Bonjour à tous! Et bienvenu dans le chapitre 16 de cette traduction! J'espère qu'il vous plaira!

Un grand merci pour tout vos adorables retours, ils me font chaud au coeur!

Quelques formalités avant de vous laisser, rien ne m'appartient, l'univers et ses personnages sont à J.K Rowling et l'histoire en elle même est la propriété de preciousann! Je n'en suis que la traductrice, partageant les droits avec Aelyanne qui fait un superbe travail de relecture et de correction, permettant ainsi à cette traduction d'avoir la qualité qu'elle connait à présent!

Bonne lecture! o/


Salazar avait eu raison de supposer que les protections autour de la porte du couloir du troisième étage allaient tomber, car ce fut le cas le jour suivant Noël. Il avertit Fred et George de ne pas s'en approcher en leur expliquant pourquoi. Il s'avait que Percy n'irait pas là-bas et Ron avait été si calme dernièrement que Salazar commençait à se demander s'il n'avait pas fini par traumatiser le garçon au point qu'il en perde la parole.

Il avait également contacté James et lui avait parlé de la cape. Ce dernier confirma qu'il l'avait bien donnée à Dumbledore peu de temps avant qu'ils ne quittent le pays, et Salazar lui dit qu'il ferait en sorte de lui rendre la cape le plus tôt possible, ce pour quoi James fut reconnaissant. Il expliqua à l'immortel qu'il s'agissait-là d'un héritage familial et qu'elle était passée de père en fils depuis plusieurs dizaines de générations.

Nicholas lui envoya une lettre expliquant qu'il prévoyait de se rendre à Poudlard durant le mois pour 'demander des explications', et lorsque Salazar le sut, il réfléchit immédiatement à un plan. Il allait adorer donner à Albus la pire migraine de toute sa vie entre maintenant et le jour où l'alchimiste allait venir.


Salazar mit son plan en action juste avant le lever du soleil du jour où les élèves étaient supposés retourner de leur vacance de Noël. Il avait choisi ce jour car il savait que cela serait le pire moment possible pour Albus. Il avait prévenu Minerva, Poppy, Severus et les jumeaux, histoire de ne pas les faire paniquer, sans pour autant leur dire ce qu'il prévoyait.

Il se réveilla très tôt ce matin-là et dit à Nora qu'il était préférable qu'elle attende dans le dortoir, juste au cas où quelque chose tournait mal. Elle protesta avant de finalement accepter cet état des faits et de patienter. Il quitta la chambre et traversa le château via plusieurs raccourcis jusqu'à arriver devant la fameuse porte du couloir du troisième étage. Il secoua la tête avant de soupirer et déverrouilla la porte d'un simple mouvement de baguette.

Même si Salazar était invisible, le griffon (qui en cet instant avait l'air vraiment misérable et malade après tant de temps enfermé dans une pièce) leva la tête et renifla. Il se redressa sur ses pattes et regarda tout autour de lui avant de se recoucher dans un mouvement d'infini tristesse. Réalisant que la pauvre créature n'allait pas survivre très longtemps, Salazar sut que ce qu'il allait faire était pour le mieux.

« - Bombarda Maxima ! » cria-t-il.

Le griffon sursauta lorsque le sort entra en collision avec le mur. L'explosion créa un trou géant dans les pierres du château, faisant trembler la structure de celui-ci. L'air glacé de l'extérieur rentra en sifflant dans le couloir, et le griffon se tint simplement là, respirant pendant quelques instants l'air frais qui lui avait été si longtemps dénié.

« - Pars, » dit gentiment Salazar à la créature affaiblie, « - Pars, tu es libre à présent. »

Le griffon regarda dans la direction de la voix de Salazar, puis le couloir, avant de courir vers cette liberté inespérée. Il s'arrêta devant l'ouverture, battant des ailes pour tester leur force, avant de s'envoler par le trou et se diriger vers le soleil levant.

Salazar resta quelques instants devant l'ouverture, observant l'animal, avant de placer rapidement un morceau de parchemin sur la trappe, d'y jeter un rapide sortilège et repartir vers sa salle commune.


Albus et compagnie arrivèrent environ dix minutes plus tard et ils ne purent qu'observer la scène abasourdis. Hagrid arriva quelques instants plus tard complètement essoufflé dans le couloir, expliquant qu'il avait entendu l'explosion et qu'il avait vu le griffon s'envoler vers l'aurore.

Albus ne fit que contempler la destruction avec un air choqué avant de se recomposer rapidement.

« - Filius, veux-tu bien te rendre à la tour de Gryffondor pour rassurer les Weasley et leur expliquer que tout va bien ? Et, Pomona, peux-tu en faire de même dans les donjons avec Harry ? »

Les deux acquiescèrent et repartirent vers la porte, non sans jeter un regard en arrière pour mieux observer la scène. Pendant ce temps, Hagrid commença à pleurer à la suite de la perte de son 'compagnon'.

« - A-A-Albus, I-Il y a u-u t-t-trou géant dans l-le c-château.

-Qu'elle capacité d'observation vous avez là, Quirrell, » dit sarcastiquement Severus en roulant des yeux. Le regard meurtrier que le professeur de Défense lui envoya ne passa pas inaperçu aux yeux du Maitre de Potion, mais il préféra l'ignorer.

« - Il y a quelque chose d'accroché à la trappe, Albus, » dit Minerva en s'avançant. Elle attrapa la note et commença à la lire à voix haute.

A Qui Cela Concerne,

Encore une fois, ceux qui sont en charge de cette école m'étonnent. Pourquoi donc quelqu'un laisserait un griffon enfermé lorsqu'on sait que ces créature supportent mal la vie en intérieure ? La pauvre bête était à moitié morte quand je l'ai trouvée, alors j'ai pris les choses en main, comme je l'ai fait avec le Cerbère. J'ai placé un sortilège sur la trappe pour empêcher quiconque de l'ouvrir. Maintenant vous n'aurez plus besoin d'enfermer des bêtes dangereuses dans une école remplie D'ENFANTS ! Que Merlin nous protège de votre stupidité.

