NDA : Bonjour à tout le monde ! Me voilà de retour pour un nouveau chapitre très détente, très réflexion et où il ne se passe pas grand chose a priori (wahou trop douée pour vendre sa fanfic celle-ci) mais c'était important pour la suite (qui touche bientôt à sa fin :D).

Je ne vous fais pas attendre plus longtemps ! Bonne lecture !

Réponses aux guests :

Lucil : Bienvenue ! Nan toi aussi t'es déçue par cette saison 7 ?! ET BAH TOUT PAREIL ! Non sérieusement on ne va pas en parler plus longtemps, ça me fout de l'urticaire. Merci pour tous tes compliments, mon cœur fond. J'espère que la suite te plaira. Clarke a en effet un caractère un peu différent de la série mais en même temps d'une saison à une autre elle est totalement différente (coucou la saison 5 et 7). J'ai cependant essayé de garder l'essence du personnage : très sérieux, une envie de faire les choses correctements, qui croit en la bonté des gens (et particulièrement de Bellamy) etc. tout en le mettant dans notre monde à nous avec des enjeux un peu moins vitaux dirons-nous ! En effet, j'avais mis que la fin serait vers aout mais j'ai eu trop confiance en moi et je n'aurais pas du poster deux fois par semaine. Surtout que la vie réelle a pris beaucoup de mon temps. En tout cas, on touche la fin ! J'espère que la suite te plaira !

Ryusei : Merci pour ton commentaire et ta fidélité de toujours. Effectivement, elle devait faire ce choix mais je pense que pour elle aussi c'était important même si les choses ne se passent pas toujours facilement... J'espère que la suite te plaira ! A bientôt !


Chapitre 18

Je n'ai jamais autant visité d'aéroport que cet été là. J'y ai découvert une ambiance qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Il me semble que c'est le mélange des émotions des différents passagers. La tristesse d'un départ, la joie d'une nouvelle aventure, la peur de s'envoler à plusieurs kilomètres au dessus de la terre ou juste d'être en retard et de louper son avion.

Lorsque nous sommes parties ma mère et moi pour Londres, premier arrêt de notre voyage, j'ai ressenti un mélange de toutes ces émotions à la fois. J'étais heureuse d'avoir pris cette décision de visiter l'Europe avec ma mère. Il suffisait de voir son visage rayonnant pour voir que cela n'avait pas de prix. J'avais repris contact avec Raven la veille pour lui proposer de se voir à mon retour afin de faire le point pour notre colocation. Elle m'avait répondu d'un simple "ok" qui me serra le cœur. Je la devinais en colère contre moi. Contre mes choix et particulièrement ce choix qui blessait Bellamy. C'était son ami de toujours, je ne pouvais lui en vouloir. Mais je me réconfortais en me disant que ça finirait par aller. Après tout, c'était ce que la psychologue m'avait dit.

Nous arrivâmes à Londres tôt le matin. Ma mère tenait absolument à ce qu'on prenne le métro afin de vivre comme les locaux. On vit le métro se remplir au fur et à mesure qu'il avançait dans le cœur de Londres, là où se trouvait notre hôtel. Une dame nous aida gentiment à nous repérer et lorsque nous trouvâmes l'hôtel, l'accueil fut des plus chaleureux.

- Ces anglais sont adorables ! s'exclama ma mère en rangeant ses vêtements. Mets un pull chaud, on a un tas de visite pour la journée !

J'étais heureuse de retrouver ma mère comme je l'avais connu : curieuse, entraînante, joyeuse. Je me pris au jeu en essayant de lâcher prise sur tout ce que ce qui tracassait. Mais Bellamy n'était jamais loin. J'avais la sensation qu'il était à chaque coin de rue. Bien évidemment, tout cela était dans ma tête puisque Raven postait pratiquement tous les jours des stories depuis l'hôpital où elle travaillait avec Wells et Bellamy. Ils avaient l'air de bien s'amuser. Une pointe d'envie s'emparait parfois de moi car j'aurais voulu être avec eux mais je me giflais mentalement à chaque fois que j'y pensais : j'avais pris ma décision, je me devais de l'assumer jusqu'au bout. Et puis dans le fond, moi aussi je m'amusais beaucoup. On visita le Shakespear in globe, la tour de Londres où se trouve les joyaux de la reine, l'abbaye de Westminster et on passa beaucoup de temps dans les différents parcs Londoniens.

