Bonjour à tous! Et voilà enfin le chapitre 17 qui va conclure la première année! Tout va enfin se "régler" dans ce qui va suivre! (du moins, ce qui c'est passé jusqu'alors! ;) ) j'espère que vous apprécierez!
Un grand merci pour vos retours sur cette traduction! Ils me font chaud au coeur!
Rien de m'appartient, l'univers et ses personnages sont la propriété de JK Rowling et l'histoire est à Preciousann! Je ne possède que la traduction qui ne serait pas ce qu'elle est sans l'aide précieuse de Aelyanne!
Bonne lecture!
/!\ Avertissement de l'auteur/traducteur :/!\
Ce chapitre implique une mention de suicide par "défenestration"/saut dans le vide. Preciousann ne va pas dans les détails ni ne s'étale longuement dessus (seulement deux paragraphes en tout), mais l'avertissement tient pour les plus sensibles d'entre vous !
« -… Puis j'ai fait exploser les murs du château, créant ainsi un trou immense, pour permettre au griffon de s'échapper ! » rit Salazar alors qu'il était couché sur le dos, regardant le ciel.
« - Rowena, je suis certain que tu m'aurais tué pour avoir fait ça. Helga, tu aurais trouvé un moyen pour me faire revenir à la vie et toi, Godric, tu aurais surtout bien rigolé et m'aurais sûrement aidé. »
C'était un magnifique jour de printemps, et Salazar était couché sur l'herbe de la clairière dans laquelle il avait retrouvé Nicholas et Perenelle plus tôt dans l'année. Il n'avait pas eu l'occasion de s'y rendre aussi souvent qu'il l'aurait espéré, mais aujourd'hui était dimanche, et il avait pris un moment pour s'éloigner du chaos.
Hermione était entrée en mode 'panique totale' en voyant les examens arriver juste au prochain tournant. Elle et Salazar avait réussi à entrainer avec eux quelques camarades de leur année et avaient créé un groupe d'étude. Il avait été surpris de voir que des Poufsouffles et des Serdaigles soient prêt à les rejoindre, mais ils avaient rapidement pris avantage de ce fait. Les seuls Serpentards du groupe étaient lui-même et Blaise, car aucun des autres ne voulaient rejoindre des 'sang-de-bourbes' ou des 'traitres à leurs sangs' pour réviser. Quant aux Gryffondors, il n'y avait qu'Hermione, Neville, Dean Thomas et Parvati Patil. La discussion qu'avait eu Minerva avec Ron était passée par une des oreilles du garçon et était ressortie par l'autre. Ce dernier avait été trop effrayé par Salazar pendant quelques temps pour oser faire quelque chose pouvant le contrarier. Cependant, maintenant il ne voulait surtout pas réviser avec un 'sale Serpentard visqueux'. Son meilleur ami, Seamus Finnigan, était du même avis, et les autres filles de Gryffondors ne semblaient n'avoir rien à faire des révisions.
Salazar poussa un soupir alors qu'il demeurait allongé sur l'herbe.
« - Vous seriez tous tellement fiers de moi, vous savez ? J'ai réussi à devenir ami avec une née-moldue et elle est à Gryffondor, » dit-il en regardant la tombe de Godric, « - Aussi, j'ai un autre ami qui est à Gryffondor qu'Helga aurait adoré rencontrer parce qu'il adore la Botanique. Je suis aussi devenu amis avec deux autres Gryffondors qui sont des farceurs de génie. Rowena, toi, tu les détesterais simplement parce qu'ils seraient capables de nous donner du fil à retordre à Godric et moi. » ajouta-t-il avec un léger rire avant de continuer avec un sourire doux.
« - Je dis amis, parce que c'est ce qu'ils sont. Oui, ce sont des enfants, mais ils sont tous tellement brillants. Aucun d'entre eux ne peut être considéré comme étant mes meilleurs amis, tout simplement parce que je veux garder cette limite claire, mais je pense que je peux tout de même les appeler mes amis. Cela fait tellement longtemps que je n'en ai pas eu autant. Nicholas, Perenelle, les Potter ainsi qu'un autre que je ne peux pas mentionner à cause d'un serment inviolable, sont les seuls autres. J'adore apprendre de nouvelles choses aux enfants. Hermione est vraiment une jeune fille très intelligente, et je ne cesse de me demander pourquoi elle n'a pas fini à Serdaigle, mais à chaque fois, j'oublie de lui demander. Neville était très timide au début, mais il a fini par sortir de sa coquille, et c'est vraiment un bon garçon, très poli et toujours à s'en faire pour les autres. Fred et George sont les seuls à connaitre ma véritable identité, mais il semblerait que cela leur importe peu. Ils adorent entendre les histoires de toutes les blagues que l'on a fait, Godric et moi, et, j'ose le dire, je pense qu'ils me prennent un peu pour un modèle. Blaise n'était pas vraiment mon ami au début, mais il est littéralement le seul que j'ai à Serpentard à présent. Enfin, je suppose que c'est pour le mieux. Sachant que je suis sensé jouer le rôle de 'l'Ennemi de Serpentard', je suppose que c'est quelque chose à laquelle je devais m'attendre. » continua-t-il avec un sourire triste.
