Bonjour à tous, et bienvenu dans ce chapitre 18! Un interlude préparant la transition vers la deuxième année, de quoi laisser le temps à notre héro de souffler un peu! :)
Je vous remercie pour vos retours sur le dernier chapitre! Je suis ravie de voir que vous m'avez suivi dans cette traduction tout au long de la première année! Je n'ai à présent qu'un seul conseil à vous donner, accrochez-vous bien, car il va y avoir du rebondissement!
L'univers et ses personnages sont la propriété de JK Rowling, et l'histoire en elle-même est tout droit sortie de l'imagination de Preciousann! Je n'en suis que la traductrice, et le texte que vous avez sous les yeux ne serait pas d'une aussi bonne qualité sans l'aide précieuse de Aelyanne!
Je vous souhaite une bonne lecture!
Lorsque Salazar arriva chez les Dursley à Privet Drive, il se félicita d'avoir eu le bon sens de laisser Hedwige partir seule de Poudlard, lui évitant ainsi d'être enfermée dans le placard sous l'escalier. Nora, quant à elle, était cachée en sécurité dans l'ombre de sa manche, et ils ne l'avaient heureusement pas vue.
Pétunia lui dit de mettre son 'bâton de monstre' dans sa valise alors qu'ils enfermaient le tout, et Salazar lui donna gracieusement la baguette en houx à plume de phénix. Elle lui cria également dessus pour ses 'vêtements anormaux' et exigea qu'il s'habille avec quelque chose de correct, ce à quoi il lui répondit qu'il n'avait pas de vêtements moldus. En retour, elle lui lança quelques anciens habits de Dudley et lui dit de se changer aussitôt qu'il serait arrivé à l'étage.
Vernon lui cria aussi dessus à cause de ses cheveux verts et argents, et il le menaça le lui raser la tête. Salazar dut lui dire que s'il faisait ça, la malédiction allait se transférer sur Vernon et qu'il allait la garder pendant au moins une semaine.
Cela mit un terme à cette discussion.
Après avoir enduré de longues vociférations au sujet de sa fugue de l'an passé, de ses 'habitudes de monstre' et tout ce que cela entrainait, Salazar put enfin se rendre dans l'ancienne seconde chambre de Dudley et avoir quelques instants de solitude. Cependant, et malgré tous les abus dont il avait été victime de leurs mains, il ne s'attendait certainement pas à la vue qui l'accueillit lorsqu'il commença à grimper les escaliers.
La porte de la seconde chambre de Dudley était recouverte de verrous, et il y avait comme une chatière placée en bas de la porte.
« - Cet alien à la longue barbe nous a dit que tu ne pouvais pas utiliser de magie en dehors de l'école, et c'est bien la seule chose qui nous a permis de t'autoriser à revenir ici, gamin. Maintenant rentre là-dedans que je puisse t'enfermer pour te garder loin des gens normaux comme nous ! » cria Vernon depuis le bas de l'escalier.
Salazar avait eu l'intention de partir au milieu de la nuit en toute discrétion. Il savait déjà qu'il ne serait plus dans la maison lorsque les Dursley se réveilleraient demain matin. Il avait décidé qu'il ferait comme ça au moment où Severus l'avait escorté au-delà de la barrière.
Pendant que les Dursleys avaient eu leur accès de colère, Salazar avait secrètement laissé sa magie vagabonder à la recherche des boucliers et protections placés sur la maison et lui-même. Il avait planifié de discrètement détruire le Sortilège de Pistage qui avait été placé sur lui et d'utiliser l'un des vieux jouets cassé de Dudley pour en faire un Portoloin et passer outre les maléfices Antitransplanage, lui permettant ainsi de quitter Privet Drive en paix.
Le mot clé avait été… Discrètement.
Lorsqu'il vit les verrous sur la porte et qu'il entendit ce qu'Albus avait dit, Salazar ne put que voir rouge. Ces sales moldus avaient l'audace d'essayer de l'enfermer comme un animal ! C'était eux qui étaient les véritables monstres ! Ils devraient être enfermés dans une cage, pas lui ! Salazar n'allait certainement pas accepter un tel traitement, et il décida ici et maintenant qu'il en avait plus qu'assez des Dursleys. Il allait partir maintenant, et cela n'allait certainement pas être discret.
« - VOUS OSEZ ESSAYER DE M'ENFERMER COMME UN ANIMAL ! » hurla-t-il en tournant sur ses talons, pointant sa baguette d'if et peau de basilic sur Vernon.