La veille de notre départ pour Paris, je mis sur Instgram quelques photos de ma semaine. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que Bellamy avait aimé mes photos. Mon cœur se mit à battre tellement fort qu'il me fit presque mal. Je ne réussis à m'endormir qu'à une heure tardive, la tête pleine de questions. Il faisait un pas vers moi mais qu'est-ce que cela pouvait bien dire ? Etait-ce un signe qu'il était passé à autre chose ? Etait-ce un "j'aime" de rage, d'ironie ? L'idéal aurait été d'aller lui parler. Oui mais voilà, Clarke Griffin a beaucoup de mal à parler, c'est bien connu.


- Et bah si j'avais su que les français étaient si désagréables, j'aurais fait l'impasse ! me lança ma mère en sortant d'une boulangerie après avoir acheté des croissants. Sache une chose, ici le client n'est pas roi. Mais bon sang ce que leur nourriture est bonne, ajouta-t-elle après avoir croqué dans sa pâtisserie.

- A mon avis, c'est juste une façade. Je suis certaine que certains doivent être gentils. Et puis c'est peut-être uniquement propre qu'à Paris.

- Crois-moi, ce côté râleur et impertinent est propre à tout ce pays. Indra m'avait prévenue !

Au même moment un homme nous bouscula et sembla nous dire que c'était de notre faute. J'éclatai de rire et ma mère me rejoignit de bon cœur sous le regard furieux du bonhomme qui reprit sa marche d'un air pressé. On se promena longuement dans les rues de Montmartre où plusieurs personnes tentèrent de nous faire acheter différentes breloques. On devait avoir l'air de touristes (malgré le super béret que ma mère avait acheté quelques heures plus tôt). Un homme tenta presque de me mettre un bracelet au poignet et je dus hausser le ton.

Une jeune fille d'environ mon âge sortit d'une boutique à cet instant pour hurler sur l'homme en français. Il répondit également mais elle sortit son téléphone d'un air menaçant et il s'en alla en pestant. Ma mère et moi restèrent pantoises devant la scène avant que la jeune femme se tourne vers nous dans un sourire contrit.

- Je suis désolée, dit-elle dans un anglais parfait. La misère est aussi de mise à Paris et les touristes sont les premiers à se faire arnaquer. D'ailleurs si je peux me permettre madame, ajouta-t-elle en direction de ma mère, vous devriez mettre votre téléphone dans une poche où on ne le voit pas. Il y a beaucoup de pickpokets.

- Merci jeune fille ! dit ma mère. Est-ce que tu travailles dans cette boutique ?

- Oui, vous pouvez y aller c'est plein de souvenirs.

- Tu nous décris un Paris beaucoup moins beau tout à coup, dis-je amusée en entrant dans la petite boutique dont les murs étaient remplis à la fois de tee-shirt, de boule à neige, de mini-tour Eiffel et autres breloques.

- Oh mais il y a aussi de très belles choses à Paris ! Faut juste savoir les trouver ! Qu'avez-vous fait depuis que vous êtes arrivées ?

- On est arrivées il y a deux jours, dis-je ravie qu'une personne nous parle. On a fait le Louvre, le musée du Quai Branly, les jardins du luxembourg, la Tour Eiffel bien sûr.

- Es-tu un peu sortie le soir ? Il n'y a rien de mieux que les soirées parisiennes.

- Oh non, je suis avec ma mère alors…

- Viens avec moi ce soir ! Je sors avec quelques amis.

Mais je ne parle pas assez bien le français, dis-je un peu gênée. J'ai bien compris que les français étaient un peu agacé par ça, ajoutai-je en grimaçant, ils n'ont pas cessé de me corriger froidement dès que j'essayais de parler la langue.

Cette fois-ci, mon interlocutrice pouffa de rire.

- C'est vrai tu as raison mais les jeunes sont plus ouverts sur cette question et se débrouillent bien. Enfin ceux que je fréquente en tout cas. Alors ça te dit ? Je te donne mon Instagram, c'est Camille_inspiration.

