Bonjour à tous! J'espère que vous vous portez bien!
Je souhaite la bienvenue sur la traduction du chapitre 22!
Je remercie Harry-Sterek-1968 pour avoir prit le temps de corriger les petites erreurs cachées dans le précédent chapitre!
L'univers d'Harry Potter est la propriété de JK Rowling, et la fanfic est l'oeuvre de preciousann, je n'en suis que l'humble traductrice.
Je vous souhaite une bonne lecture!
Sirius était allongé dans un lit le matin suivant, se demandant si tout n'avait été pas qu'un rêve. Il se souvenait avoir pu prendre un bain, manger un bon repas, et passer une véritable nuit de sommeil réparateur.
Ouaip, c'était très certainement un rêve. Un sorcier nommé Merlin ne m'a pas secouru. Pensa-t-il avec chagrin, ramenant les draps sur son menton. Je suis toujours dans ma cellule. Les Détraqueurs vont arriver d'un instant à… Est-ce le chant d'un oiseau que j'entends ? Nous n'avons pas d'oiseaux à… Il y a quelque chose de moelleux sous moi… Minute… Des draps ?
Sirius ouvrit brusquement les yeux en s'asseyant sur le lit, son visage n'exprimant que de l'émerveillement. Ce n'était pas un rêve ! pensa-t-il alors qu'un immense sourire apparaissait sur son visage, Et je suis dans une vraie maison !
Se levant lentement, Sirius regarda autour de lui, et les couleurs qui rencontrèrent son regard manquèrent de le faire pleurer. Toutes ces nuances de bleues, de verts, de jaunes, et de bruns, ainsi que toutes les autres qu'il pouvait voir état un don du ciel, tellement différentes du gris morne des cellules d'Azkaban.
Il marcha jusqu'à la fenêtre et regarda dehors avec stupeur. Il pouvait voir l'herbe verte couvrir les champs et les collines qui s'entendaient sur des kilomètres, des arbres venant ponctuer la vue qu'il avait. Un merlebleu, dont le chant lui avait fait réaliser que tout était bel et bien réel, était perché sur le bord d'un pot de fleur, picorant la terre. Il s'agissait de la chose la plus belle que Sirius ait vu en onze ans, et il se laissa choir sur une chaise près de la vitre pour observer l'animal jusqu'à ce qu'il s'envole.
Se levant, il explora la chambre dans laquelle il se trouvait, absorbant les moindres détails de celle-ci. Elle était petite, simple mais extrêmement confortable. Un miroir accroché à l'armoire attira son regard et il s'avança vers celui-ci. Il regarda son reflet pendant un temps, et il eut du mal à croire que ce qu'il voyait était la personne qu'il était.
Il était d'une extrême maigreur, un air fantomatique l'entourant, mais après tant d'année à Azkaban, il fallait s'y attendre. Ses cheveux et sa barbe avaient été nettoyé et brossé, chose qu'il avait faite juste après son bain de la veille. Mais la chose qui le poussa à regarder une seconde fois était ses yeux. Il les observa dans le miroir, n'y voyant qu'un être hanté, presque mort, jusqu'à ce qu'il se rappelle le petit merlebleu de plus tôt. Et voilà, qu'apparue dans leurs profondeurs, une étincelle de vie lutant pour exister.
Je suis libre. Réalisa Sirius, avant de se faire un petit sourire et d'acquiescer, se dirigeant enfin vers la porte de la chambre.
Il avait été dans un état de choc, la veille, et il n'avait pas eu le temps de faire vraiment attention à ce qui l'entourait, et il réalisa que le chalet était relativement petit. Il y avait deux chambres, chacune disposant de sa propre salle de bain, ainsi qu'un salon avec une très grande bibliothèque qui semblait en décalage avec le reste de la maison, et il supposa qu'elle avait dû être magicalement élargie. Il y avait également une salle de lecture que Sirius reconnu comme étant la pièce dans laquelle il était arrivé la veille.
Il arriva finalement au niveau de la cuisine d'une taille convenable où se trouvaient deux elfes de maison chantonnant joyeusement alors qu'ils travaillaient. Il se resta au niveau de la porte, les yeux fermés, pendant quelques minutes, appréciant les sons et les odeurs des choses que les elfes étaient en train de préparer avant de les ouvrir lorsque tout devint silencieux. Il vit alors que les deux elfes se tenaient patiemment devant lui.
« - Nous ne voulions pas vous déranger, Monsieur Sirius. Vous sembliez perdu dans vos pensées. » dit l'un des elfes en lui souriant.
« - Je vous écoutais simplement alors que vous travailliez. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas entendu quelqu'un chanter. » répondit-il et il réalisa que sa gorge était sèche lorsque sa voix sortie rauque de sa bouche.
L'elfe qui venait de parler le remarqua et lui donna un verre d'eau.
« - Merci » sourit Sirius avant de le boire et de rendre le verre vide à l'autre.
« - Maître a dit que si vous aviez besoin de quoi que ce soit, vous n'aviez qu'à nous demander. Nous nous en occuperons pour vous. Je suis Whimsy, et voici Coupy. »
Sirius rigola doucement
« - Coupy ?
-Je suis la cuisinière,» acquiesça Choppy avec un grand sourire, « - Maître trouvait que c'était un surnom amusant, mais mon vrai nom est Minny. Vous pouvez m'appeler par ces deux noms.
-Vous ne parlez pas comme les autres elfes. » remarqua curieusement Sirius en les regardant.
« - Oh, c'est parce que nous vivons avec notre Maître depuis très, très longtemps. Nous avons appris à parler correctement parce qu'il nous l'a appris. Il est vraiment un bon Maître. » expliqua Whimsy
« - Où se trouve-t-il ? » demanda Sirius,
« - Il est dehors, dans le jardin. Voulez-vous que je vous amène à lui ? » proposa Coupy, et Sirius acquiesça.
Ils sortirent de la maisonnette et se dirigèrent vers le grand jardin d'herbe aromatique. Ce fut là que Sirius le vit à nouveau, l'homme qui l'avait sauvé d'Azkaban. Il ramassait des racines de son jardin, et il était à présent habillé de simples robes rouge sombre brodées d'or qui rappelèrent à l'ex-prisonnier les couleurs de Gryffondor. Vu de dos, on aurait pu le confondre avec Albus, mais lorsque Merlin se tourna, Sirius réalisa à quel point ils étaient différents. Son visage, en première instance, et il avait l'air plus jeune, peut-être cinquante ans, ou quelque chose comme ça, et ses yeux bruns ne cachaient pas d'arrière-pensées comme l'on pouvait en trouver dans ceux d'Albus, mais ne renvoyaient que de la gentillesse.
