Chapitre 50 : Un Anniversaire Etrange mais Agréable
Si tu l'oses : 460. taquin
Severus était penché sur son bureau à corriger des copies quand Merryl apparut dans l'encadrement de la porte. Elle était vêtue d'une longue jupe ouverte sur la cuisse gauche et d'un haut aux motifs ethniques colorés laissant voir son ventre plat. Des tatouages étaient visibles depuis sa cheville gauche, remontant tout le long de sa jambe et semblaient remonter dans son dos puis sur son épaule droite. Il resta silencieux à l'observer, sa plume suspendue deux centimètres au-dessus d'un devoir médiocre d'un seconde année.
Elle le regardait, les yeux pétillants de malice et de défis, un sourire amusé aux lèvres.
« Votre inspection est-elle finie, professeur ? » fit-elle en riant au bout de quelques instants. « Je te souhaite un joyeux anniversaire. Excuse ma tenue mais je viens directement de chez moi. »
« Comment es-tu entrée dans Poudlard ? » demanda le Serpentard pour justement ne pas se focaliser sur sa tenue beaucoup trop légère à son goût, en particulier avec les températures glaciales qui régnaient en Angleterre à cette époque de l'année !
« Oh je t'en prie ! Il n'y a pas que les Maraudeurs qui connaissent des passages secrets, » souffla-t-elle en entrant, la porte se fermant derrière elle. « Je suis venue pour t'emmener avec moi pour une activité un peu spéciale ! C'est une surprise, » sourit-elle. « Et tu n'as pas le choix ! »
Voyant qu'il était sur le point de refuser, elle se posta face à son bureau et se pencha vers lui, les mains sur le meuble en bois.
« N'ayez pas peur, Professeur Snape, je vous ramènerai dans votre sordide bureau avant que minuit n'aie sonné. Le vieux barbu n'en saura rien … »
« Je n'ai peur de rien ! » répliqua-t-il bien que ne pouvant s'empêcher de relever un sourcil à la subtile mention de Dumbledore. « Ou presque ... »
« Tu devrais peut-être pourtant ! Aller en route. Par contre, il te faudrait quelque chose de plus léger pour sortir, tu vas avoir chaud là où on va ! »
L'homme releva un sourcil.
« Moldu ou sorcier ? »
« Là où on va, tu pourrais porter un sac poubelle que personne n'y ferait attention ! »
Severus soupira.
« Harriet adorerait ce genre d'endroits ... Elle est du genre exhibitionniste, » dit-il en passant le tableau du moine cistercien cachant ses appartements. « Je suis de retour dans deux minutes. »
Il revint avec un jeans sombre et une chemise vert bouteille cachée sous un pull-over gris terne. Elle l'emmenait peut-être dans un endroit chaud, mais dehors, ici, il caillait ! Merryl l'attrapa par le bras et les fit passer par des couloirs jamais empruntés habituellement avant de passer par un passage secret qui menait directement dans la forêt interdite.
« Très bien. Accroche-toi ! »
Elle prit un poudrier – un portoloin – et l'enclencha. Ils atterrirent sur une immense place aux allures d'une ancienne cité grecque. Il y avait de tout ici, des créatures, des sorciers, des animaux et des plantes cohabitaient, se déplaçant sur l'immense place dont le centre accueillait un immense feu de magie pure. Elle se posta devant lui le temps qu'il reprenne ses esprits.
« Bienvenue au Berceau, Enfant de Magia ! »
« Au Berceau ? Tu veux dire le Berceau ?! Oh Merlin ! Mais comment tu connais un tel endroit ?! »
« Severus...j'habite sur cet Archipel ! Je suis une sorcière élémentaliste ! »
Le Serpentard resta sans voix alors que ses yeux perçants analysaient son entourage, posant son regard sur chaque être vivant et quelques plantes qu'il connaissait et d'autres qui lui étaient totalement étrangères, avant de revenir sur la rousse. Il était sur ses gardes, plus par réflexe que par réel danger, mais avait relativement confiance en la sorcière, quand bien même il ne l'avait rencontrée qu'une fois. Elle était une Evans. Bien éduquée par sa mère, et avec des valeurs sorcières. Qui plus est, elle habitait cet endroit si merveilleux réservé à des personnes triées sur le volet ! Il en était soufflé.
