Et bonjour à tous! J'espère que vous vous portez bien! :)

Une nouvelle fois, je remercie Harry-Sterek-1968 pour la relecture qu'elle a faite du dernier chapitre! Je le corrigerais aussi tôt que possible! ^^

Rien ne m'appartiens, blah, blah, blah, je sais que vous êtes impatients de lire la suite, haha!

Bonne lecture! o/


Gordy réussit finalement à amener Salazar (toujours inconscient) dans une salle de classe vide se trouvant à proximité. Il détestait devoir le stupéfixer ainsi, mais cela avait été le seul moyen qu'il avait trouvé pour le faire bouger. Il protégea la porte de sorte à ce que personne ne les dérange, mais il ne réveilla pas Salazar pour autant. Au contraire, il patienta jusqu'à ce que le bruit à l'extérieur disparaisse avant d'ouvrir silencieusement la porte, jetant un coup d'œil dehors. Il vit Albus, Minerva, Severus et Poppy se tenant au-dessus de la fille.

Luna Lovegood. Pensa Gordy en regardant le groupe, C'est son nom. Elle est avec moi en cours de Sortilèges. Pauvre fille.

« - Poppy, nous allons amener Mademoiselle Lovegood à l'infirmerie. Minerva, Severus, j'ai besoin que vous trouviez Harry. Lorsque c'est fait, amenez-le directement dans mon bureau. J'ai beaucoup de question à lui poser.

- Albus, vous ne pouvez pas penser sérieusement que Monsieur Potter a quelque chose à voir là-dedans ! » murmura Minerva avec colère.

« - Mais je le pense. Poudlard n'a pas cessée de m'envoyer des avertissements depuis le début de l'année, m'indiquant qu'un objet très sombre et actif se trouvait dans l'école. Ceci confirme ce que Poudlard a essayé de me dire. La Chambre des Secrets est liée à Salazar Serpentard.

- Mais ça ne veut rien dire ! » siffla Poppy, « - Comment tout cela pourrait être lié à Monsieur Potter ?

- Tout est lié à lui. » continua gravement Albus, « - Il n'a fait que voyager cet été, ou du moins c'est ce qu'il m'a dit, mais je pense qu'il a mentit et qu'il a étudié les Arts Noirs plus en profondeur. Il a trouvé ce livre écrit par Serpentard lui-même dans la salle commune, Noël dernier. Il y est mentionné brièvement la Chambre, mais mis-à-part ce livre et la potion verte qui permet aux personnes de passer aux travers des murs que Severus a réussi à identifier, qui sait ce qu'il a bien pu trouver là-bas également.

- Monsieur le directeur, bien que je sois d'accord avec le fait que la curiosité de Potter lui amène souvent des ennuis, je ne me rappelle pas que le livre mentionnait où se trouvait l'entrée de la Chambre. Et je pense aussi que s'il avait découvert quelque chose d'autre, il nous en aurait parlé immédiatement. » fit remarquer Severus, « - De plus, je ne pense pas que Potter ait pu mettre les mains sur un objet si sombre que le château aurait besoin de vous en avertir. Il est bien trop bête pour réussir même ça.

- Je n'arrive toujours pas à comprendre comment vous pouvez croire qu'un simple garçon ait pu faire ça, Albus. » ajouta avec véhémence Minerva.

« - C'est parce que la Chambre a déjà été ouverte pas un simple garçon par le passé. Il y a cinquante ans, pour être exact, et il semblerait que l'Héritier de Serpentard soit revenu… D'une manière ou d'une autre. » expliqua Albus en faisant un geste vers l'inscription sur le mur. « - C'est pourquoi je dois parler avec Harry.

- Et qui donc est cet Héritier de Serpentard ? » demanda Poppy, bien qu'elle, Minerva et Severus connaissaient déjà la réponse.

« - Je ne le sais pas. » répondit Abus en regardant le mur.

Gordy plissa des yeux alors que Minerva faisait un geste pour recommencer à parler, mais un regard de Severus l'arrêta avant qu'elle n'ouvre la bouche.

« - Poppy, amenons Mademoiselle Lovegood à l'infirmerie. Minerva, Severus, dès que vous avez trouvé Harry, amenez-le moi, je vous prie. »

Gordy le regarda partir avec la médicomage, et heureusement, les deux professeurs le regardèrent partir aussi avant de commencer à discuter entre eux à voix basse. Lorsque cela arriva, Gordy ouvrit la porte en grand et trotta dans leur direction.

« - Monsieur Roffin, vos parents ne vous ont-ils jamais dit qu'il était malpoli d'écouter aux portes ? » demanda Severus en même temps que Minerva lui demandait, « - Avez-vous vu Monsieur Potter ? »

Les yeux de Gordy bondirent de l'un à l'autre. Il préféra ignorer Severus pour répondre à Minerva.

« - Oui, Madame, je l'ai vu. J'ai dû le Stupéfixer pour pouvoir le trainer hors de la scène, sachant qu'il ne voulait pas bouger. J'aurais également besoin d'un Philtre Calmant, donc si l'un de vous en a un avec vous, cela serait pour le mieux. Il n'allait pas fort quand il a vu le mur, et j'ai bien peur que ce que j'ai à lui dire risque de le faire paniquer encore plus. » murmura Gordy alors qu'ils se dirigeaient vers la salle de classe.