« - Bonjour, Sirius. » dit Merlin avec un sourire, « - Pardonne-moi, j'aime mettre mes mains dans la terre de temps à autre. » continua-t-il en tirant sa baguette de sa poche pour se laver les mains avec un Sortilège d'eau.
« - Maître, le diner sera près dans deux heures, mais je peux vous amener du thé et des gâteaux en attendant ? » demanda Coupy
« - Oui, Coupy, cela serait parfait. Merci. » sourit Merlin lorsque l'elfe transplana.
« - Diner ? J'ai vraiment dormi toute la journée ? » demanda Sirius, surpris, et l'autre rigola doucement
« - Peux-tu me dire que tu n'en avais pas besoin ? » demanda-t-il alors qu'ils marchaient en direction d'un patio dans lequel se trouvait une table ainsi que quelques chaises.
« - Non, pas vraiment. » dit Sirius avec un sourire en s'asseyant. Ils restèrent silencieux quelques minutes en sirotant le thé qui leur avait été servi, jusqu'à ce que Sirius ne se remue dans sa chaise, un peu mal-à-l'aise, avant de regarder Merlin.
« - Pourquoi avez-vous fait ça, et êtes-vous vraiment Merlin ? Pardonnez-moi si nous en avons parlé la nuit dernière, mais j'étais en quelque sorte… En état de choc. » soupira Sirius d'un ton désolé.
Merlin ne fit que lui sourire,
« - C'est compréhensible, mais non, nous n'en avons pas discuté. Pour répondre à ta question la plus simple, oui je suis Merlin. Je ne suis pas un simple sorcier qui adore ce nom, mais le véritable enchanteur. Certaines personnes diraient que j'ai réussi à atteindre l'immortalité, mais je préfère l'appeler la longévité. Après tout, où est-ce que je serais si la Terre explosait ? Personne ne peut vivre pour l'éternité. » rigola l'homme.
Sirius copia le son, bien qu'ayant toujours l'air dubitatif.
« - Je suis désolé, mais je n'arrives pas à croire que vous êtes vraiment le Merlin. C'est juste… Je suis désolé.
- C'est bon, Sirius. Je sais que cela te prendra du temps pour me croire. A présent, passons à la raison pour laquelle je t'ai sauvé d'Azkaban. Je connais quelques personnes qui ne seraient pas d'accord avec moi, mais je ne crois pas en l'idée de cacher certaines informations aux autres, et si nous souhaitons que ton esprit guérisse, je me dois de te dire la vérité. Dis-moi, que penses-tu à l'idée d'être libre ? Crois-tu que tu le mérites ? »
Sirius secoua tristement la tête,
« - J'aime l'idée d'être libre, mais je ne pense pas le mériter. J'ai tué mon meilleur ami et sa femme, et j'ai abandonné mon Filleul. »
Merlin le regarda longuement,
« - Sirius, pourquoi penses-tu que tu as tué Lily et James ? »
Sirius soupira profondément avant d'enfoncer sa tête dans ses mains.
« - Je les ai convaincu que ce rat, notre autre ami Peter, serait plus capable d'être un meilleur Gardien du Secret que moi, sachant que j'aurais été une cible évidente. Peter nous a tous trahi, et ce ne fut que cette terrible nuit que j'ai réalisé mon erreur. Je les ai tués.
- Donc tu es allé chez eux, sorti ta baguette et lancé le sortilège de mort ?
- Non, mais…
- Alors tu ne les as pas tués. » dit avec gentillesse Merlin, « - Tu as fait une erreur, Sirius. Tout le monde peut en faire. J'aurais très certainement fait le même choix. C'était la chose la plus logique, cela semblait être un plan parfait, mais tu n'as pas tué tes amis. C'est Peter qui vous a tous trahi, et il est le seul responsable.
-Cela ne change rien au fait que j'ai l'impression que c'est ma faute. » marmonna Sirius,
« - Bon, très bien, nous devrons revenir là-dessus. Maintenant, dit moi, pourquoi penses-tu avoir abandonné ton Filleul ?
- Je n'étais pas là pour Harry. Je l'ai donné à Hagrid qui m'avait dit que Dumbledore voulait s'assurer qu'il allait bien, et je suis parti à la poursuite de Peter. Lorsque je l'ai mis face à son acte, il a fait exploser la rue et a tué tous ces moldus. Je ne sais même pas s'il est vraiment mort ou s'il a réussi à s'échapper. Tout ce dont je suis certain est que j'ai été placé à Azkaban sans recevoir de procès et que j'ai été laissé là-bas à pourrir. Si je n'étais pas parti à la recherche de Peter, alors j'aurais pu être là pour Harry. Au fait, comment le connaissez-vous ? Comment va-t-il ? Est-il entré à Poudlard ? » demanda Sirius, attendant avec espoir d'en apprendre plus sur son Filleul.
« - Je n'ai jamais rencontré Harry personnellement, mais j'ai beaucoup entendu parler de lui. » répondit Merlin en sortant une photo.
Il s'agissait de celle représentant Salazar se tenant près d'une statue de serpent dans la salle commune de Serpentard. Il tenait Nora et souriait, bien que l'on puisse également voir de la fatigue et de l'agacement sur ses traits. Sirius regardant longuement l'image avec choc, avant de la prendre des mains de Merlin avec la sienne qui tremblait légèrement.
« - Il est à Serpentard ? » demanda-t-il avec étonnement, « - Et il tient un serpent ? »
Merlin rigola légèrement,
« - Oui, mais Sirius, dit-moi, reconnais-tu les personnes sur cette photo ? » questionna-t-il en lui tendant une autre image.
Sur celle-ci, on pouvait voir un couple avec deux enfants. La femme avait les cheveux roux et des yeux verts, alors que l'homme en avait d'indomptables noirs, des lunettes sur le nez. Les deux enfants étaient identiques, bien que l'un semblait plus petit que l'autre. Ils portaient tous des vêtements moldus et l'on pouvait supposer qu'ils faisaient de la randonnée vu qu'ils se trouvaient au sommet d'une falaise surplombant l'océan. De par l'angle de la photo, il était clair qu'ils ne s'avaient pas que quelqu'un l'avait prise
Sirius regarda l'image avec stupeur avant que son visage ne s'assombrisse et qu'il lance un regard meurtrier à Merlin.
« - C'est une blague, n'est-ce pas ? » demanda-t-il alors que sa voix se teintait d'une colère froide.
