Chapitre 31 : Jour de Noël
Si tu l'oses : 206. concentration
A la fin du deuxième film, Severus posa son regard sur sa soeur appuyée sur l'épaule de sa mère. Elle s'était endormie, un léger sourire sur les lèvres. Eileen regarda Harriet et sourit à son tour en lui frottant un peu l'épaule.
« Ma puce, si tu veux dormir, c'est dans ton lit. »
« Hmmm ... gné ? »
« Dans ton lit. »
« Oui, M'man, » marmonna-t-elle en se levant, les yeux à peine ouverts.
Elle trébucha et Severus dut la rattraper. Elle était à peine réveillée. Elle allait certainement se rendormir la tête à peine posée sur l'oreiller.
« Pardon. »
« Pas de problème, » dit-il simplement en la remettant sur ses pieds.
Elle reprit son équilibre et partit dans sa chambre. Eileen alla en cuisine préparer deux tasses de thé et les rapporta au salon.
« Tu restes cette nuit ou tu dois rentrer au château ? »
« J'ai dit à Dumbledore que j'avais un rencard. Il ne peut pas m'empêcher d'avoir une vie privée non plus. »
« C'est vrai que quelqu'un d'aussi beau et intelligent que toi a toutes ses chances avec la gente féminine, » sourit la mère.
« Beau ... beau ... Je n'ai rien de beau. »
« Tu n'as pas intérêt à répéter ça devant Harriet, » prévint-elle.
« Pourquoi ? »
« Alors, je cite 'Severus est peut-être un cornichon avec un sale caractère, cela n'empêche pas qu'il a son charme et que s'il n'y avait pas les liens du sang et le fait qu'elle était encore une gamine, elle serait déjà partie à la pêche et qu'elle t'aurait déjà accroché à son hameçon.' Tu penses toujours n'avoir aucune beauté ? »
Severus avait relevé les sourcils et un peu rougi. Légèrement. Il but une gorgée de son thé.
« Et tu prends son avis en compte ? » demanda-t-il lentement.
« Evidemment. »
La sorcière fit venir l'échiquier d'un coup de baguette.
« Tenté ? »
« Pourquoi pas, » accepta-t-il.
xXxXxXx
Severus buvait son café et lisait la Gazette du Sorcier. Il était neuf heures du matin, jour de Noël. Sa mère était déjà partie il ne savait où pour trouver le moyen de relancer le procès de ce maudit clébard de Black. Harriet dormait encore. Un Noël paisible où il ne devait pas s'occuper de ses serpents. Le premier en onze ans. Cela faisait du bien. Peut-être qu'il devrait demander un congé pour l'année suivante également. Il y réfléchirait.
Il entendit une porte s'ouvrir et se fermer et l'eau couler. Harriet apparut parfaitement habillée une vingtaine de minutes plus tard.
« Bonjour ! Bonjour ! » dit-elle joyeusement. « Joyeux Noël. »
« Bonjour. Joyeux Noël, » répondit Severus en levant la tête de son journal.
« Tu trouves quelque chose d'intéressant dans ce ramassis de conneries ? » demanda-t-elle en désignant la Gazette du menton.
« Mieux vaut toujours se tenir informé de l'opinion publique dans le cas où l'on doit agir. Cela évite certaines bourdes. »
« Hmm ... Tu as faim ? » fit-elle ensuite en se dirigeant en cuisine.
« Je sais m'occuper de moi-même. »
« Cela ne répond pas à ma question, » répliqua-t-elle. « Est-ce que tu sais si Maman a fait des cougnous ? »
« Des quoi ? »
« Des cougnous. »
« Je ne sais pas ce que c'est. »
« C'est un pain qui ressemble à un bébé. Cela symbolise Jésus pour les Chrétiens. On en mange le jour de Noël. C'est une tradition belge. On en fait aussi dans le nord de la France, je crois. » Harriet ouvrit le four et la boîte à pain. « Oh ! Put... Tit lutin ! »
« Langage ! »
« Justement j'ai dit 'petit lutin' à la place. » Severus releva un sourcil. « Jeu sur les sons. » Elle soupira et ouvrit le frigo. « Bon ben ... qu'est-ce qu'i se mettre sous la dent ? Hmmm ... Tu veux des crêpes ? »
« Des toasts et des oeufs suffiront. Ne te casse pas la tête pour moi. »
« Je te le proposais parce que je vais en faire pour moi. Ce n'est qu'un peu de pâte en plus à faire cuire ... »
Severus resta un instant silencieux, observant sa soeur sortir les ingrédients du frigo et des placards, ainsi qu'un grand récipient. Elle se tourna vers lui.
« Alors ? »
« D'accord, j'en veux bien quelques-unes, » capitula-t-il en retournant à son journal.
« Tu sais quand rentre Maman ? » demanda-t-elle en versant la farine dans le récipient.