« - C'est vous les monstres ! Abuseurs d'enfants ! Vous m'avez affamé, battu, enfermé dans un placard à balais pendant dix ans, et vous avez laissé votre gros lard de fils m'harceler ! Monstres ! Vous tous ! Des monstres ! » continua-t-il toujours en criant.
L'air meurtrier qu'affichait Salazar, couplé à la baguette se trouvant dans sa main, suffirent à faire trembler Vernon violemment. Pétunia, qui se tenait derrière son mari avec Dudley derrière elle, essayait de se cacher de la colère de Salazar dans le dos de son mari. L'immortel se tourna en direction du haut des escaliers, et un rideau de flammes oranges jaillit du bout de sa baguette et bloqua l'accès à l'étage. La maison n'allait pas bruler, mais le rideau resterait en place jusqu'à ce que quelqu'un vienne pour annuler le sort. Petit plus, il venait de bloquer l'accès à la salle de bain, aux chambres, à leurs vêtements et à presque tout le reste.
Pétunia hurla de terreur et Dudley couru jusqu'au salon. Le visage de Vernon prit une couleur violette, et il commença à ouvrir la bouche.
Grossière erreur.
Salazar fit exploser la petite table se trouvant dans l'entrée, et sans utiliser sa baguette, plaqua l'homme sur le sol et le laissa là alors qu'il finissait de descendre l'escalier. Pétunia se précipita aux côtés de son mari et couina de peur lorsque Salazar passa près d'elle.
Il se dirigea vers le placard qui avait été sa chambre pendant près de dix ans et la fit exploser hors de ses gonds. Il récupéra sa valise et le fit léviter hors de l'espace clos. Il utilisa un accio sur le vase favori de Pétunia se trouvant dans le salon, faisant tomber le bouquet sur le sol du couloir d'entrée, avant de le transformer silencieusement en un Portoloin lié à son appartement.
Décidant d'être encore un peu plus vindicatif dans ses actions, et peut-être même si c'était un coup plutôt bas, il fit apparaitre deux autres rideaux de flammes oranges pour couper les deux accès intérieurs à la cuisine. S'ils voulaient à présent se rendre dans celle-ci, les Dursleys allaient devoir passer par la porte d'entrée et faire le tour de la maison pour rentrer par la porte de derrière.
Mais ce n'était pas un problème. Vernon et Dudley avaient bien besoin de faire un peu de sport.
Il se tourna vers les deux adultes recroquevillés dans un coin de la pièce, et il leur lança un regard noir.
« - Écoutez-moi bien, espèces de sales moldus monstrueux! Lorsqu'Albus Dumbledore viendra ici, dites-lui qu'il peut bien aller se faire voir ! » cria-t-il.
Pétunia couina à nouveau en hochant nerveusement la tête lorsque le regard meurtrier de Salazar se posa sur selle. Il annula rapidement le sortilège de Pistage, attrapa sa valise d'une main, le vase de l'autre, avant de partir par la porte d'entrée.
Il lança un regard dehors pour s'assurer que personne ne regardait, puis il murmura, « - Activation. »
Et l'instant d'après, il avait disparu.
Ce ne fut que le soir suivant que Severus arriva finalement à son appartement. Lorsqu'il atterrit, il put entendre une explosion ainsi qu'un cri de panique, et il se dépêcha d'aller voir de quoi il en retournait. Il trouva Salazar se tenant debout sur un petit tabouret, essayant de faire disparaitre le bazar qu'il venait de créer.
« - Fais attention où tu mets les pieds ! Ce truc va te ronger les chaussures ! » s'exclama Salazar en regardant autour de lui, à la recherche de la moindre flaque de potion qui aurait pu lui avoir échappé. Quand il fut sûr que tout était en ordre, il descendit du tabouret et lui fit un grand sourire.
« - Ah, les joies de créer des potions. »
Severus rigola doucement, comprenant exactement le sentiment de l'autre.
« - Excusez mon retard, mais votre petite scène avant votre disparition a fait qu'Albus m'a trainé à travers toute la ville de Londres pour vous retrouver. Nous avons aussi fouillé le Chemin de Traverse, Little Whinging, et tout ce qui se trouve entre les deux.
- Merde, il est arrivé plus vite chez les Dursleys que je ne l'avais prévu. J'espérais qu'ils restent bloqués avec les rideaux pendant au moins un ou deux jours.
-Il a remarqué que le Sortilège de Pistage n'était plus actif ce matin. Il m'a appelé via cheminette et quand nous sommes arrivés chez les Dursleys, nous avons vu les verrous, la chatière, ainsi que les barreaux aux fenêtres. Albus n'était vraiment pas ravi de voir tout cela.