« - Oh, et ne vous inquiétez pas pour Luna, elle est seulement pétrifiée. Salazar avait placé des œillères sur les yeux d'Emeralda au cas où, de sorte à ce qu'elle ne tue personne par accident. »

Minerva et Severus le regardèrent avec des yeux Gordy alors qu'ils passaient la porte, avant que leurs yeux ne s'arrêtèrent sur Salazar, immobile au sol, et Severus alla vérifier son état.

« - Monsieur Roffin, de quoi parlez-vous ? Qui est Emeralda, et qu'elles œillères ? » demanda Minerva.

Gordy les observa tous les deux un peu surpris.

« - Oh, il n'a pas dut encore vous parler d'Emeralda. C'est un basilic, et elle est le système de sécurité de Salazar pour l'école. Helga a ses blaireaux, le système de confinement est celui de Rowena, quant au mien, ce sont des lions d'argile sortant du sol. Nous avions tous nos différents…

- Monsieur Roffin ! » s'exclama Severus, « - Tout d'abord, vous radotez. Ensuite, que voulez-vous dire par… Vos protections ?

- Je suis désolé. » soupira-t-il, « - J'ai tendance à me laisser emporter lorsque je suis nerveux. L'un de vous a-t-il un Philtre Calmant ?

- Oui, j'en ai un. J'en transporte toujours une fiole dans ma poche. » fit d'une voix trainante le Maitre de potion en sortant un tube de verre de sa robe.

« - Bien, réveillons-le alors. » dit Gordy en levant le sortilège sur Salazar.

Il fallut attendre un moment avant que Salazar ne commence à s'étirer et ouvrir les yeux. S'asseyant quelque peu tremblant, il ne vit que la forme de Gordy se tenant face à lui.

« - Gordy, qu'est-ce que ça veut…

- Arrête de parler, espèce de vieil idiot, et bois ça avant que je ne te Stupéfixie une seconde fois. » coupa l'autre en attrapant la fiole de la main de Severus et forçant le contenu dans la gorge de Serpentard.

« - Qu'est-ce que tu viens de me donner ? » siffla Salazar, « - Et qui es-tu ? Que s'est-il passé ?

- Un Philtre Calmant, sorti tout droit de la poche de Severus. » expliqua calmement Gordy, « - J'ai essayé de t'amener hors de la scène avant que l'autre idiot qui se prend pour le directeur ne te remarque, mais tu étais cloué au sol, alors j'ai dut te Stupéfixier.

- Qui es-tu ? » grogna Salazar, « - C'est la dernière fois que je te pose cette question. Et si tu cherche encore à l'ignorer… Je te tuerais. »

Gordy soupira profondément avant de s'assoir sur une chaise se trouvant à proximité. Minerva et Severus firent quelques pas en arrière, mais seulement parce que Salazar venait de sortir sa baguette et la pointait directement sur l'autre garçon.

« - Je suppose que je te dois des réponses, surtout à cette question, mais s'il te plait, Salazar, baisse ta baguette. Nous n'avons pas besoin qu'un sortilège de mort ne commence à rebondir entre nous deux. Il pourrait ricocher et toucher Severus ou Minerva. » soupira le rouquin, ses yeux volant vers les deux professeurs.

Ce fut à cet instant que Salazar réalisa que lui et Gordy n'étaient pas seul dans la pièce. Minerva avait l'air effrayé, et Severus se tenait figé, sa propre baguette dirigée sur Gordy.

Ce dernier regarda les trois autres avant de soupirer une nouvelle fois.

« - Au début, cela ne devait être qu'une farce. Je comptais passer l'année entière à me faire passer pour un fan obsédé par 'Harry Potter' et dévoiler mon identité juste avant le début des vacances, puis les avertissements du château ont commencés à se faire ressentir. Ils m'affectaient tout autant que toi, et comme le simple fait d'être à tes côtés m'apaisait grandement, j'ai continué avec ma petite blague et ne t'ai rien dit. Je n'ai pas arrêté d'écouter tes discussions avec Nora pour essayer de comprendre ce que tu savais des avertissements, de ce qu'ils pouvaient bien signifier. Puis ils ont commencé à devenir vraiment urgents, et je voulais vraiment te dire la vérité, mais comme je jouais à ce petit jeu depuis si longtemps, j'ai cru que tu te mettrais en colère contre moi, alors je n'ai rien dit du tout. » expliqua-il doucement.

Salazar regarda Gordy pendant ce qui sembla être une éternité avant de baisser sa baguette et de se lever. Il s'avança lentement vers le garçon aux cheveux rouge, prit son visage entre ses mains, et le regarda vraiment.

Ses yeux s'écarquillèrent de surprise alors qu'il tombait sur ses genoux, mais son regard ne pouvait pas se détacher de celui vert sombre lui faisant face. Salazar se demanda comment il avait fait pour ne pas voir l'évidence pendant si longtemps.