« - Non Sirius, loin de là. » répondit calmement Merlin en prenant les deux photos pour les poser côtes à côtes sur la table.
« - Tu vois la personne sur cette photo ? » fit-il en montrant celle de Salazar, « - Il ne s'agit pas d'Harry Potter, mais l'un de mes amis les plus proches. Son nom est Salazar Serpentard. »
Les yeux de Sirius s'écarquillèrent de surprise, mais Merlin continua son explication avant qu'il ne puisse poser de question.
« - Et sur cette photo, Salazar se trouve juste là. » dit-il en pointant le plus petit garçon de l'autre photo.
« - Et oui, Lily, James et Harry savent exactement qui il est. Vois-tu, Sirius, la veille de la nuit de la venue de Voldemort à Godric's Hollow, Salazar a rendu visite aux Potters en leur expliquant que Peter venait de les trahir, et il les a envoyé dans un autre pays pour les mettre en sécurité. Il n'a eu le temps d'expliquer son plan à personne, n'ayant qu'un seul jour pour tout mettre en place, et il a insisté auprès des Potters de ne rien dire, même à leurs amis. » expliqua-t-il avec un soupir.
« - Je n'en savais rien non plus jusqu'à l'an dernier, lorsqu'un autre de mes amis ne m'informe que Salazar avait repris contact.
-Mais qu'est-il arrivé ? Pourquoi ressemble-t-il à Harry ? » demanda Sirius
Merlin commença alors à lui expliquer toute l'histoire, et montra également à l'ex-prisonnier quelques photos de l'été dernier, dont celles de l'anniversaire du véritable Harry, bien qu'elles soient prises de loin. Il expliqua également les 'aventures' de l'an dernier, ainsi que tout ce qu'avait dut supporter Salazar à cause de Dumbledore et Voldemort. Il refusa, cependant, de dire à Sirius où se trouvaient les Potters, se contentant simplement de lui répondre que 'Salazar les a envoyé à l'étranger'. Il lui dit également que personne ne savait pour sa vie chez les Dursleys jusqu'à l'an dernier et finit en mentionnant la présence de Peter à Poudlard.
Le temps que Merlin ne finisse son explication, le diner avait été servi, et Sirius se retrouvait à nouveau en état de choc, même s'il réussit à manger son repas. Whimsy venait tout juste de retirer les assiettes lorsque l'homme leva enfin son regard sur Merlin pour acquiescer.
« - Je ne peux pas toujours croire que vous êtes le vrai Merlin, mais je ne peux nier le fait que Lily et James sont en vie. » fit doucement Sirius, regardant une photo de James, Lily, Harry et Salazar alors que le plus jeune soufflait ses bougies d'anniversaire.
« - Que faisons-nous, maintenant ? » demanda-t-il
« - Tout d'abord, nous devons soigner ton esprit, et je t'aiderais dans ce cheminement. Vivre à Azkaban aussi longtemps ne peut faire du bien à personne, surtout à un homme innocent. Ensuite, nous devons te garder en sécurité et caché jusqu'à ce que l'on puisse arranger ta situation. Je dois t'avouer que te faire sortir de cette prison a été une décision prise sur un coup de tête, mais je ne veux pas non plus que tu crois que je t'ai fait échapper d'une prison pour te placer dans une autre. Tu vas avoir besoin d'air frais et d'espace dans lequel évoluer. C'est pourquoi vivre ici avec moi est ta meilleure option, sachant que tu auras de la place pour vivre, mais sache que les protections autour de ma propriété vont te renvoyer à l'intérieur si jamais tu t'approches trop de ses limites. Je ne fais cela pour ta sécurité comme pour la mienne. Les seules personnes qui peuvent venir ici sont celles qui savent que je suis en vie. Lorsque tu seras prêt, et que l'on aura trouvé comment arranger ta situation, nous ferons en sorte que tu ais un véritable procès. Tu es, cependant, libre de te déplacer où bon te semble tant que tu n'essayes pas de quitter mon terrain.
-Je comprends. » dit Sirius en prenant une profonde inspiration, « - James, Lily et Harry sont en vie, et je sais que je les reverrais un jour, alors je peux le faire. Je comprends aussi que je ne peux pas prendre contact avec eux car cela les mettrait en danger, mais je pense pouvoir supporter ça aussi. Je pense que juste savoir qu'ils sont en vie et en sécurité me sera déjà d'une grande aide. Et par rapport au fait d'échanger une prison pour une autre, j'ai du mal à voir la chose ainsi. Cet endroit est beaucoup plus accueillant qu'Azkaban. J'ai de l'air frais, du soleil et de la vie m'entourant.
-Alors nous pouvons partir sur de bonnes bases, mon ami. » fit Merlin avec un sourire sincère, et Sirius acquiesça en rigolant légèrement
« - Est-ce que le Ministère est au courant que j'ai disparu ? »
Merlin explosa de rire.
« - Oui, tout comme Salazar, mais je lui ai déjà envoyé une chouette pour lui expliquer les détails de ta situation.
-Une chouette ? » demanda Sirius, « - Pourquoi pas le phénix ?
-Oh, Nehum n'est pas mien, malheureusement. Me lier avec un phénix est bien l'une des seules choses que je ne serais jamais capable de faire, mais je l'ai emprunté à un ami. Et ceci est la une de la Gazette du Sorcier de ce matin. » rigola Merlin en plaçant le journal face à Sirius.
SIRIUS BLACK S'EST ÉCHAPPÉ D'AZKABAN !
Voilà la une qui accueilli Salazar ce matin-là au petit déjeuner, et tout ce qu'il put faire fut de regarder bêtement sans voir le journal la bouche ouverte, sa fourchette à mi-chemin entre lui et son assiette. La Grande Salle bourdonnait suite à la nouvelle, et à la table des professeurs, beaucoup avaient l'air inquiet.
Minerva et Severus l'étaient à cause de la tête que tirait Salazar, indiquant clairement qu'il n'avait aucune idée de ce qui s'était passé Albus avait l'air au bord de la crise de nerf, sachant qu'il n'avait pas de professeur de Défense, mais qu'en plus il devait s'occuper de ce problème également.
Il avait déjà parlé longuement (et sévèrement) à Minerva et Severus pour leur petit manège avec Lockhart, en leur expliquant qu'il ne pouvait pas enseigner les leçons de Défense à cause d'autres responsabilités qu'il avait, mais les deux n'avaient pas eu l'air vraiment plus désolé. Ils rappelèrent à Albus que son but avait été de dévoiler les tromperies de Lockhart, et ils l'avaient fait, ce à quoi le Directeur répondit qu'il ne voulait pas que cela arrive avant la fin de l'année, mais rien ne pouvait les faire regretter leur acte ce qui est fait est fait, après tout.