« - Je leur ai appris le Fourchelangue. Ils ont adoré ces cours et ils peuvent désormais le comprendre parfaitement. Je l'enseigne aussi à Severus, mais ses leçons sont vraiment espacées, sachant qu'il nous est difficile de nous trouver du temps libre en commun. Ajoutons à cela que comme nous sommes supposés nous détester l'un l'autre, il faut que l'on soit très discret. Toutefois, nous prévoyons de les continuer pendant l'été. »
« - Mais bon, je suppose que je vais finir par vous ennuyer à vous raconter tout ce qui s'est passé cette année, alors je vais vous laisser en paix. Mais je tiens à vous dire que Dumbledore devra se justifier de beaucoup de choses, et que mon but est qu'il réponde à toutes les erreurs qu'il a commises. Dans une période plus courte, je compte bien m'occuper de ce satané garçon qui ose clamer être mon Héritier. Bien que cela soit vrai, je ne suis pas des plus ravis par ses actions. Tom Jédusor devra payer pour tout ce qu'il a fait, et je serai celui qui fera en sorte que cela soit le cas. » dit-il d'un ton sombre avant que son visage ne s'adoucisse à nouveau et qu'un sourire ne retourne sur ses lèvres.
« - Je vous aime tous tant, et vous n'avez aucune idée à quel point vous me manquez. » continua-t-il en regardant tristement les tombes. « - Je souhaite n'avoir jamais fait ce que j'ai fait, et je regrette terriblement ce choix. J'ai été égoïste, et jamais je n'aurais dû vous laisser tomber. Godric, je tiens à m'excuser de ne pas t'avoir écouté. Tu avais raison, et j'avais tort, et j'espère que tu pourras me pardonner. Je vais devoir partir, maintenant. J'ai bien peur qu'Hermione finisse par envoyer une équipe de recherche pour me trouver, mais je vous promets de revenir bientôt. Je vous dis au revoir, mes amis. » termina-t-il avant de se lever silencieusement et de repartir vers le château.
Salazar tourna à un croisement, en chemin vers la bibliothèque, lorsque qu'Hermione sortit précipitamment de celle-ci, l'air complètement à bout de forces. Ses cheveux étaient encore plus frisés que d'habitude, il y avait une tâche d'encre sur son nez, et elle tenait un tas de parchemin dans une de ses mains. Elle s'arrêta dans son élan à l'instant même où elle le vit et leva les mains en l'air dans un signe de triomphe teinté d'agacement.
« - Te voilà ! » s'exclama-t-elle avant de l'attraper pour le trainer dans la bibliothèque.
« - C'était bel et bien ma destination, Hermione, pas besoin de me trainer derrière toi. » dit-il dans un léger rire, et la plus jeune le lâcha en soupirant.
« - Désolé, mais je suis juste… Juste… Argh ! » dit-elle en envoyant ses mains en l'air pour témoigner de sa frustration.
Salazar rigola alors qu'il la suivait jusqu'à l'une des tables du fond. Leur groupe de travail s'y trouvait, et tous levèrent la tête en souriant lorsqu'ils s'approchèrent.
« - C'était rapide. » murmura Blaise.
« - Je l'ai trouvé dans le couloir, » répondit Hermione doucement. Puis, son regard se teinta à nouveau d'angoisse et de fatigue, aussi continua-t-elle à parler d'un ton rapide :
« - Bon, maintenant qu'Harry est là, on peut vraiment commencer à travailler. Dean, tu devrais poser des questions à Neville sur les leçons de Sortilèges, et… Non… Ça ne marchera pas. Parvati devrait poser les questions à Neville, Dean pourrais faire…
- Hermione, stop. » dit Salazar en lui faisant un sourire amusé, « - Prend une minute pour respirer. » continua-t-il en prenant une profonde inspiration, comme pour lui montrer l'exemple.
« - Mais nous devons…
- Je sais, » la coupa-t-il, « - Mais tu dois aussi comprendre qu'une grande partie de l'apprentissage se fait aussi tout seul. On ne peut pas vraiment apprendre si on est toujours soutenu pas quelqu'un. Quand on en arrivera à la mémorisation, là nous devrons travailler en petits groupes. Si on s'y prend autrement, personne n'apprendra.
-Mais les notes sont…
-Je sais, » continua-t-il, « - De bonnes notes sont extrêmement importantes, je ne nie pas ce fait. Mais toi, tout ce que tu as à faire, c'est respirer.
-Yep, inspire et expire, inspire et expire, » dit Justin Finch-Fletchley, un Poufsouffle né-moldu.
Hermione lui lança un regard mauvais avant d'appuyer la tête contre la table.
« - Vous avez raison. Je suis désolée, c'est juste que j'ai peur d'échouer à toutes les épreuves.
-A moins que tu ne t'appelles Crabbe ou Goyle, je ne pense pas que tu aies besoin de t'en faire, » dit Blaise.
« - Ok, mais oublions cette idée, » dit fermement Salazar, « - Non, tu ne vas pas échouer à chaque examen. Tu dois juste te calmer et rester concentrée, parce que, en toute sincérité, je n'hésiterais pas à mettre un Philtre Calmant dans ton jus de citrouille si tu me forces la main.
-Tu ne ferais pas ça. » dit-elle les yeux écarquillés.
« - Si, je le ferai. » répondit-il avec un sourire.
« - C'est un Serpentard, » ajouta Terry Boot dans un rire.
« - C'est vrai, après tout, je ne suis qu'un sombre et sale serpent sournois et fuyant de Serpentard. » dit-il dans un sourire, « - Mais au moins, je t'ai prévenu en avance.
-Vrai, » dit Hanna Abbot avec un rire, « - Mais tu as oublié 'abruti'.
- Ça aussi » accorda Salazar, faisant ricaner Blaise et Neville.
