Bonsoir à tous! Je vous présente le chapitre 24 de cette traduction! ^^
Je vous indique ici, comme l'a fait l'auteur d'origine à la fin du précédent chapitre, car cela n'est pas un spoiler, mais également parce que j'ai vu plusieurs personnes faire mention du possible retour de Rowena et Helga sachez que :
Aucune des deux fondatrices n'est devenues immortelles. Godric est le seul après Salazar à avoir fait le rituel. Ne vous attendez pas à faire la rencontre de nouveaux immortels dans le futur! Et désolé pour ceux qui seront déçu...!
Enfin bref.
Harry Potter et son univers sont la propriété de JK Rowling, la fanfic est celle de preciousann! Je n'en suis que l'humble traductrice!
Je vous souhaite une bonne lecture!^^
Juste après le repas le jour suivant, tous les habitants de Poudlard se ruèrent vers les fenêtres pour observer l'arrivée des Détraqueurs. Les élèves les plus âgés étaient tout autant terrifiés que les plus jeunes alors que descendaient sur le château les êtres fantomatiques, un froid glacial les accompagnants. Heureusement, les Détraqueurs n'étaient pas autorisés directement sur le sol de l'école, devant se cantonner à patrouiller tout autour des barrières de protections. Mais malgré cette assurance, personne ne sortit hors du territoire de l'école ce jour-là.
Un habitant de Poudlard en particulier, Remus Lupin, regardait par la fenêtre de son nouvellement acquis bureau avec une expression sombre gravée sur le visage. Il ne savait plus quoi penser de beaucoup de chose. D'un côté, Albus lui avait parlé des Détraqueurs et de la raison de leurs présences à l'école, mais de l'autre, il n'arrivait pas à se persuader que Sirius avait pour seul but de tuer Harry. Onze ans plus tôt, ce dernier avait supposément trahi Lily et James à Voldemort alors qu'il était leur Gardien du Secret. Mais Remus n'arrivait pas à croire que l'homme ait put tous les trahir.
Il. Ne. Le. Pouvait. Pas.
Nous étions de si bons amis. Pensa-t-il alors qu'une larme roulait sur sa joue, Il n'y avait rien qui aurait pu pousser Sirius a… Que Sirius aurait pu…
Il secoua la tête avant de s'éloigner de la vitre. Il était en proie à ce dilemme intérieur depuis près de onze ans, et rien n'avait pu l'aider à le résoudre. Il n'y avait rien prouvant ou non la culpabilité de l'homme, et même Remus savait qu'aucun jugement n'avait été prononcé. Et à cause de sa condition, il n'avait jamais pu faire appel pour Sirius. Mais une chose était sûre, c'était qu'il y avait anguille sous roche dans cette affaire.
Au moment des faits, Albus, n'était pas Président-Sorcier du Magenmagot. Mais même après avoir obtenu le titre, l'homme n'avait pas chercher à changer les choses.
« - Ce qui est fait est fait » avait dit Albus, « - Et il n'y a nul besoin d'essayer de faire trainer l'affaire plus longtemps, sachant qu'il est évident que Sirius les a trahis. »
Remus secoua la tête avant de commencer à organiser ses affaires dans ses quartiers et son bureau. Il n'avait jamais vraiment été d'accord avec ce raisonnement. Il y avait tellement plus à cette affaire, et il avait honte d'avoir laissé Sirius à Azkaban toutes ces années. Mais personne, après tout, allait prendre au sérieux la parole d'un loup-garou. Remus espérait simplement que si Sirius trouvait un moyen d'arriver à Poudlard, alors il essayerait de le trouver et, espéra-t-il, d'enfin pouvoir obtenir de lui la vérité.
Et puis, il y avait Harry.
Remus ne pouvait pas croire qu'il soit à Serpentard. La nouvelle avait été un choc. Albus lui avait fait part des évènements de la veille, ainsi que de ses suspicions à propos de la Chambre des Secrets. Par le ciel, Harry n'avait que douze ans, il ne pouvait pas être impliqué dans l'affaire !
Il avait passé les onze dernières années loin d'Harry, seulement parce que Dumbledore lui avait assuré qu'il était en sécurité. Le directeur lui avait expliqué qu'il préférait tenir le jeune garçon loin de la frénésie du monde des sorciers de peur que la célébrité lui monte à la tête. Remus pouvait comprendre ce raisonnement, mais il ne pensait pas que cela fut la meilleure chose à faire, surtout si cela voulait dire qu'Harry devait vivre avec les Dursleys. Il savait ce que Pétunia et Vernon pensaient de la magie. Il avait entendu Lily parler de sa sœur à maintes reprises. Semblerait-il que le directeur n'avait tout simplement pas avoir voulu d'un autre James Potter sur le dos. Remus avait été contre cette décision dès le départ, mais dut à cause de sa condition, il n'avait rien pu faire.
Il était vrai que James avait été un sacré arrogant, mais les quinze mois pendant lesquels Remus eut connu Harry bébé, il lui avait toujours semblé que le petit tenait plus de sa mère. Cependant, Albus avait toujours insisté pour que les choses soient comme il le désir.
Mais maintenant… Maintenant le directeur pensait qu'Harry était tombé dans les Arts Noirs, et que des familles d'allégeances sombres tentaient de l'influencer. Malgré tout, quelque chose ne s'emboitait pas correctement dans la description de Dumbledore. Si ce que l'homme affirmait était vraiment le cas, alors pourquoi Harry serait-il ami avec un groupe de Gryffondor ? Et avec une née moldue, qui plus est ?
Il n'avait pu observer Harry que peu de temps, mais il avait pu en apprendre beaucoup. Il en avait conclu que le jeune garçon ne pouvait pas être mauvais. Il venait d'être l'objet d'une farce de la part des Gryffondors, et il semblait, en toute honnêteté, ne pas être ennuyé plus que ça, bien au contraire. Et pour Remus, un sombre et maléfique Serpentard n'aurait jamais réagi de cette façon.
