MAJ 12/11/2020 : le début a subi quelques modifications (et mes états d'âme) et la fin, moins. Toujours court, toujours plat, mais bonne lecture quand même !


Chapitre 2 - Du déjà vu

Septembre 1976

Le syndrome de la page blanche.

Hantise des écrivains, à succès ou non, craint par certains, redouté par d'autres. Le cauchemar des étudiants la veille de la date limite.

J'étais en plein dedans. Mon parchemin, vide à l'exception de la mention de mon nom et de l'intitulé de la matière, semblait me narguer, se moquer de moi pour m'y être prise la veille au soir. Aucune idée ne me venait. Aucune problématique, aucune phrase correctement construite, ne me traversait l'esprit. Le vide intersidéral.

En face de moi, Mina ne cessait de soupirer bruyamment, s'attirant régulièrement le regard noir de Graham, assis à ses côtés, et qui, lui, grattait sur son parchemin comme si sa vie en dépendait.

-Non, répéta-t-il pour la énième fois en sentant le regard insistant de Mina posé sur lui.

Elle tentait, en vain, de le soudoyer depuis dix minutes afin qu'il nous prête son propre devoir, mais rien n'y faisait.

-Je veux mourriiir, ronchonna Mina en s'affalant sur la table basse, repoussant par la même occasions ses affaires un peu plus loin.

Profitant de la « pause » de ma meilleure amie pour m'en octroyé une, je repositionnai convenablement l'épais coussin sur lequel j'étais confortablement assise depuis ce qui semblait être de longues heures avant de m'étirer. Sur le canapé, derrière mes amis, un couple se bécotait depuis une éternité, manifestement insensible aux bavardages de Mina et aux remontrances de Graham.

-Tu ne fais aucun effort, gronda celui-ci avec un regard noir. Ca fait à peine une semaine qu'on est rentré et tu veux déjà te déscolariser…

-Mais laisse-moi, geignit mon amie, j'en ai maaarre ! Est-ce que la révolte des Gobelins de 1612 va me faire avancer dans la vie ? NON ! On nous bourre le crâne d'idioties pour des examens à une Noise !

Elle enfouit sa tête dans ses bras, évitant de peu le parchemin en boule destiné à rebondir sur son front et qui parti rouler sur l'épais tapis de notre salle commune.

-En ayant des bonnes notes tu pourras prétendre à la formation de ton choix, la houspillai-je sans grande conviction. Alors bosses un peu, nom d'une chouette !

Elle releva brusquement la tête, me fusillant du regard.

-T'as du toupet, toi ! Qui c'est qui fixe son parchemin depuis deux heure ? Toi !

-Parce que je réfléchie, moi, au moins, répliquai-je, attrapant à deux mains le parchemin en boule qu'elle avait récupéré et me renvoyait.

S'avouant vaincue, elle s'écroulant sur la table, un air tragique sur le visage.

-Pourquoi étudier quand on peut épouser un homme riche et vivre à ses dépens ?

Question purement rhétorique à laquelle elle répondit silencieusement elle-même : elle attrapa brutalement l'épais manuel en équilibre précaire sur le rebord de la table, l'ouvrit au sommaire, et plongea la tête dedans.

Le coin des lèvres de Graham, qui n'avait pas bougé, tressautèrent légèrement.

-Je te donne mes deux premiers parchemins, concéda-t-il finalement, si tu me donnes le moyen de se rendre aux cuisines.