« - Godric. » murmura-t-il, ses yeux se remplissant de larmes, « - Tu es en vie ? Comment ? Je t'ai vu mort. J'étais à…

- … Mon enterrement, oui, je sais. C'est incroyable ce qu'un peu de Métamorphose peut faire à un simple rocher. Tout ce qu'il avait à faire était de rester allonger dans le cercueil. » dit doucement Godric.

« - Mais comment ? Tu as dit que tu ne voulais pas vivre pour l'éternité. » sanglota Salazar, s'accrochant à l'autre, espérant qu'il ne s'agisse pas d'un rêve. Espérant qu'il pourrait enfin entendre les mots qu'il désirait depuis si longtemps entendre.

« - Je sais ce que j'ai dit, mais j'ai finis par changer d'avis après la mort de Rowena. Je savais que tu étais allé voir notre ami commun, celui qui demande un Serment Inviolable, pour gagner ton immortalité, et je l'ai cherché moi aussi pour gagner la mienne. Je t'ai haï, Salazar. Je t'ai haï pour nous avoir abandonné. Je t'ai traité d'égoïste. Je t'ai traité de bâtard. Je t'ai traité de pathétique idiot et je voulais que tu souffres de mes propres mains pour l'éternité. Je n'ai pas vraiment réfléchis à tout, cependant, sachant que je devrais vivre aussi pour l'éternité finalement. Je pense que c'est l'un des contrecoups d'être un abruti de Gryffondor à sang-chaud. » fit Godric avec un léger rire.

Même si des larmes continuaient à couler le long de ses joues, Salazar réussit tout de même à lui faire un léger sourire.

« - Espèce de satané Gryffondor. » murmura-t-il tout remuant la tête, rigolant doucement.

Il leva ensuite sa tête, une teinte de peur dans son regard

« - Me détestes-tu encore ? »

Godric secoua sa tête,

« - Non, mon frère, je ne te détestes plus, mais je l'ai fait pendant des siècle. Ma haine n'a fait que s'enlaidir et bouillir de plus en plus alors qu'elle grandissait. J'ai sombré dans les Ténèbres et les Arts Noirs, juste pour être sûr de pouvoir te torturer convenablement. J'ai fini par perdre Nehum à cause de mes choix. J'ai fait jurer à notre ami mutuel de garder le secret, de ne pas te dire que j'étais toujours en vie jusqu'à ce que je sois près à te trouver, mais à cause de ça, et de ce qu'il savait de mes plans pour toi, il a toujours refusé de me dire où te trouver. Il a finis par me retrouver il y a environ cent ans. J'avais finis par me cacher loin de lui à cause de ce que j'étais devenu, mais il m'a aidé, malgré tout les ténébres dans lesquelles j'avais finis par sombrer. Il m'a ramené dans la lumière et a soigné mon esprit et mon âme. Tu ne m'aurais pas reconnu, Salazar. Je n'étais plus le Godric que tu as connu il y a dix siècles. » expliqua d'une voix faible Godric en secouant sa tête.

« - J'ai trainé ton nom dans la boue. J'ai répandu des rumeurs sur toi. J'ai dit des tonnes de choses horribles sur toi, que tu étais un mage noir maléfique. Et à chaque fois que je le faisais, je me déguisais, seulement parce que j'étais un lâche. C'est de ma faute si l'Histoire ne retient que l'image que j'ai dépeint de toi. Je suis la raison pour laquelle la maison Serpentard est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. Je suis la raison pour laquelle nos maisons se détestent tant. » admit-il avec des larmes roulant sur ses joues.

« - Quand notre ami mutuel m'a retrouvé, il lui a fallu près de vingt ans pour soigner mon esprit et mon âme, et lorsque ce fut le cas, je lui ai demandé de me dire où te trouver, pour que je puisse te supplier de me pardonner d'avoir terni ton nom si longtemps, mais il m'a toujours refusé ce savoir. Il m'a dit que mon fardeau était de te retrouver. Au début, je fus en colère contre lui, mais j'ai ensuite réalisé que te retrouver moi-même était la dernière chose que je devais accomplir avant d'être enfin capable de te faire réellement face, et je suis heureux que les choses se soient passées ainsi. J'ai déménagé à Poudlard, et pendant les quatre-vingt dernières années j'ai vécu ici. A mon retour, Nehum m'a retrouvé, et notre lien a fini par renaître de ses cendres. Ce fut à cet instant que j'ai sû que mon âme avait vraiment finie de guérir. Je suis revenu ici dans l'espoir que tu reviennes également, et tu l'as enfin fait l'an dernier.

Salazar regarda longuement son meilleur ami. Il ne pouvait pas croire ce que venait de lui dire Godric. Cela ne pouvait pas être vrai ! Il voulait s'énerver et lui crier dessus, mais Salazar se rappela que lui-même n'était pas parfait. Tout au long de sa vie, il avait aussi fait des choses dont il n'était pas fier, et il était grand temps pour eux d'agir comme des adultes et de se pardonner l'un l'autre. Ils n'avaient pas besoin de se battre pour savoir à qui revenait la faute, qui blâmer pour leur situation. Godric avait besoin de lui, tout comme il avait besoin de Godric. Il était temps de laisser leur passé sombre derrière eux et de regarder vers le futur. Pourtant, Salazar avait encore quelques questions qui nécessitaient des réponses.