« - Tu mettrais vraiment ça dans mon jus de citrouille ? » demanda Hermione.
« - Non, mais je peux te menacer de le faire, » répondit-il honnêtement, « - Je ne ferais jamais ça sans que tu ne le saches. Par contre, je te dirais, 'Hermione, je vais mettre un Philtre Calmant dans ton jus', et ensuite je ferais en sorte que tu le boives.
-Parce que c'est un Serpentard, » rigola Neville.
Elle leur lança un regard noir avant de commencer à rire elle-même :
« - Je ne pense vraiment pas que tu le ferais, mais je vois où tu veux en venir. Je vais avoir besoin de vous pour me rappeler de me calmer dans ce cas.
« - Promis, » répondirent-ils tous en chœur avant que toute la table ne commence à rigoler.
Salazar secoua la tête avec un sourire alors que tous se mettaient à réviser. On était au milieu du mois d'Avril, et les examens ne se dérouleraient que dans un mois. Mais il était ravi de voir avec quel enthousiasme ces enfants étaient prêts à étudier.
Le jour suivant le presque crise de nerfs d'Hermione à la bibliothèque, Salazar reçut une lettre de Nicholas lui annonçant qu'il arriverait dans deux semaines. Et justement, ces deux semaines venaient de se terminer, et lors du diner, Salazar ne put s'empêcher de lancer des regards à la grande porte de temps en temps. Heureusement, Blaise était totalement distrait par une discussion qu'il avait avec Nora, et il ne remarqua pas l'état de Salazar.
Il avait eu le temps de prévenir Poppy, Severus, Minerva et les jumeaux à propos de l'arrivée de l'alchimiste, et tous l'attendaient avec impatience. De là où il était assis, Salazar pouvait voir que Minerva était à deux doigts d'exploser d'anticipation. Heureusement, ils n'eurent pas longtemps à attendre. Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent, et le couple Flamel entra à pas vif dans la pièce.
Albus resta assis sur sa chaise, abasourdi, et ne put que les regarder approcher la bouche ouverte. Perenelle lui lança un regard noir, mais ce fut Nicholas qui parla en premier d'une voix forte.
« - Albus, je suis désolé d'interrompre ton diner, mais je suis un homme très occupé, et je n'ai pas beaucoup de temps. Tu refuses de me donner des réponses, alors Perenelle et moi sommes venus les demander ! Lève-toi, jeune homme, et allons dans ton bureau pour que nous puissions discuter.
-Nicholas, je peux t'assurer…
- J'en ai assez de tes assurances, Albus. Je veux de vraies réponses, et tu vas me les donner. Amène avec toi qui tu désires, mais fais vite. Ce n'est pas en attendant là que je vais rajeunir. »
Salazar était en train de mourir de rire intérieurement, mais il fit tout son possible pour que cela ne se reflète pas sur son visage. La tête d'Albus valait son pesant d'or alors qu'il restait là, à ouvrir et fermer sa bouche comme un poisson rouge face à Nicholas. Perenelle ne cessait de le fusiller du regard, et cela ne donna à Salazar que l'envie de rire encore plus.
Le directeur soupira, vaincu, avant de sourire à l'alchimiste :
« - Très bien. Severus, Minerva, Pomona, Filius et Quirinus, voulez-vous bien me suivre, s'il vous plait ?
-Bien sûr, Albus. » dit Minerva en sautant presque de son siège.
Salazar roula des yeux, ne voyant pas l'intérêt à ce que tous y aillent, mais au moins, Severus faisait partie du voyage. Juste au cas où Voldemort tenterait quelque chose. Ce qui le rendait nerveux, cependant, fut le fait qu'il n'avait aucune idée ce que le couple Flamel préparait.
« - Je suis désolé, Albus, mais tu ne m'as pas laissé le choix. Je veux vois ma pierre. Je veux voir les sortilèges qui la gardent en sécurité. Tu m'as refusé tout savoir à propos de mon bien alors que la vie de Perenelle et la mienne dépendent de cette pierre. Je veux donc la voir. » demanda Nicholas d'une voix autoritaire.
« - Très bien, mais je peux t'assurer qu'elle est bien protégée. » répondit Albus.
« - Nous en serons les juges. » répondit Perenelle d'un ton hautain.
Ils arrivèrent au niveau de la trappe du couloir du troisième étage, et alors que Nicholas avançait pour l'ouvrir, Severus l'en empêcha.
« - Pardonnez-moi, monsieur Flamel, mais cette trappe électrocute tous ceux qui essayent de l'ouvrir.
-Vraiment ? » demanda Nicholas, et lorsque tous acquiescèrent, demanda:
« - Eh bien, quelqu'un ne peut-il donc pas retirer le sort ?
- Nous avons essayés, mais nous ne le pouvons pas, » répondit Albus.
Perenelle haussa des sourcils :
« - Comment ça, Albus ? Que veux-tu dire par 'nous avons essayé et personne ne le peux' ? »
Albus dansa d'un pied sur l'autre, mal-à-l'aise:
« - Quelqu'un a placé un sortilège sur cette trappe. Quelqu'un dont l'identité m'est inconnue.
-Voldemort ? » demanda Nicholas,
« - Non, je ne pense pas » répondit Albus, « - Il n'est jamais venu ici, de toute manière.
-Nicholas, as-tu déjà entendu parler de sortilège électrocutant les gens ? » demanda Perenelle.