« Non, je ne sais pas. Comment tu sais qu'elle n'est pas là ? »
« Alors ... pas de cape, sa tasse est dans l'évier et le dossier Black n'est plus dans l'étagère. »
« Le dossier ... » Soupir. « Est-ce qu'il y a moyen de faire quelque chose sans que tu ne le remarques ? »
« Hmm ... oui. J'ai un meilleur oeil que dans mon ancienne vie mais il n'est pas parfait. Et puis, on a vaguement parlé des Maraudeurs, hier soir alors ... CQFD. »
« CQFD ? »
Elle s'immobilisa, semblant réfléchir.
« Hmm ... vous utilisez QED, je crois. »
« Quod erat demonstrandum ? »
« Yep. Ce qu'il fallait démontrer. »
« Ce n'était pas plus simple de commencer par-là ? »
« Sachant que je suis belge à l'origine alors non. Tu vas devoir t'y habituer. »
Severus soupira en se pinçant l'arête du nez. Elle semblait déjà très énergique. Finalement, il aurait quand même une adolescente sur le dos. Pourquoi avait-il accepté déjà ? Il retourna à son journal tout en jetant de temps à autre un oeil sur sa soeur pour s'assurer qu'elle ne faisait pas de bêtise. Il doutait qu'elle en ferait mais par principe, il vérifiait. Elle mit de la musique en fond sonore, rien de déplaisant, pour rendre la maison moins silencieuse. Il ne reconnut pas le chanteur – c'était en français aussi – mais Harriet semblait vraiment apprécier.
« ... Partenaire particulier cherche partenaire particulière ..., » chantait-elle doucement en rythme.
Elle revint une demi-heure plus tard avec un plat de crêpes fumantes. Rien qu'à l'odeur, Severus devait admettre qu'il en avait l'eau à la bouche. Ils mangèrent silencieusement, Harriet toujours motivée par le rythme de la musique. Elle était de relativement bonne humeur. Elle rayonnait. Elle ressemblait beaucoup à Lily ... Quoi qu'elle puisse en dire, cette jeune fille ressemblait à sa mère. Il la vit jeter un oeil sous le sapin de Noël et sourire en voyant les quelques cadeaux qui y étaient.
Quand elle eut fini, elle débarrassa la table et retourna dans sa chambre, ramenant un peu de calme autour de Severus. Après le journal, il s'installa dans le canapé du salon et se mit à lire les livres qu'il avait empruntés à Harriet. Il en était au troisième. L'histoire était intrigante, magique ... Lire en français était une épreuve mais sa soeur avait raison. C'était le meilleur moyen d'apprendre la langue. Quoi de mieux que l'apprendre au travers d'un loisir ?
Harriet ressortit de sa chambre dans l'après-midi avec quelques livres qu'elle rangea dans la bibliothèque du salon sous le regard de son frère. Elle lui jeta un oeil et lui fit un petit sourire avant de poser son regard sur le livre et d'y reconnaître le dragon rouge.
« Thorn, » dit-elle. « Tu avances vite. L'histoire te plait ? »
« Pas mauvais, » répondit Severus, le visage impassible. « Tu faisais quoi ? »
« Mes devoirs de vacances. Je viens de boucler potions, astronomie et métamorphoses. Reste histoire de la magie et sortilèges. »
« Tu veux que je corrige ton devoir ? »
« Non, pas aujourd'hui, c'est jour férié. »
« Et pourtant tu viens de travailler ..., » répliqua le Maître des Potions, un sourcil relevé.
« Parce que moi, j'ai deux semaines de vacances, là où mon frère n'a que quelques jours, » répondit la jeune fille avec logique.
Severus grogna, faisant rire sa soeur.
« Fais pas cette tête, dans quelques années, je serai abonnée à la même enseigne. Si ça tombe, tu auras plus de vacances que moi. »
Il soupira.
« Tu vas faire quoi maintenant ? »
« Petit curieux. Pour te répondre, lire probablement. Quoi ? Je ne sais pas encore. J'ai quelques livres et saga encore en attente d'être dévorées mais je ne sais pas par quoi commencer. »
« Moldu ou sorcier ? »
« Moldu essentiellement. » Elle eut une moue réflexive. « Je me verrais bien lire quelque chose sur les vampires ... Bram Stoker ou Anne Rice ? »
« Stoker, ce n'est pas un peu vieux pour toi ? »
« Si Stoker, c'est vieux, je me demande ce que tu dirais de Platon ou Homère..., » sourit Harriet.