Cordialement,

Quelqu'un avec du Bon Sens.

Albus lança un regard noir a à la note que Minerva avait en main alors que cette dernière essayait de retenir le sourire qui menaçait d'apparaitre sur son visage. Les yeux de Severus dansaient d'un rire silencieux dans la pénombre, mais les traits de son visage étaient illisibles. Quirrell, lui, ne put s'empêcher de renifler d'amusement.

« - C'est la s-s-s-seconde f-fois que cette p-p-personne vous t-t-tourne en r-r-ridicule, A-Albus » dit-il avec un rire, et le directeur lui envoya un regard noir avant de se diriger vers la trappe.

Il remua sa baguette au-dessus du bois pendant une minute avant de froncer des sourcils.

« - Il n'y a aucun sort sur cette porte » dit-il en regardant les autres. Puis il fit un mouvement vers la trappe et saisit la poignée.

Une erreur, cela ne fait aucun doute.

Il couina comme une petite fille lorsque plusieurs petits éclairs s'échappèrent de la poignée. Le choc électrique l'envoya valser contre le mur.

« - Albus ! » cria Minerva en courant vers lui,

« - Je vais bien, je vais bien. » la rassura-t-il en se redressant sur ses pieds.

Quirrell n'essaya même pas de cacher son amusement face à cette situation, et Severus observa la trappe avec fascination.

« - C-C-Comme o-on d-dit, j-j-j-jamais d-deux s-sans t-trois, » dit le professeur entre deux rires, recevant un autre regard noir en réponse.

« - Professeur, si je puis me permettre, si une note provenant d'une source inconnue vous dit qu'elle a placé un sortilège sur un objet, peut-être est-il préférable de ne pas y toucher. » dit Severus d'un ton légèrement amusé.

« - Oui, merci Severus, » dit sèchement Albus, s'appuyant à moitié sur Minerva pour ne pas tomber.

« - Allez, Albus. Allons voir Poppy. Hagrid, peux-tu l'amener à l'infirmerie pendant que Severus, le professeur Quirrell et moi-même nous occupons de nettoyer tout ça ?

-B-Bien sûr, P-Professeur » dit Hagrid en se mouchant tout en regardant le ciel une nouvelle fois.

« - Oh, arrêtez donc de sangloter, Hagrid, » dit Severus, « - C'est peut-être pour le mieux

-Il commençait vraiment à être mal en point, » admit Hagrid avant de lancer un dernier coup d'œil vers le ciel, « - Peut-être sera-t-il plus heureux, maintenant.

-Oui, mais maintenant, amenez Albus à Poppy. » demanda Minerva d'un ton légèrement impatient.

Ils observèrent Hagrid guider un Albus chancelant hors du couloir avant que les trois professeurs ne commencent à réparer le trou dans le mur.


Poppy joua son rôle et garda Albus à l'infirmerie toute la journée durant, au plus grand agacement du directeur. Il essaya plusieurs fois de lui assurer qu'il allait parfaitement bien, ce qui était le cas, mais Poppy insistait pour le 'garder en observation' sachant qu'elle n'avait jamais entendu parler d'un sort capable d'électrocuter les gens auparavant.

Severus et Salazar regardèrent le souvenir de l'évènement dans la pensine du Maitre des Potions, et Salazar faillit s'étouffer de rire face au ridicule de la situation. Severus lui demanda alors de quel sort il s'agissait et Salazar lui expliqua qu'il s'agissait d'un charme de son invention. Les moldus lui en avaient donné l'idée lorsqu'ils avaient inventé l'électricité, et il n'avait plus qu'à apprendre les bases de celle-ci. Il ne pouvait pas utiliser sa magie pour alimenter en électricité des objets moldus, mais il pouvait donner un électrochoc. Totalement indétectable sans être mortel, à moins d'y être exposé à plusieurs reprises sur une très courte période de temps.

Le reste de la journée, Salazar la passa dans la bibliothèque, tout comme il l'avait fait le reste des vacances. Il y avait étudié des livres de droit, essayant de trouver un moyen pour sortir Sirius d'Azkaban, mais il n'avait pas été vraiment chanceux de ce côté-là.

James lui avait dit que l'information à propos de l'identité de leur Gardien du Secret se trouvait dans leurs testaments. Malheureusement, n'étant pas mort, il n'y avait aucun moyen de pouvoir en avoir l'accès, et les gobelins étaient les seuls à être au courant que les Potter avaient fait des testaments pour commencer. De plus, ils n'allaient très certainement pas briser leur protocole et relâcher les documents seulement parce que les personnes en question n'étaient pas mortes, même si les Potter le leur demandaient.

Salazar ne pouvait pas non plus le faire lui-même, sachant qu'il était considéré comme un 'mineur', et à moins que Nicholas ne décide de se rendre au Ministère avec des informations qu'il n'était pas supposé avoir pour demander un procès, ils étaient bloqués. Même s'ils avaient Pettigrow entre leurs mains. Cela poserait beaucoup trop de questions, et non seulement cela risquerait de faire sauter la couverture de Salazar, mais cela mettrait les Potter en grave danger également.

Et il s'agissait bien là de quelque chose qu'il voulait éviter à tout prix.

Et même si cela lui fut extrêmement douloureux, James demanda à Salazar de laisser tomber pour le moment. Ils savaient où Peter se trouvait, et tant qu'ils gardaient un œil sur lui, et qu'ils ne laissaient fuiter aucunes informations, il ne se douterait de rien, ni n'essayerait de s'enfuir. Cela le tuait à l'intérieur de savoir que son meilleur ami se trouvait actuellement dans la pire prison du monde, mais avec Voldemort si proche, il était plus sûr de ne rien tenter.

Et la seule chose que Salazar pouvait faire était d'être d'accord avec cette logique.