« - Comment as-tu su que j'étais là, et comment se fait-il que tu ais l'air si jeune ? Je ne comprends toujours pas. » dit Salazar alors qu'il finissait par se relever du sol et s'assoir sur un bureau faisant face à Godric.

« - Poudlard t'a accueilli de la même manière qu'elle l'a fait avec moi. Les cloches du château ont chanté pour moi comme elles l'ont fait pour toi. Je savais que tu étais revenu, mais je ne savais ni pourquoi, ni ce qui se passait alors. Ce n'est que la nuit où tu t'es montré dans la clairière avec Nicholas que j'ai appris ce qui se passait. Je ne connais pas cet alchimiste personnellement, et notre ami mutuel ne m'a jamais parlé de lui non plus, mais je savais qui il était. Tu vois, Salazar, je vis caché derrière un Sortilège de Fidelitas dans cette clairière. C'est une petite maison, et les barrières du sort commencent juste derrière les tombes d'Helga, Rowena et la mienne. Lorsque tu venais t'assoir pour parler aux pierres l'an dernier, je venais également t'écouter. Je savais que tu ne souhaitais que mon pardon, et c'est pourquoi j'ai décidé de monter cette petite blague, car je ne veux que ton pardon également. Je savais que tu l'aurais trouvé marrante, et que tu serais mort de rire en découvrant le pot aux roses. J'ai dit au Choixpeau, qui s'était retrouvé sans voix lorsque Minerva l'a placé sur ma tête, de me placer à Serpentard pour que je puisse t'embêter le plus possible. Cette farce est ma manière de te dire que je t'ai pardonné. » fit Godric avec un petit sourire avant de continuer.

« - Notre ami mutuel m'a aidé en demandant à Nicholas de me faire une pierre. Elle est toute petite, pas plus grande qu'un petit pois, et est de couleur jaune. Elle me permet de me rajeunir. Je la garde sous ma peau dans le creux de mon bras, juste derrière mon coude, et je peux la retirer pour retrouver mon apparence d'adulte si j'en ai besoin. Je savais que tu ne me reconnaitrais pas en tant que gamin de onze ans, sachant que tu ne m'as jamais connu aussi jeune.

Salazar rigola en secouant la tête.

« - Espèce de satané Gryffondor. Seulement toi pouvait avoir l'idée d'une blague pareille. »

Godric rigola également, puis son regard se teinta d'inquiétude.

« - J'ai besoin de savoir si tu peux me pardonner pour t'avoir maudit et haït pendant tant de siècles. Je comprendrais si tu refuses, et je te laisserais en paix, mais si tu peux me pardonner, alors dis-le-moi. J'ai besoin de t'entendre le dire.

Salazar regarda son meilleur ami, des larmes remplies d'espoir tombant de ses yeux verts. Salazar se remit à pleurer et hocha la tête.

« - Oui, Godric, je te pardonne. Tu es mon frère, mon meilleur ami, et tu le restera à jamais. Je te pardonne. Et je suis désolé pour tous vous avoir laissé, toi, Helga et Rowena, à cause de mon égoïsme. Si je n'avais pas fait ce que j'ai fait, rien de cela ne serait arrivé. Tu avais raison à propos de tout. L'immortalité n'est vraiment pas ce que j'espérais. Pourras-tu me pardonner ? »

Godric souffla un petit soupir de soulagement avant de regarder Salazar, un léger sourire apparaissant sur ses lèvres.

« - Salazar, à propos de toute cette histoire avec l'immortalité… Je te l'avais dit. »

Ce dernier se mit à sangloter de soulagement avant de sauter de sa table pour tirer Godric dans un câlin tant attendu, et les deux restèrent dans cette position longtemps. Ils n'en avaient rien à faire s'ils pleuraient comme des madeleines, tout comme Minerva et Severus qui, eux aussi, pleuraient silencieusement des larmes de joie face à ces retrouvailles tant attendues.

Plusieurs minutes passèrent avant que les deux amis ne se séparent, de grands sourires sur leurs visages. Puis, Salazar lança un regard curieux à Godric.

« - A propos de ton nom, Gordy je-ne-sais-plus Roffin, comment as-tu trouvé l'idée ? »

Godric rigola franchement.

« - C'est une partie de ma blague. Je ne pensais pas que tu n'allais pas réaliser le truc, sachant que je te l'ai tendu sur un plateau d'argent le jour de la Cérémonie de rentrée. Gordy Cogrd Roffin est une anagramme pour Godric Gryffondor. Le second prénom correspond aux lettres qui me restaient que j'ai mélangé ensemble pour leur donner un semblant de sens, vu que je ne pouvais rien trouver de mieux. Après, je dois avouer que j'ai fini par vraiment aimer le prénom Gordy. »

L'énormité de la situation, ainsi que de tout ce qui venait de se passer, frappa soudainement Salazar, et il ne put que sourire. Il avait retrouvé son meilleur ami après tant d'années, et une seule chose lui traversa l'esprit.

