Bonjour à tous ! Voici le chapitre 15 comme promis. Avant de répondre aux messages des guests, je vous informe que le prochain chapitre ne sortira pas avant le 18/09. Je pars en vacances et mon retour sera sûrement très chargé au taff :(. Je préfère donc prendre une marge...
Réponse aux guests :
Donia : Merci pour ton commentaire. J'aime mettre Clarke dans le pétrin *rire maléfique* ! J'espère que a suite te plaira. A bientôt !
Ryuse : Je suis contente si tu arrives à lire les émotions de Bellamy. Comme je t'ai dit, c'est un vrai challenge. A bientôt !
Je vous souhaite à tous une très bonne lecture !
Chapitre 15
La fin du mois de juin était une période toujours un peu étrange. D'abord, la plupart des cours n'étaient plus que des discussions entre les élèves et les professeurs puisque les examens étant déjà tous passés. Aussi, on attendait tous impatiemment le bal des finissants. Cette année, le thème était Mythologie. Avec toutes les filles du groupe, nous avions décidé de faire une après-midi couture afin de préparer nos costumes. Mes talents de dessinatrice avait été plus que nécessaire et j'avais dessiné les patrons de toutes les filles. Les garçons n'avaient pas souhaité qu'on les aide et on passa l'après-midi à imaginer à quoi ils allaient ressembler, un brin moqueuses.
- Ils vont passer tout leur salaire dans l'achat d'un truc tout prêt, avait déclaré Echo sûre d'elle.
- Si mon frère fait ça, c'est réellement le roi des abrutis. Il répète toujours qu'on n'a pas d'argent mais il va acheter quelque chose qu'il aurait pu faire lui-même et pour moins cher.
- D'ailleurs, vous savez s'il a invité quelqu'un ? demanda Gaïa l'air suspicieuse.
Je savais que tout le monde se demandait si lui et moi allions au bal ensemble. Mais lui comme moi gardions cela pour nous. Nous ne nous étions même pas concertés mais nous avions eu la même idée. Le groupe était tellement lourdingue avec ça que c'était notre petite vengeance personnelle. On ne dirait rien jusqu'au jour du bal.
- Mon frère a invité quelqu'un c'est certain. Je l'ai entendu faire une réservation pour deux dans un restaurant pour la date du soir du bal.
Les filles se mirent à glousser comme des poules et je me retins de lever les yeux au ciel avant de me concentrer à nouveau sur les tenues. Aussi surprenant soit-il, Raven se débrouillait très bien en couture et elle regorgeait d'inventivité.
- C'est de l'art que tu aurais du faire Raven, lançai-je impressionnée.
- Oh tu sais, tout se recoupe finalement. Léonard de Vinci était un excellent inventeur, peintre, sculpteur, scientifique et j'en passe ! Il ne faut pas se mettre dans des cases.
- Je suis bien d'accord avec toi. Tu sais, cette histoire de colocation avec toi m'emballe de plus en plus.
Raven m'envoya un sourire amical en guise de réponse et se remit à travailler sur son costume de la déesse Héra. De mon côté, je terminais ma lance afin d'être une parfaite Athéna pour le bal.
- Pendant un moment j'ai cru que Bellamy t'avait demandé à toi Clarke d'aller au bal. Mais il m'a dit qu'il se déguisait en Thor, lâcha Octavia qui semblait mourir d'envie de savoir si j'étais la cavalière de son frère.
J'haussai les épaules en guise de réponse, riant sous cape en imaginant la tête d'Octavia le soir du bal avec son frère à mes côtés. Cette fin d'année scolaire était plus que particulière mais je me délectais de la situation. C'était assez drôle d'avoir le contrôle et de garder tout cela secret. De toute manière, ni Bellamy ni moi ne voulions que ce rendez-vous soit une affaire d'état. Après tout, on y allait avant tout entre amis et rien ne prédisait qu'il aurait pu se passer quoique ce soit. Nous avions eu de nombreuses fois l'occasion d'aller au delà de l'amitié mais j'avais un certain blocage, une certaine crainte qui pourtant s'estompait de jours en jours. Je crois que j'attendais surtout le bon moment, je n'étais pas pressée.