Poppy laissa finalement Albus sortir de l'infirmerie à l'instant où le train arriva à Pré-au-lard, et il dû alors courir jusqu'à ses quartiers pour pouvoir se 'rafraichir' avant d'accueillir les élèves et que le repas ne commence. Il avait passé la majorité de la journée partagé entre demander à Poppy de le laisser partir et de réfléchir à la situation actuelle.

Il devait trouver un moyen pour forcer une confrontation entre Harry et Voldemort pour la pierre, mais le garçon se montrait si peu coopérateur. Il n'avait clairement pas la curiosité de son père car pas une seule fois ne s'était-il approché du couloir du troisième étage depuis le début de l'année.

Ce garçon passe tout son temps libre à la bibliothèque ou dans sa salle commune à lire ! Il doit sortir et explorer le château ! pensa Albus en enfilant une de ses robes de sorcier après avoir retirée celle qu'il portait jusqu'alors, Il devrait être plus espiègle que cela, fourrer son nez là où il ne faut pas, comme son père avant lui. Il aurait dû être placé à Gryffondor !

Mais ce n'est pas le cas, dit une voix au fond de l'esprit d'Albus, Il est à Serpentard

Le directeur soupira en s'asseyant sur le bord de son lit. Il haïssait ce fait. Il haïssait l'idée qu'Harry soit à Serpentard. Il avait espéré que si le garçon devenait ami avec les jumeaux Weasley, alors un peu de leur caractère finirait par déteindre sur lui, mais clairement, ce n'était pas le cas. Il devait trouver un moyen pour s'occuper d'Harry, et le placer face à Voldemort. Il n'était pas inquiet à l'idée que le mage noir puisse mettre la main sur la pierre. Elle était en sécurité dans le miroir du Riséd, et Albus avait placé plusieurs puissants enchantements sur celui-ci.

Et il y avait aussi l'autre problème. Celui qui n'arrêtait pas de contrecarrer tous ses plans. Il devait trouver un moyen de connaitre l'identité de cette personne et l'arrêter. Comment Harry et Quirrell étaient-ils supposés se rendre dans les salles du sous-sol et se battre pour la pierre si la trappe électrocutait tous ceux qui essayerait de l'ouvrir ?

Albus n'en savait rien, mais il allait découvrir qui était cette personne avant de la faire disparaitre… S'il le fallait.


« - Harry ! Harry ! Harry !

-Neville ! Neville ! Neville ! » répondit Salazar avec un sourire taquin, lorsque le garçon plus qu'excité se rua dans sa direction.

Les autres élèves venaient d'arriver et le diner allait bientôt commencer. Hermione et Neville avaient décidé de venir le voir à la table de Serpentard alors que Blaise venait tout juste de s'assoir, et il sourit aux deux Gryffondors.

« - Ma Grand-mère m'a amené chez Ollivander le jour juste après Noël et j'ai enfin ma propre baguette ! J'ai pu l'essayer dans le magasin, et elle fonctionne à merveille. Elle fait trente trois centimètres de long et est faite de bois de cerisier avec un cœur en crin de licorne. Ma grand-mère a même fait apparaitre une allumette, j'ai été capable de la transformer en une aiguille sans aucun problème, et elle était tellement fière de moi ! » s'exclama-t-il dans un souffle alors que ses yeux brillaient de joie, « - Quand on était dans le train, Hermione, Blaise et moi avons passé en revue tous les sortilèges et métamorphoses qu'on a étudié jusqu'à maintenant, j'ai été capable d'en réussir la plupart sans soucis aussi !

-Il s'en sort vraiment bien, » confirma Blaise en souriant à Neville dont le sourire était si grand que Salazar eut peur que son visage reste bloqué dans cette position.

« - Je suis vraiment content pour toi, Neville, » dit Salazar avec un sourire sincère, « - Maintenant, tu devrais réussir tout tes devoirs sans aucuns problèmes.

-Ouaip, et j'espère que mes notes vont s'améliorer aussi vu que j'aurais moins de problèmes sur certains aspects, » sourit Neville, « - Et aussi, je voulais te rendre ta baguette, vu que je n'en ai plus besoin. J'ai dit à ma grand-mère tout ce que tu as fait pour moi et elle était vraiment surprise. Elle a dit que même si tu étais un Fourchelangue et à Serpentard, tu es quelqu'un de convenable à ses yeux. Elle m'a même dit que nos mères étaient meilleures amies à l'école, et elle est ravie d'apprendre que l'on soit amis également. » dit-il alors que ses joues rougissaient d'embarras lorsqu'il arriva à la dernière partie.

Salazar rigola,

« - Je ne savais pas que nos mères étaient amies, mais c'est toujours bien d'apprendre des choses comme ça. Je suis ravi d'avoir pu t'aider.

-Et pas qu'un peu, Harry, vraiment pas qu'un peu. Je ne te remercierais jamais assez. » dit Neville en lui tendant la baguette de houx et plume de phénix.

« - Broussaille, merci pour ton cadeau. » dit Nora alors qu'elle glissait hors de la manche de Salazar.

Elle portait toujours le chapeau ainsi que la chaussette, à la seule différence que Salazar avait changé les couleurs pour du vert et de l'argent à présent que Noël était fini. Nora aimait tant le costume qu'elle ne le quittait plus, et comme il faisait souvent froid dans le château, le fait qu'il lui tienne chaud était un plus.

« - Oh, Nora ! Regarde-toi ! Tu es vraiment mignonne ! » s'exclama Hermione alors que Neville et Blaise commençaient à rigoler.

« - J'ai dut abandonner mon chapeau, mais elle refuse de se séparer de son costume, alors je me suis permis de changer les couleurs. Et puis, cela lui tient chaud. »

Hermione leur fit un grand sourire,

« - Je suis contente que tu n'aies pas trouvé ça trop bizarre, mais je n'avais pas pensé au fait que ça pourrait lui tenir chaud, mais c'est vrai que les serpents n'aiment pas vraiment le froid.