« Stoker est un grand classique de littérature fantastique moldue du dix-neuvième siècle. J'ai apprécié le lire quand j'avais vingt ans. Mais il faut aimer. Anne Rice ne me dit absolument rien. »
« Hmmm... Je connais Dracula par le film ... Je ne connais pas grand-chose du monde d'Anne Rice. Juste quelques personnages ... Je crois que je vais lire Rice. Vivement la sortie d'Entretien avec un vampire, » soupira-t-elle en se levant. « J'ai vraiment envie de revoir Brad Pitt et Tom Cruise en vampires ! »
Elle disparut dans le couloir, laissant son frère et ses interrogations pour s'adonner à sa nouvelle lecture.
xXxXxXx
Eileen rentra dans un pub miteux dans le sud de l'Angleterre, à la frontière du Pays de Galle. Elle y était venue rencontrer quelqu'un qui pourrait très probablement les aider. Elle scanna la pièce de son regard sombre et repéra l'homme qu'elle cherchait. Il était de taille moyenne, le teint clair, les cheveux châtains qui commençaient à grisonner. Il était vêtu d'une robe de sorcier miteuse bleu-gris. Elle s'avançait vers lui et s'installa à sa table.
« Mr Lupin ? »
« Oui. Pourquoi avez-vous demandé à me rencontrer ? »
« Pour une personne qui m'est chère, je suis à la recherche de la vérité sur l'une de vos connaissances. »
« Je ne trahis pas les secrets des autres. »
« Ce n'est en effet pas dans la nature d'une créature telle que vous. »
L'homme se tendit et fut prêt à partir. Le serveur vint apporter une tasse de thé et repartit sous l'oeil noir d'Eileen.
« Je ne vous juge pas. Vous pourriez être un extra-terrestre que je serais cordiale avec vous. Je n'irais pas jusqu'à dire que je ne ferais rien si je venais à vous rencontrer à une certaine période mais ... dans l'immédiat, vous êtes inoffensif. Du moins, sur ce plan-là. »
« Que me voulez-vous ? » redemanda Lupin sur la défensive.
« Des informations sur votre groupe d'amis. Les Maraudeurs. Et plus précisément sur Peter Pettigrow. »
« Je ne trahis pas mes amis, » siffla le Loup-Garou. « Et quand bien même je vous dirais quelque chose, qu'est-ce que cela vous apporterait ? Peter est mort. »
La sorcière but une gorgée de son thé, fixant le regard brun de l'homme, décontractée.
« Et si je vous disais que celui qui a été accusé d'un crime horrible était innocent ? » Lupin fronça les sourcils. « Et si je vous disais qu'il a été enfermé sans procès sous la décision d'un homme. »
« Si vous parlez de Sirius Black, il a mérité d'être enfermé. Il a avoué être responsable de la mort des Potter et des Moldus dans cette rue. »
« Il y a une grande différence entre être responsable et être coupable, » commenta Eileen après quelques secondes de réflexion. « La personne qui m'est chère a été victime du pouvoir décisionnel d'un homme. Et quelle coïncidence, Sirius Black a été victime de ce même homme. J'essaie de comprendre ce qui peut pousser cet homme à faire cela et je pourrais ainsi protéger mon amie. »
« Amie ? Cette personne que vous voulez aider n'est pas votre amie. » La sorcière pinça les lèvres. « Vous me demandez de trahir les secrets de mes amis, je peux très bien avoir quelques informations en contrepartie ... »
Eileen soupira.
« Il s'agit de ma fille, » répondit-elle.
« Et vous pensez que vous attardez sur le cas de Sirius, un assassin, pourrait aider votre fille ? »
« Je pense que Sirius Black est innocent, Mr Lupin. »
« Vous avez des preuves ? »
« Non. Je n'ai que des suppositions. Mais suite à plusieurs faits qui concernent ma fille et où j'ai des preuves, j'en viens à me questionner sur d'autres et me demande s'il n'y aurait pas un lien. Vous pouvez comprendre que je ne recherche que la sécurité de mon enfant. Mais sans vérité, il ne peut y avoir de véritable sécurité. »
Elle vit de l'hésitation dans le regard brun. Entre sauver une vie et garder les secrets d'un côté d'un 'mort' et de l'autre un criminel, même de vieux amis, le choix se fit rapidement dans l'esprit du Loup-Garou.
« Que voulez-vous savoir ? »
xXxXxXx
Eileen rentra chez elle et retrouva ses deux enfants dans le salon à lire. Elle sourit. Il y avait un petit fond de musique classique pour meubler le silence.
« Moi qui m'attendait à retrouver la maison en désordre, » dit-elle en enlevant son écharpe.
« Bonjour M'man. Pourquoi ? » fit Harriet en se levant.
« Parce que j'ai laissé une petite souris en présence d'un gros chat. »
La Serdaigle leva les yeux ciel avant d'embrasser sa mère. Severus était toujours dans le fauteuil et salua Eileen d'un signe de tête, un rictus amusé sur le visage.
« Celle-là, on me l'avait encore jamais faite, » rit la jeune fille.