« Et pour ton anniversaire ... j'ai réussi à obtenir le droit d'aller cueillir des Dames du Crépuscule, des fleurs très utiles en potions qui ne fleurissent qu'une fois tous les cent ans ! Tu dois connaitre bien-sûr ... et à visiter un peu si tu le veux ! » dit-elle en souriant franchement.
« Je serais bien idiot de refuser, » répondit Severus. « Tant la cueillette que la visite en ta charmante compagnie. Bien que je ne suis pas habitué à voir des femmes en pareille tenue ... C'est très ... »
Il ne termina pas sa phrase mais détourna le regard, les joues légèrement roses. Un peu de pudeur tout de même ! Il s'était forcé à ne pas trop la regarder dans la pénombre de son bureau mais là, en plein soleil, même presque couchant, il ne pouvait pas ne pas regarder.
« Allons Severus ! Il fait si chaud ici, tout le monde s'habille comme cela. Et encore tu verras que je suis plutôt habillée par rapport à certaines personnes d'ici...Cela te rassurerait si je m'habillais un peu plus ? » dit-elle, amusée.
Il se passa une main sur le visage avant de se détourner légèrement, gêné en apprenant qu'il y avait des personnes qui portaient encore moins que ... ça ! Merlin ... C'était sûr et certain, Harriet allait adorer cet endroit !
« Si jamais je deviens incohérent et que je rougis comme un coquelicot, abats-moi sur le champ ! » dit-il avec une légère nuance fataliste.
Elle rit franchement puis d'un coup de baguette, elle se changea pour un pantalon en toile légère et de couleur claire et une tunique sans manche. Elle attacha ses cheveux.
« Bien, on va éviter de te faire tomber dans les pommes, tu risquerais de louper l'éclosion des fleurs, » fit-elle taquine.
« Bien mieux, merci, » dit alors le britannique avec un sourire en coin.
« Es-tu prêt maintenant qu'on ne voit presque plus un bout de ma peau ? Bourg-Vivant est par là ! » fit-elle en imitant son célèbre relevé de sourcil et son sourire en coin.
« Je te suis. »
xXxXxXx
Harriet frappa à la porte du bureau de son frère mais tomba sur porte close. Elle fronça les sourcils. Normalement, il était toujours dans sa classe à cette heure-là le samedi … Elle frappa à nouveau à la porte par sécurité mais il n'y avait toujours personne. Peut-être était-il en vadrouille dans le château. Elle prit alors le chemin du bureau de la seule personne capable de l'aider à le retrouver. Un certain maraudeur qui avait des problèmes de fourrures mensuelles. Elle frappa de nouveau à la porte.
« Bonjour, Harriet, » dit Remus de bonne humeur en la laissant entrer. « Qu'est-ce qui t'amène dans mon bureau ? »
Elle fut accueillie par un chien noir et hirsute qui lui sauta dessus en aboyant joyeusement.
« Oui, moi aussi, je suis contente de te voir, Sniffle, » sourit-elle avant de répondre au Loup-Garou. « Tu sais où est Severus ? »
« Il n'est pas dans son bureau ? »
« Non. C'est son anniversaire aujourd'hui. J'avais un cadeau à lui offrir mais comme il n'est pas là, je me demandais où il était … »
Remus soupira et sortit sa baguette. Il l'agita en lançant un informulé. Un morceau de parchemin vierge et usé vola jusque dans sa main deux minutes plus tard.
« Laisse-nous regarder et on te dit quoi, » dit-il alors tandis que Sirius reprenait forme humaine pour s'emparer de la Carte du Maraudeur.
Il la déplia sur le bureau du Loup-Garou et agita sa baguette afin de la révéler.
« C'est Padfoot. Montre-moi où est Severus Snape. »
Les deux Maraudeurs et la Serdaigle observèrent les étiquettes s'effacer peu à peu sur le parchemin jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucune encre, si ce n'est les traits des couloirs et escaliers du château.
