NDA : Bonne année à tous ! J'espère que l'attente n'a pas été trop longue pour ce chapitre.
On ne tarde de pas ! Réponse à l'unique Guest pour le chapitre précédent à savoir Ryusei : merci pour ton commentaire. Et oui, ça se rabiboche lentement mais sûrement. Et tu vas voir que les choses vont vite s'accélérer pour la suite ! Et à mon avis, tu vas comprendre pourquoi...
Bonne lecture tout le monde !
Chapitre 22
Je n'avais jamais aussi bien dormi que cette nuit du 25 au 26 décembre. Apaisée et heureuse, je voyais l'avenir de façon plus que positive. Ma réconciliation officielle avec Bellamy n'avait pas tardé à se savoir et Jasper avait envoyé un message à tout le monde pour qu'on fête Noël chez lui dès lendemain. Outre le fait que mon estomac ne pouvait plus rien ingurgiter, j'acceptai cette invitation avec grand plaisir. Bellamy et Octavia avaient répondu présent tout comme Maya, Gaïa, Wells, Monty, Harper, Murphy et Raven. En somme, toute la bande à l'exception d'une personne. L'absence de réponse d'Echo me culpabilisa immédiatement. Aussi, je me rendais compte du ridicule de la situation.
Alors, avant de me rendre chez Jasper, je fis un détour pour le rendre dans le quartier Est de Pittsburgh. Echo habitait dans des grands ensembles. La neige recouvrait le parc, plusieurs enfants du quartier hurlaient en s'envoyant des boules de neige que j'évitais en courant. Le problème étant que je ne savais pas où se trouvait le bâtiment d'Echo.
- Tu cherches quelqu'un ? me demanda un jeune garçon d'une dizaine d'années assis sur une barrière.
- Je cherche Echo, dis-je sans grand espoir qu'il puisse me répondre.
- Elle vient de partir à la supérette, me répondit le garçon en montrant de la tête le chemin. Tu devrais y aller avec ta voiture, elle est bien trop belle pour être ici.
Son intonation me fit frissonner. Ce garçon devait avoir à peine douze ans mais il y avait une lueur d'intelligence et de lucidité assez surprenante. Il se désintéressa de moi et je compris qu'il était temps de prendre congé. Je m'apprêtai à monter dans ma voiture lorsque je vis Echo, les bras chargés de courses. Son regard se figea lorsqu'elle m'aperçut me diriger vers elle d'un pas décidé.
- Hey.
- Salut Clarke.
- Echo je suis désolée pour tout. Je ne veux pas que tu te sentes mal à l'aise par rapport à toute cette histoire. Viens avec nous chez Jasper. Mine de rien, tu me manques, dis-je sans trop être sûre de la dernière phrase.
- Echo regarda autour d'elle, posa ses yeux sur ma voiture et soupira.
- Laisse moi poser mes courses et je descends. Je t'aurais bien fait monter mais ta voiture brille un peu trop si tu vois ce que je veux dire...
J'opinai du cheffe et me dirigeai vers ma voiture, attendant qu'Echo revienne tandis que je réchauffais mes mains l'une contre l'autre. Soulagée qu'elle ne m'envoie pas bouler dès les premières minutes, mon courage monta en flèche quand elle pénétra dans la voiture.
- Alors…, commença Echo sans trop savoir comment terminer sa phrase.
- Je voulais te présenter mes excuses par rapport à toute cette histoire. Je pense que tu sais déjà que mon embrouille avec Bellamy est survenue suite au bal. J'ai été stupide.
- Clarke, j'ai été la plus stupide, me coupa Echo. Je n'avais pas à dire tout ça à Bellamy alors que je savais tout ce qu'il se passait entre vous. J'ai une tendance à m'attacher au passé comme une moule à son rocher. Le pire dans tout ça c'est que j'avais déjà un coup de cœur pour un autre à ce moment-là mais Bellamy a toujours été un pilier dans ma vie. Je crois que j'avais besoin d'être rassurée. Mais ce n'était pas le bon moment et surtout j'aurais dû venir te voir plus tôt lorsque tu es partie. Au moins j'aurais pu te rassurer et éviter tous ces conflits. Mais je n'avais pas le courage.