En fin d'après-midi, tout le monde s'en alla mais Maya resta avec moi pour m'aider à ranger. Depuis l'affaire avec son oncle, nous ne nous étions jamais retrouvées toutes les deux. Il y avait une ambiance un peu étrange, comme si la situation était taboue. Mais j'avais appris ces derniers temps qu'il fallait parler pour avancer alors après avoir échangé des mondanités concernant le bal, je me lança sur ce qu'il s'était passé avec son oncle.
- Tu sais Clarke, j'attendais de ce moment depuis longtemps, me rassura-t-elle. Mais j'avais honte, j'avais peur et encore aujourd'hui je ne suis pas forcément sereine. Jasper est malheureux que je m'en aille mais il commence à comprendre que c'est pour mon bien. Je n'en peux plus de cette ville, de ma maison et tout me rappelle les derniers mois affreux que j'ai passé en présence de mon oncle.
- Et pour ta maman qui est malade ?
- Elle s'en sortira bien mieux sans son frère dans les parages si tu veux mon avis. C'est une maladie auto-immune alors il y a des hauts et des bas. On va sûrement partir vivre à la mer, là où l'air est vivifiant. Mon père a peut-être trouvé un travail en Floride.
- Alors tout se précise.
- Il me reste encore deux ans de lycée, voire moins si je parviens à garder le rythme. Je sais qu'on peut tenir le coup Jasper et moi. Et franchement, même si ça va être difficile, je ne peux pas rester ici, répéta-t-elle. Ma psy est d'accord avec le choix de mes parents. On a besoin d'avancer, d'avoir un renouveau. Et comme ça, mon oncle ne nous retrouvera plus.
- Je pense qu'il en a pour pas mal d'années de prison, la rassurai-je.
- J'espère que tu viendras me voir en Floride !
- J'y compte bien mais à la condition que tu viennes nous voir Raven et moi également.
Maya rigola avec douceur. Cette fille allait me manquer. C'était une réelle amie et j'appréciais le calme et la gentillesse qu'elle dégageait. On dîna toutes les deux, comme à l'époque pas si lointaine où on travaillait d'arrache-pied pour nos examens. Mais cette fois, l'une comme l'autre étions bien plus apaisées.
- Tu devrais les voir ! Toutes à essayer de me faire cracher le morceau, m'amusai-je auprès de Bellamy tout en rangeant les cartons.
Nous étions installés à même le sol dans ma chambre. Après notre après-midi avec les filles, ma mère avait déclaré que je devais faire le tri dans mes affaires. Le lendemain, je me mis donc à ma tâche. Je fus étonnée de voir tout ce que j'avais pu amasser ces dernières années. Avant chaque grande étape de ma vie scolaire, j'avais l'habitude de faire du rangement et de me débarrasser de ce dont je n'avais plus besoin. Ainsi, c'était désormais tous les choses accumulées lors de mes années lycées qui partaient dans des cartons. J'avais naturellement proposé à Bellamy de passer dans le cas où il voudrait récupérer des choses pour sa sœur. La belle excuse… C'était surtout pour passer du temps avec lui. Je n'avais même plus envie de me le cacher mais assumer mes sentiments, qui par ailleurs m'effrayaient, étaient autre chose.
- Octavia aussi n'arrête pas, déclara Bellamy en déplaçant une pile de livre dans un carton. Dis-moi, tu ne vas quand même pas jeter ces magnifiques bouquins de géographie quand même ? demanda-t-il en me mettant les Atlas de collection sous mon nez.
- Je ne vais plus en avoir l'utilité, je comptais les donner à une association ou un truc du genre. Tu les veux ?
- Carrément ! Par contre, va falloir que tu les gardes un peu le temps que je trouve un logement à moi pour les entreposer.