« - Par le passé, oui, mais je dois m'assurer qu'il s'agisse bien du même sortilège, ma douce. Quelqu'un peut-il me le décrire ? » dit l'alchimiste en regardant le groupe l'accompagnant.
Minerva fut celle qui lui répondit en leur racontant ce qui était arrivé à Albus lorsqu'il avait touché la poignée, et Severus dut se retenir de rire en se remémorant la scène.
« - Très bien, alors il s'agit bien du même sort. » dit Nicholas en remuant sa baguette en direction de la trappe.
Celle-ci brilla d'une lueur rouge, puis bleue, avant de tourner vers un orange et qu'un fort 'pop' ne soit entendu. Il tendit la main et ouvrit la porte sans aucun problème avant de jeter un coup d'œil dans les ténèbres se trouvant dessous.
« - Ensuite ? » demanda-t-il en regardant Albus.
« - Nous devons sauter dans le trou, » dit madame Chourave avec anxiété, « - Mon filet de diable est ce qui nous attend ensuite, alors peut-être que je devrais passer en premier.
-En êtes-vous sûre, madame ? » demanda Perenelle avec gentillesse, « - Il y a de nombreux forts jeunes hommes se trouvant ici qui seront, j'en suis certaine, plus que ravis de passer en premier. Albus, je pense même que tu devrais passer en premier. »
Madame Chourave rougit brusquement :
« - Non, c'est bon, je peux y aller.
-Albus, je me dois d'insister. » continua Perenelle avec un regard dur, et il soupira.
« - Tout va bien, Pomona, je passe le premier. »
La professeure acquiesça avec gêne, et tout le monde observa Albus sauter dans le trou. Ils l'entendirent atterrir, avant qu'une forte lumière ne commence à émerger des ténèbres. Quelques instants plus tard, Albus les interpella.
« - C'est une chute un peu longue, et visez le milieu, je n'ai pas tout détruit. »
Un par un, ils atterrirent tous avec douceur à ses côtés, amortissant leur chute, avant de se diriger vers la salle suivante.
Professeur Flitwick s'éclaircit la gorge avant d'ouvrir la porte. Une fois tous à l'intérieur, ils levèrent le nez et remarquèrent que volaient un peu partout dans la salle des centaines de clés ailées.
« - Je les ai ensorcelées de sorte qu'on ne puisse ni les faire disparaitre, ni utiliser 'accio' sur elles. Le seul moyen de récupérer la bonne clé est d'utiliser le balai. » dit-il en pointant l'objet se trouvant un peu plus loin, dans un coin.
« - La vraie clé est la plus ancienne.
-Albus, il me semble que tu es celui qui devrait la récupérer. » dit Perenelle d'un ton léger avant de se tourner vers Minerva :
« - Il fait quand même un peu frisquet, ne trouvez-vous pas, madame ? »
Minerva sourit avant d'acquiescer, mais elle préféra ne rien dire, craignant d'éclater de rire si jamais elle ouvrait la bouche, alors qu'Albus lançait un regard sombre sur la femme Flamel pour avoir suggéré que ce soit lui qui aille attraper la clé.
« - Albus, je préférerais que tu ne regardes pas ma femme de cette manière. Tu es suffisamment jeune pour pouvoir voler sur ce balai. Et j'aimerais bien revoir ma pierre avant la fin du siècle. » dit Nicholas avec une pointe de colère.
Albus soupira une nouvelle fois, et pendant les quarante-cinq minutes suivantes, le reste du groupe l'observèrent avec amusement voler sur le vieux balai pour attraper la clé. Quand il réussit finalement à l'avoir, il atterrit très essoufflé et quelque peu énervé. Déverrouillant la porte, tous se rassemblèrent pour observer la 'protection' suivante.
« - Il faut jouer la partie d'échec pour traverser la pièce, et ainsi avoir accès à la porte suivante. » dit Minerva alors que tous observaient l'immense échiquier avec des yeux ronds.
« - Albus, il me semble que tu es plutôt doué aux échecs. » dit Perenelle avec insistance.
« - Plus que doué, ma douce. Il m'a déjà battu plus d'une centaine de fois. » dit joyeusement Nicholas alors qu'Albus fronçait des sourcils dans leurs direction.
« - Ne croyez pas que je n'ai pas compris ce que vous tentez de faire, » dit-il avec un pointe de colère dans la voix, « - Vous voulez que j'exécute toutes ces tâches seulement parce que j'ai refusé de répondre à vos questions.
-Mais nous n'avons jamais dit le contraire. » dit calmement Nicholas, « - Tu avais la possibilité de tout nous dire avant, et tu as préféré te taire. Toi Albus, et non ton personnel, était chargé de la protection de la pierre, et de ce que j'en ai vu jusqu'alors, je ne suis pas vraiment impressionné. Un simple élève première année pourrait passer tes dites 'protections'.
-Sachez que l'on ne dit pas ça pour vous offenser, » dit avec douceur Perenelle dans la direction des professeurs, « - Nicholas a raison en disant que la tâche de protéger la pierre revenait à Albus.
-Allez, joue maintenant. Amène-nous à la prochaine porte. »
Albus leur lança un autre regard noir alors que le reste du groupe essayait soit de cacher leur amusement, soit avait l'air très mal à l'aise. Les vingt minutes suivantes furent consacrées à observer Albus passer à un cheveu de se faire écraser par les pièces d'échiquiers géantes. Une fois la partie terminée, ils passèrent à la salle suivante.
Ce fut Quirrell qui parla.