« - Satané Gryffondor ! Je n'arrive pas à croire que tu m'ais piégé ! » rigola-t-il en frappant l'arrière du crâne de Godric,

« - Attend voir que je prépare ma revanche, elle vaudra de l'or.

- Je ne peux déjà pas attendre. Et au fait, ta peau est toujours rouge et tes cheveux toujours dorés.

- Je te déteste. » marmonna Salazar, faisant exploser de rire Godric avant que son visage ne reprenne un air plus sérieux.

« - Je dois quand même te demander une dernière chose, et cela me pèse sur l'esprit depuis le début de l'année. Est-ce que tu t'es attiré tous ces ennuis pour moi ? Est-ce que sauver les Potters faisait partie de ta quête pour obtenir mon pardon ? Je te le demande parce que j'ai eu une idée à propos de l'ascendance de Voldemort, outre le fait qu'il descende de toi. J'ai découvert l'arbre généalogique des Potter durant mes recherches. Ils sont mes descendants, et les derniers de ma lignée. Es-tu vraiment prêt à détruire ta propre descendance de sorte à sauver la mienne ? »

Salazar regarda son meilleur ami en acquiesçant lentement.

« - Oui et non. Ma lignée doit mourir, Godric. Elle est devenue maléfique, mais la tienne… Elle est toujours pure et mérite de vivre.

-C'est ce que je pensais. » murmura Godric, « - Merci, Salazar. Pour tout ce que tu as fait pour ma famille, mais je ne te laisserais pas porter ce fardeau tout seul. Il s'agit de ma lignée, et c'est de mon devoir en tant que sa tête que d'en prendre soin. Quant à la tienne, ce n'est pas ma place de te dire quoi en faire, mais je suis là si jamais si tu veux ou si tu as besoin de mon aide.

-Merci, mon ami. Voldemort est mauvais, et il doit mourir pour tous les actes qu'il a commis. Et il mourra de ma main, mais j'aurais besoin d'aide pour arriver à mes fins. » expliqua Salazar avec un léger sourire.

Godric sourit en retour en hochant de la tête avant de se tourner vers Severus et Minerva.

« - Tu es déjà entourré par de bonnes personnes pour t'aider, et je suis honoré de pouvoir me tenir à présent à leurs côtés. Je dois cependant dire ceci, professeur Minerva McGonagall : je t'ai observé cette année, et je suis fier de savoir que la Maison Gryffondor t'a comme directrice. Tu es vraiment brave, gentille et bienveillante. C'est un honneur de pouvoir faire officiellement ta connaissance. » déclara-t-il en s'inclinant à la taille.

Minerva rougit jusqu'au bout des oreilles avant de s'incliner à son tour.

« - Tout l'honneur est pour moi de faire votre rencontre, Monsieur Gryffondor. Et je vous remercie pour vos compliments. » répondit-elle en souriant doucement.

Godric lui sourit avant de se tourner vers Severus.

« - Professeur Severus Rogue, j'admire également ta bravoure. Tu n'es peut-être pas un Gryffondor, mais tu en as montré les qualités. J'espère qu'en tant que Serpentard, tu ne t'offenseras pas de mes mots. » sourit-il, faisant rire Salazar

« - Absolument pas, Monsieur. » répondit Severus avec un sourire, inclinant sa tête, « - Et je m'excuse si jamais mes actions envers vous vous ont offensé, et je vous demande pardon si c'est le cas.

- Nul besoin de cela, Professeur. Ce que j'ai fait à Drago Malfoy n'était pas juste, et votre punition était ce que je méritais. J'ai laissé ma colère avoir raison de moi cette nuit-là, et j'aurais dû être plus responsable, sachant qui je suis. Il est un enfant, et moi un adulte, et j'aurais dû m'occuper différemment de la situation. Tu n'avais aucune idée de qui j'étais, et je sais pourquoi tu as réagis ainsi. Tout va bien. Cependant, je suppose qu'Albus va commencer à se demander ce qui vous prend si longtemps pour retrouver 'Harry Potter'. » finit-il avec un sourire.

Severus et Minerva rigolèrent, et Salazar grogna en se pinçant l'arête du nez.

« - Je n'ai absolument aucune idée de quoi faire de lui, Godric. Il est un idiot manipulateur, mais il a des informations capitales sur Voldemort dont j'ai besoin.

- Je ne suis pas ravi de ses actions non plus, Salazar, mais nous allons trouver une solution. Il faut juste avancer un pas après l'autre. Il y a des problèmes plus importants à régler avant.

- En effet. Autant je suis plus qu'heureux du fait que l'on soit de nouveau réuni, il semblerait qu'Emeralda soit apparemment en train de se balader dans le château en pétrifiant des gens ici et là. C'est un problème, et il faut que je parle à elle et non à Albus. » soupira Salazar.

« - Voyez les choses du bon côté, au moins, on sait ce que préparait Lucius. » déclara Severus, « - Sur le mur était écrit 'Ennemis de l'Héritier' dont l'identité serait, apparement, inconnue du directeur, selon ses propres mots.