- Pas de problème, mets les dans ce carton, ça ira au grenier. Je ne savais pas que tu aimais la géographie.
- Mais il y a plein de choses que tu ne sais pas sur moi princesse, nargua-t-il dans un sourire charmeur.
J'éclatai de rire face à ce comportement ridicule et lui assénai une tape sur l'épaule avant de remettre mon nez dans les cartons.
- Plus sérieusement, j'aime beaucoup la géographie et l'histoire, reprit-il. Octavia est celle qui aime le plus ce domaine mais je ne suis pas en reste. Elle aimait beaucoup lorsque je lui racontais ce que j'avais appris en cours. C'est pour ça qu'elle a toujours eu de l'avance sur ce domaine.
- Tout s'explique alors. Tiens, si tu veux j'ai beaucoup de livres à ce sujet dans ce carton. Prends ce qui te plait, n'hésite pas.
- Merci, dit-il doucement.
- Tu sais, il y a la chaine National Geographic Channel qui est vraiment bien. Et sur Disney + il y a également beaucoup de documentaires.
- Je sais bien mais ma famille d'accueil ne nous laisse pas aller sur leur compte, répondit-il dans une grimace.
- Je peux vous faire un compte si vous voulez. Ce sera mon cadeau de fin d'année ! En ce moment, je regarde une série sur les parcs nationaux. On peut regarder ensemble si tu veux, tentai-je les joues brûlantes. Je veux dire, une fois qu'on aura terminé ce tri.
Bellamy accepta dans un sourire et nous nous remîmes silencieusement dans les cartons. L'après-midi défila en un clin d'œil. On se moqua de mes copies de première année de lycée, on déchira avec joie mes cours de mathématique et je m'écroulai de rire lorsque Bellamy essaya ma robe de bal de seconde année.
- On aurait dit un rôti dans un tutu rose, dis-je encore hilare alors que Bellamy se rhabillait derrière le paravent.
- Oh avoue que tu craques totalement !
Mon fou-rire reprit de plus belle. Je n'avais pas rigolé de cette manière depuis des mois et j'essuyai mes larmes en proposant à Bellamy de descendre regarder ce documentaire bien mérité. Je mis au sol des coussins et des couvertures pendant qu'il alla faire cuire des pizzas et préparer les boissons. Il y avait là un air de déjà-vu avec un petit quelque chose en plus. Peut-être était-ce l'ambiance qui était plus légère ou encore un bien-être général qui se faisait sentir. C'est donc apaisée que je lançai le documentaire quand Bellamy posa les pizzas sur la table basse et me servit un grand verre d'Ice Tea frais.
- Cette chaleur va finir par nous achever, dis-je après avoir bu une longue gorgée. Tu sais où est-ce qu'on devrait aller pour se rafraîchir ? Dans le parc national de Yosemite, dis-je en appuyant mes propos d'un geste de la main vers l'écran de la télévision qui affichait des images du parc.
- Hé bien tu sais quoi ? On l'ajoute à notre liste ! On a donc l'Europe à visiter et ensuite ce parc. Que de projets, ajouta-t-il dans un sourire avant de se saisir d'une part de pizza. T'en veux une ?
- Pas tout de suite, répondis-je l'estomac subitement noué.
Le fait que Bellamy parle d'un voyage en Europe me rappela la proposition de ma mère que j'avais plus ou moins acceptée. Je n'étais toujours pas certaine de ce que j'allais faire cet été. Mon CV avait été envoyé et c'est sans surprise que j'avais été reçue. Ma mère, travaillant dans l'hôpital, était au courant mais ne m'avait rien dit hormis que j'avais le temps de me décider. J'étais perdue. Je voulais voyager et je savais que c'était une opportunité que je n'aurais pas avant longtemps… Mais un job d'été étudiant avec mes amis, et surtout Bellamy, serait aussi un moment unique. Autre problème, Bellamy n'était pas au courant de ce "second plan" et il n'arrêtait pas de parler de notre job de l'été avec joie. Je ne voulais pas le blesser et pire que tout, je ne savais pas non plus ce que je voulais. C'était idiot car plus j'attendais, moins la décision serait facile à prendre.