- Je suppose donc que tu t'appelles Camille, dis-je tout en l'ajoutant sur mon compte. C'est un prénom français ? Mais tu as un accent parfait en anglais !

- Ma mère est de Philadelphie et mon père de Bordeaux, une ville dans l'ouest de la France. J'ai passé mon enfance aux Etats-unis et j'ai rejoint la France pour mes études supérieures à la Sorbonne. Ici c'est mon job étudiant.

- Wahou, dis-je en observant ce petit bout de femme qui avait un débit de mots supérieur à la moyenne. Le monde est petit, on vient aussi de Pennsylvanie !

On sortit de la boutique, ma mère les bras chargées de bibelots et moi ravie d'avoir fait une rencontre aussi solaire.

- Je suis contente que tu sortes ce soir chérie, ça va te faire du bien, me dit seulement ma mère le soir où je me préparais.

Camille me donna rendez-vous à la place de la République. Lorsque j'arrivai, la nuit commençait à tomber mais le quartier était plus vivant que jamais. Camille était assise sur un banc avec plusieurs amis qui l'entouraient, des bières à la main. Dès que ma nouvelle amie m'aperçut, elle me sauta dans les bras tout en hurlant de joie. Elle me présenta à tous ses amis, tous souriants les uns que les autres. Je n'avais plus l'impression d'être dans la même France que j'avais vu auparavant. Un garçon brun, une belle barbe taillée me proposa une bière. Il vit mon hésitation.

- Ici l'alcool est autorisée à partir de 18 ans, me dit-il dans un clin d'œil en me fourrant la bouteille dans les mains. A la tienne ! Marc !

- Clarke, dis-je avant de prendre timidement une gorgée. Alors, qu'est-ce que vous faites tous ici ?

- Oh bah on va terminer nos bières puis on ira dans un bar où un de nos potes joue ce soir. Tu aimes la musique ?

- Oui beaucoup, répondis-je en prenant une nouvelle gorgée qui me réchauffa la gorge.

- Alors j'espère que j'aurais le droit à une danse ! me dit-il dans un nouveau clin d'œil et un sourire particulièrement charmeur.

Cela aurait pu être ridicule mais ce garçon avait une façon de faire que je n'avais jamais vu ailleurs. Cela m'amusa plus qu'autre chose et, je dois l'avouer, j'étais flattée. Ce Marc s'en alla comme si de rien n'était vers d'autres amis et Camille s'approcha de moi toute guillerette.

- Méfie-toi de Marc, il est en chasse !

- En chasse ? répétai-je sans être certaine d'avoir bien compris.

- Il cherche une fille quoi !

- Mais je ne suis là que pour quelques jours.

- Ce n'est pas un problème pour lui, l'idée c'est que tu sois dans son lit avant ton départ.

- Eurk, dis-je en prenant une nouvelle gorgée. Tout à coup, le charme français perd un peu de sa superbe.

- Les français aiment l'amour mais le problème c'est qu'ils sont amoureux de l'amour.

Je la regardai interloquée et elle s'esclaffa de nouveau avant de me coller un baiser qui sentait l'alcool sur la joue.

- Laisse tomber ! Je suis contente de t'avoir rencontrée ! Et si tu veux aller goûter une nuit avec un français, tu devrais essayer.

- Oula non, dis-je en pensant à Bellamy qui me manqua tout à coup.

Camille m'observa un instant puis me prit la main afin qu'on aille s'installer sur le banc.

- Toi, tu as le regard de la fille amoureuse dans le pétrin. Je le connais ce regard, ne nie pas ! Attends, ça fait cinq ans que je vis une histoire avec ce mec (elle me pointa du doigt un garçon blond qui rigolait joyeusement avec Marc) et on passe notre temps à se quitter et se remettre ensemble sans réussir à vivre quoique ce soit de sain.

- Et tu comptes me donner des conseils ? ironisai-je.

- Wowowo ! lança-t-elle amusée. Je rêve où tu commences à avoir le côté snob des français ?

- Je l'ai toujours eu, qui sait ? Peut-être que je suis française sans le savoir. D'ailleurs on m'a souvent dit que j'avais un côté "princesse". Mais à côté de vous j'ai l'impression d'être une tâche sur un tapis. Vous êtes toutes tellement belles et bien habillées. On dirait que vous êtes prêtes à faire un post Instagram à chaque coin de rue.

