Chapitre 3: Préparation à la chasse.

Je tombe à terre une nouvelle fois et regarde mon oncle avec irritation: " Non mais franchement tu trouve que je m'améliore tonton?! Je tombe toujours autant. Je serais morte déjà mille fois si j'étais face à un véritable ennemi!" " Sois indulgente envers toi-même ma nièce. Tu tombe deux fois moins qu'au début de ton entraînement." Oncle Balthazar sourit en me tendant la main et je répond en lui prenant pour me relever: " Je trouve que c'est encore trop. Je veux devenir presque imbattable en corps-à-corps." " Tu ne peux pas devenir une guerrière parfaite mais tu te défend bien et tu as tes pouvoirs de nephilim. Pourquoi tu veux absolument savoir te battre?" " Je maitrise mes pouvoirs mais je ne sais pas si mes tours de passe-passe fonctionneront sur les créatures que je vais chasser alors je préfère savoir me battre. C'est plus prudent." Mon oncle m'apprend encore à me battre jusqu'au soir et nous nous arrêtons quand je commence à être fatiguée. Nous rentrons dans la maison où je me fait à dîner et m'installe dans le salon alors que mon oncle me demande: " Tu veux changer de méthode pour apprendre à te battre?" " J'ai bien une idée mais je préfère attendre demain pour t'en parler. Je suis épuisée tonton. J'ai à peine la force d'aller me coucher dans mon lit." Je finit de manger alors que mon oncle semble réfléchir et débarrasse mon assiette avant d'ajouter: " Je vais dormir un peu tonton. À tout à l'heure." Je pars m'allonger dans ma chambre alors que mon oncle me souhaite une bonne nuit et sombre dans un sommeil sans rêve pour être réveiller trois heures après par une douleur cuisante dans les côtes: " Les chasseurs restent toujours sur leurs gardes et ne dorment que d'un œil." J'ouvre les yeux au moment où mon oncle parle pour me retrouver nez-à-nez avec une créature hideuse et l'attrape par la gorge pour m'envolée devant ma maison avec elle en oubliant la douleur qui pulse sous mes côtes. Je jette la créature loin de moi alors que mon oncle apparaît sous le porche de ma maison et ajoute en me jetant une arme: " Cette créature est un wendigo. Une des plus rapides que tu aura à affronter en tant que chasseuse. Plante lui ça dans le cœur." Je ramasse le couteau en argent et répond à mon oncle en faisant apparaître un double de moi pour détourner l'attention du wendigo: " Une des plus puantes aussi je pense. Tu l'a ramener comme ça dans ma maison pour quoi tonton?" " Pour que tu vois par toi même que tu est une bonne combattante." Le wendigo se tourne vers mon double pour le charger alors que je me rend invisible et je lui plante la lame en argent dans le cœur alors que le wendigo se retrouve perdu en traversant mon illusion. Je retire la lame du cœur de la créature en la faisant tomber et claque des doigts pour la faire brûler en répondant à mon oncle: " Merci mais ne me ramène plus de créatures ici tonton. J'avais pour idée de m'entrainer avec des illusions de créatures mais tu as eu une idée pire que la mienne. Aie." La douleur dû à ma blessure aux côtes revient et je regarde mon sang sur mes doigts avant d'ajouter: " Pourquoi tu n'a pas attendu demain pour m'entraîner de cette façon?" " Pour t'apprendre à rester sur tes gardes constamment, même durant ton sommeil." J'hoche la tête en me guérissant et répond en déployant mes ailes: " Leçon apprise. Je retourne me rendormir un peu. À tout à l'heure tonton." Je retourne me coucher d'un coup d'ailes et m'endors en restant attentive au moindre mouvement dans ma chambre au cas où mon oncle me ramènerait une autre créature. Les jours se succèdent où mon oncle succède les attaques de créatures à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Je me retrouve aux prises avec un démon pendant mon petit déjeuner et le bloque avec mes pouvoirs en récitant un exorcisme en latin. Je vois le démon sortir de son véhicule par sa bouche et entend applaudir derrière moi après que le démon soit partis: " Bravo ma nièce. Tu est prête pour être une excellente chasseuse maintenant. Tu as vaincu une à une toutes les créatures, surnaturelles pour les humains, présentes en Amérique du nord. Ta mère serait fière de toi." " Mon père le sera pour elle, j'en suis sûr." Je sourit à mon oncle et me rassoit pour finir mon petit déjeuner tranquillement en ajoutant: " Je vais le prévenir justement. Il aura peut-être une affaire pour moi là où il est."