-Non, on n'aime vraiment pas, » dit Nora en levant sa tête pour que Blaise puisse la caresser, « - Murmureur, dis-leur que les cours recommencent la semaine prochaine, sachant qu'on est déjà jeudi soir. Je leur laisse la journée de demain libre. »

Salazar rigola et répéta ce qu'elle venait de dire. Ce fut à ce moment que le diner allait débuter, alors les deux Gryffondors retournèrent à leur table après leur avoir dit au revoir.

Salazar mit sa baguette supplémentaire dans sa poche. Après avoir lu tout ce qu'il pouvait sur la fabrication des baguettes, il en était arrivé à la conclusion qu'Albus n'avait pas pu manipuler le choix de la baguette, ce qui avait surpris Salazar. La baguette choisit son sorcier, et rien ne pouvait changer ce fait. Il ne comprenait tout simplement pas pourquoi cette baguette en particulier l'avait choisie lui. C'était tout simplement déroutant.

« - Alors, Potter, est ce que l'on a apprécié son temps passé tout seul ? Sans parents, ni famille, ou n'importe qui qui s'en ferait réellement pour toi. Ça doit être un peu déprimant, n'est-ce pas ?

-Avorton demande à ce qu'on le morde » siffla Nora en lançant un regard noir au garçon.

« - Ce n'est rien. Laisse-le donc radoter un peu. » dit Salazar avant de se tourner vers Drago,

« - En réalité, Drago, j'ai passé d'excellentes vacances. J'ai lu beaucoup et appris de nombreux nouveaux sortilèges. »

Blaise compris immédiatement ce qu'il voulait dire par là et commença à rire.

« - Ca veut dire qu'il a aussi eu le temps de s'entrainer. Je paris que tu es même très doué pour les lancer, maintenant.

-Oui, c'est le cas, » répondit Salazar avec un hochement de tête, et les yeux de Drago s'écarquillèrent, « - J'ai appris le Maléfice du Chauve-Furie, le Maléfice Explose-Pus, le Maléfice Cuisant, le Maléfice Pousse-Queue et le Maléfice Inverse-Genoux, pour n'en citer que quelques un. » dit Salazar en regardant Blaise avec un sourire.

« - Tu vas devoir me les apprendre, Harry, » dit-il dans un rire, « - Ils ont l'air géniaux.

-Oh, mais ils le sont, et oui, je te les apprendrais.

-Tant que cela n'interfère pas avec mes cours. » dit Nora alors qu'elle glissait vers le bout de la table en s'enroulant sur elle-même.

« - Ne t'en fais pas pour ça. » la rassura Salazar,

« - Okay, alors j'ai compris 'cours'. » dit Blaise en regardant vers Salazar puis vers Nora, et l'immortel hocha de la tête en répétant les paroles du serpent.

« - Tu apprends vite, » commenta Salazar, « - Tout comme les autres.

-Est-ce que tu as donné des cours à Fred et George pendant les vacances ? »

Salazar secoua la tête,

« - Non, ils étaient plus interessés à l'idée de me bombarder avec des boules de neige. » dit-il avec un sourire, et Blaise rigola.

« - Ca me semble toujours aussi stupide de vouloir apprendre une langue que l'on ne peut pas parler, mais je suppose que cette idée vient de cette Sang-de-Bourbe, après tout. Au fait, ton serpent à l'air stupide habillé comme ça. » dit Drago avec un ricanement mauvais.

Salazar dut être rapide pour attraper Nora qui avait sauté de sur la table au-dessus de son assiette pour se ruer sur Drago.

« - Dis tout ce que tu veux à propos de moi, mais N'APPELLE PAS Broussaille par cet horrible nom ! » cria le serpent alors qu'elle se tordait et essayait de sortir de la prise de Salazar.

Elle se mit à siffler si fort, et tout se passant si vite, que Drago avait sauté en arrière hors de son siège. Son arrière train avait glissé du banc et il perdit l'équilibre. Il attrapa alors Crabbe, qui attrapa Goyle, qui attrapa son assiette (parmi toutes les choses qu'il aurait pu saisir) et tous tombèrent par terre avec un grand fracas. On put alors entendre le son d'un os qui se brise, et Salazar grimaça, alors que le trio se remettait doucement sur leurs pieds.

« - Madame Pomfresh ! Je pense que quelqu'un s'est brisé quelque chose ! » cria Blaise alors qu'il essayait de contenir son rire. Les autres Serpentards, au contraire, ne furent pas aussi soucieux que lui. Beaucoup explosèrent de rire et pointèrent du doigt.

« - Drago, je te l'ai déjà dit, fais attention à ce que tu dis. Tu aurais pu te faire mordre. »

Alors qu'ils se levaient enfin et commençaient à retirer la nourriture tachant leurs vêtements, Drago en profita pour lui envoyer un regard noir.

« - La ferme, Potter ! » cracha-t-il

« - Lequel d'entre vous a un os cassé ? » demanda Poppy alors qu'elle arrivait en trottant,

« - Oh, euh… Moi. » dit Crabbe en montrant son bras, grimaçant légèrement.

« - Suis-moi dans ce cas, » dit-elle en le guidant hors de la Grande Salle.

« - Que c'est-il encore passé, Potter ? » claqua Severus en arrivant derrière eux, « - Avez-vous encore causé des problèmes à quelqu'un ? »

Salazar ouvrit sa bouche pour parler, mais Drago le coupa,

« - Son stupide serpent a essayé de m'attaquer sans aucune raison ! » cria-t-il en pointant du doigt Nora qui continuait à siffler dans sa direction.

« - Il a appelé Hermione une Sang-de-Bourbe. » dit Salazar, résumant la chose.

Severus leur lança un regard dur à tous les deux avant d'attraper Drago par la robe et de le trainer loin de la table. Il exigea également que Goyle les suive, et les trois sortirent de la Grande Salle.

« - Quand mon père le saura, il fera en sorte que ton stupide serpent soit tué ! Tu verras Potter ! Tout est de ta faute ! »

Severus le poussa hors de la pièce, et Salazar secoua la tête en roulant des yeux.

