NDA : Bonjour tout le monde. Voici le chapitre du vendredi ! J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à donner votre avis !
Avant lecture, mes réponses aux guests :
AmelT : Merci beaucoup pour ton commentaire qui m'a fait très plaisir. Raven méchante ? Um ou alors Clarke un peu sur les nerfs face à une Raven maladroite ? En tout cas, j'ai des projets pour ces deux-là et si tu aimes Raven je pense que tu ne seras pas déçue ! Concernant ta question pour Murphy, il sera évoqué dans ce chapitre et on va le voir dans les prochains. Comment ignorer notre petit cafard qu'on aime tant. A bientôt et j'espère que la suite te plaira.
Donia : Merci beaucoup pour ton commentaire qui m'a fait chaud au cœur et qui motive ! Je ne sais pas si tu es la même personne qui a commenté mon premier chapitre mais en tout cas merci.
Chapitre 4
Le soleil du mois d'avril était de plus en plus présent et l'hiver semblait désormais être loin dernière nous. Je n'avais pas failli à ma promesse concernant Bellamy. En deux semaines, on avait acquis le début d'une routine. Trois fois par semaine, je lui rendais visite et lui apportais les derniers cours. Plusieurs fois, j'ai surpris des conversations où Octavia disait à son frère de retourner au lycée. Après mûre réflexion, j'ai décidé de m'immiscer dans cette brèche le samedi où Octavia avait de nouveau mis le sujet sur la table.
- Clarke m'apporte les leçons et tu as bien vu, elle prend le temps de m'expliquer ! J'irai pour les examens de fin d'années c'est promis.
- C'est toi-même qui dis qu'il faut être en cours pour bien tout retenir, contra Octavia.
- Octavia… Tu as encore des bleus partout et ton dos ne sera pas remis avant plusieurs mois. Tu veux vraiment que je te laisse seule ? Comment est-ce que tu feras lorsque tu auras besoin d'aller à la salle de bain ? Je suis bien plus utile ici.
- Je ferai comme tout le monde et j'appellerai les infirmières !
- Si je peux me permettre, commençai-je sous le regard noir de Bellamy, je crois qu'Octavia a raison. Tout le monde est très compétent ici et tu dois retourner en cours.
- D'ailleurs tu le sais aussi bien que moi que les services sociaux veillent au grain.
- Je suis majeur, je fais ce que je veux.
- T'as pas encore 21 ans, ils ont encore le regard sur ce qu'il se passe et particulièrement lorsqu'on est encore tous les deux en famille d'accueil…
- Parlons-en de la famille d'accueil ! coupa Bellamy qui commençait sérieusement à perdre patience. Combien de fois sont-ils venus te rendre visite, trois fois, quatre fois ? Je ne veux pas que tu restes toute seule, c'est tout.
- Et si je te fais la promesse qu'elle ne sera jamais seule, dis-je pour couper court à la conversation, est-ce que tu accepteras de retourner en cours ?
Le frère et la sœur me regardèrent avec surprise. C'était impressionnant à quel point ils pouvaient se ressembler à cet instant. Tout se jouait dans l'expression du regard à la fois pétillant et déterminé. Ainsi, c'est sous le poids de ces pairs d'yeux que j'exposais ce que j'avais concocté depuis plus de dix jours.
- Monty et Jasper, tu les connais n'est-ce pas ? Enfin même toi Bellamy tu les connais ?
- Ils sont dans le clubs de boxe oui…
- Ils sont de la même année que moi, on a quelques cours ensemble, continua Octavia.
- Ils aimeraient te voir et je me disais que ce serait l'occasion qu'ils puissent te rendre visite au lieu que je leur fasse un état des lieux tous les lundis matins à la bibliothèque. A vrai dire, plusieurs personnes souhaitent avoir de tes nouvelles dans ta promotion.
- Si ce n'est que ça ils n'ont qu'à venir, déclara platement Bellamy, ça ne change rien au fait qu'elle restera seule si jamais je pars en cours.
- Hé bien non pas tout à fait, dis-je en sortant de mon sac une feuille de papier sur laquelle était dessinée un tableau. Je la posa délicatement sur le chevet d'Octavia.