-Il y avait des barreaux à la fenêtre ? » demanda Salazar, quelques peu choqué, et Severus acquiesça, « - Eh bien, je ne le savais pas. Je comptais partir discrètement, mais quand j'ai vu ce qu'il y avait sur la porte, j'ai perdu le contrôle de moi-même.
-Nous l'avons remarqué. » dit Severus dans un léger rire, « - Pétunia vous a accusé de vol, et elle a aussi répété vos mots pour Albus, le fait qu'il pouvait 'aller se faire voir'. Il n'a vraiment pas apprécié ça non plus. Il essaie également de comprendre comment vous avez réussi à faire de la magie en étant un sorcier mineur sans alerter le Service des Usages Abusifs de la Magie.
-Je ne compte pas lui dire comment j'ai fait, mais il est vrai que j'ai volé le vase favori de Pétunia pour en faire un Portoloin. » répondit Salazar d'un ton léger alors qu'un autre chaudron dans le laboratoire explosait soudainement.
Des flammes noires jaillirent de celui-ci, faisant fondre le métal alors que le liquide commençait à bouillonner sur le sol en une espèce de masse noire informe et visqueuse. Salazar poussa une autre exclamation avant de faire disparaitre le désastre.
« - Je peux barrer cette recette de ma liste. » murmura-t-il en attrapant un morceau de parchemin qui se trouvait près du dit chaudron. Le replaçant sur un autre tas de papier contenant des recettes ratées, il alla vérifier un troisième chaudron chauffant tranquillement dans un autre coin.
« - Qu'essayez-vous de créer ? » demanda Severus en regardant la tas de parchemins abandonné.
« - J'essaye de créer une potion pouvant être l'équivalent des larmes d'un phénix. J'utilise du sang de licorne comme base, mais je pense qu'il faut que j'ajoute des ailes de fées, et peut-être même une étape 'mélanger dans le sens inverse des aiguilles d'une montre' en plus.
-Du sang de licorne ? » demanda Severus, choqué
« - Oh, oui. Je l'ai ramassé dans la forêt lorsque nous revenions de notre 'retenue' de l'an dernier.
-Mais celui qui la boira ne se retrouvera-t-il pas avec une vie maudite ? »
Salazar secoua la tête.
« - Non, parce qu'il n'aura pas tué l'animal. Elle a été tuée par quelqu'un d'autre, Voldemort, pour être exact. J'ai étudié les licornes pendant un temps, tu sais ? Elles peuvent, de temps en temps, permettre à une tierce personne de récupérer un peu de leur sang. De cette façon, le buveur ne peut pas être maudit, comme il ne peut pas l'être de la façon dont je l'ai fait. » ajouta-t-il en faisant un geste du menton en direction d'une large fiole remplie de sang. »
Les yeux de Severus s'illuminèrent face à cette possibilité.
« - Puis-je vous aider ? » demanda-t-il avec une pointe d'envie dans la voix, et Salazar lui fit un sourire.
« - Évidement. »
Alors qu'ils travaillaient autour des chaudrons, les deux hommes discutèrent de beaucoup de choses. Severus mentionna qu'Hagrid était toujours ennuyé par le fait que Touffu ne se soit pas encore réveillé, et Salazar dut admettre qu'il avait complètement oublié l'existence du Cerbère, et qu'il retournerait à Poudlard dans quelques jours pour s'en occuper. Il dit aussi qu'il allait bientôt rendre visite aux Potters, sachant qu'Harry espérait que Salazar vienne pour sa fête d'anniversaire, et l'immortel lui avait promis qu'il viendrait.
Ils discutèrent des leçons de Fourchelangue que Severus allait devoir suivre, ce qui ravit Nora, et ils décidèrent qu'ils les continueraient dès que Salazar serait revenu du Brésil. Ils se mirent d'accord, et Severus devrait venir tous les après-midi et rester jusqu'à après le souper. Le plus âgé lui dit aussi que s'il se montrait investit dans son travail, il serait capable de le comprendre couramment avant la fin de l'été.
Mais avant que tout cela ne se passe, Salazar souhaitait plus que tout avoir une semaine ou deux de repos. Il était un homme très âgé, après tout, et cette année scolaire avait été particulièrement épuisante.
Une semaine plus tard trouvait Albus Dumbledore en train d'observer un carte de Surrey quand, tout à coup, plusieurs petits instruments argentés se trouvant dans son bureau se mirent à exploser. Un long soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il se tournait pour observer la fumée qui s'en échappait.
Les protections sur Privet Drive venaient juste de tomber, et il était à présent inutile d'essayer de pousser Harry à y retourner un jour.
Si seulement le garçon avait écouté ! pensa-t-il, en colère, Ce n'est que deux mois, après tout ! Il aurait été parfaitement capable de supporter cela !
