MAJ 12/11/2020 : quasiment 4 ans après la publication de ce chapitre ici, je poste la version mise à jour. Pas grand chose a changé (et je ne sais pas trop si je préfère cette version-là mais je crois que, dans tous les cas, je ne serai jamais vraiment satisfaite) mais bonne lecture tout de même !


Chapitre 1 - Retour à la maison

Septembre 1976

La gare de King's Cross était bondée. Poussant aisément le chariot contenant mes bagages – et que l'elfe de maison de ma mère avait magiquement allégé –, je tentai de me frayer un chemin parmi la foule de Moldus et buttais quelques fois contre des tibias, m'attirant regards noirs et remarques acides. À mes côtés, et cachée par le chariot, trottinait joyeusement Holly, l'elfe de maison. Elle était toujours heureuse de m'accompagner à la gare à chaque rentrée, rare sortie que ma mère lui autorisait. La voix 9 ¾ en vue, elle s'accrocha fermement au chariot alors que j'accélérai, bousculant plusieurs Moldus au passage mais auxquels je ne prêtai pas la moindre attention.

L'instant d'après, nous étions sur le quai du Poudlard Express. La locomotive écarlate semblait presque endormie, attendant patiemment onze heures pour rugir et souffler sa dense fumée grise. Une foule éparse s'activait sur le quai : certains se faisaient sermonner par leurs parents, d'autres écouter leurs dernières recommandations, quelques-uns pleuraient dans de grandes accolades.

Sentant une once de tristesse monter en moi, je me tournai vers Holly, qui était désormais à ma hauteur, debout sur le chariot. Si ma mère voyait ça…

-Pourquoi la maitresse est-elle triste ?, s'enquit doucement l'elfe en penchant sa grosse tête sur le côté.

-Ma mère…, commençai-je, hésitante, avant de m'arrêter.

Je ne savais pas quoi dire. J'ignorais même quoi penser.

-Travaille ?, tenta Holly, son visage rose et bienveillant tourné vers moi.

J'eu un faible sourire. Mais Holly savait la vérité. Ma mère se souvenait-elle seulement de l'existence de sa fille ? Elle ne m'avait accompagné à la gare qu'une seule et unique fois, lors de ma rentrée en première année et depuis, Holly se chargeait de moi, m'accompagnant jusqu'au quai ou me ramenant à la maison. La quasi-totalité des élèves de Poudlard venait jusqu'ici avec leur famille, leur disait au-revoir dans une effusion de larmes et d'embrassades tandis que moi, je venais en compagnie d'une… esclave ?

-Holly voit Miss North par ici, Miss !, s'exclama soudain Holly en pointant son doigt crochue devant elle.

Coupée dans mes pensées, mes yeux suivirent automatiquement le doigt crochu de l'elfe et se posèrent sur Mina, de son véritable prénom Willehlmina, ma meilleure amie. Elle semblait être en pleine dispute avec ses parents, deux Moldus qui ne connaissaient du monde sorciers que ce que Mina leur disait. Soit, peu de chose.

Nous nous étions rencontrées dès le banquet de rentrée de première année, assise l'une en face de l'autre à la table des Poufsouffle. Mina était tout mon contraire, et c'était sans le moindre doute grâce à cela que nous étions devenues si proches. Malgré son physique chétif, elle était balèze. Elle était toujours partout à la fois. Partout où elle allait, elle courait, gesticulait dans tous les sens, riait haut et fort, et n'avait jamais honte de rien pour une Mornille. Elle était toujours au courant des derniers ragots, était la constante organisatrice des soirées peu importe la salle commune où elle se déroulait – exception faite de celle des Serpentard – et arrivait malgré cela à être première de la classe. Mina, c'était le rayon de soleil qui éclairait vos journées. Quand elle était là, vous ne pouviez qu'être heureux parce que la vie semblait drôlement plus belle en sa présence.

-AMY !