Ce matin, cependant, Albus était assis à sa place habituelle de la table et regardait la une de la Gazette avec choc. Il pouvait déjà entendre Fudge crier en demandant des conseils, et Albus ne voulait vraiment, mais alors vraiment pas en entendre parler.
Il ne savait évidemment pas comment Sirius s'était échappé, mais tout ce à quoi Albus pouvait penser était qu'il avait fui pour finir ce que son Maître avait commencé onze années plus tôt, et qu'il allait très certainement chercher à atteindre Harry. Il devait trouver un nouveau professeur de Défense, et grâce à l'évasion de Sirius, il venait enfin de trouver le candidat idéal.
Salazar passa le reste de la journée dans un espèce de brouillard. Tout le monde savait pour quel crime Sirius Black avait été enfermé, et il avait pu entendre tout au long de la journée des murmures à propos du prisonnier s'était enfui pour venir le tuer. Il savait que cela était faux, mais le problème auquel faisait face Salazar était qu'il n'avait aucune idée de la localisation de Sirius, ni même de comment et pourquoi il s'était échappé.
Il avait demandé à Fed et George de garder un œil plus attentif sur 'Croûtard' pour s'assurer qu'il n'essaierait pas de s'enfuir, et les jumeaux le lui promirent, et il réussit même à se disputer avec Severus pour obtenir une retenue et avoir le temps de discuter avec lui.
Il allait sans dire que la journée avait été bien chargée pour tout le monde.
Heureusement, le problème fut réglé le soir même au diner lorsqu'un magnifique hibou Grand-duc vola dans la Grande Salle portant une lettre. Il pensa au début qu'il s'agissait de l'oiseau de Malfoy, alors Salazar n'y porta que peu d'attention, mais il sursauta lorsqu'il atterrit juste en face de lui. Prenant la lettre, il commença rapidement à la lire.
Je sais que nous n'avons pas parlé en onze ans, mais je sais que cela ne fut pas vraiment ta faute, sachant que tu étais coincé chez les Dursleys et que tu étais particulièrement préoccupé l'année passée. Nicholas m'a tout raconté.
Je voulais juste te dire qu'il est avec moi, et que je compte bien tout lui raconter. Son esprit a besoin de guérir après être resté si longtemps là-bas, et je pense que c'est le meilleur moyen de le remettre sur le bon chemin. Ne t'inquiète pas, mon ami, je m'occuperais bien de lui. S'il te plait, dis à qui tu le dois que la situation est sous contrôle, et viens me rendre visite dès que tu le peux. Tu sais où je suis.
M.
Salazar soupira de soulagement avant d'attraper un morceau vierge de parchemin et d'écrire rapidement sa réponse,
Je suis soulagé d'apprendre cela ! Merci, mon ami, et je suis également désolé de ne pas être venu te voir. Je passerais dès que j'en aurais la possibilité.
Je me suis inquiété toute la journée à cause de cette nouvelle, mais je suis ravi de savoir qu'il est avec toi. S'il te plait, dis-lui que l'on sait où le rat se trouve, et qu'on le surveille en utilisant une certaine carte. Je leur ferais savoir aussi à propos de cette situation le plus tôt possible, et dis-lui également que j'ai un moyen de communiquer avec eux en utilisant des miroirs. Il saura de quoi je parle en mentionnant 'carte' et 'miroir'.
Prend soin de toi et à bientôt.
S.
Il attacha rapidement la lettre à la patte du hibou et le regarda s'envoler avant de laisse tomber sa tête sur la table et de soupirer une nouvelle fois de soulagement.
« - Est-ce que tout va bien, Harry ? » demanda Gordy en regardant Salazar
« - Oui, un sacré poids vient de m'être retiré des épaules à l'instant. » répondit-il en regardant son assiette remplie de nourriture. Il réalisa soudainement que son appétit était revenu et il commença à manger avec enthousiasme.
Gordy rigola en le regardant
« - Eh bien, je suis ravi que tu ais reçu de bonnes nouvelles. » dit-il en regardant Salazar d'un air complice.
Le sourire de Salazar fléchit face au regard du plus jeune, mais Gordy rigola simplement en finissant son repas. Il se leva ensuite et se dirigea vers la sortie.
« - Une idée de ce qui vient de se passer ? » demanda Blaise lorsque le garçon aux cheveux rouge quitta la Grande Salle
« - Absolument pas. » dit Salazar en étudiant la forme disparaissant de Gordy.
« - Alors, qu'est-ce que tu vas faire à propos de Sirius Black ? Tout le monde dit qu'il s'est échappé pour te tuer. »
Salazar rigola
« - Je ne suis pas vraiment inquiet à propos de Black. Il ne pourra jamais m'atteindre à Poudlard, tout ira bien, tu verras.
-Si tu le dis, Harry. Après, personnellement, je sais que serais paniqué à l'idée qu'il soit après moi. » dit Blaise avec un frémissement dans la voix.
« - Et comme je te l'ai dit, tout ira bien. Bon, je ferais mieux d'y aller, j'ai une retenue avec Rogue, après tout. »
Blaise rigola
« - D'accord, j'espère te revoir plus tard en un seul morceau ! » dit-il, et Salazar lui fit un grand sourire en retour avant de partir en direction des donjons.
Lorsqu'il arriva, il fut surpris de trouver Minerva et Poppy avant de soupirer et de se laisser tomber dans une chaise.
« - Vous savez tous que j'étais un peu largué à propos de tout ce qui s'est passé aujourd'hui, mais la lettre que j'ai reçu ce soir a arrangée beaucoup de chose. Un de mes amis les plus proches m'a contacté pour m'informer qu'il a Sirius. » dit-il avec un sourire heureux.
« - Sais-tu comment il l'a sauvé ? » demanda Poppy avec choc, « - Je suppose que Sirius va avoir besoin de voir un guérisseur de l'esprit également.
-Bien que je ne sache pas comment il a été secouru, Poppy, je peux t'assurer que l'homme qui a pris en charge Sirius est plus capable de s'occuper de son cas, bien plus que nous.
