regardèrent avec choc alors qu'il sautait en arrière pour éviter de tomber lorsque la roche commença à s'élever du sol, l'épée de Godric brillant à son sommet.

« - Accroche-toi, Nora ! S'il te plait, encore un peu ! » cria-t-il encore en jetant un coup d'œil au-dessus de son épaule. Poppy agitait sa baguette tout autour de Nora, mais l'inquiétude était parfaitement lisible sur son visage.

« - Peu importe ce que vous êtes en train de faire, monsieur Potter, faite que ce soit rapide. » dit-elle en retour dans sa direction.

Salazar pris une profonde inspiration avant de se retourner vers la roche qui continuait de s'élever au-dessus du sol, révélant un pilier en or se cachant sous celle-ci. De nouvelles larmes roulèrent sur le visage de Salazar alors qu'il sentait la vieille magie de ses amis rouler hors du pilier comme des vagues, mais il repoussa le sentiment alors qu'il se concentrait sur sa cible.

La coupe d'Helga.

Il s'en saisit rapidement, et d'un œil expert, repéra la potion qui se cachait juste en dessous pour s'en saisir. Il ignora le reste des objets se trouvant sur le pilier et versa le contenu de la fiole qu'Helga avait concocté il y a si longtemps directement dans la coupe, avant de se précipiter vers Nora.

« - Nora, s'il te plait, s'il te plait, bois. » murmura-t-il en regardant sa forme immobile, « - Je t'en prie, tire simplement la langue. Tu le dois, je t'en prie, » continua-t-il avec un sanglot, « - Bois… »

Nora réussi faiblement à tirer le bout de sa langue hors de sa bouche, et Salazar plaça gentiment sa tête dans la coupe, de sorte que Nora puisse avoir un peu de potion sur le bout de sa langue.

« - Essaye d'avaler, ma chère, s'il te plait, essaye d'avaler. » supplia l'immortel, et le serpent réussit à faire ce qui lui fut demandé.

Lorsque Salazar la vit briller d'une légère lumière bleutée, il sut qu'elle avait réussi. Il s'écoula quelques instants dans un silence tendu avant qu'il ne l'entende siffler doucement.

« - Murmureur ? Que s'est-il passé?

-Pas maintenant, ma chère, » répondit-il en essayant de récupérer le souffle qu'il retenait depuis longtemps,

« - Juste, repose-toi.

-Elle est en train de guérir, » dit Poppy, incrédule. « - Qu'avez-vous fait ?

-Il a fait exactement ce que je lui ai dit de faire, » répondit le Choixpeau depuis sa place sur la tête de Salazar, avant de sauter et d'atterrir sur la table,

« - Votre petite amie va bien à présent, monsieur Potter. Helga Poufsouffle était une excellente soigneuse, et sa coupe multiplie par cinq l'efficacité de n'importe quelle potion de soin qui est versée à l'intérieur. Tout ce dont elle a besoin, à présent, est de beaucoup de repos et d'attention. »

Salazar savait déjà tout cela, évidement, mais il fut reconnaissant envers le Choixpeau et sa capacité à trouver une excuse aussi rapidement.

« - Merci, » réussi-t-il à dire à travers sa gorge serrée par l'émotion.

« - De rien, mais à présent, tu dois tout remettre dans le pilier. »

Salazar acquiesça, et se tourna vers le réceptacle, l'observant pendant quelques instants, et un petit sourire mélancolique apparut sur son visage.

Le diadème de Rowena se trouvait tout en haut du pilier, juste à côté du trou à présent vide dans lequel se trouvait la coupe d'Helga. En dessous se trouvait la propre épée de Serdaigle, faite de bronze avec des saphirs incrustés dans le manche de l'arme, son nom délicatement gravé sur la lame. Et juste en dessous de l'épée se trouvait des livres écrit de sa main, remplis de toutes ses connaissances.

Se tenant juste à côtés des biens de Rowena se trouvaient ceux de Salazar. Son médaillon était juste à côté de son diadème, et sous celui-ci était sa propre épée, faite d'une lame d'argent et d'émeraude, son nom également gravé sur celle-ci. Et juste en dessous était un carnet de note dans lequel se trouvaient ses propres recherches de Défense contre les Forces du Mal.