Son hurlement me sortit de mes pensées pour la voir délaisser ses parents et pousser – parfois violement – quiconque se trouvait sur son chemin. L'instant d'après, elle me sautait dessus. Aussitôt, ses bras m'encerclèrent avec force. Elle sentait la lavande. Je répondis à son étreinte avec bonheur, bien que nous nous soyons vues quelques jours auparavant.

-Tiens !, baragouina-t-elle alors que je me reculai, fourrant un énorme paquet opaque dans mes mains. Des chocogrenouilles, crut-elle bon d'ajouter. Une partie de ma commande est arrivée hier, j'espère que le reste arrivera directement à Poudlard…

Songeuse, ses yeux se perdirent dans le vague tandis qu'Holly tentait tant bien que mal de ranger l'énorme paquetage dans mon sac de voyage – et qu'elle finit par rétrécir d'un claquement de doigts.

Alors qu'ils arrivaient enfin à notre hauteur, je saluai le père de Mina, un homme grand et sec, avant de me laisser aller dans une chaleureuse et interminable étreinte de la part de Mrs North.

-Heureuse de te voir, Amy, souri-t-elle chaudement. Comment va ta mère ?

-B-bien, cillai-je, surprise par la question. Elle a… beaucoup de travail. Mais ça va.

La mère de Mina me regarda avec bienveillance, pas dupe pour une mornille. Son mari et elle n'avait jamais rencontré ma propre génitrice. Comment auraient-ils pu ? Lors de nos premières années à Poudlard, j'invitais Mina à la maison à chaque vacance estivale, durant un mois, et elle faisait de même avec moi le mois suivant. Et puis, lors de l'été séparant notre quatrième de notre cinquième année, ma mère avait appris le pot aux roses : Mina n'était ni une Sang-Pur, ni une Sang-Mêlé, mais une Née-Moldu. Ma génitrice n'avait rien dit, mais tout dans son regard m'avait dissuadé de réinviter Mina à la maison. Et je ne l'avais pas fait. Nous passions désormais nos étés chez elle ou chez l'un de nos amis, Graham et Allister.

Sang-Pur de souche, ma mère n'avait jamais clairement adhéré aux idées conservatrices et moyenâgeuses si caractéristiques des bonnes familles, mais c'était tout comme. Elle affichait un sourire poli et faux lorsque son chemin croisait un membre de la bourgeoisie sorcière et ignorait tout bonnement les autres, à moins que ceux-ci ne fussent digne d'intérêt et qu'elle n'en tire un quelconque profit. Travaillant au Ministère de la Magie, et plus précisément au Département des Mystères, elle prenait son métier très à cœur ; elle n'en parlait jamais. Elle ne parlait jamais de grand-chose, en réalité. Mina disait qu'elle était aussi sociable qu'un cognard. Elle restait renfermée sur elle-même, le visage neutre, comme si aucun sentiment ou aucune émotion ne la traversait. En grandissant avec elle, j'avais appris à ne pas être trop expansive et à ne pas poser de question. Les questions, elle détestait cela, et surtout lorsque le sujet était mon père.

Mon père… Le sujet aurait pu être sensible s'il ne m'inspirait pas qu'une profonde interrogation. Sa pierre tombale, dans un coin sombre du cimetière familiale, était plus petite que les autres, plus simple, comme si, même dans la mort, on avait voulu effacer son existence. La sépulture datait sa mort au 13 octobre, deux ans auparavant. Était-ce possible ? Ma mémoire me disait que non, mon instinct… Comment aurai-je pu oublier un homme censé remplir presque quinze années de mon existence ? Si ma mémoire refusait de se rappeler, elle n'était pas la seule. Ma mère ne l'avait jamais mentionné, ne serait-ce qu'une seule fois. Aucune photo, aucun écrit… Sa mort était la seule preuve de son existence. Son cercueil était-il seulement habité ?

-Amy ?