- Un emploi du temps ? dirent les deux jeunes gens en même temps.
- Chaque jour, chaque fois que quelqu'un est disponible, il viendra te voir, expliquai-je. Il y a même ton professeur d'histoire qui viendra le jeudi matin, j'ai appris que tu adorais cette matière ! Tu pourras dire merci à Gaïa, c'est elle qui m'a informée de tout ça. Tiens d'ailleurs elle viendra le mardi midi, dis-je en pointant du doigt son nom sur l'emploi du temps. En plus ça te permettra d'avoir un résumé des cours et de la vie qu'il se passe au lycée.
- Wahou Clarke c'est…
- Mais Octavia n'est même pas amie avec cette Gaïa c'est stupide ! lança Bellamy en reprenant des mains l'emploi du temps.
- Bellamy ! s'exclama Octavia en tentant de se redresser au maximum dans son lit. Moi ça me fait plaisir que Clarke ait organisé tout ça pour nous. Tu n'as pas besoin d'être collé à moi tout le temps, je suis une grande fille !
Il fallut de longues minutes pour convaincre Bellamy. Tu pourras la voir tous les soirs c'est juste la journée… Oui d'accord il y a quelques après-midi vides mais ce sera aussi l'occasion pour Octavia d'aller faire ses leçons de kiné et de souffler un peu. Finalement il accepta sous réserve de changer d'avis à tout moment s'il le déclarait important. Je réprima un sourire satisfait et envoya un clin d'œil à Octavia qui semblait tout autant ravie que moi.
Le lundi matin, Gaïa me porta au lycée en scooter car nous commencions à la même heure. Nous rejoignîmes Jasper, Monty et Maya qui discutaient vivement. Je ne les écoutais qu'à peine. Je ne cessais de jeter des coups d'œil au parking. Je savais que Bellamy avait une grosse moto noire car ça avait fait jaser la moitié du lycée. Même moi j'avais été au courant alors que les ragots du lycée ne m'intéressaient guère. Je cherchais donc l'engin, pleine d'espoir.
- Hého Clarke ! lança Gaïa qui me ramena sur terre.
- Um ?
- On se retrouve à midi pour manger ensemble ? Comme d'habitude ?
Je fis un signe de tête affirmatif, cherchant du regard quand Bellamy allait apparaître. Une boule de stress s'installa dans le creux de mon ventre et je ne pouvais imaginer la déception d'Octavia, ainsi que la mienne, s'il ne venait pas. Ce fut finalement lorsque la sonnerie retentit que la fameuse moto noire apparue. Il portait une veste noire de protection et un casque blanc mais j'étais certaine que c'était lui. Il avait une carrure particulièrement reconnaissable. Patiemment, je le laissa s'approcher de moi.
- Je suis contente de te voir.
- Cet aspect solennel me laisse comprendre que tout cela était très important.
- Tu le sais que c'est important, dis-je en emboitant le pas.
Bellamy et moi ne partagions pas tous les mêmes cours mais on en avait quand même quelques uns en commun notamment en ce qui concernait tout ce qui avait un rapport avec les sciences. Le lundi matin commençait par deux heures en commun lui et moi. En retard, nous dûmes nous mettre à côté sur les deux seules places restantes. Du fait de ma condition nouvelle d'orpheline, les professeurs avaient une plus grande tolérance face à mes erreurs et je ne reçus aucune remarque. Wells, assis au troisième rang, ne cacha pas sa surprise de me voir à la fois en retard et en compagnie de Bellamy Blake. Je sentis son regard désabusé me brûler le visage tant il était insistant mais je résista à lui adresser un signe d'attention et resta figé sur le tableau du professeur. Si Bellamy remarqua ce manège entre mon ancien meilleur ami et moi, il ne fît aucune réflexion. Je fus surprise de voir que Bellamy n'était pas si largué que ça en cours. Après tout, il redoublait donc c'était normal qu'il en sache un minimum mais pourtant je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi à l'aise avec le cours du jour.
- Tu vois, je ne suis pas si perdu que ça, nargua-t-il en rassemblant ses affaires et se dirigeant vers la sortie.