- J'ai aussi fait des choses bizarres cette année lorsque mes pensées étaient en ébullition, dis-je dans un sourire réconciliateur.
- Qu'est-ce qui fait que tu me pardonnes aussi facilement ?
- Hum, je ne sais pas trop, répondis-je en observant le petit garçon toujours assis sur la barrière et discutant avec deux jeunes hommes plus âgés. Je crois que j'ai appris à lâcher prise. Je ne peux pas contrôler les sentiments qui t'animent mais je peux faire confiance à Bellamy et contrôler mes propres émotions.
- Par rapport à Bellamy, je t'assure que tu n'as pas de soucis à te faire. Je crois que je commence à m'ouvrir aussi au monde depuis que je suis à l'université et il y a ce garçon… Roan… On en avait parlé la soirée du bal d'ailleurs.
- Oh ! dis-je surprise. Mais tu sais Echo, tu n'as pas besoin de me dire tout ça.
- Finissons-en alors. Amie ?
- Amie.
Sur ces mots, je démarrai la voiture avant de me rendre chez Jasper.
Une joyeuse ambiance régnait dans la maisonnée. Maya se jeta dans mes bras, les larmes aux yeux de voir tout le monde. Jasper avait fait venir un traiteur pour l'occasion et une orgie de plat trônait sur la table à manger. J'en avais l'eau à la bouche. Personne ne fit de remarque en nous voyant arriver avec Echo mais tout le monde semblait heureux que cette histoire soit terminée. Tout pouvait redevenir comme avant et la vie suivait son cours. Je souriais tellement que j'en avais mal aux joues. J'avais hâte que Bellamy arrive. On pourrait discuter, danser ensemble et avoir peut-être un moment tous les deux. Monty proposa une bataille de neige en attendant que les derniers invités arrivent.
Nos hurlements de joie et cris vengeurs de notre bataille de neige semblaient faire venir les retardataires qui nous rejoignirent avec joie à l'exception de Bellamy et Octavia. Une demi-heure plus tard nous étions dans le salon près de la cheminée, tremblant de tous nos membres à cause de nos vêtements trempés mais encore hilares de notre jeu.
- On aurait dû apporter des vêtements de rechange, déclara Maya en se rapprochant de la cheminée.
- Ok les filles, venez avec moi, on va voir ce que je peux vous prêter dans les affaires que ma mère ne met plus.
- Oh mon Dieu, je ne le sens pas du tout, murmura Harper tandis qu'on étouffait toutes un rire.
Après de nombreux fou-rires et autres taquineries, nous étions toutes officiellement moches mais réchauffées. J'avais désormais sur moi une jupe longue d'un autre siècle et chemisier col Claudine qui me donnait l'air de sortir du couvent.
- Je trouve que ça nous donne un côté rétro très sympathique moi, lança Harper avec sérieux.
- Je ne veux pas que Jasper me voit comme ça, déclara sérieusement Maya qui s'observait sous toutes les coutures devant le miroir. Ce jean est tout bonnement immonde.
Cette fois-ci j'éclatai de rire suivit par les autres filles. Même Écho qui avait du mal à se détendre depuis le début de la journée laissa échapper un rire. Mais l'inquiétude de Maya ne me paraissait pas totalement idiote. Qu'allait penser Bellamy en me voyant vêtue de la sorte ? Je me répétai qu'on s'en fichait sans trop réussir à me convaincre.
- Au fait, avez-vous des nouvelles de Bellamy et Octavia ? demandai-je en sortant de la pièce pour voir s'ils étaient arrivés. Ils ne semblent toujours pas là.
Harper qui ne quittait jamais son téléphone, regarda ses messages mais secoua la tête d'un air négatif. Je tentai de cacher la pointe d'inquiétude qui montait en moi et descendit doucement les escaliers pour saisir mon propre téléphone. Monty, Jasper, Murphy et Wells étaient déjà installés près du feu de cheminée. Tous semblaient absorbés par leur jeu de cartes. Et si Bellamy et Octavia avaient eu un accident de voiture ? Je chassai du mieux que je pouvais cette pensée mais mon angoisse montait au fur et à mesure que les minutes passaient.
