Chapitre 3

Hermione fulminait pendant que Mme Pomfresh lui appliquait une lotion pour faire disparaitre les furoncles. Comment cet abruti de Potter avait-il osé faire ça ? Pour qui il se prenait ? Ca aurai pu être dangereux en plus.

-Je vais le tuer ! s'écria Ron le visage rouge de colère.

-Je veux bien t'aider, ajouta Dean tout aussi furax. Neville tu es partant ?

-Oui, répondit le jeune homme encore un peu sonné.

Hermione préféra ne rien dire. Elle savait qu'en se vengeant ils rentreraient dans leurs jeux même si elle devait avouer que elle aussi aimerai bien leur faire payer. Elle ne s'était jamais aussi sentit ridicule et honteuse. Le seul point positif c'était que Potter aussi avait récolté une retenue même si cela ne l'enchantait guère de devoir la faire avec lui. Elle entendit Lavande pleurer et se leva pour aller la réconforter. Même si elle n'appréciait pas forcement la jeune fille elle pouvait comprendre ce qu'elle ressentait.

A la fin de la journée ils purent tous sortir de l'infirmerie mais ils furent accueillis par les rires des Serpentards lorsqu'ils entrèrent dans la grande salle. Ron ne pouvant tenir devint rouge de colère et se dirigea d'un pas décidé vers la table des verts, suivis de Neville, Dean et Hermione. Lavande quand à elle rejoignit, génée, la table des Gryffondors.

-Alors vous êtes contents, vous vous êtes bien amusés ? demanda Ron furieux.

-Oui Wistiti, c'était un spectacle à ne pas manquer, répondit Potter moqueur, faisant rire toutes sa table.

-Vos tête pleines de furoncles resteront dans les anales, ajouta Anderson sur le même ton.

Le rouquin était si en colère qu'on pouvait confondre son visage avec ses cheveux. Dans sa fureur il attrapa sa baguette et les menaça avec.

-Mr Weasley veuillez ranger votre baguette ! s'écria au loin le professeur Mcgonagall.

-Tu as entendu Weasley range ta baguette avant de te blesser, dit Malfoy avec un sourire narquois.

Ron n'eu pas le choix d'obéir mais se promit intérieurement de venger son honneur. Il leur jeta un dernier regard avant de partir vers sa table, s'assoir aux cotés de sa sœur. Neville et Dean leur soufflèrent un « sans pas se passer comme ça » avant de le rejoindre. Seule Hermione resta là sous le regard haineux des Serpentards. Soudain elle posa violement les mains sur la table et plongea ses yeux dans ceux du survivant. Sur un ton menaçant elle commença :

-Tes petites farces puériles n'amusent que toi et ta petite bande Potter. Tu te crois si malin mais méfie toi et surveille bien tes arrières.

-Est-ce une menace Granger ? répondit-il en levant son regard froid plongé dans le sien.

-Ca le deviendra si tu t'en prends encore une fois à mes amis où à moi.

-Eh Granger tu ne sais pas à qui tu t'adresse, ajouta Anderson en se levant à son tour.

-Tu ferais mieux de retourner à ta table, les gens comme ne sont pas les bienvenus, continua Malfoy en les imitant.

-Apparemment le grand Potter ne peut pas se défendre tout seul, il a besoin de ses amis pour ça, ironisa Hermione. Et ne t'en fait pas Malfoy, je ne compte pas m'éterniser ici, les mangemorts c'est pas trop mon truc.

-Répète ça pour voir, répondit le blond en attrapant sa baguette.

-Tu m'as bien comprise, finit la Gryffondor avant de s'éloigner.

-Mr Malfoy rangez votre baguette immédiatement, s'écria au loin le professeur de métamorphose.

Alors qu'Hermione rejoignit ses amis, le silence pesant qui s'était installé dans la grande salle se dissipa tout doucement. Les conversations reprirent même si elles avaient touts le même nouveau thème, l'altercation Serpentard/Gryffondor.

Le soir venu alors qu'Hermione finissait sa tournée de préfète, elle sentit dans sa poche quelque chose chauffer mais fit comme si de rien n'était. Elle se dirigea vers le 7eme étage mais ne prit pas la direction de la tour de Gryffondor. Elle marcha dans un long couloir avant de faire demi-tour trois fois devant un mur. Une porte se dessina dans la pierre, elle l'ouvrit et entra dans la salle sur demande. L'intérieur ressemblait un peu à la salle commune de Gryffondor, avec son canapé et des fauteuils en face de la cheminé, ses tapis rouges au sol et des tapisseries recouvrant les murs. Elle prit un livre dans la petit bibliothèque, alla s'assoir sur le sofa et commença à lire.

Peut de temps après la porte s'ouvrit et laissa entrer un jeune homme. Hermione ne le regarda pas, sachant pertinemment de qui il s'agissait. Le garçon se laissa tomber sur un fauteuil avant de fixer la jeune fille des ses yeux émeraude. Elle leva alors le regard et le posa sur le survivant. Ils se fixèrent pendant de longues minutes aucun ne voulant baisser le regard en premier.

-Tu m'as menacé Granger, commença Harry sans la quitter des yeux.

-Et ?

-Tu nous as insulté de mangemort, continua-t-il.

-Je ne vous viser pas particulièrement mais si vous sentez concerné c'est pas mon problème, répondit-elle avec froideur. Tu as fini ?

Le jeune homme ne répondit pas, trop occuper à la fusiller du regard.

-Parfait à mon tour alors. Tu as osé faire exploser nos chaudrons. Par ta faute nos visages se sont couverts de furoncles.

-Une façon pour nous de vous souhaiter une bonne rentrée, répondit-il avec un sourire ironique.

Hermione claqua son livre si fort qu'elle fit sursauter le survivant. Il pouvait sentir la colère émaner de son corps. Elle se leva et alla ranger son bouquin. Il se leva à son tour et marcha vers elle. Il la plaqua contre le mur et repris son duel de regard avec elle.

-Plus jamais tu me menace ou mes amis, sans en payer les conséquences Granger !

-Et toi ne t'en prends plus à mes amis comme ça Potter ! répliqua-t-elle.

Ils se fixèrent encore un moment, tout en sachant que malgré cette petite discussion ils allaient recommencer dans les prochains jours. C'était tous les ans la même chose, cous bas, menace et autres crasses.

L'ambiance changea lorsqu'Harry vint finalement écraser ses lèvres contre celle d'Hermione. C'était un baiser sauvage et violent à l'image de leur rivalité. Un baiser où chacun voulait dominer l'autre. Le survivant passa ses mains sous la chemise de la jeune femme, savourant la douceur de sa peau. Elle fit de même avec lui, appréciant le corps musclé par le quidditch sous son t-shirt. Leurs baisers devinaient de moins en moins sauvage, plus lent plus sensuel. Harry souleva Hermione qui enroula ses jambes autour de sa taille, et se dirigea vers le canapé et y allongea la jeune femme. Il se releva et enleva son t-shirt, tandis qu'elle déboutonnait sa chemise, avant de reprendre possession de ses lèvres. Ils savaient qu'ils ne devaient pas mais ils ne pouvaient s'en empêcher. Ils avaient plusieurs fois essayé de résister et de refouler leur désir mais il reprenait toujours le dessus. Ils ne s'aimaient pas mais parfois ils se retrouvaient, en secret, dans cette salle pour l'espace d'une nuit assouvir cette envie.