- Et bien, il ment. » dit Salazar avec un froncement de sourcil, « - Parce qu'il sait exactement de quoi il en retourne. Je pense que c'était ça dont Dobby parlait lorsqu'il me disait que l'Histoire ne faisait que se répéter, mais nous avons besoin de plus d'informations pour en être sûr.

- Nul besoin. Albus nous a confirmé que cela était déjà arrivé il y a cinquante ans. » expliqua Minerva, « - Et je dois vous avertir, il vous considère comme responsable.

- Pourquoi ne suis-je même pas dire être surpris ? » râla Salazar en roulant des yeux, « - Toujours est-il que nous ne savons pas quel est cet Artefact Noir, mais nous pouvons supposer que cela est lié à ma Chambre et à Emeralda.

- Je suppose que vous avez raison, mais allons d'abord parler à Albus avant qu'il ne décide de nous venir nous trouver. » dit Severus, et tous acquiescèrent avant de se diriger vers le bureau du directeur.

Gordy les laissa à la gargouille, et il prit le raccourci le reconduisant directement au premier étage, expliquant que c'était pour aller rassurer Blaise qui devait être mort d'inquiétude, craignant que ses amis n'aient disparus.

Salazar avait toujours beaucoup de questions à poser à Godric, mais il décida de les garder pour plus tard. Pour l'instant, il était simplement heureux d'avoir son meilleur ami à nouveau à ses côtés. Cela lui donnait une nouvelle raison d'aller de l'avant, et il ne se sentait plus aussi seul qu'il ne l'avait été. Il avait, certes, Merlin, Nicholas et Perenelle, mais ils n'étaient pas Godric, sachant que personne n'aurait pu le remplacer à son poste de meilleur ami.

Avant de rentrer dans le bureau du Directeur, Salazar demanda à Minerva de parler aux jumeaux et de leur expliquer la vérité à propos de 'Gordy', ainsi que de récupérer Nora pour lui. A sa connaissance, elle était toujours avec Neville et Hermione, et la sorcière lui dit qu'elle irait chercher le serpent plus tard pour le lui ramener lorsqu'il serait bien de retour dans la salle commune de Serpentard.

Le trio se tourna ensuite vers la gargouille, soupirèrent d'exaspération, et grimpèrent les escaliers.


« - Je l'ai finalement trouvé caché dans une salle de classe, Professeur. Il a dut prendre un Philtre Calmant à cause de ce qu'il a vu dans le couloir du deuxième étage. » ricana Severus alors qu'ils entraient le bureau de Dumbledore.

Tous prirent place dans des sièges de la pièce, et Salazar essaya d'agir comme un enfant de douze ans en état de choc.

Demandez à Severus pour vous raconter la vérité tout en vous guidant vers une fausse piste. Il est vraiment un Serpentard. Pensa-t-il, réussissant à combattre son besoin de rigoler. A la place, il frémit et regarda autour de lui nerveusement.

Albus l'étudia un moment, et Salazar tourna son regard sur Fumseck. Il connaissait le phénix suite à ses nombreux vas-et-viens de l'an dernier dans le bureau d'Albus, mais ce fut la première fois qu'il fit véritablement attention à lui. L'oiseau ressemblait beaucoup à Nehum, ou du moins, du souvenir que Salazar avait de l'autre oiseau.

Fumseck l'observait également avant de s'envoler et de se poser sur les genoux de l'immortel. Le phénix regarda directement dans ses yeux, comme s'il étudiait son âme, avant de siffler joyeusement et de retourner à son perchoir. Salazar se demanda brièvement ce qui venait de se passer, et il était curieux de savoir si Fumseck connaissait Nehum, mais il décida plutôt de faire attention à Albus et de poser ses questions plus tard à Godric.

Salazar leva donc son regard sur Albus qui l'observait avec une surprise non dissimulée, avant qu'un air sombre ne se dessine sur son visage.

« - Harry, tu as vu ce qu'il y avait au second étage ? Il ne me semble pas t'avoir vu là-bas, pourtant. » fit-il platement

« - Oui, Monsieur. Je venais de sortir de la Grande Salle quand j'ai entendu crier. J'ai décidé d'aller voir ce qui n'allait pas, et j'ai vu ce qu'il y avait d'écrit sur le mur ainsi que la fille. Je ne suis pas sûre de savoir qui elle est, mais j'ai vraiment eu peur. J'ai lu à propos de la Chambre dans le livre que j'ai trouvé l'an dernier, mais je n'ai aucune idée de ce que ce message à propos d'un Héritier veut dire ? Est-ce que la fille va bien ? Elle est morte ? » demanda-t-il avec un léger étouffement de voix.

« - Non, Harry, elle n'est pas morte. Mademoiselle Lovegood a seulement été pétrifiée. Dis-moi, qu'elle créature que tu connais est capable de pétrifier les gens ? »

Salazar fronça ses sourcils comme pour donner l'impression à Albus qu'il réfléchissait vraiment à la question, mais à l'intérieur, il bouillonait de colère. Il savait exactement où Albus voulait en venir.