« Quoi donc ? » demanda Eileen, curieuse.
« Me comparer à une souris. C'était plutôt Coralie ... Moi, j'étais l'éléphant dans le magasin de porcelaine. »
« Charmant..., » commenta Severus.
La mère rit doucement en rangeant le dossier Black. Elle se retourna et vit les cadeaux toujours bien emballés sous le sapin.
« Vous ne les avez pas ouverts ? » s'étonna-t-elle.
« Et que tu manques la tête de Sev quand il découvrira le sien, » sourit sa fille. « J'allais pas te priver d'un tel spectacle. »
La main du Maître des Potions se posa sur l'épaule de la Serdaigle et serra très légèrement.
« Dans une langue que je comprends quand tu parles de moi. »
« Si je veux, d'abord ! » rit Harriet en se dégageant. « Et puis, tu commences à l'apprendre ! Alors travaille un peu ! »
Eileen poussa ses enfants vers le sapin et ils s'installèrent dans le canapé avec leurs cadeaux respectifs. Severus poussa un paquet vers sa soeur. C'était de toute évidence un livre au vu de la taille. Harriet sourit avant même de le déballer. Ce n'était un secret pour personne qu'elle aimait lire.
«Le Berceau de Magia de Merryl Evans, » lut-elle lentement. « Je ne connais pas. Un Evans ? »
« Je ne sais pas si c'est un membre de la famille de Lily si telle est ta question. Evans reste un nom assez commun. »
« Oh ... Merci, Severus. »
« Joyeux Noël. »
Eileen poussa un paquet un peu plus imposant vers sa fille. Harriet s'empressa de l'ouvrir. Elle se figea quelques secondes avant de sauter dans les bras de sa mère.
« Merci ! Merci ! Merci ! »
« Tu m'as dit que tu n'avais jamais pu avoir la collection complète alors j'ai cherché un peu. »
« Et en édition bilingue en plus ! T'es géniale ! »
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Severus.
« Les oeuvres d'Aristophane. » Le Serpentard releva un sourcil. « Un auteur grec. »
« Joyeux Noël, ma puce, » sourit Eileen.
« A ton tour, Sev ! » sourit Harriet en poussant une petite boite vers son frère.
Il releva un sourcil en la prenant, curieux. Il déballa la boite et découvrit une boule avec deux panthères des neiges. Il l'admira longuement.
« Je vois que ma passion pour les boules à neige a été découverte. »
« Maman m'en a parlé l'an dernier quand tu as failli me tuer d'un regard quand j'ai touché à ta boule au réveillon de Noël ... »
« Elle est magnifique, » dit-il avec un léger sourire. « Merci, Harriet. »
« Et voilà de ma part, » dit Eileen en poussant un gros paquet vers son fils.
« Un grimoire ? J'en ai déjà tellement. »
« Celui-là, impossible. »
Severus le déballa et découvrit un grimoire de potion extrêmement ancien.
« Héritage familial, » dit la mère en voyant la surprise sur le visage de son fils. « Il est temps que tu en hérites. »
« Mais ... et toi ? »
« Bien que je n'ai pas abandonné l'art des potions, je n'ai pas l'utilité de ce livre. Toi, peut-être. Ne t'inquiète pas, si jamais j'en ai un jour besoin, je sais où le trouver. »
« Merci, Maman, » dit alors Severus après un instant de silence.
Deux cadeaux arrivèrent bien vite devant Eileen.
« Me voilà bien gâtée, » sourit-elle.
Elle déballa celui de Severus et y trouva un assortiment de flacons avec différentes potions. Elle sourit pour l'attention. Il avait passé du temps à les préparer, pour elle. Elle reconnut parmi les mixtures du Felix Felicis. Il fallait beaucoup de temps et de concentration pour la préparer. Son sourire s'élargit.
« Merci, Severus. »
Il hocha la tête. Elle se pencha ensuite sur le cadeau que lui avait fait Harriet. C'était de toute évidence un habit. Elle déchira le papier et découvrit un habit d'un bleu sombre avec une inscription dessus. Elle pouffa et donna une tape affectueuse sur le bras de sa fille.
« Maman poule, hein ? »
« Dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il t'était destiné ! » s'esclaffa la Serdaigle.
« Merci, ma puce. Cela tombait bien, j'avais besoin d'un nouveau pyjama bien chaud pour l'hiver. »
Les deux sorcières se serrèrent.
« Joyeux Noël, Maman. »
« Joyeux Noël, Harriet. »
Severus crut pendant un moment être dispensé de cette expression d'affection mais il dut revoir ses plans quand les deux femmes arrivèrent sur lui pour l'intégrer dans le câlin familial. Cela lui fut étrange. Mais bien vite, il se sentit bien, à sa place. Il ne s'était plus senti ainsi depuis si longtemps ...