- Vous ne croyez pas qu'il faudrait se renseigner pour savoir où ils sont ? lâchai-je finalement agacée que tout le monde fasse sa vie tranquillement dans la maison.
- Ils sont souvent en retard, tempéra Wells.
- Mais oui, il va arriver ton chéri, charia Jasper sous le rire de Monty et Murphy.
Mon visage vira au rouge et je tentai de garder mon calme pour éviter de passer pour une hystérique.
- Je pense que Clarke a raison, lança Raven après avoir regardé l'heure. Ok ils sont souvent en retard mais là ça va faire deux heures qu'ils devraient être là.
- Oh mon Dieu, dis-je en prenant mon visage dans mes mains. La route est glissante, ils ont peut-être eu un accident de voiture.
Gaïa posa une main qui se voulait rassurante sur mon épaule.
- Bon ok tout le monde garde son calme, lança Murphy en se levant pour se diriger vers le buffet. Déjà statistiquement, ils ne peuvent pas avoir eu un accident grave avec des morts. Ton père remplit déjà le quota, Clarke.
- Murphy ! cria Raven choquée.
- J'explique juste, répondit l'intéressé en levant les mains tel un innocent. Et je dis ça pour te rassurer Clarke.
- C'est vraiment très efficace, répondis-je avec sarcasme.
- Non vous ne comprenez pas. Ce que je veux dire c'est que statistiquement ce genre de drames ne peut pas arriver deux f…
- Oh ferme-là Murphy ! lâcha Raven exaspérée.
- Ça suffit, coupa Wells. On va d'abord essayer de les joindre par téléphone. Ensuite est-ce que quelqu'un à le numéro d'un de leur voisin ?
- J'ai, dit Murphy.
- C'est vrai ? demandai-je sur la défensive.
- Oui, il s'avère qu'ils ont une voisine assez mignonne et bon bref j'ai pas mal causé avec elle la dernière fois que je les attendais et…
- Bon très bien, appelle-là ! coupai-je.
- Toi d'abord, essaye d'appeler Bellamy.
Si je n'avais pas été dans un état de stress, j'aurais pu dire que Murphy avait peur d'appeler cette fille. Aurait-il enfin eu le cœur qui bat pour une autre personne que lui-même ?
Malheureusement, le téléphone de Bellamy sonna dans le vide. Ce fût la même chose pour Octavia.
- Tu vas devoir appeler ta dulcinée, dis-je un brin moqueuse même si l'angoisse me rongeait le ventre.
Murphy m'adressa un regard blasé et composa le numéro avant d'attendre que la jeune demoiselle décroche. Au bout de longues secondes une voix résonna à l'autre bout du combiné.
- Hey salut Emori !
- Je rêve où il a la voix qui tremble, s'amusa Maya dans un rire ce qui valut un regard noir de Murphy.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? Comment ça ils sont chez toi ?
- Mets sur haut-parleur ! ordonnai-je.
- Attends, tu peux répéter, demanda Murphy alors qu'il mettait son téléphone face à nous tous.
- Le propriétaire était fou furieux. Il disait qu'il en avait marre d'attendre le loyer et les a foutu dehors. Ils sont dans mon appartement mais ils n'ont pas pu récupérer leurs affaires, résonna une voix féminine dans le combiné.
- Dans quoi est-ce qu'il s'est encore fourré ? demandai-je pour moi-même.
- Emori, est-ce que tu peux me passer Bellamy ?
- Allô ?
- Mon frère, on va venir vous chercher et on va récupérer vos affaires.
- Mec, je ne sais plus quoi faire. On est à la rue…
- Mais non ! On trouvera un moyen ! La princesse a un château en guise de maison, tu pourras toujours aller chez elle avec ta frangine, dit-il en m'adressant un clin d'œil.