« Hmm… il semblerait qu'il ne soit pas au château, Riette, » dit Sirius, songeur. « Il ne t'a pas dit s'il sortait ? »
« Le dernier échange que j'ai eu avec lui, c'était hier pour le cours de potions, » répondit-elle en secouant négativement la tête. « On est prudents pour ce qui est de nos conversations en public. Bon, ben j'attendrais demain pour lui donner son cadeau, je suppose. » Elle soupira avant d'arborer un grand sourire sur son visage alors qu'elle se dirigeait vers la porte. « Je vais vous laisser, Hermione et Padma m'attendent en bibliothèque. »
xXxXxXx
Merryl guida Severus au travers de la ville puis en direction du Sud. Ils traversèrent de nombreuses rues aux petites maisons de pierres blanchies et de tuiles colorées, ils arrivèrent sur une petite place ou se trouvait quatre grands miroirs aux surfaces non pas miroitantes mais fluctuantes comme le feu magique au centre de l'île.
Elle l'attrapa par la main et sans qu'il ne puisse réagir les firent traverser un miroir au cadre bordé de plantes et d'animaux magiques ou non. L'endroit où ils arrivèrent était une immense forêt, plus loin était visible une grande étendue de champs et encore de forêt. De petites habitations se trouvaient dans les arbres reliées par des ponts suspendus et des tyroliennes.
« Le champ de Dames du Crépuscule se trouvent par-là, » dit-elle en indiquant un des chemins bordés de bocaux remplis de petites lumières vacillantes.
La forêt était plongée dans le noir, sous les hautes frondaisons, quand ils y arrivèrent mais quelques minutes à peine après, ils virent les fleurs s'ouvrirent et s'illuminer les unes après les autres sur leur passage. Les Dames du Crépuscule ressemblaient à de gros bourgeons tout ronds et transparents. L'intérieur, lorsqu'elle était fermée, était lumineux, semblable à une petite maison de fée. Puis, quand la fleur eut éclos, les pétales montraient des plusieurs couleurs différentes. Un spectacle d'une terrible beauté ... mordante.
« C'est magnifique, » murmura Severus en jetant des regards tout autour de lui.
« Presque trop pour que l'on arrache ces pauvres fleurs..., » acquiesça-t-elle. « Fais attention, elles mordent ! »
Severus invoqua une serpe en argent et se mit à récolter avec la plus grande précaution quelques plants de cette fleur aussi belle que rare. Merryl s'installa au sol, assise en tailleur, récoltant des fleurs dans le creux de sa tunique et en accrochant certaines dans sa chevelure.
« Désolée, si je t'ai fait bouger à ton anniversaire au fait ! C'était un peu soudain ! Je me suis dit que cela te plairait et comme j'étais seule à la maison depuis le départ d'Alfie pour Poudlard... »
« Merci. Ce n'est pas un souci. Je ne fais jamais rien de toute façon, à part corriger des copies. C'est plus Harriet qui va être contrariée... »
« Pourquoi serait-elle contrariée ?
« Parce que malgré nos précautions pour que Dumbledore ne sache rien de notre relation, elle tient un point d'honneur à venir dans mon bureau pour m'apporter un cadeau d'anniversaire. » Il soupira. « Ce n'est plus qu'une question de temps avant que Dumbledore ne remarque quelque chose de toute façon. Filius a déjà compris lui. Et Minerva a quelques doutes. Sans parler de Lupin et Black qui sont au courant ! »
« Eh bien, elle devra trouver un moyen de te l'amener en douce demain matin ! Elle te voit toute l'année après tout, moi je suis toute seule, exilée sur ce paradis sur terre depuis que mon fils est retourné à Poudlard ! » fit-elle en boudant faussement.
Elle ne pouvait toutefois pas cacher son sourire en coin. Severus avait très bien compris qu'elle s'amusait. Elle reprit un air un peu plus sérieux alors qu'elle continuait, toujours assise sur le sol.
« Hum, je vois...si tu veux mon avis, il est si autocentré que vous avez encore du temps devant vous ! Fillius et Minerva ont remarqué car ils font attention à Harriet. Et puis, vu ce qui est programmé pour l'année prochaine, Dumby ne verra rien. »
Severus s'immobilisa quelques secondes pour croiser le regard émeraude de Merryl.
« L'année prochaine ... ? » demanda-t-il.