- Ce n'est pas pour autant que ça t'autorise à manquer le lycée. Je te rappelle qu'on doit bientôt postuler pour nos études supérieures. D'ailleurs, qu'est-ce que tu voudrais faire toi ?
- Oh non pas ce sujet ! dit-il en secouant la main. Je ferai des petits boulots, j'ai déjà un job au conservatoire botanique de la ville et ça me suffit.
Ce garçon ne s'autorisait même pas à rêver un petit peu... Je m'apprêtais à lui dire qu'il pouvait avoir ses chances à l'université, un college voire un community college* s'il choisissait une voie qui lui plaisait réellement mais je fus empêchée par l'arrivée de Wells.
- Hey Clarke, est-ce que je peux te parler deux minutes ?
- J'y vais, à plus tard, dit Bellamy.
Je resta muette, planta mon regard dans celui de Wells et attendit qu'il parle. Son visage triste eût presque l'effet de me faire vaciller mais une vague de colère prit le dessus.
- Écoute, je t'ai vu avec Bellamy et j'ai cru comprendre que tu trainais pas mal avec lui. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne fréquentation. Enfin je veux dire, toi-même tu le sais. Il est pote avec John Murphy, le gars qui s'amuse à traumatiser les premières années.
Il marquait un point et je le savais. Mais malgré moi, je ne pu m'empêcher de défendre Bellamy.
- C'est un garçon plus profond qu'on ne le croyait. Il n'est pas si arrogant ou je m'en foutiste qu'on ne le pensait. Il vit juste dans une autre réalité que la nôtre. Forcément quand on a aucun autre problème que de savoir si nos devoirs sont bien faits, on ne peut pas comprendre. Tu savais qu'il vivait en famille d'accueil et qu'il était passé de foyers en foyers ? Bien sûr que non. Et tu sais quoi Wells, finalement tout ce qu'il se passe là c'est sûrement salvateur pour nous deux. On va enfin pouvoir sortir de notre bulle. Tu sais cette bulle dans laquelle j'étais si bien mais dont j'ai été arrachée parce que mon père est mort.
Wells baissa la tête comme s'il allait pleurer mais lorsqu'il redressa son visage pour me regarder, ses yeux noirs étaient secs et déterminés.
- Je veux que tu sois heureuse et je veux ton bien.
- Si tu le voulais vraiment t'aurais arrêté mes parents ce soir là, claquai-je avant de lui tourner les talons la gorge serrée.
J'aurais aimé fuir aux toilettes, m'effondrer et pleurer toutes les larmes de mon corps mais impossible. Cette boule serrait tellement ma gorge qu'elle en empêchait tout le reste de mes émotions d'être évacuée.
Outre le fait que j'étais toujours en froid avec ma mère et Wells, le reste de ma vie était aussi plaisante que cela était possible. Mes notes remontaient en flèche excepté en math où j'avais développé une sorte de blocage depuis l'accident sans que je n'arrive à saisir pourquoi. Je réfléchissais à mes études supérieures. Nous en parlions souvent avec mes parents à l'époque. Devais-je suivre la voie de ma mère et faire médecine ? Ou encore celle de mon père et partir en science politique ? Il y avait aussi l'art qui était ma passion mais avais-je réellement envie d'en faire mon métier ? L'échéance des inscriptions avançaient et je n'étais toujours pas certaine de la voie dans laquelle j'allais me diriger. La seule chose que je savais, c'était que je voulais faire des études supérieures et faire honneur à mon père. Il y avait une autre interrogation également et cela semblait surtout inquiéter Indra. Je n'avais toujours pas pleuré mon père et tout le monde se demandait quand j'allais réellement craquer. J'avais parfois l'impression qu'elle me regardait comme si j'allais exploser à tout moment. Alors que le mois d'avril touchait à sa fin, nous avions décidé de faire une soirée pizza avec Gaïa et Indra.
- J'ai vu ta mère aujourd'hui, déclara Indra l'air de rien. Elle m'a demandée de tes nouvelles.