-Comment s'appelle-t-il ? » demanda Minerva, et Salazar soupira en secouant la tête,
« - Je suis désolé, mais je ne peux pas répondre à cette question. J'ai formulé un Serment Inviolable m'empêchant de parler de son existence à personne d'autre que ceux qui ne le savent déjà. La bonne nouvelle est que Sirius est en sécurité, entre de bonne main, et que nous n'avons pas à nous inquiéter pour lui.
-Lily et James seront ravis d'apprendre cette nouvelle. » fit Severus avec un hochement de tête
« - Oh, j'en suis plus que certain. » dit Salazar en sortant un miroir de sa poche.
Le reste de sa 'retenue', Salazar la passe à raconter tout ce qui venait de se passer aux Potter. James l'informa qu'il enverrait au plus tôt un autre miroir à Salazar pour qu'il le fasse passer à Sirius, et le plus âgé lui assura qu'il le ferait. Lily explosa en larme et dit à Salazar de dire à Sirius à quel point ils étaient désolés de n'avoir rien pu faire l'année passée, ce que l'autre confirma.
Lorsque la retenue arriva à sa fin, Salazar eut l'impression qu'un autre poids avait été retiré de ses épaules, mais quelque chose continuait de le tracasser. Comment Merlin avait-il pu savoir qu'il envisageait d'aider Sirius à s'échapper d'Azkaban ? Bien qu'il ait tout dit à Nicholas, il n'avait pas encore pu lui parler de ce détail en particulier, alors comment l'autre avait appris cela ?
Salazar soupira en se couchant cette nuit-là. Un problème de résolu, deux de trouvé, et il n'aimait vraiment pas ça.
Il était tard dans l'après-midi, et quelques jours s'étaient écoulés depuis la nouvelle de la fuite de Sirius. Albus était assis à son bureau, sa tête reposant entre ses mains. Il venait de rentrer d'une rencontre avec Fudge, à qui il avait raconté ses suppositions à propos de motivations cachées derrière la fuite de Black, mais il ne s'attendait clairement pas à ce que le Ministre ne décide d'envoyer des Détraqueurs à Poudlard. Il lui avait pourtant dit que l'école était bien protégée, mais Fudge avait insisté et à présent le Directeur se retrouvait coincé avec une centaine de Détraqueurs allant bientôt patrouiller le terrain de l'école.
Il n'avait vraiment pas passé une bonne semaine.
Les avertissements du château se faisaient toujours plus insistant, et il ne pouvait pas trouver l'origine du problème. Il avait arrêté Harry à la moindre opportunité pour voir s'il préparait quelque chose, mais jusqu'alors, le garçon n'avait rien fait. Albus savait qu'un artefact noir se trouvait entre les murs de l'école et qu'il était actif, mais de quoi il s'agissait, il n'en avait aucune idée.
Albus savait qu'Harry était responsable, d'une manière ou d'une autre. Il était bien trop semblable à Tom, et cela le dérangeait grandement. 'Voyager' avait été ce que Tom avait fait avant de s'engager sur la voie des Arts Noirs.
Se pourrait-il qu'Harry suive cette voie également ? se demanda Albus, assis à son bureau, Fait-il des recherches dans les arts sombres ? Ce garçon en sait beaucoup trop à propos d'eux, et je ne peux pas cautionner le fait qu'il en apprenne d'avantage.
Albus soupira à nouveau, mais un sourire apparu sur son visage lorsque quelqu'un toqua à sa porte. Son, espérait-il, futur professeur de Défense venait juste d'arriver. Albus savait que s'il jouait ses cartes correctement, tout irait comme il l'entendait.
« - Entrez ! » appela-t-il, son meilleur sourire de grand-père en place lorsqu'un homme en robe miteuse entra dans son bureau
« - Ah ! Remus Lupin ! Que c'est bon de te revoir ! » dit-il joyeusement
« - Bonjour, Albus. » répondit Remus avec un léger sourire, « - J'ai été grandement surpris par votre lettre. De quoi vouliez-vous me parler ?
-Eh bien, » dit Albus avec un soupir, « - Comme tu le sais, Sirius s'est échappé, et je suis à la recherche d'un professeur de Défense. J'espérais que tu acceptes de prendre le poste, connaissant tes capacités en cette matière. » expliqua-il, décidant d'aller directement droit au but.
Remus eut l'air prit de court, et son sourire fléchit légèrement
« - En quoi prendre ce poste aurait-il quelque chose à voir avec Sirius ? » demanda-t-il en s'asseyant dans l'un des fauteuils de Dumbledore
« - Je suis arrivé à la conclusion que Sirius s'est échappé d'Azkaban pour retrouver Harry. » dit-il gravement, et le visage de Remus se teinta de choc et de peur, « - Tu es vraiment doué en ce qui concerne la Défense contre les Forces du Mal, et tu connais Sirius. Je pense que si tu prends cette position, alors tu pourras nous aider à le protéger.
-Est-ce qu'Harry sait que Sirius s'est échappé pour le retrouver ? » demanda Remus, inquiet, et Albus secoua la tête,
« - Non. J'ai demandé à ses professeurs de ne pas lui en toucher un mot. Il n'est qu'un enfant, et il doit se concentrer sur ses études. On ne doit pas lui faire porter le poids d'un tel fardeau. »
Remus acquiesça, comprenant l'argument
« - Comment va-t-il ? De quoi a-t-il l'air ? » demanda-t-il, espérant recevoir du Directeur quelque chose, n'importe quoi, à propos d'Harry.
Albus soupira profondément. Il savait que tout se jouait maintenant, et il avait besoin que Remus accepte la position,
« - En toute honnêteté, je m'inquiète pour lui. Il a été placé à Serpentard, et non à Gryffondor, comme nous l'avons tous cru, et je crains que quelques familles plus sombres ne tentent de l'influencer. Il sait des choses sur les arts noirs qu'il ne devrait pas savoir, ainsi que des croyances et des idéaux que j'estime être de mauvaises augures, et il a déjà utilisé de la magie du sang.
-Quoi ? » cria Remus avec surprise en sautant de son siège, « - De la magie du sang ?! Impossible !
-J'en ai bien peur. » dit Albus d'un ton solennel en secouant la tête,
« - Il est également très intelligent et puissant, mais également un Fourchelang, tout comme l'était Voldemort. Je ne pense pas qu'il soit Noir, cependant. » dit rapidement Albus alors que les yeux de Remus s'écarquillaient d'horreur, « - Il a juste besoin d'être influencé dans la bonne direction.