- Hey ça va ? demanda Bellamy qui sembla avoir remarqué mon trouble.
- Oui oui, répondis-je dans un sourire et m'installant plus confortablement sur les oreillers. Tu as raison, un voyage de plus sur notre liste.
Bellamy enfourna sa part de pizza dans sa bouche puis s'installa à coté de moi. On resta ainsi plusieurs minutes, concentrés sur le documentaire. Je cherchai finalement à prendre une part de pizza et me remis à ses côtés, mon épaule touchant la sienne. Je pensai à m'excuser d'être un peu trop proche de lui mais finalement je préférai savourer ma part de pizza.
- D'ailleurs, sache que si on part, on devra au préalable repérer les meilleurs restaurants du coin.
- Cela va de soi, répondis-je amusée.
- Je savais que tu me comprendrais !
- Bon sang ces pizzas sont délicieuses ! m'exclamai-je. Tu veux une nouvelle part ?
- Clarke, tu as de la sauce tomate sur le menton ! rigola Bellamy de bon cœur. Attends.
Il prit une serviette et me guida pour que j'efface ma maladresse qui me rendit rouge comme une tomate.
- Désolée, dis-je, tu dois me prendre pour une fille absolument pas féminine.
- Qu'est-ce que tu racontes ? répondit-il sincèrement surpris. C'est juste toi et c'est très bien comme ça.
Mes yeux restèrent fixés aux siens, ne sachant plus quoi faire d'autre que de le regarder. Il m'adressa un sourire à peine perceptible. Ce sourire qui me réconfortait, me faisait craquer depuis des mois, qui me faisait sourire en retour et qui me réchauffait les entrailles comme à cet instant. J'aurais aimé que ce fameux sourire soit toujours accroché à ses lèvres. Ses lèvres que je dévorais du regard. Je me rendis compte de cela et tentai de reprendre contenance mais Bellamy posa sa main sur ma joue pour que je continue de le regarder. La télévision n'était plus qu'un son lointain. En revanche, j'avais l'impression que le bruit de nos respirations avaient doublé de volume. La tension était palpable et ce n'était plus qu'une question de microsecondes avant que celle-ci explose. Je savais comment faire, ça ne dépendait que de moi et je voyais bien que Bellamy attendait que j'esquisse un geste. Mes yeux plongèrent dans les siens une dernière fois et finalement, mes lèvres s'écrasèrent sur les siennes. Le bas de mon ventre explosa à ce contact et un soupir de satisfaction s'échappa de ma bouche. La main de Bellamy descendit le long de mon cou puis me saisit mon dos afin de me rapprocher de lui. Nos langues entrèrent dans une danse folle, nos respirations s'emballaient à une vitesse aussi rapide que nos cœurs et lorsqu'on se détacha, ce ne fut que pour reprendre de plus belle. Nos mains se cherchaient, nos bouches se baladaient dans le cou l'un de l'autre pour venir se retrouver dans un baiser enflammé. On se retrouva allongé sur les couvertures et les nombreux oreillers et mon cœur manqua un battement lorsque je sentis la main de Bellamy se glisser sous mon tee-shirt. Troublée, je me détachai et Bellamy me regarda quelques secondes avant de m'adresser un regard rassurant. Il m'embrassa le front et s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras. On resta alors comme ça, plus calme, des caresses et des doux baisers devant un documentaire dont on avait totalement perdu le fil. Je brûlais pour lui. D'envie, de désir mais surtout, et c'était le plus important et le plus effrayant, d'amour.
NDA : Est-ce que ça ne mériterait pas une avalanche de commentaires ça ? Lâchez-vous ! Je veux connaître votre avis !
A bientôt !