« - J-Je suis plutôt d-d-d-doué a-avec les t-trolls, e-et comme l-la p-prochaine est m-ma s-salle, c'est u-un t-troll.
-Je pense qu'Albus peut s'en occuper. » dit Perenelle, « - Nous allons attendre ici. »
Avec des obscénités marmonnées, Albus explosa la porte hors de ses gonds et envoya plusieurs Confringo au troll qui finit par mourir lorsque l'un des maléfices le toucha à la tête.
Perenelle ricana face à l'évidente irritation d'Albus avant de jeter un coup d'œil à son mari.
Salazar adorerait voir ça. Pensa-t-elle,
En effet, ma douce, mais je crains qu'il aurait pu faire exploser notre couverture, tellement il rirait.
Que faisons-nous à propos de Voldemort ?
Une fois que j'aurais révélé que la pierre est une fausse, j'aimerais que tu te tiennes dans un coin en sécurité, au cas où il se mette en colère. Salazar a parlé d'un tunnel à Minerva et Severus menant à la Salle sur Demande, il l'a fait refaire et les deux savent où il se trouve. Je veux que tu partes avec eux si les choses tournent mal.
Et toi, alors ?
Tout ira bien. Je suis sûr qu'Albus et moi seront capable de le contenir.
Perenelle hocha de la tête alors qu'ils s'avançaient dans la salle suivante, et Severus fut le suivant à parler.
« - C'est une énigme de logique, et je dois vous prévenir que des flammes vont apparaitre au niveau des deux portes, entrée et sortie, une fois qu'on sera tous rentrés, alors ne paniquez pas. Aussi, les flacons sont charmés de sorte à se remplir automatiquement une fois vides, et nous allons tous devoir prendre la bonne potion pour pouvoir passer. »
Perenelle regarda Albus avec de grands yeux, et le directeur grinça des dents en lui lançant un nouveau regard mauvais. Nicholas fit un mouvement vers sa baguette, mais sa femme se plaça entre les deux.
« - C'est bon, Nicholas, j'ai le sentiment que l'on arrive au bout du chemin. »
L'alchimiste laissa sa baguette tranquille sans pour autant ôter son regard d'Albus.
« - Très bien, ma douce. Comme tu voudras. »
Albus fronça des sourcils dans leur direction avant de partir vers la porte, les autres à sa suite. Une fois tous passés, des flammes mauves bloquèrent la porte d'entrée alors que d'autres, noires, flambèrent sur l'ouverture menant à l'ultime salle.
Il fallut à Albus une minute ou deux pour résoudre l'énigme, et rapidement, tous se trouvaient dans la dernière salle, le Miroir du Riséd leur faisant face.
« - Voici la dernière protection. J'ai ensorcelé le miroir et ait placé la pierre dedans. » dit-il d'une voix froide.
« - Montre-moi. » dit simplement Nicholas.
Albus soupira à nouveau, s'avança devant le miroir et après quelques instants il tendit la pierre à Nicholas qui lui fit un grand sourire avant de la lui prendre.
« - Oui, oui, très bien. Excellent, même. » dit-il avant de regarder Perenelle.
« - C'est une très bonne copie.
-Vraiment ? » Perenelle demanda avec une pointe d'excitation, « - Laisse-moi la tenir. »
Elle étudia l'objet de près pendant quelques secondes avant d'acquiescer.
« - Oui, c'est une excellente copie, en effet. Il a fait un travail remarquable.
-N'est-ce pas ?
-Mais de quoi êtes-vous en train de parler ? » demanda soudainement Albus, son regard sautant de l'un à l'autre, choqué.
« - Oh, ça ? » dit Nicholas en prenant la pierre des mains de Perenelle pour la jeter par-dessus son épaule, l'objet cognant sur le sol dans un bruit sourd.
« - C'est une fausse. Une simple copie. Vois-tu, Albus, lorsque Perenelle et moi-même avons eu vent de tes soi-disant 'protections', nous avons été grandement inquiétés sachant que notre espion nous a dit que tu mettais la vie d'enfants en danger. J'ai demandé à mon espion, qui est également un de mes très bons amis et quelqu'un en qui j'ai une confiance aveugle, de récupérer ma pierre le plus tôt possible. Lorsque tu m'as dit que Voldemort en était après mon bien, je te l'ai donné de sorte à ce que tu la protèges. Je pensais que tu allais la mettre dans ton bureau, protégée par un sortilège de Fidelitas, où que tu allais demander à Fumseck de la prendre pour la mettre en lieu sûr. Je ne m'attendais certainement pas à ce qu'un Cerbère ou un griffon soient placés dans cette école, sachant qu'elle est remplie d'enfants.
« - Tu nous as utilisé, nous et notre pierre, pour leurrer Voldemort jusqu'ici. Heureusement qu'il ne s'est jamais montré, mais ne trouves-tu pas ça étrange que cela se passe la même année que celle où Harry Potter est supposé arriver à Poudlard ? Tu as mis la vie d'enfants en danger, simplement parce que tu souhaitais tester un garçon de onze ans. » dit Perenelle avec colère alors qu'elle lançait un regard noir à un Albus abasourdi.
« - Pendant des années, cette pierre était sous de vraies protections, enchantements, couches sur couches de barrières magiques et pleins d'autres choses vraiment peu sympathiques, mais tu nous as dit qu'elle était en danger, et nous t'avons fait confiance, et sincèrement, je crois que ce fut une véritable erreur.