Il soupira à nouveau et se tourna vers sa carte. Il devait trouver un moyen de localiser Harry. Le garçon n'avait que douze ans, ou du moins, il les aurait dans à peu près une semaine, et il était encore trop jeune pour se balader un peu partout sans personne pour le surveiller.
Albus se devait de rectifier cela.
Il savait que trouver quelqu'un pour garder un œil sur Harry n'allait pas être facile. Les Grangers, en tant que moldus, étaient hors de question. Les Zabinis, bien qu'une famille neutre, étaient tous de Serpentard, et Albus ne voulait pas qu'ils influencent Harry d'une mauvaise façon.
Les Weasleys, à contrario, semblaient être la meilleure option. Harry était ami avec Fred et George, et dans une certaine mesure, semblait également apprécier Percy. Il s'agissait en plus d'une bonne famille de l'ordre du Phoenix qui pourrait avoir une influence positive sur le garçon.
Albus soupira à nouveau.
Tout ce que je dois faire à présent est de convaincre Molly. Pensa-t-il avec résignation.
« - Dans ce cas, Pigeon n'aura qu'à rester ici. » Déclara Nora d'un soupir exaspéré, qu'elle agrémenta d'un regard noir pour Salazar.
Ce dernier soupira en se pinçant l'arête du nez. Il devait finir de préparer ses bagages pour le Brésil, mais Nora se montrait… Comment dire… ? Elle était vraiment une plaie en cet instant.
Voyez-vous, contrairement à la croyance commune, tout ne pouvait pas être réduit dans le monde magique pour pouvoir être ensuite placé dans sa poche. Beaucoup d'objets avaient un charme spécifique placé sur eux qui les empêchait d'être réduits au risque de détruire le dit charme; et les remplacer n'étaient pas aussi simple que de les placer. La plupart de ces charmes étaient en plus des secrets familiaux qui avaient été créés dans des conditions particulières liées à la famille en question, et personne n'avait envie de se mettre à dos la magie familiale de quelqu'un d'autre. En plus de cela, les vendeurs faisaient payer un bras et une jambe pour replacer ces charmes spécifiques s'ils avaient été retirés d'un objet, donc il fallait soit les porter à la main, soit les ranger dans quelque chose de transportable.
Le perchoir que Salazar avait offert à Hedwige à Noël était fait d'or et avait un système autonome de nettoyage et pouvait également se remplir automatiquement en eau. La nouvelle pierre favorite de Nora sur laquelle se couchait était très grande et possédait un charme qui imitait les rayons du soleil, ainsi que sa chaleur. A cause de ces charmes, aucun des deux objets ne pouvaient être réduit, et la pierre était trop grande pour rentrer dans son coffre. De fait, et depuis trente minutes, Salazar se 'disputait' avec Nora pour la forcer à laisser sa pierre à la maison.
Et rien de ce qu'il avait pu dire jusqu'alors ne semblait la convaincre.
« - Nora, je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas utiliser le Portoloin de manière sûre si je porte autant d'objets si lourd. Je ne peux pas te porter toi, Hedwige, mon coffre, ta pierre et le perchoir tous à la fois. Je n'ai juste pas suffisamment de mains.
-Alors laisse Pigeon et le perchoir ici, ou fais-toi pousser une autre main. » répondit-elle, et Hedwige hulula en signe de protestation en ébouriffant ses plumes.
Salazar soupira avec exaspération, Bon sang, c'est comme avoir des enfants à nouveau, pensa-t-il en secouant la tête.
« - Ma chère, tu n'auras pas besoin de cette pierre quand nous serons au Brésil. Il fait très chaud là-bas en cette période de l'année, et il y aura suffisamment de grandes pierres sur lesquelles tu pourras t'allonger et profiter des véritables rayons du soleil pour te reposer. »
Nora l'observa longuement comme si elle l'étudiait, essayant de voir s'il n'y avait pas un basilic sous roche dans sa proposition, avant de regarder Hedwige qui venait de voler jusqu'à son bol pour prendre une souris qu'elle avait attrapée ce matin. Le rapace vola jusqu'au lit et plaça l'animal mort près de Nora qui finit par soupirer.
« - Très bien, mais tu as intérêt à avoir raison à propos du vrai soleil, ou je te mordrais. » avertit-elle.
Salazar lui fit un sourire triomphant, et Hedwige hulula de joie. Il passa l'heure suivante à finir ses bagages. Quand tout fut prêt, il rassembla tout près de lui du mieux qu'il le pouvait, tenant fermement Hedwige près de lui. Utilisant un collier de camelote comme Portoloin, ils partirent pour Rio.