« - Un jour, espérons-le, il apprendra à ne plus être mené par le bout du nez par son père. » dit-il en se rasseyant,

« - Pardon ? » demanda Blaise, l'air confus,

« - Une expression moldue » répondit-il avec un soupir avant d'expliquer, et Blaise rigola,

« - Drago accuse Hermione d'avoir eu l'idée des cours de Fourchelangue. Imagine sa tête lorsqu'il apprendra qu'il s'agit de deux pur-sang… !

-Considérant qu'il s'agit de Fred et George, il appellerait toujours cette idée de 'stupide' vu qu'ils sont deux 'traitres à leur sang'. » dit-il avec un soupir, « - Et c'est l'expression la plus stupide que j'ai jamais entendue.

-Ouaip » acquiesça Blaise, « - Mais si ça peut te rassurer, ma mère pense que c'est une bonne idée que j'apprenne. Elle pense aussi que le fait que l'on soit ami est quelque chose de super.

-C'est toujours bien d'avoir l'accord de ses parents, je suppose. » dit Salazar avec un rire,

« - Oh, je suis sûr que tu n'as pas l'accord de Madame Weasley, par contre » répondit Blaise avec un ricanement, ce à quoi Salazar ne put que sourire,

« - Et je ne crois pas que Fred et George en ait vraiment quelque chose à faire. »


« - Ton père t'as dit maintes et maintes fois de ne PAS te mettre Potter à dos ! Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans cette phrase ? » siffla Severus au blond,

Il l'avait trainé dans son bureau, et le professeur faisant à présent des allées-venues devant sa table de travail alors que Drago lui lançait un regard noir.

« - Je ne comprends pas pourquoi ! » répliqua Drago, « - Ils ne m'ont donné aucune raison !

- Ils en ont une, Drago, mais s'ils ne t'ont rien dis, alors ce n'est pas de mon devoir de t'expliquer cela. Je te suggère simplement de les écouter pour le moment. » répondit Severus calmement.

« - C'est à croire qu'ils pensent qu'il est le satané Seigneur des Ténèbres, ou je ne sais quoi…-

- Sois respectueux ! » cria Severus, sans pour autant préciser à qui le jeune garçon devait faire preuve de respect.

Drago lui lança un regard noir.

« - Potter n'a rien de spécial ! Oui, il est bon en classe, et alors ?! Je ne comprends pas pourquoi tout le monde marche sur des œufs quand il s'agit de lui ! La Maison tout entière a peur de lui, sauf Zabini, qui n'est qu'un idiot de toute manière ! Je n'ai pas peur de Potter ! Même vous ne l'aimez même pas, alors pourquoi le devrais-je ?

- J'ai mes raisons, Drago, » répondit Severus d'une voix froide, « - Et je suis un adulte. Toi, en revanche, devrais prendre en considération les avertissements de tes parents. Tu te rends compte que le directeur va me forcer à leur écrire une lettre ? » demanda-t-il, et Drago fronça des sourcils.

« - Je m'en moque. »

Severus soupira.

« - Un jour, Drago, tu regretteras de t'être mis Potter à dos, » dit-il simplement en secouant la tête. Il voulait tellement remettre les pendules à l'heure dans la tête du plus jeune tout en sachant qu'il ne le pouvait pas. « - Juste, écoute les avertissements de ton père, et attends-toi à recevoir une lettre de sa part avant la fin de la semaine.

- Bien ! » cria Drago, « - Allons-y, Goyle. »

Severus les observa quitter son bureau en piétinant, et il commença à se demander si le livre qu'Harry avait offert à Salazar ne contenait pas en réalité plus de vérités qu'il ne le pensait.


Les semaines suivantes passèrent en un clin d'œil aux yeux de Salazar alors que les neiges hivernales disparaissaient, laissant la place aux fleurs du printemps, et avant qu'il ne le réalise, Mars venait de débuter. Nicholas était à l'étranger pour s'occuper d'affaires importantes, et n'avait donc pas encore pu 'passer' pour avoir une discussion avec Dumbledore. De ce fait, la seule chose gardant Salazar distrait était la douleur toujours plus lancinante dans sa cicatrice. Il devait se rendre chez Poppy tous les matins pour prendre une potion, à présent.

Il savait que Voldemort était de plus en plus en colère car il n'avait toujours pas obtenu la pierre. Quirrell lui-même semblait plus pâle que d'habitude. L'immortel savait que le professeur était mourant, c'était inévitable. La possession était en train de lui aspirer son essence vitale, et s'il n'obtenait pas rapidement la pierre, Voldemort allait devoir laisser le corps décrépit de Quirrell derrière lui. Salazar ne se sentait pas désolé pour l'homme, en toute franchise, sachant que ce dernier avait été assez stupide pour laisser Voldemort prendre possession de lui. Il méritait de mourir.

Ce fut durant cette période que Dumbledore décida qu'il était grand temps que la retenue qu'ils avaient obtenue en début d'année ait lieu, lors du grand débat autour de la magie du sang. Salazar avait secrètement espéré que l'autre allait oublier, mais il semblait que la chance ne soit pas de son côté. Voilà pourquoi lui, et ses camarades de chambre, se retrouvaient à suivre Rusard vers la maison d'Hagrid au milieu de la nuit un samedi soir. Drago se plaignait comme à son habitude, mais lorsque le demi-géant leur annonça qu'ils se rendaient dans la forêt interdite, ils prirent tous peur.

« - Si ça s'appelle la Forêt Interdite, c'est qu'il y a une raison ! » cria Salazar.

« - Il doit y avoir des loups garous, là-dedans !

- Des vampires !

- Des serpents !

- Au moins, on a Potter pour leur parler, et Zabini arrive à les comprendre. » dit Nott en roulant des yeux en direction de Goyle, qui avait mentionné les reptiles.

« - Tu marques un point. » commenta Salazar.

« - Le professeur Dumbledore est celui qui a mis cette retenue en place, alors je ne veux entendre aucune contestation, compris ? » dit sévèrement Hagrid, « - Maintenant, restez tous prêt de moi et nous pourrons partir. »

Avec beaucoup de grognements et de plaintes, la plupart venant étrangement de Salazar, ils rentrèrent dans la forêt. Il décida que si Hagrid prenait les devant, alors il allait surveiller leurs arrières, au cas où une créature décidait de les prendre en chasse.