-En effet, ma douce. » confirma Nicholas, « - Tu vois, Albus, nous avons la véritable de pierre avec nous depuis Halloween. Mon espion a continué à nous tenir informés sur beaucoup de choses depuis, et simplement en écoutant et faisant attention à tes allées et venues, il a pu en apprendre beaucoup. Il m'a dit qu'Harry Potter était à Serpentard, qu'il était un garçon poli et vraiment puissant. Et heureusement, il n'est pas un idiot car il n'est pas tombé dans le piège de tes manipulations. Toi, Albus, n'est pas le seul dans cette école pouvant comprendre le Fourchelangue. Harry Potter adore se confier à son cher petit serpent.
-En effet. Il a pu voir au travers de toutes tes manipulations, et il est un vrai Serpentard jusqu'au bout des ongles. » dit Perenelle avec un mouvement hautain du menton, toisant Albus de tout son haut.
« - Albus, est-ce la vérité ? As-tu réellement mis la vie de l'unique enfant de James et Lily en danger ? As-tu vraiment concocté un plan aussi stupide pour essayer de leurrer Tu-Sais-Qui ici ? Alors qu'il y a des centaines d'ENFANTS innocents dans cette école ! » cria Minerva avec colère, « - C'est une école, Albus ! Pas un laboratoire pour tester toutes tes idées tordues ! Si je ne m'inquiétais pas pour la sécurité des enfants, je t'aurais donné ma lettre de démission ! »
Le reste des professeurs, sauf Quirrell qui semblait trop souffrir pour être capable de parler, regardaient Albus d'un air mauvais. Severus, de son côté, alors qu'il gardait son masque illisible en place, se réjouissait et applaudissait silencieusement son partenaire de crime de Gryffondor.
« - Tu ne serais pas la seule à démissionner, Minerva, » dit Pomona tout en continuant de lancer des éclairs à un Albus qui, toujours, ne semblait pas retrouver ses mots, avant de se tourner vers les Flamels.
« - Monsieur, madame, je vous présent mes plus sincères excuses pour le rôle que j'ai joué dans toute cette mascarade. Si j'avais eu connaissance de tout cela, je n'y aurais pas pris part.
-Bien dit, Pomona, » dit Flitwick, « - Les Gobelins ont un mot pour désigner les personnes comme toi, Albus, mais parce que j'ai encore une once de respect envers toi, je ne dirais rien. Cependant, le Conseil d'Administration aura vent de tout cela. Et autant je déteste Lucius Malfoy et déteste devoir lui parler, autant je suis sûr que cela lui donnera de quoi travailler pour des jours entiers ! »
A la mention du Conseil, Albus retrouva finalement sa voix.
« - Allons, Filius, nul besoin de les avertir. Je réalise à présent à quel point j'ai eu tort.
-Alors fais en sorte que cela ne se reproduise pas, Albus, car je continuerais à garder un œil sur toi, tout comme mon espion qui, par ailleurs, n'a aucun problème à l'idée de devoir rester pour jouer le rôle de ta baby-sitter. Bien, si cela ne dérange personne de nous montrer où se trouve la sortie, nous devons partir. » dit Nicholas en se tournant vers la porte.
« - Aussi, Albus, je crains que cela ne marque la fin de notre amitié.
-Nicholas, quel est le mot pour le petit bibelot que les moldus gardent sur leur bureau ? » demanda Perenelle,
« - Je crois que le mot que tu cherches est 'presse-papier', ma douce. » répondit-il
« - Oui, oui, c'est exactement ça. Tenez, Albus, » dit-elle en ramassant la fausse pierre avant de la lui lancer, « - Garde donc ceci comme un presse-papier en souvenir de nous. »
Albus tituba légèrement alors qu'il attrapait l'objet lancé en l'air, et avec un soupir solennel, il suivit le groupe hors des chambres du sous-sol vers la partie principale du château.
Le jour suivant, les seules discussions traversant l'école étaient à propos de l'apparent suicide du Professeur Quirrell. Ce fut Hagrid qui trouva son corps au pied de la Tour d'Astronomie, et la rumeur disait que c'était toutes les moqueries qu'il subissait qui avait motivé son geste.
Salazar, Minerva, Poppy et Severus s'étaient retrouvés pour en discuter, et après que le plus âgé eut visionné le souvenir de ce qui s'était passé dans les chambres du sous-sol, ils en arrivèrent à la conclusion que Voldemort avait été si enragé d'apprendre qu'Albus l'avait mené par le bout du nez pendant toute l'année, le faisant courir après une pierre qui était fausse, qu'il avait forcé Quirrell à sauter. Ils supposaient également que Voldemort avait fui le corps de l'homme avant qu'il ne s'écrase au sol de sorte à ce que l'ancien professeur ne puisse pas se sauver la vie.
Severus confirma qu'il s'agissait bien d'une chose que Voldemort ferait.
Les cours de Défense furent annulés, et Albus surveilla toutes les classes qui passaient les examens que Quirrell avait préparés à l'avance. Les contrôles furent quelque peu stressant pour Salazar, mais non pas parce qu'il s'en faisait pour ses notes. Il souhaitait juste que les enfants s'en sorte du mieux qu'ils le pourraient.
Hermione angoissa pendant toute la semaine qui suivit leurs examens et fut à deux doigts de la crise de nerfs quand les résultats leurs fut transmis. Personne ne fut surpris lorsqu'ils surent qu'elle avait réussi haut la main tous ses contrôles. Salazar fut ravi de voir que tous ceux qui avaient rejoint leur groupe de révision avaient tous obtenu au moins des 'A'. Neville reçut des 'E' à toutes ses matières, sauf en potion où il n'eut qu'un 'A', mais seulement parce qu'il avait peur du Professeur Rogue. Blaise s'en était également sorti à merveille, obtenant soit des 'O', soit des 'E' à toutes ses classes. Salazar était vraiment fier d'eux.