Il devait admettre que le fait qu'il parle Fourchelang le mettait mal-à-l'aise, mais il savait que cela ne faisait pas automatiquement d'Harry un mage noir. Après tout, lui-même était un loup-garou, et les gens avaient tendance à penser que cela faisait automatiquement de lui une bête assoiffée de sang, ce qu'il n'était absolument pas. Du moins, sous sa forme humaine. Mais la façon dont Albus avait parlé d'Harry aurait pu faire croire qu'il pensait que le plus jeune allait devenir le prochain grand Seigneur des Ténèbres de sa génération.
Un grognement très audible s'échappa du nouveau professeur de Défense alors qu'il rangeait ses livres dans sa petite bibliothèque.
Albus, Albus, Albus. Albus a dit ceci, Albus a dit cela. Albus pense ceci, Albus croit cela. Albus, Albus, Albus. Pensa Remus amèrement en attrapant un autre tas de livres pour les ranger, Quelque chose ne tourne pas rond. Mon instinct me dit qu'il y a bien plus que ce qui met donner à voir, et je découvrirais cette satanée vérité !
Cher Salazar Serpentard,
Je sais que nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais mon nom est Sirius Black. Je n'aurais jamais cru dire cela de vous, ou de n'importe quel Serpentard par ailleurs, mais…
« - Non, non, non. Ça ne va pas. » marmonna Sirius en faisant une boulette de son parchemin avant de la jeter. Il soupira et saisi une nouvelle feuille vierge.
Cher Salazar,
Mon nom est Sirius Black, et je n'aurais jamais cru un jour avoir l'occasion d'écrire au très connu Fondateur de Ser…
« - Non, pas ça non plus… » dit-il en soupirant à nouveau, « - Si j'écris comme ça, on pourrait penser que je suis un fangirl obsédée de lui, ou je ne sais quoi.
- Ca, ou un enfant de huit ans. » rigola Merlin depuis la porte.
Sirius leva son regard avant de soupirer encore une fois.
« - Vous utilisez encore de la Legilimancie sur moi ? » demanda-t-il d'un ton sec.
« - Oui, et même si je sais que cela ressemble à de l'invasion de vie privée, cela me permet de t'aider. Ton esprit n'est pas aussi brisé que ce que je ne l'ai cru, mais il doit être guérit.
- Je pense que le simple fait de ne plus être là-bas aide beaucoup. » remarqua Sirius avec un petit sourire, « - Je sais que je me sens déjà bien que je ne l'étais depuis longtemps. Je suis désolé de vous avoir répondu aussi sèchement. Je sais que vous faite cela pour m'aider. »
Merlin acquiesça.
« - Être loin des Détraqueur est déjà un début, mais de la bonne nourriture et un environnement sain et stable y est pour beaucoup également.
- Sans oublier le fait de savoir que mes amis sont en vie et en sécurité. » ajouta l'ex-prisonnier avec un rire léger.
Merlin sourit en retour au jeune homme.
« - Oui, je pense que cela a joué grandement aussi, mais tu as encore des cauchemars toutes les nuit, et te yeux ne sont toujours pas aussi…Vivant, si je peux dire ainsi… Qu'ils ne devraient l'être. On dirait même que tu as un poids constamment posé sur tes épaules. Un fardeau inavoué peut-être ? » questionna le plus âgé
Sirius regarda la cheminée avec un regard lointain, un air hanté se dessinant dans ses yeux.
« - Peut-être. » répondit-il doucement.
Merlin étudia le jeune homme un moment, avant de tirer quelque chose de sa poche.
« - Eh bien, j'ai des nouvelles pour toi, et je pensais que tu aimerais certainement les entendre. C'est une lettre de Salazar, et il m'informe qu'ils vont garder un œil sur Pettigrow en utilisant une carte, et qu'il avait également expliqué la situation à Lily et James. Il me dit également que vous connaissiez un moyen pour communiquer via des miroirs ? » demanda-t-il, « - Salazar a dit que tu saurais de quoi je parle. »
Les yeux de Sirius s'illuminèrent,
« - Oui ! Je sais exactement de quoi il parle ! » s'exclama l'ancien prisonier.
Sirius commença à expliquer ce qu'étais la carte et les miroirs, et tout au long de son explication, Merlin l'observait avec un sourire sur le visage. Le plus jeune fut interrompu, cependant, lorsque Nehum apparut soudainement dans une boule de flammes, une lettre dans son bec. Le plus âgé s'en saisit et commença à lire.
M,
Des Détraqueurs ont été envoyé par le Ministère et viennent d'arriver à Poudlard suite à la fuite de Sirius. Cela est dut au fait qu'Albus suspecte Black d'en avoir après 'Harry', mais Salazar et moi pensons que le directeur ne veut pas d'eux pas plus que nous le voulons. En parlant de Salazar, il sait. Nous nous sommes pardonnés l'un l'autre, et je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi. L'attente en valait la peine, même si ma petite blague n'a pas fonctionné exactement comme je l'espérais (mais je t'en parlerais plus dans une autre lettre).
Salazar et moi travaillons pour faire refaire les protections de Poudlard que j'aivais mis en place il y a si longtemps dans l'espoir de pouvoir détecter l'Artefact Noir qui nous cause du souci. Nous savons à présent ce que manigançait Lucius Malfoy, par contre. Quelqu'un a ouvert la Chambre des Secrets et a relâché Emeralda. Salazar n'a pas encore eu l'occasion d'aller la voir pour lui parler, mais il espère pouvoir le faire bientôt.