« - Nora, enroule toi autour de ma nuque, et sois aux aguets. Dis-moi si jamais tu remarques la chaleur corporelle de n'importe quoi de gros.

- Ouais, préviens-nous si tu vois quoique ce soit. » dit Blaise d'une voix tremblante alors qu'il se rapprochait petit à petit de Hagrid.

« - Je surveille nos alentours, Murmeureur. Ne t'inquiète pas, Zabby, je suis la seule autorisée à vous mordre, après tout. » taquina-t-elle.

« - Normalement, j'aurais ris, Nora, mais là, je ne peux vraiment pas. » répondit l'autre.

« - Qu'est-ce que tu viens de lui dire, Harry ? » demanda Hagrid avec curiosité, alors qu'ils avançaient toujours plus profondément dans la forêt.

« - Vu que c'est un serpent et qu'elle peut voir la chaleur corporelle de ce qui nous entoure, je lui ait dit de garder un œil ouvert, histoire de voir si elle repère quelque chose de gros.

- Oh, bien. Bonne initiative, » répondit-il, « - J'ai Crockdur avec moi, et il est capable de sentir n'importe quoi.

- Espérons qu'il pourra aussi manger ce qui nous attaquera. » dit Nora d'un ton sarcastique, causant un reniflement amusé de la part de Salazar et de Blaise.

Ils continuèrent à avancer toujours plus profondément dans la forêt. Les enfants tenaient fermement leur baguette entre leurs doigts, et les avait allumées pour faire plus de lumière, tandis qu'Hagrid brandissait sa lanterne devant lui, dévoilant le chemin qui s'offrait à eux. Ils faisaient le plus de bruit possible pour effrayer les créatures peuplant les bois, se dépêchant lorsqu'ils entendaient des bruits qui provenaient de sous les feuilles les entourant. Et tout du long, on pouvait entendre Salazar marmonner à propos de 'satanés Gryffondors' dans sa barbe.

« - Murmureur, il y a un grand cheval directement à notre droite.

- Où sur la droite ? » cria presque Blaise, et tout le monde, sauf Crabbe, se tournèrent dans cette direction.

« - Crabbe, ça c'est ta gauche, et elle dit qu'il s'agissait d'un cheval. » dit Salazar avec un soupir.

« - Un centaure, » corrigea Hagrid, « - Ils doivent très certainement nous suivre. Restez près de moi. »

Des centaures ? pensa Salazar, Depuis quand sont-ils autorisé à peupler les terres de Poudlard ? Il haussa des épaules et ignora cette pensée tout en continuant d'avancer. Soudainement, Hagrid s'arrêta à côté d'un buisson, et tous lui rentrèrent dans le dos.

« - On se rapproche, » dit-il, levant ses doigts pour leur montrer la substance argentée qui les recouvrait, « - C'est du sang de licorne, et c'est elle que nous cherchons. Elle a certainement dut être salement amochée, et il faut que l'on se divise. La moitié vient avec moi, les autres, vous allez avec Harry. Je dis ça parce que je sais que tu es sacrément doué pour un petit de onze ans. Exactement comme ta mère. » dit-il dans un sourire.

Salazar sourit en retour, mais il n'aimait vraiment pas l'idée de devoir se séparer.

« - Tu es vraiment sûr que c'est une bonne idée, Hagrid ?

- Je le suis, » murmura-t-il, « - Et nous devons trouver cette licorne. »

Salazar soupira.

« - D'accord. Bon, qui vient avec moi ? » Sans surprise, personne ne bougea.

« - Dans ce cas, je m'occupe de diviser les équipes moi-même, » dit Hagrid, « - Zabini et Crabbe, allez avec Harry, et le reste me suit. »

Ils soupirèrent avant d'obtempérer. Salazar commença à marmonner à nouveau, alors que Blaise tournait sa tête dans toutes les directions si rapidement que le plus âgés eut peur qu'il finisse par attraper un torticolis. Crabbe, de son côté, semblait trébucher sur toute les racines qui se trouvaient sur son chemin.

« - Il y a encore plus de chevaux, Murmureur. » dit Nora nerveusement

« - Où se trouvent-ils ?

- Tout autour de nous. »

Blaise laissa s'échapper un petit cri, mais Salazar lui fit signe de rester silencieux,

« - Restez près de moi.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Crabbe

« - Il y a des centaures tout autour de nous.

- Oh, d'accord. »

Salazar leva les yeux au ciel et continua à marcher droit devant lui. Après quelques minutes, ils arrivèrent à une petite clairière, et ce fut à cet instant que la douleur explosa dans la cicatrice de Salazar. Il poussa un cri de surprise en se tenant la tête, puis il leva le regard. Ce qu'il vit le rendit presque malade. Il y avait quelqu'un penché sur le cadavre d'une licorne, buvant son sang.

« - Courrez ! Allez chercher Hagrid ! » cira Salazar alors que la figure se redressait et commençait à avancer vers eux. Blaise et Crabbe hurlèrent à la mort avant de détaler, et Salazar envoya plusieurs détonations depuis sa baguette pour alerter le demi-géant du danger. La figure, que Salazar supposait grandement être Quirrell par la forte douleur qu'il ressentait en cet instant, chancela en arrière lorsque les détonations retentirent.

Puis Quirrell sortit sa propre baguette, et il tenta de frapper Salazar avec un 'stupéfix'.

Le duel qui suivit fut complètement chaotique. Des sorts de Stupéfixion volaient dans l'espace qui les séparait, avant que les sortilèges ne commencent à devenir plus violents. Quirrell commença à lui envoyer des Endoloris, et Salazar qui ne voulait vraiment pas être touché par l'un d'entre eux, commença par esquiver les coups. Il ne voulait riposter en usant d'un Impardonnable au cas où quelqu'un déciderait de vérifier sa baguette, mais il commença à user de quelques 'mauvaises malédictions' qu'il avait lu dans le livre qu'il avait 'trouvé' dans sa salle commune.