« - Quand j'ai lu à propos de ma baguette en peau de basilic, ça disait… Ca disait… Oh non… Un basilic. Un basilic peut pétrifier les gens s'ils ne regardent pas directement dans ses yeux. Vous pensez qu'un basilic a fait ça ?

- Oui, Harry, je le pense. Et sachant que tu es un Fourchelang, tu es la seule personne capable de lui parler.

- Albus, vous rendez-vous compte de ce que vous dite ? Êtes-vous en train de suggérer que monsieur Potter a relâché un basilic dans l'école ? » hurla Minerva.

Salazar commença à pleurer comme un enfant de douze ans l'aurait fait dans sa situation.

« - Ce n'est pas moi ! Ils peuvent tuer avec un regard ! Je n'aurais jamais risqué la vie de mes amis, ou même la mienne. Ce n'est pas moi, professeur ! Je le jure ! » sanglota-t-il.

En toute honnêteté, il ne pouvait pas blâmer Albus pour avoir sauté sur des conclusions de cette manière. Salazar n'était pas vraiment discret sur le fait d'être Fourchelang, mais le fait que le directeur soit prêt à accuser une enfant de douze ans le dépassait totalement.

Fumseck commença à glapir de colère, et Albus regarda le phénix à nouveau, avant d'éclaircir sa gorge et de lancer un regard sombre à Salazar. Mais avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche, un autre phénix apparu dans une boule de feu et atterrit sur l'épaule de Salazar.

Nehum ! pensa-t-il en faisant un grand sourire à l'oiseau.

Nehum fusilla Fumseck du regard et le moment d'après, les deux oiseaux se criaient violement l'un sur l'autre. Les professeurs et Salazar observèrent la confrontation se jouant entre les deux, et après quelques minutes, Fumseck se tu et étudia Salazar à nouveau, puis il se mit à chanter.

Nehum mordilla l'oreille de Salazar avant de frotter sa tête sur sa joue et de disparaitre à nouveau. Tout ce que Salazar pu faire fut de regarder stupidement Albus, espérant une explication.

« - Et bien, Harry, Fumseck m'a dit que tu cachais quelque chose, mais il semblerait que ce phénix inconnu ait décidé qu'il t'appréciait. Sais-tu pourquoi ?

- N-Non, Monsieur. » dit Salazar en jetant un regard sur l'autre phénix toujours sur son perchoir, nettoyant ses plumes.

« - Que sais-tu des phénix, Harry ?

- Pas grand-chose. » répondit honnêtement Salazar, « - Je sais juste qu'ils n'aiment pas les mages noirs.

- Exactement. J'ai demandé à Fumseck de regarder ton âme, et c'est ce qu'il a fait quand il s'est posé sur tes genoux tout à l'heure. Il m'a même confirmé que tu avais, en effet, une âme très lumineuse, ce que je suis heureux d'apprendre. Malgré tout, avant que l'autre phénix n'arrive, il m'a dit que tu cachais quelque chose. Je ne sais pas ce que l'autre à dit à Fumseck, mais il semblerait qu'il ne soit plus intéressé par ce que tu caches. » expliqua-t-il en se tournant, fronçant des sourcils au phénix qui nettoyait toujours ses plumes.

Salazar ne savait vraiment pas quoi dire, alors il garda le silence. Minerva fut celle qui parla en premier.

« - Albus, qu'est-ce que cela veut dire qu'un phénix inconnu apparaisse de nulle part ?

- Dans le cas présent, je ne suis pas sûr, mais un phénix non lié à un humain ne vient pas prendre la défense de n'importe qui, sauf s'il le connait ou seulement si cette personne est un ami proche, ou possède une forte loyauté envers la personne avec qui le phénix est lié. » continua le directeur, étudiant Salazar de près.

« - Harry, y'a-t-il quelque chose que tu souhaites me dire ?

-Je n'ai rien à dire, Monsieur. » dit-il en regardant Albus avec un air, espéra-t-il, innocent.

Albus soupira profondément.

« - Très bien, tu peux partir à présent.

-Merci, Monsieur. »

Salazar couru presque hors du bureau d'Albus, ne sachant plus quoi penser de la situation. Tout ce qu'il savait était que l'autre le suspectait de cacher quelque chose, ce qu'il faisait, évidemment, mais il ne comptait certainement pas dévoiler à Albus ce détail. Salazar espéra simplement que peu importe ce que croyait Albus, il en parlerait à Minerva et Severus, de sorte à ce qu'ils puissent agir en conséquence.


« - Monsieur Potter, j'ai mademoiselle Nora pour vous. » appela Minerva en entrant dans la salle commune de Serpentard.

La plupart des élèves lui lancèrent un regard noir alors que la directrice de Gryffondor scannait la pièce, et Salazar sauta sur ses pieds et alla vers elle avec un air soulagé sur le visage. Il s'était assis avec Blaise et Godric pour discuter ce qui s'était passé au second étage, et Blaise leur avait expliqué qu'il avait été pris de court lorsqu'il s'est retrouvé séparé d'eux, ainsi que très inquiets lorsqu'il n'arrivait plus à les retrouver.

Salazar était en train de leur raconter ce qui s'était passé dans le bureau d'Albus, et mentionna même la présence du phénix 'inconnu' qui était venu à sa défense. Les yeux de Godric s'étaient illuminés alors qu'il souriait, mais il n'avait rien dit.