Mina se redressa lentement, les yeux plissés et fixés sur Graham, avant de me lancer un coup d'œil rapide, oubliant immédiatement sa lecture. Nous connaissions le passage secret menant aux cuisines du château depuis notre première année, par un surprenant concours de circonstances. Mina et moi rentrions toutes les deux de la bibliothèque quand, après un long détour dans le château, nous avions croisé ceux qui ne s'appelaient pas encore les Maraudeurs et qui venaient de mettre à exécution leur premier mauvais coup. Le couvre-feu était déjà passé, et une chose en entraînant une autre, Picott nous avait poursuivi à travers la quasi-totalité de Poudlard. Potter, qui avait décidé de faire tourner tout le monde en rond jusqu'à ce que le concierge abandonne la poursuite, avait fini par admettre que nous ne nous en sortirions pas de cette manière-là et nous avait entrainés dans les cuisines, où nous nous étions tous réfugiés le temps de nous remettre de nos émotions – et d'être sûrs que Picott avait laissé tomber les poursuites. Depuis, Mina et moi y retournions régulièrement, croisant souvent les Maraudeurs qui semblaient avoir fait des cuisines un lieu de pèlerinage quotidien.

-Je ne le connais pas, finit par lâcher Mina en hochant la tête d'un air docte, l'air de croire ce qu'elle disait.

-Je ne te crois pas !, s'exclama bruyamment Graham en écrasant brusquement son point sur la table, faisant sursauter les quelques Poufsouffle présents dans la salle commune.

-Où est Allister ?

-Ne change pas de sujet !

-Je m'inquiète pour mon ami !

-Moi aussi, je suis ton ami et en tant qu'ami, je m'estime dans le droit de savoir comment aller aux cuisines.

-C'est des cuisines, pas un moulin ! Si on commence comme ça, autant placarder des affiches dans tout Poudlard pour annoncer comment voler de la bouffe ! On ne va plus s'en sortir ! Surtout les elfes !

-N'essaie pas de te donner bonne conscience en te servant des elfes ! T'es juste super égoïste et…

-Où est Allister ?

-IL DRAGUE LUPIN !

-TU MENS !

-NON !

-Euh…

Mes deux amis tournèrent la tête vers moi, la bouche encore ouverte, prêts à s'envoyer une nouvelle pique. Derrière eux, le couple se leva après s'être concerté du regard et s'éloigna, avec un dernier regard exaspéré pour Mina et Graham.

-Binns va s'en apercevoir si tu copies sur Graham, tentai-je alors de dissuader Mina.

-Comment ? Il s'en même pas compte de sa propre existence…

-A priori, c'est parce qu'il est mort, souleva Mina avec un regard peu avenant pour Graham avant de continuer : et puis, de toutes façons, je lui passe souvent mes copies, ce n'est qu'un juste retour des choses !

Exaspérée à mon tour, je soupirai, m'avouant vaincu par un tel argument, et m'emparai du livre que Mina avait délesté tandis que cette dernière se tournait à nouveau vers notre ami.

-Un parchemin et je te ramène ce que tu veux, quand tu le veux, des cuisines.

-Quiconque ayant accès aux cuisines peut me rendre ce genre de service, rétorqua Graham.

-Très bien, alors deux parchemins et en échange je te rédige tous les prochains devoirs de métamorphose.

-Tentant mais non. Deux parchemins contre le moyen d'aller aux cuisines ou je raconte à Rhéa ton expérience avec les balais.

Relevant lentement la tête de l'épais manuel par lequel j'étais à moitié absorbée, je vis le visage pâle de Mina blêmir un peu plus, la faisant presque ressembler à un fantôme.

-Au milieu du couloir, murmura-t-elle d'une voix blanche, un tableau représente une coupe en argent débordante de fruits. Il faut juste chatouiller la poire verte.

Puis, sans un mot, elle saisit ses affaires et, les bras chargés, tourna les talons avant de disparaitre dans le couloir menant à nos dortoirs.

Perdu, Graham tourna la tête vers moi, la bouche entrouverte. Je le fusillai du regard.

-Quoi ?!, s'exclama-t-il sur la défensive. C'était pas la mer à boire de me donner le moyen d'entrer dans les cuisines !

-Pourquoi tu lui as fait du chantage ? T'es censé être son ami, triple buses ! La menacer de raconter quoi que ce soit à Rhéa, non mais franchement !

-Ce n'était trois fois rien !