Il envoya un Maléfice Décapitant, un Effaceur de Jambe ainsi qu'un sortilège de Stupéfixion pour se donner bonne conscience, mais Quirrell réussit à tous les éviter ou à les bloquer d'une manière ou d'une autre. Salazar savait que l'autre ne reconnaitrait pas les deux premiers sorts, sachant qu'il ne connaissait que le dernier, mais il semblait que 'homme possédé en avait eut assez, aussi, ce dernier commença à lui envoyer des sortilèges de Mort.

Salazar fut tenté de ne pas bouger et de les laisser le frapper, mais il supposa que trop de questions se poseraient alors il oublia l'idée. De plus, il ne voulait que Voldemort découvre ce secret-là pour le moment.

Il courut s'abriter derrière un arbre et utilisa un sortilège de Désillusion sur lui-même. Il essaya de rester le plus discret possible, sachant qu'il respirait laborieusement.

Quelques minutes s'écoulèrent, et il pouvait entendre Quirrell en train de le chercher, avant d'entendre un cri, puis le son d'une flèche décochée frappant l'arbre derrière lequel il se cachait. Il entendit Hagrid hurler quelque chose, puis il vit Quirrell fuir comme si sa vie en dépendait alors que toujours plus de flèches le suivaient.

Finalement, la calme revint, et il sortit avec précaution sa tête de derrière l'arbre. Il vit qu'Hagrid se tenait au milieu de la clairière, les enfants tous rassemblés autour de lui.

« - Harry ? T'es là ? Tout va bien, dis quelque chose, s'il te plait ! C'est moi ! » appela le géant avec panique, regardant tout autour de lui.

Salazar retira rapidement le sortilège qu'il avait lancé sur lui-même avant de sortir de sa cachette.

« - Je suis là, et je vais bien, même si je suis un peu secoué.

- En es-tu sûr ? J'ai vu beaucoup de flashs de lumières vertes et rouges !

- Oui, monsieur. Je pense qu'il s'agissait de sort de Stupéfixion et de Mort. Savez-vous qui était cet homme ?

- Je ne sais pas, Harry, mais nous ferions mieux de retourner au château. Je dois parler à Dumbledore de toute cette histoire. » dit Hagrid gravement, alors que son regard se posait sur la licorne morte.

A la mention du directeur, Salazar eut soudainement le besoin de faire exploser quelque chose.


« - Par ici, monsieur Potter. » dit Poppy en pointant un des lits vides de l'infirmerie, « - Je vais devoir vous faire un examen complet. »

Salazar était tant en colère qu'il n'essaya même pas de protester. Elle s'était déjà occupée des autres enfants et avait jugé qu'ils allaient bien avant de les renvoyer à leur dortoir. Il ne restait plus qu'elle et Salazar pour le moment, et il savait qu'elle avait beaucoup de questions, mais très honnêtement, il n'avait pas envie d'y répondre. Il était fatigué, endoloris, avait des coupures et des bleues un peu partout sur son visage et ses bras après avoir esquivés les maléfices que Quirrell lui avait envoyés. Il était également recouvert de poussière et des morceaux de feuilles et de branches étaient bloqués dans ses cheveux. Il allait sans dire qu'il ne ressemblait plus à rien.

Lors de leur marche pour retourner au château, il avait pris le temps de réfléchir. Il n'était pas un expert lorsqu'il s'agissait de licorne, mais il savait que leur sang pouvait empêcher quelqu'un de mourir lorsqu'il se trouvait aux portes de la mort. Cela indiquait donc à l'immortel que Voldemort était de plus en plus désespéré, car même Salazar savait que tuer une licorne et boire son sang était un tabou absolu vu que cela condamnait le buveur à une vie maudite.

La curiosité de Poppy finit par être plus forte qu'elle, et elle murmura :

« - Que s'est-il passé ? »

Salazar soupira simplement en secouant la tête, avant de répondre simplement :

« - Voldemort. »

Ses yeux devinrent ronds comme des Galions, et elle allait poser une autre question lorsque les portes de l'infirmerie s'ouvrirent, l'interrompant.

Albus arriva, suivit de Minerva et Severus qui ne cessaient de lui lancer des regards noirs dans son dos. Quirrell ne devait pas encore être revenu de la forêt vu qu'il n'était pas présent.

Albus, toujours avec son sourire de grand-père, regarda le 'garçon' couché dans le lit avec son regard pétillant.

« - Harry, qu'est-il arrivé ? Hagrid nous a dit que tu avais été attaqué par un sorcier inconnu. » dit-il calmement.

HA ! Un sorcier inconnu, mon oeil ! Tu sais exactement de qui il s'agit ! pensa Salazar en fusillant du regard le directeur.

« - Harry ? » demanda Albus en l'observant par dessus ses lunettes, « - Pourrais-tu nous expliquer ce qui s'est passé ? »

Le regard de Salazar se fit encore plus noir, mais une idée le frappa soudain, et il commença à sourire.

« - Oui, monsieur, je vais vous dire ce qui s'est passé. » dit-il avec un très grand sourire.

« - Vous voyez, mes camarades de chambre et moi étions dehors pour exécuter une punition que vous nous avez donné. Notre équipe était composée de six enfants avec presque trop peu de connaissance magique pour pouvoir se défendre correctement et d'un garde-chasse qui, pour des raisons qui m'échappent, ne peut pas utiliser la magie. On se baladait tranquillement, reniflant des fleurs au passage, tout en nous amusant comme des petits fous dans la Forêt Interdite à la recherche d'une licorne blessée quand soudainement… On s'est arrêtés ! » s'exclama Salazar, appuyant ses dires avec des gestes brusques, avant de continuer.