- Je vois ce que tu veux dire, s'amusa Camille. Mais tu sais, c'est un peu chiant d'être jugée sur la façon de s'habiller en France. D'ailleurs, ne t'avise jamais de sortir en leggins à Paris. Ça serait un affront à moins que tu ailles faire ton sport. Mais trêve de bavardages. Comment est-ce qu'il s'appelle ?

- Bellamy, dis-je. Bellamy Blake.

- Oh Camille ! On va prendre une table ! lança le fameux blond que Camille m'avait montré.

- Ok on vous rejoins ! Alors, ce Bellamy Blake ? Vous avez couché ensemble et il ne donne plus de nouvelles ?

- Non en fait on n'a jamais couché ensemble, dis-je le rouge me montant aux joues. C'est moi qui l'ai repoussé parce que tout était compliqué et…

Je ne sais pas si c'était l'alcool ou le fait de parler avec quelqu'un de totalement extérieur mais les mots sortirent tout seul.

- Donc là, il a aimé un de tes posts et tu ne sais pas comment le prendre et ça te prend la tête ? me dit-elle à la fin de mon discours.

- Oui. Entre autre.

- Lâche prise, dit Camille en haussant les épaules. Le seul moyen de savoir ce sera à ton retour. Il faut parler. La communication est le secret de tout.

- C'est… Difficile, dis-je la gorge serrée.

- Oh je ne le sais que trop bien ! Mais tu sais quoi ? S'il tient à toi, il te laissera le temps qu'il faut.

- Je sens qu'il me déteste…

- Ne dis pas de bêtises ! Allez viens ! On va aller écouter nos amis jouer.

Et alors qu'on s'installait dans le minuscule bar, serrés les uns contre les autres, qu'on nous servait des boissons et des planches de fromages et charcuteries , je pensai fort à Bellamy. Il aurait aimé être là, il aurait adoré goûter aux plats que les français se partageaient dans une ambiance fêtarde. J'encourageais le groupe sur scène comme s'ils avaient été mes amis de toujours. Et je me dis finalement que toute ma bande américaine se seraient finalement super bien entendu avec cette bande de français.

- C'est ça Paris ! m'hurla Camille à l'oreille alors que la musique battait son plein.

- Paris est une fête ! ajouta Marc en français et levant sa bière. C'est comme ça qu'il faut vivre. On n'a peur de rien, on vit pour être heureux, on travaille pour se payer les meilleurs verres et vivre les plus belles histoires passionnelles !

Je n'avais jamais autant discuté avec des personnes inconnues en une seule soirée. Moi d'ordinaire si réservée. Mais je me souvins alors que si j'étais si à l'aise en public désormais, c'était aussi grâce à Bellamy qui n'avait jamais cessé de me montrer à quel point je devais croire en moi. Notre relation, amicale ou amoureuse peu importait, m'avait ouvert sur le monde. Il avait été la clé de tout. Et désormais, de notre relation, je n'en tirais que du positif. C'est à cet instant, alors qu'on chantait tous en chœur, que je me décidai à retrouver Bellamy à mon retour d'Europe. Je n'avais pas le droit de le mettre de côté. Et j'avais le droit de la vivre ma belle histoire même si ça impliquait de vivre une histoire à la française, une histoire un peu trop passionnelle. Ce soir là, la vie était belle.

Lorsque je quittai la France pour partir quelques jours aux Pays-Bas, Camille me fit la surprise de m'attendre en bas de l'hôtel. On avait passé nos soirées ensembles comme si on avait été les meilleures amies du monde depuis toujours. Il y a des gens comme ça, c'est l'évidence.

- Au revoir Clarke, je serai en Pennsylvanie lors des vacances de noël. On pourra essayer de se voir ? Peut-être même que tu seras au bras de Bellamy ? me dit-elle dans un clin d'œil.

- On verra, dis-je peu confiante, j'ai passé une superbe semaine avec vous tous. Ça m'a permis de me souvenir que la présence humaine est finalement quelque chose de formidable et qu'on ne peut pas se passer de ça.

Camille se mit à rire doucement avant de me serrer gentiment dans ses bras.