Malheureusement pour Salazar, lorsqu'ils arrivèrent… Il pleuvait.
« - Ce garçon ne mettra pas un seul pied chez moi ! » s'exclama Molly, « - Il a attaqué Ron avec des serpents géants, et son animal de compagnie l'a mordu ! Il a enseigné à Fred et George de la magie noire ainsi que le Fourchelangue sans mon consentement ! Cet Harry Potter est pourri jusqu'à la moelle, Albus ! Il est sombre et je ne veux pas de lui pour influencer mes enfants ! Je m'y oppose totalement ! » dit-elle fermement.
« - Molly, comprends-tu qu'il n'a que douze ans ? Il a besoin de quelqu'un pour le guider et la personne la plus apte à le faire n'est autre que toi. » supplia Albus avant de soupirer profondément.
« - A ma plus grande honte, les personnes chez qui je l'ai placé après cette fameuse nuit à Godric's Hollow ont abusé de lui. Il s'agit de moldus qui détestent la magie mais qui sont également la seule famille qui lui reste. Je pensais que les liens du sang seraient suffisant pour qu'ils s'occupent bien de lui, mais je me suis gravement trompé. Ils l'ont enfermé dans un placard à balais pendant dix ans, l'ont affamé, battu, et harcelé quotidiennement. Et je pense que c'est à cause de cela qu'Harry est devenu ce qu'il est aujourd'hui et qu'il a développé les traits qui ont poussé le Choixpeau à le placer à Serpentard. Il n'est pas sombre, Molly, il a juste besoin de quelqu'un pour le guider, d'attention et surtout… D'amour. »
Les yeux de Molly s'écarquillèrent alors qu'elle poussait une exclamation étouffée.
« - Le garçon a été abusé ?
-Oui, et jamais on ne lui a montré ne serait-ce qu'une once d'amour ou d'attention.
-Oh bien… Oh… Ce pauvre enfant. » dit-elle doucement en s'asseyant dans une chaise près d'elle autour de la table de la cuisine du Terrier.
Albus sourit intérieurement. Il y était presque. La seule chose qu'il lui restait à faire était de jouer sur sa corde sensible encore un tout petit peu, et il aurait enfin ce qu'il voulait.
Malgré tout, Molly se figea avant de le regarder.
« - Mais il parle le Fourchelangue. Il l'a enseigné à Fred et George.
-Il leur a appris à seulement le comprendre, pas à le parler. Parler le Fourchelangue est un don de la magie et cela ne peut pas être appris. Molly, je peux comprendre le Fourchelangue, mais est-ce que cela fait de moi un mage noir ? » demanda-t-il, et elle secoua vivement la tête.
« - Mais il peut toujours le parler. » souleva-t-elle comme une évidence.
« - C'est vrai, mais laisse-moi te donner mon avis sur cella. Cette fameuse nuit, à Godric's Hollow, je pense que Voldemort a, sans le vouloir, donné ce don à Harry lorsque la malédiction a rebondit. Attention, je ne dis pas que Voldemort s'est réincarné ou quelque chose comme ça. Le Fourchelangue est vraiment un don unique, très mal vu en Grande-Bretagne car nous avons eu beaucoup de mages noirs capable de le parler. J'ai appris le Fourchelangue par une très bonne et lumineuse famille vivant en Inde. Là-bas, beaucoup peuvent le parler, et ils ne sont pas plus maléfiques que toi. Tiens, Molly, regarde cette photo. Je l'ai prise le jour de Noël. »
Il tira la photo magique d'une de ses poches, montrant 'Harry' assis à la table durant le repas de Noël. Il avait son bois de renne, et Nora fanfaronnait avec son costume de Père Noël sur la table. 'Harry' était en train de rire fortement, et assis à sa droite était les jumeaux qui souriaient et taquinaient Nora.
« - Que porte-t-il ? » demanda-t-elle avec un léger rire, ce à quoi Albus répondit avec un sourire,
« - Molly, il s'agit là d'un chapeau moldu avec de faux bois de renne attaché dessus, et Nora porte un costume de Père Noël. Ceci est le cadeau qu'une née-moldue lui a envoyé pour Noël. Son nom est Hermione Granger et elle est l'une de ses amis les plus proches. Une née moldue, Molly. Cela signifie beaucoup. La plupart de ses amis proches sont des Gryffondors. En plus de Fred, George et Hermione, Neville Londubat est également son ami, et Harry semble être plus ou moins amical avec Percy aussi. Donc il ne peut pas être maléfique s'il a des amis comme ça. »
Molly regarda longuement la photo avant qu'un petit sourire n'apparaisse sur son visage,
« - Oh… Il a vraiment l'air heureux. » murmura-t-elle sans en détacher son regard.