« Ne fais pas semblant de ne pas comprendre ! C'est un secret de polichinelle Severus ! Je parle du Tournoi des trois sorciers ! Dumbledore a encore tenté d'entrer dans le Berceau sous le couvert de ses nombreux titres mais jamais il ne passera ! » fulmina-t-elle presque, révoltée. « Il a demandé – pardon – exigé que l'on envoie des dragonnes pour une des épreuves ! Sa demande a été refusée ! Qu'il vienne se casser les dents sur nos barrières de magie pure ! » ajouta-t-elle, mesquine.
« Personne ne sait pour le tournoi en Angleterre, sauf peut-être les organisateurs. Il n'y aucun journal qui en fait mention. A peine pour le championnat de Quidditch en fin d'année ... Et des dragons ... Voilà des créatures que je ne suis pas pressé de voir débarquer à Poudlard... »
« Je fais partie des haut gradés de la sécurité du Berceau donc imagine bien que l'on m'a consultée quand Dumbledore a demandé un Géant des Profondeurs. Je ne sais pas s'il s'imagine comme c'est compliqué de nourrir ces dragons aquatiques alors les déplacer...Suicidaire ! Mais toi tu es au courant et tu n'es pas un organisateur, n'est-ce-pas ? » dit-elle alors qu'elle s'était redressée et lui faisait face, les yeux dans les yeux. « Selon mes informateurs, les dragonnes viendront de Roumanie et elles sont toutes prêtes à pondre ! »
Severus grogna face à son manque de tact. Lui, il savait tout cela parce qu'il l'avait lu dans un livre pour enfants ! Puis, il mit les informations en ligne... Roumanie ... Il y avait un Weasley qui travaillait dans une réserve en Roumanie... Et Dumbledore avait fait verser de lourdes sommes sur les comptes Weasley quand il était le tuteur magique d'Harriet. Par hasard, avait-il des affinités avec cette famille ?
« Est-ce que par hasard tu connaîtrais le lien qui unit les Dumbledore aux Weasley ?
« Comment veux-tu que je le sache ? Lily ne connaissait pas les parents Weasley à Poudlard et Alfie se fait avare dans ses lettres ! A peine des : 'Je suis vivant, entier et j'ai de bonnes notes, bisous.' Je sais juste qu'un certain Ronald à tabasser Alfie et qu'il le regrettera quand je me serai décidée. Il le harcèle, » ajouta-t-elle
« Pourquoi cela ne me surprend pas ? » soupira le Maître des Potions. « Ce maudit Weasley harcèle aussi Harriet en prétextant qu'elle deviendra un jour sa femme ! Il n'est pourtant pas né celui qui pourra si facilement gagner le coeur d'Harriet. Elle est ... trop mûre. »
Il avait dit ces deux derniers mots plus pour lui-même. Il se releva, en ayant fini avec la cueillette des Dames du Crépuscule.
« On y va ? On ne va pas cueillir tout le champ non plus, sinon, elles ne s'étendront plus. »
« Allons-y. Tu veux visiter quoi ? »
« Il est peu probable que l'on puisse tout visiter en une fois. Je te laisse décider. Mais pour ce qui est de Weasley, rassure-toi. Nous l'avons déjà dans le collimateur. Tu as un désir particulier pour sa prochaine retenue ? Je l'ai environ trois fois par mois au minimum. »
« Ca dépend ... Tu as des araignées à décortiquer ? J'ai appris qu'il en avait la phobie, » sourit-elle cruellement. « Sinon...tu as vu le Berceau alors je te propose la baie. La bibliothèque n'est pas accessible aux visiteurs. »
Severus eut un sourire sadique à la mention des araignées.
« Non, malheureusement, je les ai faites durant les vacances. Mais nous avons un nid d'acromentules dans la forêt. Je pourrais le laisser au garde-chasse pour une balade en forêt ... » Il garda un instant de silence tandis que son visage s'adoucissait. « Va pour la baie, » ajouta-t-il avec un sourire plus franc.
« C'est partiii ! »
Le chemin du retour fut plus rapide, la baie étant proche de la place des portes. Elle les fit s'installer sur un des pontons, les pieds dans l'eau avec une vue lointaine sur Abysse-la-Vieille, l'île de l'élément eau. Elle lui décrivit certaines créatures aquatiques qu'ils voyaient passer et les machines qui flottaient tel des jets ski mais qui utilisaient l'impulsion magique du conducteur.