Quant aux résultats pour les 'examens' tenus par Nora, elle leur annonça que leur note était de ne pas avoir été mordu.
La dernière semaine de cours fut très tranquille, et Salazar passa ses journées libérées de douleurs assis sur le sol de la clairière à discuter avec Godric, Helga et Rowena. Il leur raconta tout ce qui s'était passé avec Dumbledore et les Flamels, expliquant qu'il s'agissait certainement de la chose la plus amusante qu'il ait jamais vu. Il mentionna le fait que le couple semblait toujours savoir ce que l'autre pensait et qu'ils pouvaient ainsi agir en conséquence. Il expliqua à ses amis qu'il essayait de comprendre leur secret depuis des siècles, mais que jamais il n'avait pu approcher la vérité du doigt, ou du moins, c'est ce que les Flamels lui avait dit.
Salazar avait également fait une règle de vie de ne jamais avoir un contact visuel avec Albus, ou même de le regarder, afin de pouvoir l'éviter de mieux qu'il le pouvait. Malheureusement, la chance n'était pas de son côté le jour précédent la fin de l'école. Severus lui avait dit qu'Albus voulait le voir dans son bureau, et ils se rendirent dans la Tour du Directeur en usant de quelques raccourcis.
Une fois arrivés, Severus se plaça dans son recoin habituel et Salazar s'assit dans l'une des grandes chaises rembourrées face au bureau de Dumbledore.
« - Harry, sais-tu pourquoi j'ai demandé à te voir ce soir ? » demanda gentiment Albus.
Salazar fut immédiatement sur ses gardes, sachant par avance que si le directeur jouait la carte du gentil, c'est qu'il préparait quelque chose.
« - Non, monsieur. » répondit-il honnêtement, une pointe de curiosité dans la voix.
« - Je voulais discuter avec toi de ton hébergement pour cet été. Je sais que tu étais au Chaudron Baveur l'an dernier après que tu aies reçu ta lettre, mais je dois te demander de ne pas faire ça cette année. Ton oncle et ta tante ont acceptés de te garder durant la coupure estivale. J'ai discuté avec eux, et ils m'ont assurés que tu aurais une vraie chambre et de vrais repas.
-Je suis désolé, monsieur, mais je ne retournerai pas dans cette maison. Jamais. Je peux m'occuper de moi tout seul. C'est ce que j'ai fait toute ma vie, de toute façon, et je pense que je suis capable de le faire pendant deux mois également.
-Harry, je crains devoir insister. Vois-tu, quand ta mère est morte pour te protéger, elle a réussi quelque chose de vraiment remarquable. Elle t'a protégé avec son amour. C'est pourquoi tu as pu survivre au Sortilège de Mort cette fameuse nuit. Ta tante Pétunia est la sœur de la mère, et donc, est également ton unique lien qui te lie à celle-ci. Par ta tante, le sang de ta mère continue de te protéger, et tant que tu resteras chez elle, Voldemort ne pourra pas t'atteindre, et tu resteras en sécurité. »
Bon, ça explique les protections par le sang. pensa Salazar, Dommage qu'elles soient totalement inutiles.
« - En sécurité ? » rigola Salazar, « - Tout juste. Ma soi-disant famille me déteste. Je ne suis pas plus en sécurité avec eux que si je vivais avec Voldemort. Je suis désolé, professeur, mais j'irais très bien tout seul.
-Mais Harry, il faut tu comprennes, j'ai placé un Sortilège de Lien de Sang sur la maison de ta famille. Non seulement il te garde en sécurité, mais ta famille aussi. Il est basé sur l'amour et prend sa source dans le sacrifice de ta mère. Tant que tu pourras appeler leur maison la tienne, tu seras en sécurité.
-Je n'en ai rien à faire. Ils me haïssent, et je les hais. Il n'y a aucun amour me liant à cette demeure, et je suppose que cela rend votre Lien de Sang totalement inutile. Vous avez vu les preuves de ce que j'ai vécu jusqu'alors, je vous ai dit comment ils m'ont traité. Je ne retournerais pas là-bas, et je suis désolé de vous dire ça, mais rien ne m'y forcera non plus.
-Harry, j'ai bien peur de devoir insister.
-Et J'ai bien peur de devoir refuser. Vous n'êtes pas mon gardien, mais mon directeur. Quand je ne serais plus sous ce toit, ce qui pourra bien m'arriver ne vous concernera plus. Je reviendrai à l'école l'an prochain, mais je ne retournerai pas à Privet Drive.
-Très bien, si c'est ce que tu souhaites. » dit Dumbledore avec un soupir, « - Tu peux partir, à présent. Severus, peux-tu rester avec moi encore un peu, je te prie ?
-Bien sûr, professeur. » répondit-il en envoyant un regard sévère à Salazar alors qu'il s'en allait.
La seule chose à laquelle Salazar put penser alors qu'i retournait à sa salle commune fut que cela avait été beaucoup trop facile.
« - Hey, Harry, Fred et moi on se demandait si on pouvait te parler. Ca te dérange pas de venir deux minutes ? » demanda George en passant sa tête par la porte du compartiment que Salazar partageait avec Hermione, Neville et Blaise.