-Il… Il n'est pas… Maléfique, j'espère ? » demanda Remus en se rasseyant doucement dans sa chaise
« - Non, il ne l'est pas. » répondit Albus avec un sourire, « - La situation est vraiment prometteuse, même. La plupart de ses amis sont à Gryffondor, et l'une d'entre-elles est même une née moldue, mais j'ai peur que cela ne soit pas suffisant. Je serais honnête, Remus j'aimerais que tu prennes ce poste de sorte à ce que tu ais une influence positive sur lui. J'ai horreur de devoir dire ça mais… Tu es son seul lien qui lui reste avec ses parents, et j'espère qu'il voudra suivre ton exemple grâce à cela. » dit-il gentiment,
« - Quand à ma condition ? » demanda Remus d'un ton bas
« - Severus Rogue est notre Maître de Potion, et je sais qu'il pourra te préparer de la potion Tue-loup. Le reste du personnel est déjà au courant pour ton cas, sachant que nombre d'entre eux sont tes anciens professeurs. Certes, cela peut être considéré comme un inconvénient, mais tes connaissances à propos de Sirius et de la Défense contre les Forces du Mal nous est vitales. Si, par je ne sais quel moyen, Sirius réussit à venir ici, Harry aura très certainement besoin de toi. » expliqua Albus de son ton le plus paternel.
Remus hocha lentement de la tête avant qu'une lueur plus dure n'apparaisse dans ses yeux.
« - Severus Rogue est un Mangemort, Albus. Pourquoi est-il ici ?
-Je place toute ma confiance en Severus. Il venu me voir avant la fin de la guerre, et ce que je m'apprête à te dire ne dois pas sortir le cadre de cette rencontrer, mais il est celui qui m'a averti que Voldemort avait pris pour cible Lily, James et Harry. Je lui fais confiance, et nous avons besoin de lui ici, à Poudlard, Remus. Et Harry a besoin de toi car tu es celui le plus à même de le protéger dans cette situation. »
Les yeux de Remus s'écarquillèrent de surprise face au mini-discours d'Albus, avant qu'il n'acquiesce doucement.
« - Je comprends. Je ferais cela pour Harry. » dit-il d'une voix basse, « - Quand voulez-vous que je commence ?
-Le plus tôt possible. » dit Albus avec un grand sourire, « - Nous sommes Vendredi, aujourd'hui, et tu as donc le week-end pour pouvoir t'installer, et tes premières leçons débuteront Lundi.
-Très bien. Tant que vous faites en sorte qu'aucuns élèves n'apprennent pour ma condition.
-Ils n'en sauront rien. » assura Albus alors que les deux se levèrent, « - Laisse-moi donc te raccompagner jusqu'à l'escalier principal. Je dois discuter avec Severus, et je sais que je le trouverais dans les cachots. »
Remus acquiesça, et les deux discutèrent de différentes choses alors qu'ils marchaient dans les couloirs. Alors qu'ils arrivaient au niveau du deuxième étage, ils purent entendre des éclats de rire ainsi que des cris provenir de l'une des salles de classe vides.
Ils trouvèrent 'Harry', Blaise, Neville, Hermione, Gordy, Colin et les jumeaux éparpillés dans la pièce, et chacun d'entre eux étaient soit en tain de crier ou de rire à propos de quelque chose. Nora faisait des allers-retours sur un bureau en discutant avec Neville, et la peau de 'Harry' avait changé de couleur pour être rouge alors que ses cheveux étaient devenus or. 'Harry' et Gordy, par ailleurs, se disputait justement à propos de ça.
« -… Et pourtant tu es un Serpentard supportant les couleurs de Gryffondor ! C'est de la traitrise ! » cria Salazar à Gordy alors que le plus jeune commençait à rire.
Hermione pouffa, « - Ce n'est pas de la traitrise, Harry, toi et Nora êtes assortis !
-Mais je suis un Serpentard ! » gémit-il, « - Je ne peux pas me balader comme ça !
-Murmureur, j'aime ma nouvelle polaire rouge et or. Il fait de plus en plus froid, et je peux à présent rester au chaud. Le rouge ressort bien sur le noir de mes écailles. » siffla-t-elle en acquiesçant fermement de la tête.
« - Fred, George, aidez-moi. Je jure de vous maudire jusqu'au néant si vous ne changez pas la couleur de ma peau et de mes cheveux. » supplia Salazar, ignorant totalement Nora. Les jumeaux secouèrent simplement leurs têtes en rigolant encore plus fort. Ils venaient d'utiliser un autre piège du livre des Mauraudeurs, et le sort n'allait pas disparaitre avant au moins une bonne semaine si un contre-sortilège n'était pas utilisé, sort que seuls les jumeaux, évidement, connaissaient.
« - Mais le rouge sied tellement ton teint et Nora, et puis, vous avez tous les deux des 'touches' dorées aussi. » sourit Neville en pointant les cheveux de Salazar.
Colin rigola et prit une photo de 'Harry', et ce dernier lui lança un Maléfice Cuisant en retour pour l'affront.
Il ne fit que sourire à Salazar
« - Tu vas devoir faire connaitre tes protestations mieux que ça, Harry. Gordy a dit que tu aimais secrètement le rouge et l'or, alors on sait que tu n'es pas totalement opposé à ce petit changement. »
Salazar lança un regard noir à Gordy dont les yeux brillaient de malice.
« - Et bien, ses informations sont fausses. » corrigea-t-il fermement, « - Je pense personnellement que sa répartition a été mal faite. Clairement, Gordy appartient à Gryffondor, et non à Serpentard.
-C'est pas vrai ! » rigola Gordy
« - Si vous continuez à ne pas m'écouter… Je vais vous mordre ! » cria soudainement Nora
Tout le monde se tut pour la regarder, certains ricanant encore ici et là. Le serpent était à présent sur le sol et glissait en faisant des vas et viens devant eux.
« - Maintenant que j'ai ton attention, » dit-elle en fusillant Salazar du regard, « - C'est comment les choses doivent être. J'aime mon polaire rouge et or, alors il restera comme ça. Murmureur, j'ai encore le vert et argenté de l'an dernier, alors je ne vois pas le problème que ça pose.
-Nora, on ne parle pas de ton polaire. Nous parlons de ma peau et de mes cheveux. » répondit calmement Salazar, « - Si tu veux que ton polaire reste de cette couleur, ce n'est pas un problème, mais je ne peux pas me balader comme ça toute une semaine. »
Blaise acquiesça
« - Je suis d'accord. Je vote pour que le polaire de Nora reste de couleur rouge et or si elle le souhaite, mais Fred et George doivent rendre leurs couleurs normales à la peau et aux cheveux d'Harry, ou au moins leurs donner les couleurs de Serpentard.