Autre nouvelle, Remus Lupin est notre nouveau professeur de Défense, et il est un vieil ami de Sirius et de James, alors je te serais reconnaissant d'en informer Black. Nous allons garder un œil sur lui, histoire de voir si nous pouvons lui faire confiance avec la vérité, même si Salazar n'en a pas vraiment envie. Il a l'impression que trop de personnes sont au courant, mais Lily, James et Minerva pense qu'il devrait savoir aussi. Ils disent que ce n'est pas juste pour Remus de ne pas savoir, et je suis de leur avis. Et toi, qu'en penses-tu ?
Severus est un peu mal-à-l'aise de savoir Remus ici, mais seulement parce qu'il sait qu'il est un loup-garou. Salazar dit que ce n'est d'aucune importance, et je suis d'accord avec lui, tant qu'il boit de la potion Tue-Loup tous les mois. Severus est prêt à la jouer cool avec lui, tant que Remus ne blesse personne. James m'a expliqué que c'est parce que Sirius a essayé de le donner en pâture à Remus lorsqu'ils étaient encore élèves ici, alors je pense que tu devrais en parler avec Black.
Renvoie-moi Nehum le plus tôt possible. Nous allons avoir besoin de lui pour récupérer les miroirs de James dès qu'ils seront prêts.
G.
Merlin était à la fois ravi et inquiet suite à la lecture de la lettre, puis il leva un regard plein de questions en direction de Sirius.
« - As-tu réellement essayé de donner un de tes camarades en pâture à un loup-garou quand tu étais plus jeune ? » demanda-t-il.
Sirius tiqua sur son siège, mal-à-l'aise, et l'air hanté de tantôt retourna dans ses yeux lorsqu'il acquiesça.
« - Ouais. C'était la chose la plus stupide que j'ai pu faire, mais en même temps, il aurait dû garder son nez dans ses propres affaires. » répondit-il pour sa défense.
« - Bien que je suppose que ce soit très certainement vrai, tu n'aurais certainement pas dû faire ça. » souligna le plus âgé en tendant la lettre à Black.
Merlin observa Sirius lire le morceau de parchemin. Son visage devint blanc comme un linge alors que des tremblements se saisir de lui, mais il retrouva une meilleure mine en arrivant à la fin de la lettre.
« - Qui est 'G' ? » s'enquerra-t-il
Merlin sourit et commença à expliquer à Sirius l'affaire avec Godric, et la blague qu'il avait essayé de faire à Salazar. L'ex-prisonnier trouva la situation à mourir de rire avant de commencer à poser d'autres questions à propos des autres farces qu'ils avaient fait.
Merlin ricana en se rappelant un incident en particulier.
« - Comme tu le sais, j'ai fait mes études à Poudlard quand j'avais environ six cents ans, et j'ai été placé à Serpentard. Salazar m'avait alors parlé d'une potion de son invention qui permettait à celui qui la buvait de pouvoir passer au travers des murs. Eh bien, un jour, Salazar a mis au défi Godric de trouver un moyen de faire peur à Rowena Serdaigle. » raconta-t-il avec un léger rire.
« - Bon, il te faut savoir que Rowena était une sorcière d'exception, et qu'il en fallait beaucoup pour lui faire peur. Cette nuit-là, Godric a réussi à se glisser dans sa chambre en utilisant la potion que venait d'inventer Salazar. Il a attendu, caché, qu'elle se soit préparée à aller dormir. Il est ensuite soudainement apparu en hurlant comme un fou. Rowena a crié avant de sauter de son lit pour commencer à maudire Godric, qui a voulu s'enfuir en passant par le mur. Malheureusement pour lui, la potion s'était grandement dissipée à ce moment-là, et Gryffondor s'est retrouvé à moitié bloqué dans le mur, son dos toujours dans la chambre de Rowena. La jeune femme a pris un malin plaisir à envoyer sortilège sur sortilège à son dos. Cela dura jusqu'à ce que Salazar, qui attendait hors des quartiers de Serdaigle, se décide enfin à aller le sauver. Il a lui-même prit la potion et a traversé le mur jusqu'à tomber sur Godric qui, à cet instant, souffrait beaucoup et commençait même à paniquer, et il lui fit boire plus de potion avant que son meilleur ne le ramène dans le couloir. » continua Merlin en rigolant.
« - Rowena s'est précipitée hors de sa chambre pour les trouver morts de rire couché sur le sol, mais ils ont dû rapidement fuir, sachant que la jeune femme n'était pas spécialement ravie par leur comportement. Elle les a maudits sur toute la longueur du couloir avant qu'ils ne disparaissent dans un autre mur. Elle ne leur a pas adressé la parole pendant toute une semaine. MAIS grâce à cet incident, quelque chose d'incroyable en découla. Ce jour-là, les raccourcis de Poudlard sont nés. » fit-il avec un sourire. « - N'est-ce pas merveilleux tout ce que l'on peut découvrir lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu ? »
Sirius riait de bon cœur, des larmes roulant sur ses joues, lorsque Merlin termina son histoire. Il les essuya rapidement avant de regarder l'ancien sorcier.
« - Qui a eu l'idée d'utiliser les potions pour faire les raccourcis ? » demanda-t-il, un rire dans la voix.
« - Eh bien, il me semble que c'était Helga. Vois-tu, elle était toujours celle qui réfléchissait hors de tout cadre convenu. C'est cet accident qui lui en a donné l'idée. Si je me souviens bien, ils ont surtout utilisé des Maléfices Explosifs, à un degré contrôlé, veux-tu, pour créer les tunnels, et l'on pouvait entendre des explosions et des détonations provenir des murs du château pendant des semaines entières. » dit Merlin en rigolant doucement, « - Vivre à Poudlard à cette époque était quelque chose de vraiment différent. On ne savait jamais ce quel allait être le prochain coup joué par Salazar et Godric, ou encore la réaction de Rowena suite à la catastrophe. Elle leur criait toujours dessus à propos de quelque chose, et Helga prenait toujours le parti des deux autres en expliquant à sa consœur que la vie serait bien ennuyante s'ils ne les avaient pas pour créer du chaos. Et au final, Rowena dut lui concéder ce point. Les Fondateurs s'aimaient vraiment beaucoup les uns les autres.