-Qu'est-ce que t'en sais ?, grognai-je, à présent de mauvaise humeur. T'es son ami, répétai-je, tu crois vraiment que les amis se font du chantage entre eux ?

L'arrivée d'Allister l'empêcha de répondre et, en silence, nous observâmes notre ami s'asseoir à côté de nous, le dos contre le canapé. La peau tannée d'All semblait presque rosée et ses cheveux, habituellement impeccablement coiffés, étaient ébouriffés au possible. Voyant que je l'observai, il me lança un sourire gêné.

-Pourquoi vous vous disputez ?

-Graham est un imbécile, répondis-je, cassante. Un verreacrasse aurait plus de jugeote que lui. T'étais où ?

J'observai attentivement Allister se prendre dans une profonde contemplation d'un parchemin entièrement raturé de Mina et que celle-ci avait – volontairement ? – abandonné sur la table.

-Je discutais avec Black, finit-il par sortir en pliant le morceau de parchemin une énième fois. On parlait Quidditch et le temps est passé trop vite.

Il n'avait jamais été très expressif quant à ses sentiments, mais cette fois-ci, il semblait délibérément passer quelque chose sous silence.

-C'est tout ?, releva Graham, qui à présent transformait en animaux de papier tous les parchemins raturés qui lui tombaient sous la main.

L'un d'eux, métamorphosé en oiseau, s'envola paresseusement en direction des dortoirs avant de disparaitre dans l'obscurité. « Je m'excuse », articula silencieusement Graham devant mon regard interrogateur. Je levai les yeux au ciel. Était-ce trop difficile de s'excuser en personne, de vive voix ?

Ramassant à mon tour mes affaires, je déposai un baiser – affectueux malgré tout – sur la joue de mes deux amis avant de leur souhaitai bonne nuit et de m'enfoncer dans le couloir sombre menant aux dortoirs.


-Tu dors ?

Non, bien sûr que non, je ne dormais pas. Couchée sur le dos, dans le noir, mes jambes emmêlées dans ma couette, je fixais le plafond depuis plus d'une heure. Je n'arrivais à dormir et n'étais même pas sûre d'en avoir vraiment envie. La scène, pourtant minime et totalement insignifiante, à laquelle j'avais assistée plus tôt dans la journée, tournait en boucle dans ma tête. Après le déjeuner, je m'étais rendue à la bibliothèque, naviguant entre les étalages de livres à la recherche de celui qui m'aiderait à terminer ce fichu devoir sur les révoltes de Gobelins au 17ème siècle. Pour un samedi après-midi, le lieu était étrangement vide. Et puis, paf !, entre deux rayons d'ouvrages, j'avais surpris un couple, collé l'un à l'autre, s'embrassant langoureusement. Normal, dirait sans doute Mina, si ce n'est que le lieu n'était sans doute pas le plus propice pour ce genre de démonstration amoureuse. Mais avant de m'éclipser discrètement, j'avais pu voir la couleur de leur écharpe. Si le garçon appartenait aux Serdaigle, la fille qu'il serrait dans ses bras était une Serpentard. C'était idiot de me tourmenter l'esprit uniquement à cause de ce détail, j'en avais conscience, mais j'étais incapable de me le sortir de l'esprit. J'avais des préjugés, comme n'importe qui, et je n'en étais pas très fière. Je ne pensais, certes, pas que les Gryffondor étaient systématiquement courageux, que les Serdaigle étaient toujours intelligents, les Serpentard mauvais ou encore que les Poufsouffle étaient de gentils êtres remplis de bonté, mais j'avais tout de même quelques préjugés. Ou plutôt, j'avais des préjugés sur le fait que deux élèves de maisons différentes puissent surmonter leurs préjugés et être ensemble.

-Tu penses que nos maisons nous définissent ?, murmurais-je à Mina.

Je me tournai dans mon lit pour faire face à son lit, malgré l'obscurité pesante du dortoir qui m'empêchait de la voir.