Immédiatement, mon estomac se noua. Il fallait être honnête avec moi-même, ma mère me manquait énormément. Encore plus avec les choix d'université pour mes futures études. Ses conseils auraient été les bienvenues. Je savais qu'elle m'aurait dit de suivre la voie qui me plait puisque c'était ce que mes parents me disaient toujours mais j'avais besoin de l'entendre à nouveau.
- Est-ce que tu ne penses pas que tu pourrais aller lui rendre visite ou lui envoyer un message ? continua-t-elle prudemment.
La tension était palpable. Gaïa avait sa pizza en suspens et observait notre échange silencieusement. Je ne voulais pas imposer cette ambiance et je tenta au maximum de prendre sur moi.
- Je crois que je n'arrive pas à organiser mes pensées. J'ai plusieurs fois essayé de lui envoyer des messages mais c'est tout bonnement impossible, lâchais-je finalement avant que Gaïa ne pose sa part de pizza pour s'assoir à côté de moi et me prendre doucement par les épaules.
- Il faut que tu te libères Clarke et c'est seulement en pardonnant que tu y arriveras…
- Gaïa, excuse moi de te couper mais je ne suis pas du tout dans ce genre de choses autour de la rédemption. Je fais partie de ces rares américains qui ne croient en rien.
- Pourtant je t'assure qu'il y a autre chose et que la paix vient avec la foi et le pardon. Et attends Clarke, ne t'en va pas ! T'es pas obligé de croire en tout ça mais il y a une vérité autour du pardon. Tu seras soulagée, tu pourras avancer et tu te sentiras mieux avec toi-même. Les erreurs que tu reproches à ta mère ou à Wells, c'est à eux de les affronter. Mais ne te fais pas plus de mal que tu ne ressens déjà. Ton père n'aurait jamais voulu ça.
Ses mots me transperçaient de toute part. Pour la première fois, quelqu'un me parlait aussi honnêtement. Les larmes me montèrent aux yeux et j'aurais aimé pleurer à cet instant pour être enfin soulagé de ce poids. J'aurais aussi aimé la croire, me dire qu'il y avait un ailleurs où les âmes allaient, que mon père était bien où il était. Mais je n'avais pas cette fibre spirituelle que Gaïa pouvait avoir. Alors que je quittais le salon, je déclara que je promettais envoyer un message à ma mère bientôt. Pour Wells, on verra. Gaïa opina du chef avec satisfaction.
Cette nuit-là, j'ai rêvé de mon père. On allait faire les courses et il me demandait où était ma mère. Je lui répondais qu'elle n'avait pas besoin de nous et il me contredisait en me rappelant que je devais l'aimer et la respecter. Ça, il le disait souvent aussi de son vivant.
Je me réveilla en sueur. Le petit radio-réveil indiqua quatre heure du matin passé. J'étais désormais réveillée comme jamais. Je sortis discrètement pour ne pas réveiller Gaïa, enfila une veste et me rendit sur le balcon du salon. Quelques jours plus tôt, nous nous étions amusés à décorer le balcon avec Gaïa. Je pris place sur un siège, alluma la guirlande et commença à balayer les réseaux sociaux sur mon téléphone portable d'un air distrait. Je n'avais rien posté depuis plus d'un mois. Je leva le nez de mon écran et observa la ville dans un soupir. Les lumières scintillaient dans la nuit et un certain calme régnait depuis l'immeuble où je me trouvais. Au loin, je pouvais apercevoir mon quartier et situer ma maison, mon véritable chez moi. Que pouvait bien faire ma mère ? Et Wells ? Lui qui habitait qu'à quelques kilomètres. Ces quelques kilomètres qui avaient pourtant été fatal à mon père.
La nuit était apparemment le moment où mon cerveau se mettait en surchauffe. Je pensais à la discussion que nous avions eu le soir même. Allais-je réellement être fâchée toute ma vie avec des personnes qui avaient toujours énormément comptés pour moi ? A quoi cela m'avancerait-il ? Une vague de tristesse et de solitude s'empara de moi. Je pris mon téléphone et captura une photo de la ville endormie. Deux trois ajouts de filtres et c'était posté sur Instagram avec une simple phrase "May we meet again". Mon portable vibra presque instantanément pour m'annoncer un message. Mon cœur manqua un battement lorsque je vis que Bellamy avait envoyé un message privé en commentant ma photo.