Surprise, je papillonnais des yeux pour voir ce qui m'entourait. Mina, les sourcils froncés, agitait vivement sa main si près de mon visage que j'en eu un mouvement de recul, manquant de tomber à la renverse sur mon chariot.

-Désolée, marmonnai-je, j'étais dans la lune… Où sont tes parents ?

-Partis. Tu sais à quel point mon père aime son travail, soupira-t-elle en levant les yeux au ciel.

Je ricanai.

-Amour du dure labeur dont tu as hérité je te r-…

La main froide de Mina s'abattit brusquement sur mon visage, me faisant reculer de quelques pas sous la surprise. Exaspérée, elle tira sur ma manche, me ramenant près d'elle avant de m'indiquer, d'un signe du menton, un mouvement de foule un peu plus loin. Le flot d'élèves amassé devant la porte du wagon le plus proche, et qui tentait d'y entrer malgré leurs lourdes valises, se scindait lentement en deux sans raison apparente, laissant un large passage menant droit à la portière.

-Qu'est-ce que…

Mina se saisit alors de ma tête à deux mains et la fit douloureusement pivoter vers le centre de l'attention. Deux têtes brunes, plus hautes que la moyenne, se dirigeaient d'un même pas vers le wagon, sous une vague d'exclamations et d'accolades.

Potter et Black. Pour ne pas changer.

-Où est… Ah !

Suivant le regard de Mina, le mien se posa sur la silhouette en retrait du petit attroupement, en pleine conversation avec une dame à la stature frêle. Remus Lupin. Grand et maigre, il ne semblait pas au meilleur de sa forme, ce qui, en soit, n'avait rien d'exceptionnel. Il n'avait presque jamais l'air d'aller très bien. En témoignaient les énormes cernes noires qui avaient élus résidence sur son visage presque toujours sérieux.

-Depuis quand tu lorgne sur Lupin ?, relevai-je, surprise.

-Miss Amalia ?, couina soudain la voix Holly, quelque part vers le sol.

Je baissai la tête vers le regard craintif de l'elfe dont la grosse tête semblait tanguer sur ses épaules menues.

-La Maîtresse a appelé Holly, Miss. Holly doit rejoindre la Maîtresse tout de suite, s'exclama-t-elle avec empressement. Holly a monté les bagages de Miss et de son amie dans le train. Bon voyage, Miss Amalia. Bon voyage, Miss North.

Et avant même que je ne pu ouvrir la bouche, elle disparut dans un « crac » bruyant.

-Viens, soupira alors Mina, on ferait mieux de se dépêcher si on ne veut pas passer le trajet dans les toilettes.

Profitant du passage laissé par ceux qui s'appelaient fièrement les Maraudeurs, nous montâmes rapidement dans le train écarlate, déjà bien rempli. Les premières années ne connaissant encore pas grand monde, ils s'installaient seuls dans des compartiments, les occupant presque tous. Après avoir traversé plusieurs wagons sans succès, nous finîmes par nous faufiler dans un comportement qui était vide, à l'exception d'un minuscule garçon dans un coin, et qui déguerpit en nous voyant ouvrir la porte coulissante.

-Ils les font de plus en plus craintif ou quoi ?, s'étonna Mina, un sourcil levé, tournée vers l'endroit où le première année venait de disparaitre.

-On était pareil, rappelais-je en levant les yeux au ciel.

-Parle pour toi, marmonna-t-elle.

Elle s'installa confortablement en face de moi avant de me scruter avec une intensité presque oppressive.

-J'ai des potins, lâcha-t-elle finalement.

Voyant que je ne répondais pas, mais que mon attention était entièrement portée sur elle, elle continua :

-Devine qui Rhéa a réussi à prendre dans ses filets, cet été !