« - Oui, Molly. Et tout ce dont il a besoin est d'attention et de beaucoup, beaucoup d'amour. » dit-il de sa meilleure imitation de grand-père.
Elle leva son regard vers lui avec un doux sourire sur le visage avant d'hocher de la tête.
« - Très bien, Albus. Nous allons le prendre. On devra peut-être le serrer entre Fred et George, ou le placer dans la même chambre que Percy, vu que lui et Ron ne s'entendent pas très bien, mais on se débrouillera. »
Victoire ! pensa Albus d'un ton triomphant.
« - Merci beaucoup Molly. Mais je voudrais t'avertir qu'au vu de vos… Interactions… L'an passé, il est plus que possible qu'il ne soit pas très cordial dès le début. Il faudra lui laisser un peu de temps. Mais avant tout, nous devons le retrouver en premier lieu.
-Je comprends. » dit-elle gentiment avant de rendre la photo à Albus, « - Je parlerais avec Arthur dès qu'il rentrera de son travail ce soir, puis nous nous assiérons avec les enfants pour avoir leur avis.
-Très bien. Et encore une fois, merci beaucoup. » dit gentiment Albus, et Molly l'accompagna jusqu'à la porte.
Les enfants n'eurent pas besoin d'être avertis. Fred, George, Ron, Ginny et même Percy, qui essayait de prétendre ne pas être intéressé par la discussion, purent en entendre le moindre mot alors que tous étaient rassemblés dans la cage d'escaliers.
Les jumeaux avaient écoutés avec les sourcils froncés. Ils savaient que le directeur venait juste de manipuler leur mère pour la pousser à agir en sa faveur, et ils n'étaient pas ravis. Malgré tout, ils se sourirent l'un l'autre quand ils surent que le vieil homme devait encore trouver 'Harry'. Ils savaient que ce dernier ne se laisserait pas être trouvé, à moins qu'il ne le souhaite, mais la simple idée que Salazar puisse rester avec eux leur semblait démentielle. Oh, comme ils pourraient s'amuser à faire des farces à tout va ! Ils espéraient simplement qu'il serait d'accord pour rester avec eux, si jamais il finissait par être trouvé.
Ron, d'un autre côté, était fou de rage. Il ne comprenait pas que sa mère puisse, d'un coup, laisser un sale Serpentard vivre dans leur maison. Potter l'avait attaqué, bon sang ! Il ne comprenait pas ce que ce fichu Harry Potter avait de si spécial. Il n'était qu'un connard mielleux, et Ron jura qu'il le lui ferait payer !
Percy était secrètement ravi quand à cette possibilité. Il espérait qu'Harry resterait dans sa chambre, sachant que le garçon était brillant pour son âge, et Percy adorait les discussions profondes qu'ils avaient partagées l'an passé à propos de politique et de théorie magique. De plus, il ne le traitait pas comme les autres. Harry ne taquinait pas Percy parce qu'il prenait son travail à l'école de manière si sérieuse. Il aimait beaucoup ce trait chez Harry et il espérait que ce dernier allait bien et que les adultes le retrouveraient au plus vite, de sorte qu'il puisse venir et rester.
Ginny, quant à elle, avait un point de vue totalement différent sur la situation. Le Garçon-Qui-A-Survécu allait rester dans sa maison ! Elle allait pouvoir le voir tous les jours et… Qui sait… Peut-être… Il pourrait l'embrasser sur la joue. Elle rigola doucement à l'idée alors que ses yeux brillaient d'espoir. Elle courut jusqu'à sa chambre. Elle devait trouver sa plus belle robe et la porter le jour où elle le rencontrerait enfin. Après tout, Maman disait toujours que la première impression était la plus importante, et Ginny allait tout faire pour que cela soit le cas.
Mais avant toute chose, ils devaient le trouver.
« - Tu as pu venir à temps ! » s'était exclamée une voix joyeuse alors que Salazar atterrissait dans la salle à manger de sa villa deux semaines plus tôt.
Ces derniers jours n'avaient été qu'une montagne russe d'amusement. Il les avait passés à rester avec les Potter, à nager et à faire du tourisme tout en trouvant du temps pour vérifier ses comptes, ses investissements et ses ressources à la fois dans le monde magique et moldu. Et heureusement, tout allait bien de ce côté-là.