-Alors pourquoi ont-ils fini par se détester ? » demanda Sirius, « - Enfin, Godric et Salazar, je veux dire. »
Merlin fixa longuement ses mains avant de secouer la tête, un froncement de sourcils sur le visage.
« - Sirius, j'ai bien peur que cela ne soit pas mon histoire à raconter. Et bien que je déteste l'admettre, j'y ai également joué un rôle important. Peut-être devrions-nous laisser cela à un autre jour. Pour le moment, nous devons nous concentrer sur des choses plus joyeuses. »
Black hocha lentement de la tête,
« - Je comprends. » dit-il doucement avant qu'un sourire n'apparaisse sur son visage lorsque son regard accrocha la lettre qu'il essayait d'écrire.
Merlin le vit la regarder, et il sourit également.
« - Sirius, si je peux me permettre, peut-être que ce n'est pas à Salazar que tu devrais écrire, mais à un autre Serpentard qui risque sa vie pour protéger celles de tes amis. »
Sirius leva lentement son regard sur le plus âgé avant d'acquiescer.
« - Vous avez raison. » dit-il doucement, « - Admettre mes erreurs passées devraient m'aider à soigner mon esprit, n'est-ce pas ? »
Merlin hocha de la tête,
« - C'est tout à fait juste. Je vais te laisser alors. » sourit-il en tapotant gentiment Sirius sur l'épaule, puis quitta la pièce.
L'autre attrapa un nouveau morceau de parchemin, et il commença à écrire.
Cher Severus…
« - En es-tu sûr ? Parce que cela va à l'encontre de tout ce que j'ai lu sur cet homme. » demanda Hermione en lançant un regard sombre à Fred.
Ce dernier soupira en secouant la tête,
« - Crois-moi, Hermione, Salazar Serpentard ne haïssait pas les nés moldus. Et il n'a certainement pas créé la Chambre des Secrets pour les tuer ou les effrayer de Poudlard. Je n'en ai rien à faire de ce que clame à tort et à travers Drago Malfoy car je sais que j'ai raison.
- Mais il a dit que les nés Moldus seraient les suivant. » murmura Neville.
On était en fin d'après-midi le jour d'Halloween, et les jumeaux, Neville, Hermione et Colin étaient assis dans la salle commune de Gryffondor discutant de l'affaire numéro un du jour à Poudlard : la Chambre des Secrets. Des rumeurs volaient dans tous les sens à propos du lieu, de son utilité, et du monstre terrifiant qui l'habitait.
La maison Poufsouffle était convaincue qu'il s'agissait d'une salle de torture, Serdaigle pensait, à la place, qu'elle était remplie de livre contenant toutes les connaissances existantes à propos des plus sombres sortilèges des Arts Noirs. Quant à Gryffondor, la maison pensait qu'il s'agissait d'un mélange des deux. Les trois maisons, cependant, pensaient que le monstre qui y reposait avait pour but de tous les tuer. Les membres de la maison Serpentard, quant à eux, se baladaient simplement dans l'école, des sourires en coin placardés sur leurs visages.
Les rumeurs étaient principalement nourries par Ron qui, à cet instant, proclamait haut et fort savoir qui était celui qui avait ouvert la chambre, et qu'il s'agissait de ce 'sale satané stupide Serpentard de Potter'. Heureusement, personne ne lui faisait attention, ce qui eut pour conséquence d'enrager encore plus le rouquin.
« - Je vous dis que c'est lui qui a ouvert la Chambre ! » criait Ron au-dessus des murmures des conversations de la pièce, « - Tout est de la faute d'Harry Potter ! Il est un Serpentard et un Fourchelang ! Il est maléfique ! Vous ne pouvez donc pas voir cela ?
- Ron, pour la dernière fois, Harry n'est pas impliqué dans l'affaire, et tu sais pertinemment que Salazar Serpentard n'a pas créé la Chambre pour tuer les nés moldus ! » répondit véhément George, « - Le Baron Sanglant est un né moldu ! Tu le sais bien ! »
Cette déclaration mit un terme à toutes les discutions dans la salle commune alors que tous les regards se tournaient sur le jumeau qui venait de parler.
« - C'est vrai. » acquiesça Percy, « - Lors des vacances de Noël de l'an dernier, Harry a trouvé un livre écrit pas Salazar Serpentard lui-même dans sa salle commune. Oui, il est vrai qu'au début il détestait les nés moldus, mais un jour, il est tombé sur une femme moldue qui essayait de noyer son enfant de trois ans dans une rivière. Il a tué la femme et a sauvé le petit garçon. Il s'avéra que l'enfant en question n'était rien d'autre que le Baron Sanglant. Le Baron nous a raconté cette histoire l'an dernier, et ce fut après cet incident que Serpentard réalisa que les nés moldus étaient encore plus en danger face aux moldus que les sang-mêlés et les sang-purs. Il fut celui qui convint les autres Fondateurs que les nés moldus pouvaient rester de façon permanente à Poudlard pendant toutes les vacances et même l'été, de sorte à les protéger de leurs familles moldues.
- De quel livre s'agit-il ? » demanda curieusement Hermione
« - Je ne sais pas, mais Harry a la version originale, et Dumbledore ainsi que le professeur Rogue en ont des copies. Ils sont tous au courant du changement d'opinion de Salazar Serpentard à propos des nés moldus. » expliqua Percy calmement, « - L'ouverture de la Chambre n'a rien à voir avec le meurtre de ces derniers.