Le soleil se couchait, teintant le ciel en nuances d'orange et de rouge tandis que l'eau prenait par endroit sur l'horizon, une couleur lie de vin. Merryl sortit de son sac un pack de glaces et en tendit une à Severus.
« Merci, » sourit ce dernier. « Ne dis jamais à Harriet que j'en ai mangé par contre. Elle me fait déjà suffisamment grossir avec ses crêpes ! »
« Ne t'en fait pas ! » rit la rousse. « On a eu une vie avant eux, ils n'ont pas besoin de savoir quand on retombe en enfance, » ajouta-t-elle.
Il sourit, complice.
« Oui, c'est sûr. » Il soupira d'aise alors qu'il laissait la marée lui lécher les pieds. « Mais il y en a qui ont la chance de pouvoir y goûter beaucoup plus longtemps que d'autres, » ajouta-t-il en pensant à Harriet qui vivait une deuxième enfance.
Merryl se figea une seconde avant de se reprendre,
« Huhuuum ouai ! »
Elle rigola nerveusement avant d'éclabousser Severus d'un coup de pied dans l'eau.
« Eh ! Tu pourrais au moins attendre que j'ai fini ma glace avant de m'asperger d'eau salée ! »
« C'est de l'eau douce de ce côté de la baie, vieux ronchon ! » rigola-t-elle.
« Vieux ronchon d'un côté ! Vieux cornichon de l'autre ! Avec vous deux, on dirait que j'ai cinquante balais ! Je comprends pour Harriet, mais toi ... Tu es plus vieille que moi ! »
« Mais moi, cela ne se voit pas ! Il me suffit de mettre moins de vêtements et de papillonner des yeux pour que l'on oublie que j'ai plus de la vingtaine, » se vanta-t-elle. « Et puis il y a des hommes qui vieillissent bien ! »
« Pas moi ... »
Elle l'attrapa par le menton et l'observa de plus près. Severus fut pendant absorbé par ces orbes inquisitrices d'un émeraude si pur.
« Hum... non ! Tu vieillis très bien, surtout quand tu as ce sourire aux lèvres et... »
Elle lui ébouriffant les cheveux, dégageant son visage au passage. Elle partit d'un fou rire en voyant son air offusqué.
« J'ai toujours rêvé de faire cela ! »
Severus bougonna pour la forme alors qu'il remettait ses cheveux en place. Mais intérieurement, il était ... bien, en bonne compagnie. Elle était si rayonnante et son rire ... On aurait dit ... Lily par bien des aspects et pourtant ... Elle était différente. Il n'arrivait pas encore à dire en quoi mais cela se voyait dans son regard émeraude si semblable. Il y avait cette lueur... Une lueur qu'il avait déjà vue quelque part mais où ... Pas chez Lily, il en était certain.
Il termina à son aise sa glace en inspirant l'air pur et chaud du Berceau. Cela faisait du bien de passer une journée au calme sans avoir à se soucier d'élèves perturbateurs ou d'une menace qui rodait tout autour de sa soeur et lui. Etre juste ... lui-même. Celui qu'il avait été étant enfant mais qu'il avait fait taire au départ de Lily ...
« Merci, Merryl. Merci beaucoup, » dit-il sincèrement.
« Ce n'est rien ! Préviens-moi quand tu en auras marre de l'Angleterre et que tu auras besoin de vacances, je te préparerai une petite maison sur pilotis et un accès au laboratoire de recherches en potions... Et ils ne sont pas dans des sous-sols, » dit-elle en lui faisant un clin d'œil.
Il rit doucement.
« Oh regarde ! » fit-elle en pointant le soleil qui se couchait sur l'océan. « Encore joyeux anniversaire Severus, » chuchota-t-elle en l'embrassant sur la joue.
L'homme sourit et admira avec ... son amie ? ... le merveilleux coucher de soleil. Il n'en avait pas admiré dans de telles conditions depuis si longtemps... Effectivement, c'était pour lui une excellente journée ... digne d'un anniversaire.