-Merci, Blaise ! » répondit avec soulagement Salazar
Remus eut l'air choqué en regardant Albus. Il n'avait aucune idée de ce qui avait été dit en Fourchelang, mais il reconnaissait l'état dans lequel se trouvait Harry. Après tout, il avait aidé Sirius et James à créer ces sortilèges.
« - Albus, que se passe-t-il ? » demanda-t-il à voix basse
« - Eh bien, il semblerait que Nora, le serpent, adore son nouveau polaire rouge et or, mais Harry n'aime pas la nouvelle couleur de sa peau et de ses cheveux. » répondit-il tout aussi bas.
« - Ces enfants peuvent parler Fourchelang ? »
Albus secoua la tête,
« - Non, non. Ils le comprennent seulement comme je le peux après qu'Harry leur ait enseigné l'an dernier. Sauf les deux premières années. » répondit-il alors que les plus jeunes recommencèrent à rire de plus belle ou, dans le cas de Salazar, se remettait à crier.
« - Je vote pour qu'on laisse tout comme ça. » sourit Gordy, et tous les Gryffondors rigolèrent.
« - Je suis d'accord ! » crièrent-ils en chœur
« - Mais je vais rester comme ça toute une semaine ! » protesta-t-il
« - Alors on pourra rigoler une semaine entière. » répondit Neville, faisant pouffer tous les autres.
« - Vous tous, à l'exception de Blaise, êtes des satanés Gryffondors ! » râla Salazar, faisant rire les membres de la maison du Lion de plus belle.
« - Nous ne sommes pas tous des Gryffondors, pourtant. » dit Gordy avec un sourire.
« - En tout cas, tu es très certainement un membre honoraire de cette maison. » marmonna Salazar, faisant rire l'autre encore plus fort.
Salazar soupira en secouant la tête.
« - Dans ce cas, je ne parlerais à aucun de vous pendant une semaine entière, alors. »
Gordy rigola,
« - Et voilà qu'il parle comme un vrai enfant de douze ans. » taquina-t-il en le regardant avec un sourire
Salazar lui lança un regard sur le côté avec des yeux calculateurs, mais il préféra l'ignorer. Soupirant fortement, il lança ses mains en l'air avant de se tourner pour quitter la pièce. Ce fut à ce moment qu'il remarqua Albus se tenant à l'entrée avec un autre homme se trouvant à ses côtés.
« - Professeur ! » s'exclama-t-il avec surprise, et tout le monde sursauta en regardant la sortie.
« - Bonjour, Harry. » dit Albus, les yeux brillant d'amusement, « - Je vois qu'il y a une divergence d'opinion par rapport au choix des couleurs.
-Oui, il y en a, et je pense que Fred et George mériteraient une semaine entière de retenue. » acquiesça-t-il, faisant exploser de rire les jumeaux.
« - Je suis d'accord ! » cria Blaise, « - Surtout qu'avec la peau rouge d'Harry et ses yeux verts, on a l'impression qu'il est décoré pour Noël ! » rigola-t-il, faisant pouffer tous les autres.
« - J'ai bien de ne pas pouvoir faire ça. » ria doucement Albus, « - Mais laissez-moi vous présenter votre nouveau Professeur de Défense, Monsieur Remus Lupin. »
Les yeux de Salazar s'élargirent légèrement, et il entendit Fred et George pousser une exclamation de surprise, mais les trois réussirent à cacher leur étonnement.
« - C'est un plaisir de vous rencontrer, professeur. » fit poliment Salazar en tendant sa main, « - Si je puis demander, dans qu'elle maison étiez-vous, et pouvez-vous m'aider ? »
Remus rigola en secouant la main de 'Harry',
« - J'étais à Gryffondor, de fait, j'aime particulièrement ces couleurs.
-GAH ! » cria Salazar en lançant une nouvelles fois ses mains en l'air en signe de frustration, faisant exploser de rire tous les autres,
« - Et voilà que s'envole mes derniers espoirs de revenir à la normale. Poudlard a beaucoup trop de Gryffondor occupant des positions d'autorités. » râla-t-il.
« - Est-ce que le petit Harrykins va être de mauvaise humeur pour toute la semaine ? » rigola Fred
« - Oui, je le crois. » dit Gordy avec un sourire, causant Salazar à lui envoyer un regard noir en retour, « - Mais je vous conseille de surveiller vos arrières. Je sens qu'une guerre de farce va bientôt se déclencher.
-Oh, je n'ai pas à m'inquiéter. Je suis en sécurité et très loin du courroux d'Harry. » annonça Blaise
« - Oui, c'est le cas. » confirma Salazar avec un hochement de tête, et les autres rigolèrent, « - Mais quand à vous autres, j'ai bien peu que cela ne soit pas le cas. Surtout toi, Gordy, parce que tu es à Serpentard. Et je peux vous assurer que ma vengeance sera terrible.
-J'en doute. » rigola Gordy avant de se tourner vers Remus et Albus, « - Pardonnez-nous d'avoir ignoré votre présence, professeurs.
-Ce n'est rien, Monsieur Roffin. Je suis ravi de voir que vous passez tous un excellent après-midi. » rigola Albus, alors que Salazar râlait fortement en signe de protestation, faisant rire à nouveau les enfants.
« - Nous allons parfaitement bien, Dumbly. Quant à pourquoi Murmureur fait tout un caprice, je ne sais pas vraiment. Mon polaire est vraiment beau. Broussaille l'a fait elle-même. » siffla Nora en s'enroulant autour du poignet de Neville.
« - Tu fais exprès de ne pas comprendre le problème, n'est-ce pas ? » demanda Salazar en se tournant vers elle.
« - Mais évidemment que je le fais exprès. Je sais que l'on parle de ta peau et de tes cheveux, mais Dubat a dit que cela serait marrant de te faire tourner en bourrique, et il avait raison. » siffla doucement Nora
« - Traîtresse. » marmonna Salazar,
« - Je suis ravie que tu aimes ton polaire, Nora, et elle n'est certainement pas un traîtresse, Harry. » rigola Hermione
« - C'est à débattre. » dit Salazar, et tous les autres lui firent un immense sourire en retour.