- Nous avons vu le livre. » déclara Fred, « - Et il ne mentionne qu'une seule fois la Chambre en expliquant qu'elle a été construite dans le but de protéger l'école. Il ne dit pas où est l'entrée, mais il précise que le soi-disant monstre est un serpent géant. Et ce serpent a été placé là dans le but de protéger l'école des moldus. » insista-t-il.
George acquiesça,
« - Les moldus attaquaient Poudlard régulièrement à cette époque, sachant que les sortilèges repousse-moldus n'existaient pas encore. L'incident avec les blaireaux de Poufsouffle l'an dernier est une autre de ces fameuses protections. Je suis presque sûr que Serdaigle et Gryffondor ont aussi leur propre système de sécurité, tout comme le serpent géant de Salazar en est un.
- S'il s'agit d'un serpent géant, alors Potter a très certainement dut y faire quelque chose, ou je ne sais quoi ! » s'écria Ron, « - Il peut leur parler ! Tout le monde le sait !
- Il marque un point. » pointa Seamus en se levant, « - Potter est le seul Fourchelang connu depuis Vous-Savez-Qui.
- Donc Potter est responsable ! » s'exclama Lavande Brown
« - Non ! » s'énerva Hermione, « - Harry ne ferait jamais quelque chose comme ça. Vous ne le connaissez même pas !
- Je ne pense pas que Potter ait quelque chose à voir là-dedans non plus. » ajouta Parvati en se levant à son tour, « - Il est vraiment gentil et c'est grâce à son groupe de révision que j'ai eu de bonnes notes à mes exams, l'an dernier. Il m'a aidé avec les cours de Potions, en prenant le temps de tout m'expliquer. Je ne crois vraiment pas qu'il ait pu faire ça.
- Mais il est Fourchelang, Parvati ! » s'exclama Lavande, « - S'il y a un serpent géant dans la Chambre des Secrets, alors Potter doit pouvoir le contrôler ! »
Parvati secoua la tête,
« - Non, je refuse de croire cela.
- Peut-être que nous n'aurions pas dû mentionner la présence du serpent géant. » murmura nerveusement George à son frère.
« - Je pense que tu as raison, Fred. » répondit dit-il alors que le chaos explosait dans leur salle commune.
On pouvait entendre les cris de ceux supportant l'idée qu'Harry n'était pas responsable contre ceux qui pensait que si. Le reste des personnes se tenaient simplement là en silence alors que les disputes se faisaient de plus en plus fortes. Elles ne prirent fin que lorsque Minerva arriva pour leur dire de tous se calmer, et que le festin d'Halloween allait bientôt commencer.
Le repas d'Halloween en lui-même fut merveilleux. La nourriture, comme à son habitude, était délicieuse, et Albus en profita pour annoncer que Remus allait devenir leur nouveau professeur de Défense. Suite à cela, la chorale de Poudlard fit un petit spectacle en chantant différentes chansons sur le thème d'Halloween, certaines étant vraiment effrayantes, et d'autres plus amusantes, et tout le monde passa un très bon moment.
La fin du diner fut cependant un cauchemar. Albus s'était levé avec un air sombre sur le visage et avait éclaircit sa gorge bruyamment. L'entièreté de la Grande Salle devint silencieuse, et Salazar lança un regard à Godric qui se contenta d'hausser des épaules en ramenant son regard sur le directeur.
« - Il est parvenu à mes oreilles que de nombreuses fausses rumeurs à propos de la Chambre des Secrets avaient fait le tour de l'école, et j'aimerais que vous portiez tous une attention particulière à ce que je vais dire. » commença Dumbledore, et Salazar soupira,
« - Espérons qu'il ne va pas dire n'importe quoi. » marmonna-t-il, et Godric hocha simplement de la tête.
« - La Chambre des Secrets a été construite par Salazar Serpentard lui-même. Nous n'en savons pas grand-chose. Cependant, nous pouvons vous dire que le Fondateur l'a construite dans le but de protéger Poudlard contre les moldus de l'époque. Serpentard N'A PAS construite cette chambre pour se débarrasser des nés moldus, comme certains d'entre vous ont pu le clamer. » expliqua Albus en regardant la table des verts et argents avec un regard dur, « - Si vous avez des questions à propos de cette information, je vous suggère d'en parler avec le Baron Sanglant, et de lui demander de vous raconter son histoire. Ensuite, j'aimerais parler des rumeurs concernant un monstre…
- C'est un satané de serpent géant ! » s'écria soudainement Ron en sautant sur la table de Gryffondor, « - Fred et George nous l'ont dit dans la salle commune ! Ils ont dit que c'était marqué dans un livre que Potter a trouvé dans la salle commune de Serpentard ! C'est Potter ! Potter est le seul capable de parler aux serpents ! Il l'a fait ! Il a tué cette fille dans le couloir ! C'est de la faute de Potter !
- MONSIEUR WEASLEY, RASSEYEZ-VOUS MAINTENANT ! » rugit Minerva en se levant de son siège à la table des professeurs.
Ron ne lui prêtait aucune attention. Il était dans un état presque hystérique, hurlant ses accusations et regardant tout autour de lui avec un air de pure panique gravé sur le visage.
« - C'ÉTAIT POTTER ! IL L'A TUÉE ! IL A TUÉ CETTE FILLE EN UTILISANT UN SERPENT GÉANT ! IL VA TOUS VOUS TUER ! IL VA… ! »
Ron ne termina pas sa phrase car Minerva venait de lancer un Sortilège de Mutisme sur lui, alors que Fred (ou George) lançait sur leur frère un 'Stupefix' au même instant. Ron tomba sur la table en une masse informe, et le reste de la salle l'observa en silence, les yeux ronds, sans que personne ne se lève pour l'aider. Albus éclaircit une nouvelle fois sa gorge.