Rhéa Adcock. Poufsouffle en sixième année, tout comme nous, elle était aux antipodes de Mina. Là où ma meilleure amie était petite, Rhéa était immense. Quand Mina était brune et exubérante, Rhéa était blonde et hautaine. Et si l'air fier et arrogant de cette dernière laissaient place à nombre de préjugés, Rhéa était en réalité adorable. Bien que nous ne fussions pas aussi proches que je l'étais avec Mina, je la considérais comme une amie.

-Dis-moi tout, répondis-je en me penchant en avant, piquée par la curiosité devant l'air conspirateur de ma meilleure amie.

Elle me fit un clin d'œil et, à l'aide de nos baguettes, tapa sur un tambour inexistant tandis qu'un bruit étrange, sans doute censé représenter celui de son instrument de musique imaginaire, sortait de sa bouche grande ouverte. Elle finit par faire un grand geste, levant les deux bras en l'air dans un geste victorieux, un sourire étalé sur son visage en forme de cœur.

-James Potter !, lança-t-elle, fière de voir la tête que je devais tirer à cette annonce.

-Potter ?, répétais-je, perplexe. Mais je croyais qu'il en pinçait pour Evans…

Mina haussa les épaules sans se départir de son sourire.

-Sans doute a-t-il compris que sa chère rousse enragée n'en avait rien à faire de lui.

Moi, ça m'étonnait. Cinq ans que cet abruti baratinait toute l'école avec Lily Evans et voilà qu'en l'espace d'un été, deux mois, il se détournait d'elle pour une autre, aussi jolie soit-elle ? C'était l'hippogriffe à l'envers. Depuis qu'ils avaient onze ans, ses foutus amis avaient absolument tout tenté pour les mettre ensemble et tout ça pour quoi ? Voir leur pote sortir aussi facilement avec quelqu'un d'autre ? Il y avait forcément un scroutt à pétard sous roche.

-De toute façon, tu connais Rhéa, continua Mina avec un rictus, d'ici deux mois c'est terminé.

Elle gloussa.

-J'ai l'impression de ragoter comme mamie !

C'était un fait, Mina ne pouvait pas voir notre camarade de dortoir. Je n'avais jamais su ce qu'il s'était passé entre elles – s'il s'était passé quelque chose ? – mais ma meilleure amie lui vouait une haine à toute épreuve, et le sentiment était on ne peut plus réciproque, ce qui engendrait toujours des disputes ridicules au possible. L'année dernière, par exemple, Mina avait cherché des noises à Rhéa pour la simple – et bonne ? – raison qu'elle avait pris place sur le lit que ma meilleure amie avait pour but de réquisitionner toute l'année. Officiellement, les hostilités avaient commencé en première année lorsque, par mégarde, le chat de Mina avait déféqué dans la valise de la grande blonde, ce qui avait fait rire mon amie. Toujours était-il que leur haine commune avait débuté à ce moment-là, bien que je me doutasse très fortement qu'il s'était passé autre chose, avant.

-Je m'en doute, répliquais-je tout de même, pour ne pas la fâcher.

Concentrée sur la Couinesouris en sucre qu'elle tentait de faire passer entre les barreaux de la cage de son chat, elle ne répondit pas tout de suite.

-Je parie sur les Pies de Montrose pour gagner la Ligue cette année, lançai-je en attrapant la Gazette, désireuse de changer de sujet.

-Tu dis ça uniquement parce qu'ils l'ont gagnée au moins trente-deux fois. Moi, je parie sur les Frelons de Wimbourne, répliqua Mina, songeuse.

-Bah, ils ont le mérite de gagner au moins.

Elle me lança un regard noir. Aucune de nous ne faisait partit de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle – et aucune de nous n'avait de réelles connaissances en la matière –, mais Mina défendait les Frelons de Wimbourne, son équipe de Grande-Bretagne préférée, avec véhémence, n'hésitant pas à user de sa baguette pour faire comprendre à son interlocuteur qu'ils étaient bien meilleurs que les autres équipes du pays. Je ne parlerais pas ici de la fois où, en deuxième année, je m'étais retrouvée à l'infirmerie avec des plumes me poussant sur le corps pour avoir osé insinuer que même les Canons de Chudley avaient plus de potentiel que les Frelons.