Il leva le regard, surpris, avant d'acquiescer et de les suivre dans une autre cabine vide et de s'assoir.
« - Bon, maintenant expliquez-moi pourquoi vous vous montrez si discrets ? » demanda Salazar en les regardant avec un sourire.
Fred rigola:
« - On sait que c'est risqué de te demander ça, sachant que t'es ancien et plein d'autorité, mais on se demandait si tu ne connaissais pas un moyen de retirer la trace. Tu sais, celle qui marque les sorciers mineurs pour limiter l'utilisation de la magie. »
Salazar leur fit un sourire encore plus grand avant d'exploser de rire.
« - Et vous croyez que m'appeler 'ancien' m'incitera à vous aider? » taquina-t-il.
« - Je connais un moyen d'éviter la trace, mais j'ai peur que vous soyez déjà ensorcelés pour le reste de l'été. Mais sachant que vous aurez quinze ans l'été prochain et que vous serez normalement en bonne voie vers votre cinquième année, je vais vous dire comment faire, SEULEMENT SI vous me promettez que vous serez responsable avec ce privilège. Oh, et surtout n'en parlez pas à votre mère. »
Les jumeaux rigolèrent :
« - Nous promettons de nous cacher du mieux que nous le pourrons, d'être responsables, et nous n'en parlerons certainement pas à Maman. » dirent-ils à l'unisson, levant leur main comme pour faire un faux serment.
« - Très bien » dit Salazar avec un rire, « - Vous voyez ce morceau de papier que votre directrice de Maison vous donne à la fin de l'année qui vous rappelle que l'usage de la magie en dehors de l'école pendant l'été est interdit ? Vous voyez comment elle reste dans la salle commune pour s'assurer que tout le monde l'ayant ouvert le lise ?
-Oui.
-Eh bien, l'an prochain ne l'ouvrez ni ne lisez. » dit-il, « - C'est vraiment très simple. Quand le morceau de parchemin est ouvert et lu, le sortilège se colle à vous et le Ministère peut retrouver votre trace. Il reste en place jusqu'à être brisé au moment où vous passez les portes de Poudlard pour débuter la nouvelle année, ou lorsque vous atteignez l'âge de dix-sept ans. Je vous en fais la confidence et je vous fais confiance pour n'en parler à personne. La vérité à propos de ce morceau de parchemin est vraiment très peu connue, et il est préférable d'éviter d'avoir un nombre astronomique de sorciers mineurs faisant de la magie là où ils ne devraient pas.
-On promet. » dirent-ils avec des acquiescements sincères.
« - Très bien, mais maintenant vous devez me faire une farce. » dit Salazar
« - Quoi ? » demanda Fred avec étonnement.
« - Vous devez me faire une farce pour que je puisse inventer une histoire expliquant votre besoin de discuter seuls avec moi. »
Ils explosèrent de rire, et lorsque Salazar quitta enfin le compartiment, ses robes noires avaient définitivement pris la couleur rouge et or de Gryffondor, et ses cheveux avaient été charmés pour être aux couleurs vertes et argentées de Serpentard. Paraissait-il qu'il s'agissait de la combinaison de deux farces des Mauraudeurs.
Lorsqu'ils arrivèrent enfin à la gare de King's Cross, Salazar remarque que Severus était là, et il ne dut pas attendre longtemps pour savoir pourquoi. A peine eut-il posé le pied dehors que le Maitre des Potions lui cria dessus.
« - POTTER ! Venez ici immédiatement ! » claqua-t-il
Tous le regardèrent avec des regards surpris, et certains même avec un peu de compassion, et Salazar ne put que secouer la tête, soupirant, avant de se diriger vers lui.
« - Sachant que vous pensez pouvoir parcourir le Monde Magique tout seul, le directeur a trouvé judicieux de me donner comme devoir de vous escorter jusqu'à la barrière et vous ramener à votre famille. »
Salazar haussa un sourcil avant de rouler des yeux,
« - Je comprends, professeur, mais pouvez-vous me donner un moment pour que je puisse écrire une courte lettre pour le directeur ?
-Soyez rapide. » dit-il avec un ton mauvais.
Salazar griffonna quelque chose rapidement puis lui et Severus passèrent la barrière. Severus put observer Vernon attraper 'Harry Potter' sans délicatesse pour le tirer vers une voiture garée un peu plus bas.
Lorsqu'il fut sûr que personne ne le regardait, Severus déplia le morceau froissé de parchemin que Salazar lui avait donné.
Évidemment, ne montre pas ça à Albus. Souviens-toi de cette adresse et détruis ce morceau de papier une fois que tu l'as lu. La seule manière d'entrer dans mon appartement est en transplanant ou en utilisant un Portoloin.
Salazar Serpentard vit au Numéro 93, Chemin de Traverse.
Je te vois demain.
Pour le système de notation (dans l'ordre décroissant, ie, de la meilleure note à la Pire) :
O (optimal) E (Effort Exceptionnel) A (Acceptable) P (piètre) D (désolant) T (troll)
Vous ais-je déjà dis que j'ai horreur de traduire le mot 'ward' ? Oui ? Bon, et bien, je vais me répéter ! xD
Sinon, ce chapitre marque officiellement la fin de la première année ! Merci d'avoir suivi jusque là! Le prochain chapitre marquera la transition vers la nouvelle année qui commencera officiellement au chapitre 19!
Je vous vois bientôt pour le chapitre 18! ^^ Et portez-vous bien! :)
Mitsuki