« - Mademoiselle Lovegood n'a pas été tuée. » dit-il calmement en regardant les élèves qui avaient l'air extrêmement perturbés, « - Elle est cependant statufiée, mais elle sera bientôt guérie. Madame Pomfresh s'est rendue au Chemin de Traverse pour acheter des Mandragores matures, et avec le Professeur Rogue, va commencer à préparer l'antidote dès demain.
- Le monstre est-il vraiment un serpent géant ? » demanda une Serdaigle alors qu'elle jetait un coup d'œil à la table de Serpentard.
« - Oui, Mademoiselle Chang. Le monstre est un serpent géant. » confirma Albus, « - Mais à présent, je vous conseille à tous de faire très attention en vous baladant dans les couloirs. Restez toujours en groupe, et si jamais vous voyez quelque chose d'anormal, avertissez immédiatement vos professeurs. Je vous remercie pour votre attention. Vous pouvez à présent retourner dans vos maisons. »
Salazar fulminait à l'intérieur alors qu'il se dirigeait vers les portes. Il pouvait entendre des murmures se diffuser tout autour de lui alors que les élèves le regardaient ou le pointaient du doigt. Cela ne le gênait pas qu'Albus ait bien dit la vérité sur la Chambre et ce qui y reposait, et il ne pouvait pas le blâmer d'avoir rassuré tout le monde sur la santé de Luna Lovegood. Mais ce qui le gênait particulièrement était le fait qu'il n'ait RIEN FAIT pour dissiper les accusations que Ron lui avait jeté à la figure, et en cet instant, il souhaitait plus que tout maudire jusqu'au néant cet idiot.
« - Essaye de voir le bon côté, Salazar, au moins, il n'a pas balancé le fait qu'elle était un basilic. » fit remarquer Godric, « - Cela aurait mis le feu aux poudres, et les parents des élèves se seraient pointés demain à la première heure pour retirer les enfants de l'école. »
Il était tard dans la soirée, et Godric, Salazar, Severus, Minerva et les jumeaux étaient tous rassemblés dans le bureau de Rogue en essayant de comprendre la situation. Les deux Weasleys étaient assis silencieusement dans un coin et fixaient le sol. Ils s'étaient déjà excusés de nombreuses fois pour avoir dit à leur salle commune à propos du serpent géant qui reposait dans la chambre, et Salazar les rassura en disant que ce n'était pas un problème et qu'il n'en avait rien à faire. Cependant, il était encore bien remonté contre Albus et son manque de commentaire à propos du problème 'Harry contrôle un serpent géant'.
Ron avait été ramené dans les quartiers de la Maison Gryffondor après le diner, et selon les jumeaux, il avait réussi à réunir pas mal de personne derrière lui à cause du manque de réaction du directeur.
Salazar soupira profondément.
« - Je suppose que tu as raison, Godric, mais je n'arrive pas à croire qu'il puisse mettre autant de pression sur un 'enfant'. L'école toute entière va à présent me regarder comme si je m'apprêtais à les attaquer à tout moment. La moindre des choses aurait été qu'il dise 'non, je ne pense pas qu'Harry est quelque chose à voir là-dedans'.
- Cela va finir par mal tourner. » remarqua doucement George, « - Tous le monde dans la salle commune s'est rallié à Ron. Percy, Hermione, Colin et Neville sont de notre côté, mais on est dépassé. A peine avaient-ont remis les pieds dans la pièce que Seamus Finnigan avait pointé du doigt le fait que Dumbledore n'avait pas nié l'implication d'Harry dans l'affaire. Juste ça, et la seconde suivante, tout le monde a mordu à l'hameçon, et tous pensent que 'Potter est maléfique' à présent.
- J'irais parler aux Gryffondor demain matin avant le petit déjeuner à propos de ça. » déclara Minerva avec un ferme acquiescement de tête. « - Je parlerais aussi à Albus du fait qu'il n'ait pas nié les accusations de monsieur Weasley, et je vous ferais immédiatement savoir ce qu'il m'a dit demain. »
Salazar hocha de la tête.
« - Merci, Minerva. Je n'en ai pas grand-chose à faire, de manière générale, de ce que l'école pense de moi, mais le simple fait qu'Albus puisse laisser un 'enfant' subir un tel traitement ridicule me dépasse. Ce n'est tout simplement pas juste.
- Alors que faisons-nous ? » demanda Severus en regardant son mentor.
« - Ce soir, après que tout le monde soit allé se coucher, je me rendrais dans la Chambre pour comprendre ce qui est en train de se passer. La seule personne capable de me donner de véritables réponses pour le moment est Emeralda, et je compte bien les récupérer. »
La rencontre se termina après cela, et Salazar ne put que secouer la tête. La situation échappait rapidement à leur contrôle, et Albus, comme à son habitude, ne faisait rien pour les aider.
Salazar se désillusionna et quitta silencieusement les dortoirs de Serpentard, se dirigeant rapidement vers le second étage. Il se glissa dans les toilettes des filles abandonnées et s'avança silencieusement vers l'évier.
« - Ouvre-toi. » siffla-t-il dans un murmure à peine audible.
Il se recula lorsque l'évier commença à s'enfoncer dans le sol, et il jeta un coup d'œil dans les ténèbres l'attendant et soupira. Il y avait de très fortes chances que des dégâts aient été fait à l'entrée de sa Chambre quand la plomberie de l'école avait été refaite, sachant que ses escaliers avaient disparus. L'ouverture n'était à présent plus qu'un trou visqueux, et il semblait bien qu'il allait devoir reconstruire l'escalier.
Salazar soupira avant de commencer son long voyage jusqu'en bas.