- Cet enfoiré possède tous les immeubles du quartier, il pouvait attendre une semaine. On a qu'un mois de retard en plus ! Il connaît notre situation. J'ai bossé comme un dingue ces derniers temps et je reçois ma paye dans trois jours mais il n'a rien voulu entendre.
- Laisse tomber, on vient te chercher avec les gars, on défonce la porte pour prendre vos affaires et on avisera.
Murphy avait raccroché avant même que quelqu'un ne s'oppose au programme. Maya et Harper semblaient tétanisées tandis qu'Echo et Raven paraissaient prêtes à en découdre avec ce propriétaire.
- Ok les mecs, mettez vos manteaux !
- Oh pourquoi nous on ne peut pas venir ? lança Raven les bras croisés sur sa poitrine.
- Ok venez.
- Cool on pourra voir enfin la fille pour qui tu craques !
- La ferme Raven.
- Je viens aussi, dis-je en mettant mon manteau qui cachait à peine ma tenue.
- Harper et moi on va rester ici si ça ne vous dérange pas.
Jasper embrassa Maya comme s'il partait au combat et Murphy mima une nausée.
L'immeuble où vivait Octavia et Bellamy sentait l'urine et l'humidité. La porte s'ouvrit au premier étage pour laisser apparaître une jeune femme au long cheveux châtain et de beaux yeux en amande. L'appartement se composait d'une seule pièce. Comme Octavia et Bellamy, la jeune femme avait bien décoré son studio qui jurait avec l'aspect extérieur plus que délabré. Sur le canapé, Octavia était dans les bras de son frère, les yeux rougis d'avoir pleuré. Je me précipitai dans les bras de la jeune fille.
- Octavia je suis désolée, il n'avait pas le droit de faire ça !
- On ne sait plus où aller.
- Mais non, on est là nous.
- Vous pouvez rester ici si vous le souhaitez, proposa Emori, au fait, vous voulez boire quelque chose ?
- Je ne dirai pas non à un bon thé chaud, lança Murphy en s'installant par terre comme si tout allait bien.
- Racontez-nous ce qu'il s'est passé, demanda Gaïa.
- J'avais du retard de loyer ce mois-ci, expliqua Bellamy. Je pensais qu'un compromis serait possible. Après tout, le propriétaire connaissait notre dossier. Il a été un des seuls à nous accepter.
- C'est un marchand de sommeil ! Il nous fait payer bien plus cher que le prix du marché, ajouta Octavia les poings serrés.
Je me redressai pour observer le visage de Bellamy. Il semblait épuisé comme depuis les derniers jours où je l'avais vu. J'eus envie de le prendre dans mes bras pour le consoler et lui dire que tout allait finir par s'arranger mais ce n'était clairement pas le moment.
- Il n'a rien voulu entendre et nous a viré ce matin avec des gros bras. Je n'ai plus les clés. Je lui ai demandé si on pouvait au moins récupérer nos affaires mais il m'a juste insulté. Si je n'avais pas ma formation de pompier, je lui aurai déjà cassé la gueule.
- Ils vont me renvoyer en foyer si on ne trouve pas de solution, dit Octavia dans un sanglot.
- Octavia, on va trouver une solution.
- La princesse vous offre son château ! lança Murphy sous le regard plein d'espoir d'Octavia et même si je n'avais rien proposé de tel, j'offris un sourire confiant à la jeune fille.
- Puis je te rappelle que tu dois récupérer la voiture pour tes seize ans, c'est toujours d'actualité tu sais ! lui dis-je pour lui remonter le moral.
- Bon maintenant que vous avez un plan, on va défoncer la porte ? lança Murphy.
- C'est une mauvaise idée, dis-je alors que les garçons sans exception ainsi que Raven et Echo étaient déjà prêts à y aller. Cela pourrait être dangereux et aggraver leur cas.
- Oh mon Dieu qu'est-ce que tu peux être rabat-joie Clarke.
- On ne règle pas les choses de cette façon Murphy ! Et toi Wells tu fonces tête baissée comme ça !
- Oh avoue que toi aussi tu trouves la situation abusive, répondit-il.