Elle prit quelques temps pour réfléchir, si bien que seul le silence me répondit. Après de longues secondes, j'entendis un bruit sourd de draps froissés, quelques pas inaudibles sur le plancher froid et je sentis finalement Mina se glisser sous mes couvertures, à mes côtés.

-Nous nous définissons nous-même, chuchota-t-elle et son souffle chaud caressa mon visage.

Je ne réagis pas tout de suite, réfléchissant à ses mots.

-Ce que je veux dire, continua-t-elle sur le même ton pour ne pas réveiller nos camarades, c'est que les maisons ne veulent rien dire. Elles nous répertorient en fonction de notre caractère le plus fort, d'accord, mais elles ne nous définissent absolument pas. Appartenir à telle ou telle maison ne nous fait pas remplir un catalogue d'aptitudes spécifiques. C'est nous-même qui faisons de nous ce que nous sommes, pas nos maisons.

Je fronçai les sourcils, gardant toujours le silence. Mina soupira imperceptiblement.

-Regarde le cliché basique du bien et du mal. Une personne à Serpentard n'est pas forcément mauvaise, tout comme quelqu'un à Serdaigle, Poufsouffle ou encore Gryffondor n'est pas forcément bon, tu comprends ? Les gens s'arrêtent aux maisons, pas aux personnes, et c'est complètement idiot parce que ce ne sont que des noms, quelques pseudos valeurs clés et beaucoup de préjugés.

Elle se tut quelques instants.

-Mais pourquoi cette question, déjà ?, finit-elle par reprendre d'un ton beaucoup moins sérieux.

Je pivotai une nouvelle fois dans mon lit afin de me retrouver à nouveau face au plafond, et je sentis Mina faire de même à mes côtés.

-Je me la posais juste, murmurais-je. Je me demandais à quoi Poudlard ressemblerait s'il n'y avait pas de maisons.

Elle eut un rire silencieux et, pendant quelques instants, le silence s'éternisa, uniquement rompu par la respiration bruyante de l'une de nos camarades, quelque part dans la pièce.

-Tu penses qu'All nous cache quelque chose ?, demanda-t-elle soudain, brisant le calme.

-Pourquoi il le ferait ?, répliquais-je à voix basse. Il n'a aucune raison de le faire, on est ses meilleurs amis.

-Il est trop secret ces temps-ci…

-Il n'a jamais été vraiment très expansif.

-Ouais, mais là c'est carrément louche.

-Attention, détective Mina est dans la place, me moquais-je doucement.

-N'empêche, répliqua-t-elle, butée. Je trouverai ce qu'il manigance.

Elle parut réfléchir quelques temps.

-Surtout avec Black, quoi. Ils sont même pas potes.

-Comment tu sais qu'il était avec Black ?, demandai-je, étonnée.

-Je les ai vu dans la cour de la Tour, quand tu étais à la bibliothèque.

Une nouvelle fois, le silence s'installa.

Je songeais à lui dire que ça n'en valait pas la peine, mais ça n'aurait servi à rien. Lorsque Mina avait une idée en tête, rien ne pouvait se mettre sur son chemin. Je ne savais pas trop ce qu'elle espérait tirer d'Allister, mais elle ne trouverait sans doute rien.

-Tu penses que Graham est au courant ?

J'haussai les épaules, ce qui, dans ma position, s'avéra relativement compliqué.

-S'il ne cache rien, Graham n'est pas au courant de ce que tu penses qu'All cache mais qu'en réalité il ne cache pas puisqu'il n'a rien à cacher.

Elle soupira et je dus me faire violence pour ne pas éclater de rire.

-T'aurais dû être à Serdaigle…

-Je suis trop gentille pour eux… Et puis, je croyais que les maisons ne nous définissaient pas ?

-Pas faux.


-DEBOUT !

-Qukfyvgkuutd ?!

Je me tournai violement dans mon lit, avec pour intention de coller mon visage à mon oreiller pour éviter la lumière aveuglante, mais heurtai quelque chose en chemin.

-AÏE !