Avec chaque marche qu'il devait reconstruire, il sentait la colère monter en lui. Que pensait donc l'idiot au poste de directeur ? Était-ce dont là sa punition pour ne pas avoir écouté le Grand Albus Dumbledore ? Si c'était le cas, alors c'était vraiment un coup bas. Tellement bas que Salazar avait du mal à croire que cela était l'œuvre du directeur.
Lorsqu'il atteint enfin le fond, il soupira de soulagement en regardant autour de lui. Cette partie de la Chambre était toujours la même, comme à l'époque. Marchant sur une centaine de mètres, il arriva à la porte donnant sur le reste.
Il semblait bel et bien qu'elle avait été ouverte très récemment.
Salazar soupira à nouveau en secouant la tête et regarda les serpents sur la porte.
« - Je suis Salazar Serpentard, Fondateur de Poudlard et créateur de la Chambre des Secrets. Le mot de passe est 'ouverture'. » siffla-t-il
Le serpent central tourna légèrement la tête et acquiesça avant que tous les autres ne commencent à bouger, et la Chambre s'ouvrit enfin. Inspirant profondément, il sourit à la vieille et familière odeur de renfermé qui s'en dégageait. Et aussi fou que cela puisse paraitre, et bien que beaucoup de choses aient changés à Poudlard, il était ravi de savoir qu'au moins cela était toujours intact.
Il s'avança jusqu'à l'avant de la salle, regarda sa propre statue lui faisant face, leva sa tête et demanda avec autorité
« - Emeralda, avance. »
La bouche de la statue commença à s'ouvrir, et Salazar lui tourna instinctivement le dos. Il pouvait entendre Emeralda sortir de la statue et glisser sur le sol de la Chambre.
« - Qui est donc venu me déranger aujourd'hui ? Et qui ose utiliser le nom que mon Maître m'a donné ? » demanda-t-elle avec un sifflement dangereux.
« - Parle maintenant ou meurt !
- Emeralda, c'est moi. » fit doucement Salazar, « -Cela fait très, très longtemps, ma douce.
- Maitre ? » demanda-t-elle d'un ton plus doux, « - Tu sembles… Plus petit.
- Je sais. Et il s'agit là d'une très longue histoire, mais je me dois de te demander quelque chose. L'autre nuit, tu as été réveillé et tu as attaqué une élève, pourquoi ?
- Une élève ? Non, Maître, une sale moldue, voilà ce qu'elle était. C'est ce que le petit maître a dit.
- Emeralda, il s'agissait d'une élève. » expliqua-t-il gentiment, « - Cette fille est d'un héritage de sang-pur. Qui est donc ce petit maître dont tu parles ? Je ne suis pas au courant de l'existence d'une telle personne. »
Salazar put entendre le serpent géant s'enrouler sur elle-même, et sa voix avait pris un ton défensif.
« - Il est exactement comme le petit maître d'avant. Il y a bien longtemps, il est venu et a clamé être ton héritier. Il voulait se débarrasser des nés moldus se trouvant dans l'école. Je lui ai dit que je ne ferais pas ça, et que je n'attaquerais que si de sales moldus se trouvaient dans le château, et il est parti. Quelques nuits plus tard, il est revenu me voir, paniqué et complètement effrayé. Il disait que des moldus attaquaient l'école et où est-ce que je pouvais les trouver. J'ai attaqué et pétrifié de nombreuses personnes pendant quelques mois. Je lui aie parlé de mes œillères, et je lui expliqué que si la pourriture se faisait trop dangereuse, il pourrait alors me les retirer. Il l'a fait et j'en ai tué une. » siffla-t-elle, triomphante. « - Il est revenu me voir une autre fois ensuite en me disant qu'ils étaient partis, et que je pouvais me reposer. Il ne m'a jamais dit son nom, bien que je le lui aie demandé de nombreuse fois. Il m'a simplement dit qu'il était mon nouveau maître.
- Il n'est pas ton nouveau maître, Emeralda. Il s'agit d'un garçon maléfique agissant pour son propre compte. Mais viens-tu de me dire que tu n'avais plus tes œillères ? » demanda Salazar, de la panique commençant à monter en lui alors qu'il réalisait qui elle avait bien pu tuer. « - Est-ce dont ce que tu viens de me dire ?
- Oui, Maître. Pourquoi ? Est-ce quelque chose de mal ?
- Oui, ma douce. J'ai bien peur que tu ais été trompée.
- Trompée ! » s'écria Emeralda, « - Non ! C'est impossible !
- Je crains que cela ne soit vrai, ma douce. Il n'y a pas eu de moldus à Poudlard depuis près de sept cents ans. Il t'a menti, et lorsqu'il t'a retiré tes œillères, c'est une élève que tu as certainement tué. » expliqua-t-il tristement.
« - Non. Non ! Maître, je ne savais pas ! Je suis tellement désolée ! De quel héritage était cette petite ? » demanda-t-elle, effondrée, et Salazar senti la Chambre trembler alors qu'elle laissait retomber sa tête de tout son poids sur le sol,
« - Je dirais née moldue, connaissant sa haine pour ces gens. » répondit-il doucement
« - Maître, je ne savais pas. J'ai tué une petite. Comment ais-je pu ne pas le voir ? Maître, pardonne-moi ! » supplia-t-elle
« - Je ne t'en veux pas, ma douce. Ce n'est en rien ta faute. Tourne donc ta tête, que je puisse te réconforter. »
Il l'entendit tourner sa tête loin de lui, et il s'avança vers elle. Tapotant doucement ses écailles vertes, il appuya son front sur sa nuque.
« - Je ne mérite pas de vivre. J'ai tué une petite. » siffla-t-elle le corps tremblant, « - Et la petite de la dernière nuit, est-elle…
- Non, elle a simplement été pétrifiée. Elle ira bien, ma douce. Ce n'est pas ta faute, Emeralda, mais la sienne. Est-ce que cette nouvelle personne, celle qui clame être ton maître, t'a donné son nom ?