Bellamy : Ne me dis pas que tu es encore en train de réviser ! C'est le weekend je te signale !
Clarke : Non pas de révisions… Mais tu peux parler toi ! Que fais-tu éveillé à cette heure-ci ?
Bellamy : J'ai trouvé un job de nuit. Je travaille du vendredi soir au samedi matin dans la clinique où est hospitalisé Octavia. Je livre les repas pour la semaine.
Clarke : Tu es courageux. Tu as su lier l'utile à l'agréable.
Bellamy : J'ai besoin d'argent… Cela me permettra peut-être de mettre suffisamment de côté pour avoir mon indépendance le plus vite possible.
Clarke : Je comprends et je trouve que tu as raison. Octavia doit être fière d'avoir un frère comme ça. (Mes doigts restèrent en suspens un cours instant avant de poursuivre) Mais n'oublie pas de te reposer aussi.
Bellamy : Oh je suis solide ne t'inquiète pas ! J'suis pas une princesse comme toi !
Je répondis par un emoji qui signifiait que j'étais blasée mais un sourire immense se dessinait sur mon visage. Mon visage resta figé sur l'écran qui indiquait que Bellamy rédigeait un nouveau message.
Bellamy : En vrai, je voulais te dire merci parce que grâce à ta petite magouille de m'éloigner de ma sœur, tu m'as permis de reprendre le poste que j'avais au musée un weekend sur deux et quelques jours de la semaine ainsi que ce nouveau job. Cela va beaucoup m'aider pour la suite. Et c'est grâce à toi et ta détermination sans faille. Et puis, ça m'a fait du bien de retourner au lycée (si je t'assure !).
Mon souffle se coupa presque devant une telle déclaration. Si j'avais su un jour que Bellamy Blake pouvait être aussi reconnaissant et gentil, j'aurais essayé de le connaître bien plus tôt. Alors j'ouvris un peu mon coeur à cet instant dans l'intimité de la nuit.
Clarke : Toi aussi tu m'aides beaucoup.
Bellamy : ?
Je lui envoya un simple clin d'œil avant de lui signaler que je ne voulais pas l'empêcher de bien travailler.
Bellamy : Je termine dans dix minutes. Mon collègue (un mec super cool, c'est grâce à lui que j'ai eu le job)compte les stocks et on a fini. Je vais rester ici pour faire la surprise à Octavia pour son réveil.
Clarke : Mais il est à peine 5h00 et les visites ne sont possibles qu'à partir de 10h00 !
Bellamy : Plus je suis loin de ma famille d'accueil, mieux je me porte… Un pote me prête sa voiture pour que je puisse bosser donc je dors dedans en attendant que ça ouvre. Tu dois le connaître, il s'appelle Nathan Miller.
Je fus légèrement rassurée qu'il ne reste pas dehors tout seul. Pour autant, je me sentis triste pour Bellamy. Personne ne méritait de vivre ce genre de vie. Il aurait dû être au lit ou faire la fête avec ses potes à cette heure-ci.
Clarke : Oui je vois qui c'est. Il est très gentil. Bon alors je te souhaite une bonne sieste !
Bellamy : Merci. Et toi aussi, repose toi.
Je me sentais déjà mieux. J'avais de nouveau envie de dormir et j'étais détendue. Demain serait un autre jour, demain tout irait mieux. Les choses ne pouvaient pas rester définitivement sombres.
*Université, college et community college : trois types d'études supérieures après le lycée. La différence entre une université et un college consiste surtout dans la taille de l'établissement et la durée des études qui est plus longue à l'université et également plus axée sur la recherche. Le community college est plus généraliste et les études durent deux ans.
NDA : J'espère que vous avez eu du plaisir à lire ce chapitre. On commence à avoir notre Clarke qui a le cœur qui bat un peu pour rien et qui découvre la réelle personnalité de Bellamy.
Pensez-vous que Wells et elle finiront par se réconcilier ? Etes-vous d'accord avec le discours de Gaïa sur le pardon ?
A mardi !