Une main s'agrippa à mon épaule et je me retrouvais bientôt sur le sol, un objet nous identifié douloureusement enfoncé dans l'estomac et le bras droit coincé entre mon lit et ma table de nuit, formant un angle étrange. Papillonnant des paupières, je finis par m'habituer totalement à la lumière et ouvrit entièrement les yeux pour voir qui venait d'interrompre ma grasse mâtiné de manière aussi brutale.

-Dégage de là, grogna la voix de Mina.

Me dévissant la tête, je vis une mèche de cheveux clairs étalée sur le sol puis la tête de ma meilleure amie, écrasée entre ma jambe et le plancher.

-T-toi qu…i me d-détruit le ventre, répliquais-je avec difficulté tout en me retenant de rire face à son double menton.

Deux mains s'agrippèrent brusquement sous mes aisselles et, avant même que je ne puisse protester, je me retrouvais assise et en possession de mes quatre membres.

-Ça va ?

-C'est dimanche, grognais-je en lançant un regard meurtrier à une Rhéa surexcitée. C'est quoi ton problème ?

-Son problème, lâcha Mina en se relevant, le visage beaucoup plus menaçant que quelques secondes auparavant. Son problème, c'est que je vais lui trancher la gorge len-te-ment et elle va beaucoup souffrir et ensuite, Astérix viendra bouffer ses organes et elle souffrira encore beaucoup…

-Non mais laisse Astérix en dehors de ça !, paniquais-je en songeant à tous les maléfices qu'elle avait déjà pu lancer à mon pauvre hibou.

-Non !, s'écria Rhéa, pas effrayée le moins du monde. Mais il faut que vous veniez voir ça !

-T'as réussi à mettre ta jupe à l'endroit tout seule ?, railla Mina sans se départir de son air assassin.

Mais Rhéa l'ignora et sortit du dortoir à grandes enjambées. Exaspérée, je me relevai et époussetai mon pyjama.

-A quoi est-ce qu'on va avoir encore droit ?, râla Mina en quittant sa robe de nuit.

J'haussai les épaules, décidée à ne prendre le parti de personne.

-Si elle a ramené Potter dans la salle commune, je lui fracasse les os et jette ses restes dans le lac…

-Essaie d'être gentille avec elle, tentais-je.

-AH, je le savais !, hurla Mina en faisant brusquement volte-face pour pointer un doigt accusateur sur moi, le bras à moitié coincé dans le pull qu'elle tentait d'enfiler. Tu défends l'ennemi au lieu de défendre ta meilleure amie !

-Mais…

-Cette face de strangulot ne mérite pas ton attention, Amy ! RÉVEILLES-TOI ! Elle te manipule !

Je me retins de soupirer, déjà fatiguée. Mes tentatives de réconcilier Mina et Rhéa s'étaient toujours soldées par de cuisants échecs, mais je n'étais pas décidée à abandonner avant d'avoir le dernier mot – ou du moins, avant de savoir ce qu'il s'était passé entre elles.

-Viens, on en reparlera quand on aura vu de quoi elle nous parle.

Je la pris par le bras, sourde à ses protestations.

La salle commune n'était pas pleine à craquer, mais une quantité anormale de Poufsouffle s'y trouvait – trop pour que l'on puisse attribuer cet attroupement à la beauté du tableau de la fondatrice de notre maison. La curiosité de Mina ayant pris le dessus sur sa morosité, ce fut elle qui me traina à travers la petite assemblée et ce, jusqu'au centre de tous les regards. Et elle ne fut pas déçue. Au milieu de la pièce, se tenait Adhara Adcock, la sœur de Rhéa, et que je détestais autant que j'appréciais l'ainée de la fratrie. Mais la présence d'une Serdaigle dans notre salle commune n'était pas la raison pour laquelle Mina avait planté inconsciemment ses ongles dans mon avant-bras. Les lèvres d'Adhara étaient posées sur celles de quelqu'un que nous ne connaissions que trop bien. Graham.