Albus rigola doucement, et même si Remus tiquait à chaque fois que 'Harry' parlait en Fourchelang, il lui sourit également. Albus leur indiqua qu'il était bientôt l'heure du diner et qu'il était grand temps qu'ils se rendent à la Grande Salle, sachant qu'il avait une annonce à faire. Remus s'excusa également pour rentrer chez lui et préparer ses affaires alors que le Directeur partait chercher Severus pour lui parler avant.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la pièce à manger, les enfants se séparèrent pour retourner à leurs tables respectives, et Nora décida de rester avec Hermione et Neville le temps du repas, vu que les jumeaux ne s'asseyaient jamais avec les plus jeunes à table. Sachant que c'était Hermione qui lui avait donné son beau polaire tout neuf, Nora ne fit que la complimenter et la remercier pour son cadeau. Salazar savait également que le serpent voulait également crâner devant tous les Gryffondors, et il ne put que rire à l'idée.
Quant au piège que lui avaient tendu les jumeaux, il n'était pas vraiment en colère. En vérité, il préférait que ce soit sur lui qu'ils aient décidé de tester la blague. Il savait qu'ils voulaient essayer tous les sortilèges du livre des Mauraudeurs, et il préférait être leur cobaye, plutôt qu'un élève au hasard. De plus, cela lui permettait de se distraire du sentiment de 'fatalité' que le château ne cessait de pousser en lui. Il commença à souhaiter que Godric ait rendu les boucliers plus performants, histoire de pouvoir détecter avec précision les artéfacts noirs. Salazar n'avait, cependant, aucune connaissance du fonctionnement des dits boucliers, sachant qu'ils avaient toujours étaient un secret de magie familiale qu'il ne pourrait jamais modifier, même s'il le souhaitait.
L'annonce d'Albus au diner s'avéra être à propos des Détraqueurs, et la nouvelle fit soupirer Salazar qui secoua sa tête. A la tête que tirait Albus lors du discours, il sut que l'autre n'était pas ravi à cette idée, pas plus que les autres. Les élèves avaient l'air effrayés, et les autres professeurs très en colère. Salazar ne pouvait pas les blâmer le Ministère envoyant ces créatures maudites à Poudlard ? Les enfants étaient totalement sans défense face à eux, et il ne savait même pas s'ils pouvaient apprendre le sortilège du Patronus à de si jeunes sorciers.
Lorsque le diner toucha à sa fin, Salazar quitta la table le cœur et l'esprit lourd. La bonne humeur suite aux blagues de la journée était totalement envolée, et Blaise semblait perdu dans ses pensées avec un air horrifié gravé sur le visage. Salazar souhaita pouvoir faire quelque chose pour lui. Gordy, quant à lui, ne cessait de lui envoyer des regards sur le côté avant de finalement poser sa main sur son épaule.
« - Est-ce que ça va, mon ami ? » demanda-t-il doucement, regardant Salazar avec inquiétude
Ce dernier secoua la tête
« - Non, Gordy, je ne vais pas bien du tout. » dit-il, « - Comment… Comment le Ministère peut-il envoyer des Détraqueurs ici ? J'ai lu à propos de ces créatures ignobles, et…
-Tout ira bien. Nous aurons simplement qu'à rester hors de leurs chemins, ainsi que de trouver un moyen pour protéger les enfants des Détraqueurs autant que possible.
-Protéger les enfants ? » demanda soudainement Salazar, regardant Gordy avec un regard calculateur
Les yeux de l'autre s'écarquillèrent
« - Je… Je veux… Je veux dire… Les autres enfants comme nous. Il doit bien exister un sortilège pour ça, hein ? »
Salazar regarda Gordy pendant de longues secondes, avant de décider de faire quelque chose qu'il avait juré ne jamais faire sur un enfant.
Il lança un sort de Legilimancie sans utiliser sa baguette.
Il rencontra de puissants et massifs boucliers mentaux se trouvant bien au-delà des capacités d'un jeune enfant. Gordy le poussa gentiment hors de son esprit, regardant Salazar avec des larmes se formant dans ses yeux, mais ce dernier avait déjà sa baguette en main, pointée directement sur la tête de Gordy.
« - Qui es-tu ? » grogna-t-il, poussant violement Gordy dans le mur.
Les autres élèves autour d'eux ne leur prêtèrent aucune attention, et Blaise avait été emporté par la foule qui se dirigeait vers le Hall d'entrée. Gordy secoua la tête, regarda autour de lui avant de reposer ses yeux sur Salazar, dont le visage était masqué par une colère froide.
« - Pas ici, Salazar. » murmura Gordy alors que des larmes roulaient sur ses joues, « - S'il te plait, surtout pas ici. C'est beaucoup trop compliqué à expliquer. »
Les yeux du Fondateur s'écarquillèrent à la mention de son nom, et il s'apprêta à répondre quelque chose lorsqu'ils entendirent des cris provenir du second étage. Les deux regardèrent dans cette direction avant de se regarder à nouveau, et ils commencèrent à tracer leur chemin dans la foule estudiantine.
Ils arrivèrent finalement au second étage, à l'origine des cris. Les élèves rassemblés à cet endroit avaient l'air horrifié, et il ne fallut pas longtemps à Salazar pour savoir pourquoi.
Là, près des toilettes abandonnées du second étage, était écrit en lettre de sang sur le mur
La Chambre des Secrets a été ouverte.
Ennemis de l'Héritier, Prenez Garde.
Salazar regarda sans le voir le mur, sa bouche s'ouvrant et se fermant comme celle d'un poisson rouge, l'inscription au mur n'étant pas la seule chose se trouvant dans le couloir. Une Serdaigle de première année avec de longs cheveux blonds, une racine de Bière-au-beurre en tant que collier, ainsi que des boucles d'oreilles en forme de radis était couchée sur le sol, figée comme une statue.
Les genoux de Salazar lâchèrent sous son poids, et Gordy le retint avant qu'il ne tombe au sol. Un groupe de professeurs horrifiés arriva sur la scène, demandant aux élèves de retourner dans leur salle commune. Albus regarda longuement le mur avant de s'abaisser vers la fille et de bouger sa baguette au-dessus d'elle.
Gordy commença à essayer de tirer Salazar loin de la scène, mais ce dernier ne bougea pas. Il ne faisait que regarder le mur, la fille, et les toilettes dans un silence horrifié.
« - Bouge, espèce de vieil imbécile ! » grogna Gordy dans son oreille, « - Elle est simplement pétrifiée. Il faut que tu bouges de là avant que l'autre idiot ne te traine dans son bureau. Tu n'es vraiment pas en état de répondre à ses questions, bon sang ! »
Salazar ne bougea toujours pas. Trop de chose venait de se passer dans une période trop courte de temps, et son cerveau avait du mal à tout calculer. Il ne vit jamais le Sortilège de Stupéfixion l'atteindre.
*musique de cliffhanger*