« - Merci, Professeur ! » s'exclama-t-il lorsqu'il arriva à son niveau, « - Je sais que vous n'aviez pas à la récupérer pour moi, mais merci !

-De rien. » répondit-elle avec un sourire avant de se baisser et de lui murmurer, « - Albus pense toujours que vous l'avez ouverte, malgré tout ce que les phénix ont fait. »

Salazar plissa des yeux, mais il soupira avant d'acquiescer.

« - Je trouverais un moyen d'y remédier. »

Elle hocha de la tête en retour et quitta la salle commune. Nora se tourna vers lui.

« - Murmureur, Chaton me disait que Jovial n'était pas celui qu'il prétendait être. Sommes-nous en danger ? Dois-je le mordre ? » demanda-t-elle en colère.

« - Non, ma chère. C'est une très bonne nouvelle, au contraire. » dit-il en l'amenant près de lui, murmurant, « - Gordy est Godric. »

Elle se tourna rapidement pour le regarder avant d'hocher la tête,

« - C'est une très bonne nouvelle, Murmureur. Je suis heureuse pour toi.

-Tout comme je le suis. »

Ils passèrent le reste de la soirée assis dans la salle commune, discutant avec Nora. Godric dû prétendre ne pas comprendre le Fourchelang, et de fait, Blaise et Salazar durent le lui traduire. Le plus jeune suggéra que 'Gordy' apprenne à le comprendre. Godric déclina, mais Salazar continua d'insister à ce qu'il 'apprenne' jusqu'à ce que Godric finisse par accepter. Cela offrait ainsi une bonne excuse à Salazar pour leur trouver du temps pour discuter de tous les problèmes qui leur tombaient dessus en toute tranquilité.

Nora leur dit que les Gryffondors avaient beaucoup aimé son nouveau polaire, mais que Carotte n'avait pas apprécié et qu'il avait menacé de la tuer. Ron avait été très en colère et très vocal à propos du fait que Nora soit dans leur salle commune à tel point qu'Hermione avait dû l'amener dans son dortoir jusqu'à ce que Minerva vienne la récupérer.

Salazar ne savait vraiment pas quoi dire à propos du comportement de Ron, alors le sujet fut rapidement clos. Tout ce qu'il savait était que le jeune Weasley était différent cette année. Il semblait plus en colère et retiré sur lui-même, et Salazar susposa qu'il s'agissait de cette période à travers laquelle tous les enfants de douze ans passaient.

Lorsqu'il alla enfin se coucher plus tard ce soir-là, Salazar ne pouvait que penser à se rendre dans la Chambre pour discuter avec Emeralda. Il savait qu'Albus allait garder un œil sur lui, surtout maintenant, mais il devait trouver comment et pourquoi Emeralda avait recommencée à se déplacer dans l'école. Elle était supposée la protéger des moldus, pas attaquer des enfants.

La seule personne qui pouvait la contrôler été un autre Fourchelang, mais lui et Voldemort étaient les seuls qui le parlait. Est-ce que Voldemort était là ? Possédait-il quelqu'un d'autre ? Il s'agissait de la seule chose à laquelle il pouvait penser, mais qui et comment ? Il allait devenir fou jusqu'à ce qu'il trouve des réponses.

Mais au moins, il avait Godric.

Salazar se sourit à lui-même en roulant dans son lit. Il n'aurait jamais cru que cela arriverait. Il se sentait un peu honteux de lui-même car une part de lui était ravie de savoir que Godric avait fait la même erreur. Il se doutait que le Gryffondor avait dû faire des choses vraiment, vraiment horribles, suffisamment, en tout cas, pour que Nehum l'abandonne, mais Salazar ne pouvait s'empêcher d'être heureux de son erreur. C'était égoïste, et il le savait, mais c'était comment il se sentait. Il savait que c'était horrible de penser ainsi, mais c'était la vérité.

Il soupira alors qu'un mélange de larmes de joies et de tristesses roulait sur ses joues. Il n'en avait rien à faire de savoir que c'était Godric qui avait terni son nom et sa réputation. Il n'en avait rien à faire que Godric ait profféré des mensonges à son égard. Salazar savait dans son cœur que s'il n'avait pas laissé ses amis dès le départ, rien de cela ne serait arrivé. Il n'en voulait pas à Godric, mais cette part égoïste de lui-même était heureuse qu'il ait fait ses propres erreurs, car il avait à présent son meilleur ami à nouveau à ses côtés. Il avait enfin entendu les mots qu'il désirait entendre depuis si longtemps, et ils ne cessaient de résonner dans sa tête alors qu'il pleurait jusqu'à s'enformir.

Je te l'avais dit.


Annagamme est bel et bien un mot féminin, on dit donc « une annagramme ».

Sinon, ce chapitre est l'un de mes préférés. Avec la scène du Miroir de Riséd qu'on a eu plus tôt dans l'histoire, je trouve que c'est des scènes les plus touchantes.

J'espère que ça vous a plu ! On se retrouve à la prochaine update ! ^^