Cependant, un seul mot pouvait qualifier la journée d'aujourd'hui : chaotique. Il y avait eu environ une quinzaine d'enfants de douze ans courant dans la villa toute la journée pour célébrer l'anniversaire d'Harry. Salazar avait été présenté à ses amis d'école comme étant 'Cliff Danielson', un enfant du coin suivant des cours par correspondance, et Salazar passa le reste de la journée en oubliant qu'il avait mille ans, et il embrassa totalement son identité d'enfant de douze ans pendant quelques heures. Il allait sans dire qu'à présent, il était prêt à aller se coucher, peut-être après avoir bu un bon verre d'alcool, qui sait ?
Nora s'était aussi amusée, et les enfants l'avaient adorée. Malgré tout, elle n'avait fait que menacer de mordre un des garçons qui n'arrêtait pas de lui tirer la queue, mais ils avaient pu éviter une crise majeure en plaçant un Sortilège ne-touche-pas sur le serpent.
Le lendemain serait le jour de son départ, et à cause de cela, lui, Lily et James avaient beaucoup de mal à mettre Harry (qui avait mangé beaucoup trop de sucre) au lit.
« - Mais tu ne m'as pas tout dit à propos des phénix ! » protesta Harry lorsque Salazar vint lui dire bonne nuit après que Lily eut finit de le border.
« - Il n'y a pas grand-chose à raconter, tu sais ? Il y avait de larges colonies de phénix qui vivaient dans les montagnes entourant Poudlard. C'était un sacré spectacle à voir. La nuit, on pouvait voir des flashs de lumière et de flammes provenir des montagnes alors qu'ils allaient et partaient, et durant le jour, on les voyait voler au-dessus de nos têtes en chantant pour nous. C'était vraiment magnifique.
-Sont-ils toujours là ? » demanda Harry, les yeux ronds comme des Galions et remplis de curiosité.
Salazar secoua tristement la tête.
« - Non, ils ne vivent plus là malheureusement. Ils ont fini par partir alors que les années passaient. Ca fait tout de même mille ans, ne l'oublie pas.
-Eh bien, et pour le dragon alors ?
-N'es-tu pas un peu trop vieux pour que je te raconte des histoires avant de dormir ? » demanda Salazar dans un rire.
« - Seulement si c'est des histoires pour bébés, mais toi, tes histoires sont toujours démentielles et pleines d'aventures. »
Les adultes rigolèrent, et l'immortel soupira.
« - Très bien. Oui, le dragon garde toujours Poudlard à ce jour, mais il dort pour le moment, comme il est supposé le faire.
-Il ressemble à quoi ? » demanda Harry avec un sourire pour Salazar qui le regarda sévèrement. Cependant, son regard se teinta de malice alors qu'il continuait à raconter son histoire au plus jeune.
« - Il est d'un noir profond, avec de grandes griffes brillantes et couleur de jais. » commença Salazar en baissant le ton de sa voix, s'approchant doucement du lit d'Harry.
« - Ses dents sont pointues et couvertes de poison. Il crache un feu pareil à un véritable brasier , et s'il se réveille… C'est pour manger les petits garçons qui refusent d'aller dormir ! » cria-t-il soudainement en commençant à chatouiller Harry.
Ce dernier rigola avant de crier, faussement apeuré, tout en tirant ses draps au-dessus de sa tête, avant de sourire alors qu'il les rabaissait juste en dessous de son menton.
« - Je suppose que c'est un signe, huh ? » demanda-t-il avec un rire.
« - Oui. » répondirent les trois adultes en chœur.
« - Très bien, je vais dormir alors. » dit-il dans un bâillement, et les plus âgés lui dire bonne nuit avant de quitter la chambre et de se rendre dans le bureau.
Salazar, James et Lily se servirent un verre de cognac qu'ils sirotèrent tranquillement avant que la jeune femme ne penche la tête sur le côté en regardant le Serpentard curieusement.
« - Salazar, dites-moi, la devise de Poudlard est 'ne jamais chatouiller le Dragon qui Dort', n'est-ce pas ? »
Salazar rigola en prenant une gorgée de sa boisson,
« - Oui, c'est le cas, Lily, et ce, pour une bonne raison. »
Lorsque Salazar retourna à son appartement au Chemin de Traverse, il envoya immédiatement Hedwige poster deux lettres. Une était à destination de Severus pour lui signaler son retour à Londres, et qui confirmait le début de leurs cours de Fourchelang. L'autre était à destination de Fred et George pour leur faire savoir qu'il était là également.
Il fut surpris par la lettre qu'il reçut en retour, lui expliquant tout ce que qui était arrivé avec Dumbledore et leur mère. Salazar s'étonna du changement soudain de l'opinion que Molly avait de lui, mais il leur écrit qu'il ne serait pas capable de venir au Terrier cet été dut à des engagements antérieurs. Malgré tout, il leur précisa qu'il les rejoindrait sur le quai le premier Septembre pour s'expliquer avec leur mère, et possiblement faire quelques arrangements pour l'été suivant. Fred et George, bien que déçus, comprirent sa décision.