-Où sont Allister et Graham, d'ailleurs ?, lança-t-elle brusquement en se redressant, manquant de faire tomber la cage de son chat – et qui poussa un miaulement indigné – qu'elle avait mis sur ses genoux.

Allister Anderson et Graham Lloyd. Ils faisaient partie de notre petit groupe soudé de Poufsouffle, presque toujours fourrés ensemble, et étaient tous deux batteurs dans l'équipe de Quidditch de notre maison. Si Allister était plutôt réservé et discret, Graham, lui, possédait une assurance et une aisance en public à toute épreuve. Mina lui répétait régulièrement qu'il aurait pu faire partie du groupe des quatre Gryffondor qui formaient les Maraudeurs.

-Avec les Maraudeurs ?, répondis-je justement sans lever le nez du journal. Il parait que Sirius Black s'est barré de chez lui, ajoutai-je.

Sans la voir, je pouvais deviner que Mina avait pincé les lèvres et me regarder d'un air réprobateur.

-Cet abruti, lâcha-t-elle. Tant qu'il peut faire le malin… Et il vit où, maintenant ? Dans son slip ?

Elle se tut quelques instants pour boire.

-Chez Potter, répliquais-je. Je suis sûre que Rhéa aura plein de détails à te donner.

A peine ma phrase finie, je me retrouvais avec le contenu de la bouche de Mina en pleine tronche. Par le caleçon de Merlin ! Qu'est-ce qui lui était encore passé par la tête ?!


-Alors, il paraît que Black s'est taillé, lança Mina.

Du coin de l'œil, je vis Allister lever les yeux au ciel devant le sans-gêne de notre amie.

-Et il a bien fait, rétorqua Graham. Ne te moque pas de lui, Mina, tu ne le connais pas.

-Suffisamment pour savoir que c'est juste un imbécile qui pète plus haut que son cul, riposta ma meilleure amie avec force.

-Il parait que sa mère est une vraie plaie, lançai-je, avant de me reconcentrer sur la Gazette.

-Tu peux parler, t'as vu la tienne ?

-La sienne ne fait pas une fixette sur la pureté de sang des autres, au moins.

-Normal, elle n'a personne pour le faire. Sa mère est aussi sociable qu'un cognard.

Le nez dans le journal, je levai les yeux au ciel. Ma mère avait beau être réfrigérante et peu aimante, il n'empêchait qu'elle restait ma mère, et que je l'aimais. Et qu'elle n'avait rien de comparable à Walburga Black.

-Ça me fait penser que ma mère vous invite à la maison pour les vacances de Noël, lança Allister, coupant net à la dispute entre Mina et Graham qui avait pour but de déterminer si, oui ou non, Sirius Black était un abruti congénital.

-Chouette !, s'exclama d'ailleurs cette dernière avant de faire à nouveau face à Graham, la bouche déjà ouverte pour en placer une.

Exaspérée par le comportement puéril de nos amis, je me tournai vers Allister pour le remercier.

-Oh, c'est rien, tu sais, répliqua-t-il avec un sourire. Tu sais que ma mère adore vous avoir à la maison.

- Tout de même, remercie-la pour moi – nous, répondis-je en haussant la voix pour couvrir celle de Mina. Elle nous invite tout le temps ! Ce n'est pas rien.

Il haussa les épaules.

-Ça lui fait du bien de vous avoir à la maison. Ça lui permet d'oublier un peu que papa est dehors.

J'acquiesçais, sombre. Le père d'Allister était un Auror réputé, si bien qu'il était sans cesse en mission, et sa mère, Moldu, ne pouvait donc rien faire d'autre que rester chez elle à se faire un sang d'encre, en attendant qu'il rentre. Ou qu'on lui annonce qu'il ne franchirait plus le seuil de la porte d'entrée.