« - On venait de trouver du sang de la licorne qui avait été blessée, donc on s'est séparés pour la retrouver. Mes deux camarades de chambre et moi, on a continué à avancer, et on a rapidement compris, grâce à Nora, qu'on était entourés de centaures ! » cria-t-il d'une voix faussement enjouée, « - Mais on n'avait pas à s'inquiéter d'eux, n'est-ce pas? Parce que vous savez, ils détestent juste les humains, rien de grave… Bref, on a donc continué notre petit bonhomme de chemin jusqu'à ce que l'on arrive à cette clairière qui donne la chair de poule et… » il fit une pause pour donner de l'effet, « - Il y avait un homme ! » s'exclama-t-il.

Il baissa ensuite le ton de sa voix, comme s'il racontait une histoire autour d'un feu de camp.

« - Il était tout de noir vêtu, se désaltérant du sang de la licorne morte à ses pieds. On a tous eu une exclamation de surprise, puis il a levé la tête et a commencé à se diriger vers nous. Mes camarades de chambre ont commencé à crier, et il ont fuis, puis tout d'un coup… BOOM ! » cria-t-il fortement, faisant sursauter tous les autres.

« - Il a commencé à me lancer des maléfices ! J'ai reconnu les rouges comme étant des sorts de Stupéfixion, et j'ai essayé d'en renvoyer. Je ne sais pas s'ils étaient assez puissant, mais du rouge est aussi sorti de ma baguette. Il les a fait dévier, alors je ne sais vraiment pas. Mais bon, on a continué comme ça un petit moment, mais après, il a commencé à m'envoyer des sort bien moins sympathiques, vu que le rouge avait une teinte maladive, et de ce que j'en ai lu, je suppose qu'il s'agissait du sortilège de Doloris, mais je ne suis pas sûr.

-Quoi ! » s'exclama Minerva, mais Poppy lui fit signe de se taire.

« - Chut, Minerva. C'est une très bonne histoire, et je veux en entendre plus. Allez-y, monsieur Potter, que s'est-il passé ensuite ? » demanda-t-elle d'un ton faussement curieux.

Salazar aurait pu l'embrasser, mais il se contenta de lui sourire.

« - Eh bien, ensuite… J'ai dut commencer à utiliser des sorts un peu plus néfastes que j'ai vu dans le livre que j'ai trouvé. Je ne sais pas si je les ai réussi, et je ne pense pas que l'homme les connaissait, mais j'ai utilisé le Maléfice Décapitant, celui Effaceur de Jambe et un sort de Stupéfixion. L'homme n'a vraiment pas apprécié, alors il a commencé à m'envoyer des sortilèges verts ! Je pense que c'était le sortilège de Mort, parce que j'ai lu qu'il avait une couleur verte. »

Cette fois, les deux sorcières crièrent en chœur,

« - QUOI ! »

Salazar les ignora, mais garda un faux sourire ravi sur son visage.

« - Ensuite, j'ai couru et me suis caché derrière un arbre. L'homme a essayé de me retrouver, mais il n'a pas pu, puis Hagrid est arrivé avec le reste de mes camarades. Ce fut la meilleure retenue de TOUTE ma vie, professeur. Merci de m'avoir permis de vivre une expérience si incroyable ! » s'exclama-t-il avec un sourire avant de lui lancer un regard noir.

« - Excusez-moi, monsieur le Directeur, mais je pense que vous êtes un idiot pour nous avoir tous envoyé là-bas, au milieu de la nuit, presque sans défense, et sans considération aucune pour notre sécurité.

-POTTER ! » cria Severus en signe d'avertissement, mais comme il se trouvait derrière Albus, il se permettait de sourire comme un imbécile heureux.

Salazar l'ignora et continua de regarder Dumbledore.

« - Cette école, sous votre tutelle, ne semble pas se soucier de la sécurité de ses élèves. Vous y avez enfermé un chien à trois têtes, un griffon, et je ne sais quoi d'autre, à en croire les rumeurs. Ces créatures sont dangereuses, et j'ai presque envie de faire une demande de transfert pour une autre école l'an prochain. Je pense même que je vais faire de mes recherches à propos d'autres écoles magiques ma priorité durant les vacances, et si ma seconde année se passe comme celle-ci, je vous jure que je partirais. »

Salazar savait qu'il ne ferait jamais ça, mais il voulait donner à Albus quelque chose sur quoi réfléchir. Il finit par soupirer profondément en se recouchant sur son lit.

Albus le dévisageait, à court de mots, avant d'arborer son meilleur sourire et de faire usage de son plus beau ton de grand-père.

« - Harry, je ne pense pas que tu aies besoin de faire cela. J'ai même l'impression que tu t'es très bien débrouillé, et comme je ne suis pas vraiment d'accord avec les sortilèges que tu as utilisés, celui décapitant et effaceur de jambe, je te demanderais à l'avenir de ne plus user de tels sorts de magie noire, d'accord ? »

Salazar haussa un sourcil dans sa direction.

« - Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, si quelqu'un essaye de me blesser sérieusement, mon unique réaction est de lui répondre avec autant d'ardeur. Surtout si cette personne essaye de me tuer. Dans ce cas, j'essaierai de la tuer en retour. Et à mon humble opinion, il ne s'agit pas là d'un meurtre, mais simplement de la légitime défense. C'est très logique, quand on y pense.

-Je pense me rappeler que Lily avait le même discours… » dit Minerva, et Albus lui lança un regard noir.

« - Nous allons devoir en parler, Harry. » dit-il en faisant mine de s'assoir, mais Poppy l'arrêta avant.

« - Il n'y aura aucune discussion ce soir. Je suis désolé, directeur, mais ce garçon a besoin d'attention médicale et de repos. Je suis sûre que vous pourrez en reparler plus tard, alors dehors. Tout le monde, oust ! » dit-elle fermement en les poussant hors de l'infirmerie.

Elle poussa Salazar à se nettoyer avant de lui donner une tenue d'hôpital. Elle lui fit ensuite boire deux potions, une pour la douleur, et une pour un sommeil sans rêve, et l'immortel ne se souvint pas de grand-chose après cela.


Merci d'avoir lu jusqu'au bout! Le prochain chapitre cloturera la première année!

A bientôt!