- Peut-être mais s'il y a de la violence, cela pourrait desservir Octavia. Est-ce que vous voulez vraiment qu'elle se retrouve en foyer ? Qu'on dise que son frère est un violent ? Qu'il perde l'opportunité de devenir pompier ?
- Vu comme ça, dit Echo, c'est vrai que ça laisse à réfléchir.
- Moi je veux bien y aller, tu n'auras qu'à dire que tu n'as vu que moi, lança Murphy à l'adresse d'Octavia.
- Murphy c'est vraiment loyal de ta part mais je pense que nous devons faire les choses en règle, dit Bellamy. Clarke a raison.
La messe était dite. Tout le monde se réinstalla et bu silencieusement le délicieux thé qu'Emori nous avait préparé. Je vis qu'elle avait un handicap à la main et fus étonnée de constater que Murphy n'en avait cure. Je pensais que c'était le genre de garçon superficiel. Il m'étonnait toujours. Murphy adressait des regards à Emori que je n'aurais jamais cru voir un jour sur le visage de ce garçon.
- Fais attention, tu baves, lui dis-je à l'oreille alors qu'on s'en allait.
On dîna chez Jasper, il restait de la nourriture pour un régiment. J'avais prévenu ma mère de la situation et elle ne vit aucun soucis à ce que Bellamy et Octavia restent à la maison le temps de se retourner. Du moment que tout le monde avait sa propre chambre…
- Voilà ta nouvelle demeure ! dis-je en ouvrant la porte de la chambre temporaire de Bellamy. N'oublie pas d'aérer de temps en temps, de changer tes draps et ma mère ne dira rien.
Bellamy se tourna vers moi et planta son regard dans le mien. J'y voyais de la sincérité et de la reconnaissance.
- Merci Clarke.
- C'est Murphy qui a eu l'idée en premier tu sais, dis-je dans un sourire, dans le fond c'est un type bien.
Bellamy s'assit lourdement sur son lit et je m'approchai doucement. Je sentais une énergie angoissante qui s'échappait de son corps. Je posai ma main délicatement sur son épaule et m'installai à ses côtés.
- Ça va finir par aller. Ma mère va tout faire pour vous trouver un logement social.
- J'ai déjà fait les dossiers mais il n'y a rien…
- Tu sais, je n'aime pas me servir de mes privilèges mais pour votre bonheur je ferai ce qu'il faut. Vous le méritez. Ce n'est pas juste ce qu'il vous arrive.
- Non, ce n'est pas juste.
- Tu as l'air fatigué.
Un sanglot s'échappa des lèvres de Bellamy.
- Comment est-ce qu'on va faire ? Je ne veux pas qu'Octavia s'en aille. Je ne pourrai pas vivre sans elle.
- Bellamy ne t'inquiète pas, on va trouver la solution. Tu as besoin de te reposer, dis-je en pressant ma main sur son épaule.
Sans crier garde, il s'effondra littéralement dans mes bras. Je le serrai fort contre moi comme je pus tandis que son corps était secoué de sanglots. Je restai le temps qu'il reprenne contenance et redresse la tête. Il avait l'air d'un enfant perdu. Ce n'était plus le grand garçon qui protège sa petite soeur, ni le pilier d'une bande d'amis. Il était juste un enfant, livré à lui-même et totalement paniqué de la situation dans laquelle il était fourré. Cette fois-ci, il avait besoin qu'on le réconforte.
- Merci…
- Tu devrais dormir. A quelle heure est-ce que tu te lèves demain ?
- Cinq heures, dit-il dans une grimace.
- Dans ce cas, il est l'heure de fermer les yeux ! C'est mon père qui disait ça, ajouta-je dans un sourire nostalgique.
- Alors je vais fermer les yeux, dit-il le visage fatigué mais apaisé. Mais avant toute chose, c'est quoi cette tenue ?
- Longue histoire, répondis-je le rouge me montant aux joues. Et pas de moqueries !
- Jamais, ricana-t-il.
Je me levai et m'apprêtai à fermer la porte lorsqu'il lança :
- Moi je te trouve très jolie dans cette tenue !