- Non, celui de la dernière fois était un beau garçon avec des cheveux noirs. Ce nouveau garçon semble moins propre sur lui, avec des cheveux roux, mais il parle de la même manière et sait quoi me dire. S'ils n'étaient pas aussi différents l'un de l'autre, je dirais qu'il s'agissait de la même personne.
- Je vois. » fit Salazar, son esprit commençant à traiter l'information, avant qu'il ne commence à formuler un plan.
« - Voilà ce que nous allons faire, Emeralda. Je vais remettre tes œillères en place, comme cela, plus personne ne pourra mourir, et ensuite, tu ne devras obéir qu'à moi. Si ce garçon revient, trouve-moi et explique-moi ce qu'il a fait, mais fait en sorte de ne pas être vue. Reste dans les murs, et utilise les canalisations pour faire ta route. Il y en a beaucoup ici qui peuvent comprendre notre langue, et ils pourront te parler au travers des murs, mais je suis le seul capable de te répondre dans cette langue. Ce garçon est un imposteur, et il n'est en rien lié à moi. Il est très important que tu n'attaques pas, peu importe ce que ce garçon puisse te dire. Il n'y a PAS de moldus ici, et il n'y en aura jamais plus. De plus, ne blesse pas ce garçon si jamais il revient. Je suspecte que peu importe de qui il s'agit, il est en très grand danger. Joue simplement le jeu, mais ne lui dit pas que nous avons discuté de tout cela.
- Promis, Maître, je n'obéirais qu'à vous, et j'écouterais ceux qui comprennent notre langue, et j'irais là où ils me diront.
- Merci, ma douce. Sache qu'en ce moment, je réponds au nom d'Harry Potter. Je te raconterais l'histoire dans son ensemble une autre fois, mais ma douce, il est impératif que tu m'appelles ainsi. Aussi, si tu ne peux me trouver, cherche Godric. Il se fait appeler Gordy aujourd'hui.
- Harry et Gordy. » dit-elle, comme si elle testait ces nouveaux noms, « - Je comprends. Et que dois-je faire si l'on me demande pourquoi je vous cherche ?
- Dis-leur la vérité, mais ne dit pas qui moi, ou Godric, sommes en réalité car personne ne te croirait. Dis-leur que ce garçon aux cheveux roux a essayé de te piéger afin que tu blesses des élèves, et que tu n'attaques que les moldus qui menacent la sécurité de l'école. Rassure-les en disant que tu ne leur veux aucun mal, mais que tu dois me retrouver absolument, enfin Harry Potter, car tu peux me donner tes informations. Dis-leur que tu sais que je suis Fourchelang et que c'est pourquoi tu veux me parler. S'ils continuent d'insister à ce que tu leur dises ce que tu sais, alors donne-leur là, mais retrouves moi quand même ensuite. » expliqua-t-il, pensant à Albus et la forte probabilité qu'il soit l'un de ceux qu'Emeralda puisse trouver.
« - Cela me parait vraiment confus, Maître, mais je comprends. » fit-elle doucement, « - S'il te plait, rappelles toi de me raconter pourquoi tu es appelé aujourd'hui Harry Potter, que je sois au courant.
- Promis, ma douce, mais pour le moment, il est tard, et je dois aller me coucher. Je prétends être un élève, après tout, et cela ne me serait d'aucun bien d'être prit hors de mon lit à cette heure.
- Dors, Maître. Tu dois te reposer. Tu es si petit, à présent. »
Salazar rigola doucement en tapotant sa large tête,
« - Promis, Emeralda. Allez, laisse-moi grimper sur ta tête que je replace tes œillères. »
Elle acquiesça, et Salazar grimpa sur elle avant de commencer à travailler sur ses yeux de sorte à ce qu'elle ne tue personne d'autre. Sa peau, tout comme les dragons, était très résistante et pour défier presque tous les sortilèges, mais ses yeux étaient malgré tout vulnérables.
Lorsqu'il lui dit au revoir, il s'approcha aussi près de sa face qu'il osait le faire, tout en évitant de la regarder directement, ne voulant pas se pétrifier lui-même.
« - Ma douce, ne te sens pas mal si une élève est morte à cause de ton regard. Ce n'est pas de ta faute et cela est arrivé il y a bien longtemps. Si quelqu'un est à blâmer, c'est moi. La dernière fois que l'on a parlé tous les deux, je t'ai dit d'obéir à tous mes descendants, et c'est ce que tu as fait. Ce beau garçon dont tu parles est peut-être l'un de mes descendants, mais il ne dit pas la vérité et est un manipulateur. Ne te sens pas mal, Emeralda. »
Elle frotta sa tête contre sa joue légèrement, et manqua de le faire tomber par terre. Salazar garda ses pieds fermement au sol alors qu'il enveloppait ses bras autour de sa tête.
« - D'accord, Maître. » dit-elle doucement, « - Je n'obéirais plus qu'à toi, à présent.
- Très bien. Je dois partir, à présent.
- Va dormir, Maître. Tu as l'air épuisé. »
Salazar lui sourit doucement en caressant son cou, « - C'est ce que je compte faire. »
Il l'observa alors qu'elle retournait dans sa statue, puis il sortit lui-même de la Chambre jusqu'au trou menant à la sortie. Il soupira en levant son regard, et il commença à remonter les longs escaliers menant aux toilettes. Il savait qu'il allait devoir faire disparaitre les marches une fois arrivé en haut, de sorte à ce que personne ne puisse le suspecter d'être descendu dans la Chambre ce soir-là.
Si quelqu'un sait comment se traduit 'Chief Warlock', je suis preneuse. J'ai pas réussi à trouver la traduction lors de mes recherches, d'où pourquoi je me cantonne à Président-Sorcier ! :)
Merci d'avoir lu! Je vous dit à la prochaine fois!