Ensuite se trouvait les biens d'Helga, avec le trou vide dans lequel était la coupe, et son épée perchée juste en dessous, avec une lame d'or où son nom était gravé. L'arme était également incrustée de pierres d'onyx. Dessous se trouvait quelques fioles de potions de soin qu'elle avait fabriqué, ainsi que des livres de potions et de cuisines remplis par ses recettes.

Et au-dessus, toujours enfoncé dans la pierre, était la clé pour déverrouiller le pilier. L'épée de Godric. Et se trouvant devant celle-ci étaient ses journaux remplis de ses pensées, idées, et réflexions de manière générale.

Salazar ferma les yeux, se rappelant avec précision le jour où tous les quatre s'étaient tenu en cet endroit, plaçant leurs biens à l'intérieur, versant leur magie dans le pilier pour donner à Poudlard une partie de sa conscience.

Ce jour avait été capital dans la construction de leur école.

« - Monsieur Potter ? » demanda Minerva en plaçant une main sur son épaule.

Salazar sortit brusquement de ses pensées et la regarda avec un sourire,

« - Désolé, Madame, c'est juste que je suis... En admiration.

-Je peux comprendre, » dit-elle doucement, « - Je n'avais aucune idée que tout cela se trouvait là. Le saviez-vous, Albus ?

-Non, Minerva, je ne le savais pas non plus. Choixpeau, pourquoi ne me l'as-tu jamais dit ?

-Parce que tu n'avais pas besoin de le savoir. Très peu de directeurs ou directrices ont eu connaissance de son existence. Ce pilier est le cœur même de Poudlard. J'en garde la clé, et je suis celui qui juge si quelqu'un est suffisamment digne de l'ouvrir.

-Et en quoi monsieur Potter en est-il digne ? » demanda Albus d'un ton légèrement amer, ce à quoi Salazar lui lança un regard noir.

« - Très certainement parce que mon amie était en train de mourir.

-Tout simplement parce que, » continua le Choixpeau, « - Je savais qu'il avait besoin d'aide, alors je suis venu.

-Je vois. » dit Albus avec une grimace, et Salazar replaça la coupe d'Helga ainsi que le reste de la potion à leur juste place.

Le Choixpeau sauta de la table de Serpentard, et tout le monde l'observèrent lorsqu'il se dirigea vers l'épée de Godric avant de lui tomber dessus. L'épée disparue dans le chapeau, et le pilier redescendit dans son lieu de repos. Minerva récupéra ensuite l'objet avec délicatesse pour le placer sur la table des professeurs.

« - Merci beaucoup pour votre aide, Choixpeau. » dit-elle, et le chapeau acquiesça en retour avant de sauter de la table pour voler hors de la pièce.

Salazar prit une profonde inspiration, se frotta les yeux avant de jeter un regard tout autour de la pièce. Fred était couché sur la table de Serpentard, près de Nora, et Poppy continuait d'agiter sa baguette autour de celle-ci. Minerva regardait Salazar avec inquiétude, Albus avait l'air ailleurs, Severus et Percy regardaient la pierre dans laquelle le pilier était caché avec choc, et Quirrell semblait vraiment énervé, bien que la raison échappait totalement à l'immortel. George, quant à lui, regardait Ron avec un œil noir, et le plus jeune observait Salazar avec un air totalement apeuré.

Et il avait raison.

Salazar regardait Ron avec colère, et face à l'intensité de son regard, il se demanda comment le jeune Weasley s'était débrouillé pour ne pas mourir sur place, puis Salazar jeta un regard à Nora avant de le reporter sur Ron.

Et ce fut à cet instant que sa colère éclata.


Ah. 'Prank' et 'Pranker(s)', tout aussi compliqué à traduire que 'ward' vu que leur équivalent en français ne sont pas aussi satisfaisants que les mots anglais (farce/blague et farceur/blagueur), j'espère tout de même que ça passe quand même !

Si jamais vous faite une comparaison entre cette traduction et l'originale, vous remarquerez que j'ai pris des libertés et ajouté beaucoup de broderie pour parfois dire des trucs simples ! xD C'est juste parce que ça sonne mieux ainsi !^^

Merci d'avoir pris le temps de lire! Et à bientôt pour le chapitre 15! :)