Ce fut lors d'une des leçons de Fourchelangue avec Severus que sa lettre d'admission à Poudlard arriva, mais lorsque Salazar l'ouvrit pour regarder la liste du matériel scolaire, il leva son regard vers le Maitre des Potions avec confusion.
« - Vadrouilles avec les goules, Une année avec le Yéti, Vacances avec les harpies ? Qu'est-ce que c'est que ces âneries pour les cours de Défense ? On dirait des titre de romans plus que des manuels. »
Severus roula des yeux en secouant la tête.
« - C'est parce que ça en est. Le nouveau Professeur de Défense choisit par Albus est Gilderoy Lockhart.
- Je ne connais pas vraiment cet homme. Qui est-il ? » demanda Salazar avec une pointe de curiosité.
« - Oh, j'oublie toujours que vous avez manqué près de dix ans de vie dans le monde magique. En fait, c'est homme est tout simplement un imposteur. Une menace qui ne se soucie que de lui-même, de l'état de sa célébrité et de ses cheveux. Croyez-moi, cette année ne seras pas une promenade de santé avec lui dans les parages. » répondit Severus avec un rictus.
« - Tu n'es pas sérieux ? » dit Salazar en le regardant dubitativement.
« - Je le suis. » fut sa réponse honnête.
« - Alors pourquoi Albus l'a-t-il embauché ? »
Severus secoua la tête en soupirant,
« - Il était le seul à proposer sa candidature. Albus sait qu'il n'est qu'un imposteur, et il espère pouvoir dévoiler son jeu à tout le monde. Voyez-vous, monsieur, beaucoup pensent que le poste de professeur de défense est maudit. Chaque année depuis quarante ans voit passer différents professeurs. Albus dit qu'un jour le Seigneur des Ténèbres est venu le voir, avant le début de la première guerre, pour lui demander le poste lorsque l'ancien professeur venait de prendre sa retraite. Albus, sachant qui il était et ce qu'il avait fait, refusa. Le directeur pense que ce fut à cet instant que cette position se retrouva maudite, vu qu'aucun professeur n'est resté plus d'un an au poste depuis. »
Salazar regarda le jeune homme pensivement,
« - Peut-être que je devrais jeter un coup d'œil à cette malédiction. Évidemment, il doit s'agir de magie noire, et il se peut que je la connaisse et que je sois capable de la lever. Je verrais ce que je peux faire une fois que l'année aura débuté. Quand à ce Lockhart, je préfère garder mes réserves jusqu'à ce que je le rencontre. »
Severus rigola en secouant la tête.
« - Je peux déjà vous assurer que vous n'allez pas l'aimer. » dit-il, « - Et vous comprendrez vite pourquoi. »
Salazar se contenta de soupirer en hochant de la tête.
Dans une petite maison située au chœur d'une forêt en Ecosse, un homme était assis à sa table à manger, dinant. Il avait d'anciennes coupures de La Gazette du Sorcier étalées face à lui, ainsi qu'un livre détaillant avec précision certains arbres généalogiques ouvert à côté de lui.
L'homme avait une sombre intuition de ce qu'il allait trouver, et il continuait à chercher pour s'assurer qu'il avait raison. Pourtant, cela ne l'empêcha pas de s'étouffer avec son ragoût lorsqu'il trouva plus qu'il ne l'avait demandé. Il regarda longuement l'arbre de famille d'un sorcier en particulier avant de fouiller dans ses coupures de journaux pour relire les 'détails' de ce qui s'était passé cette nuit-là, à Godric's Hollow.
L'âme même de l'homme se remplie d'émotions, et les larmes commencèrent à rouler librement sur ses joues. Il soupira avant de pousser son assiette loin de lui alors que son regard volait de son livre aux articles de journaux.
« - Oh, Salazar… » murmura-t-il pour lui-même, « - Est-ce dont la véritable raison t'ayant poussé à t'attirer autant d'ennuis ? »
Hu hu hu ! Toujours plus de mystères, hein ? Et comment pensez-vous que Salazar va réagir lorsqu'il va rencontrer Gilderoy ? Oh, et la Chambre qui va être ouverte ! De nouveaux personnages vont faire leur apparition! Êtes vous prêt pour le voyage?
J'espère que ce chapitre vous aura plu! Je vous dis à bientôt pour le chapitre 19 qui marque le début de la deuxième année!