- Tu as été une magnifique rencontre pour moi aussi, me dit-elle. Tu dégages une sagesse dont tu n'as même pas idée. Et bien voilà Clarke, c'est ici que nos chemins se séparent mais je voulais te donner ça avant de partir.

Elle prit un bracelet qui était accroché à son poignet et me le donna. Je me pris dans précautionneusement et prit le temps de lire ce qu'il y avait écrit sur le pendentif y avait écrit dessus "n'oublie jamais d'être l'actrice de ta vie".

Le reste du voyage se déroula comme sur un nuage. J'avais confiance en l'avenir. Ainsi on visita les Pays-Bas et ses campagnes et champs de fleurs à perte de vue, l'Allemagne avec Berlin, ville moderne et en mouvement, les montagnes de la Suisse creusées par des chemins de fer plus atypiques les uns que les autres, l'Italie avec Rome et ses vestiges romains, Florence et sa culture artistique qui me donna envie de commencer mes cours à l'université, Venise qui tient littéralement sur la mer et dont aucune ville au monde n'égalise. On alla aussi à Madrid où on mangea dix fois trop puis on termina notre périple dans la station balnéaire de Sines au Portugal. On rentra à la mi-septembre, la tête plein de souvenirs et définitivement en paix. Mais à peine avais-je posé le pied sur le sol américain, que la guerre m'attendait déjà. En effet, alors que Thelonious devait venir nous récupérer à l'aéroport, nous tombâmes sur deux autres personnes à la place.

Le visage de Wells était fermé et Raven qui se tenait à côté de lui ne cachait carrément pas sa colère. Ma mère voyant que j'avais besoin d'espace me déclara qu'elle allait chercher un café.

- Hey, merci d'être venu nous chercher, dis-je pour briser le malaise qui s'installait.

- On commençait à s'inquiéter avec le peu de messages, que dis-je, l'absence de message. J'ai donc demandé à Wells de l'accompagner, lança Raven d'un air peu commode sous le regard désolé de Wells.

- Je… Je comptais t'écrire à mon retour, balbutiai-je confuse.

- Clarke, j'attendais ton retour pour la colocation. Je t'ai envoyé une tonne de mail sur les chambres, poursuivit Raven la voix pleine de reproches. Il n'y a presque plus rien d'abordable désormais.

- Je suis sûre qu'on trouvera…

- Mais je ne roule pas sur l'or comme toi ! Tu n'es qu'une égoïste qui ne pense qu'à toi. J'aurais vraiment aimé faire la colocation avec toi mais j'ai été obligé de prendre une chambre chez une vieille qui pue la soupe de choux.

Si la situation n'avait pas été grave, j'aurais éclaté de rire. Mais je me rendais compte que la légende des colères de Raven était réelle. Ses yeux envoyaient des éclairs et me défiaient de trouver une bonne excuse à mon absence.

- Raven, commençai-je prudemment, je pense qu'on peut arranger les choses et trouver un appartement.

- Clarke, tout le monde ne vit pas dans ton monde à toi, les choses ne se règlent pas en un coup de billet. Tu auras les moyens de prendre n'importe quel logement mais pas moi. Je t'ai demandé plusieurs fois ! me reprocha-t-elle d'une voix plaintive. Mais tu sais quoi, c'est une bonne chose parce que je ne crois pas que je pourrai supporter ce genre de comportement toute l'année. On est bien trop différentes. Et puis au fait, tu n'es pas la seule à souffrir Clarke.

Elle tourna les talons avant que je ne puisse me défendre. Mais rien ne venait, je ne savais pas quoi dire. Parce que dans le fond, elle avait raison. Je ne m'étais pas aperçue que c'était plus compliqué pour elle financièrement. Encore une fois, je n'avais pensé qu'à moi. Étrangement, je ne fus pas rongée par la culpabilité. Je savais que je pourrai réparer tout ça. C'était une erreur qui pouvait être rattrapée. Il suffisait juste que je fasse tout pour. Wells resta silencieux puis me prit ma valise avant de me serrer dans ses bras. Ma mère revint quelques minutes plus tard et on marcha silencieusement jusqu'à la voiture. Tout allait s'arranger, j'en étais si certaine.

Beaucoup trop certaine que la chute n'en fut que plus difficile : quatre mois plus tard, rien n'avait réellement avancé.