Bonjour à tous :D

Je ne m'attendais pas à autant de commentaires sincèrement. Ils font du bien et je vous remercie infiniment pour me les avoir laissé. Donc merci à Kapel85, LadyTwilightPotter, Carlita, Naruhina2, Maericy et SunshineFeather pour vos commentaires :D Je suis contente de voir certains noms qui ont suivi mes autres fics. J'espère que celle ci vous plaira autant que l'autre.

Pour répondre aux questions posées, je publierai un chapitre par semaine, comme ce que j'avais fait pour mon autre fic qui n'était pas un OS. Bien évidemment que les autres personnages auront un rôle à jouer, plus ou moins important selon les personnes. Vous en rencontrez pas mal dans ce chapitre déjà :) Comme pour mon autre fic, si vous avez des situations ou des idées que vous souhaitez voir dans cette fic, n'hésitez pas! Ca peut être une phrase, un lieu... Peut-importe :) Ca me fera un petit défi ahah

Sur ce, je vous laisse découvrir la suite! {Enjoy}


Chapitre 2.

Les métiers sans ennuis sont les métiers qu'on ne fait pas.

On donna un coup de pied dans l'une des pattes de sa chaise. Pas besoin d'être voyante pour savoir de qui il s'agissait. Et même si l'idée de s'isoler avec lui la révoltait et lui donnerait sans doute des envies de meurtres, Mari' consentie à se retourner pour accepter d'aller faire un « tour » avec Adrien. De quoi voulait-il encore lui parler? De son exploit de la veille? Il l'avait déjà fait en entrant en cours.

Hors de question de lui donner des détails!

Elle pria pour que l'heure passe le plus lentement possible (pour une fois), voulant reculer l'échéance. Nathaniel, son voisin de classe, lui donna un coup de coude, la tirant de ses pensées. Immédiatement, Marinette reporta son attention sur ce que disait Mme Bustier, sa professeur, et sortit une réponse au hasard à la question qu'elle lui avait apparemment posé. La professeure secoua la tête, mi-amusée et mi-agacée par la négligence de la déléguée de la classe et reprit son cours non sans l'avoir réprimandée. La brunette baissa le visage sur son cahier, une rougeur sur les joues alors que Nath' retenait tant bien que mal son rire. Sans avoir besoin de se retourner, Marinette sentait le sourire satisfait et méprisant d'Adrien dans son dos. Qu'il aille au diable !

Malheureusement, le temps devait être dans son mauvais jour car la sonnerie retentie bien trop rapidement à son goût. Rangeant ses affaires le plus lentement possibles pour bien mettre en condition Agreste, Marinette finit par sortir de la classe en dernière et eut la mauvaise surprise de le voir l'attendre. Elle passa son chemin sans lui accorder un regard et il se mit à la suivre, comme si de rien n'était.

Direction le toit.

Il n'y avait jamais personne et ils seraient tranquilles pour parler. Quand elle arriva à destination, elle poussa la porte et se dirigea vers le bord du toit afin d'observer ce qui s'y passait en bas. La cour fourmillait d'élèves qui quittaient l'enceinte du lycée pour prendre leur pause déjeuner ou bien pour se diriger vers le self plus à gauche. Personne ne prêtait attention aux hauteurs, ce qui les rendait parfaitement invisible de tous. Son estomac grogna, la faisant grimaçer. Pour ne pas perdre de temps, Marinette attaqua quand elle entendit la porte se fermer derrière son ennemi.

« Qu'est-ce que tu me veux Adrien? Je n'ai pas de temps à perdre alors abrège.

- Sortir les griffes dès le début. Je ne sais pas si je dois être offensé ou excité.»

Elle se retourna vivement pour plonger ses yeux dans ceux, d'un vert électrique profond, de son camarade de classe. Même si la plupart des pintades présentes dans cette école fondaient devant ses yeux peu communs –surtout une certaine Chloé Bourgeois et une Lila Rossi -, elle ne ressentait absolument rien en s'y plongeant, ce qui semblait irriter le beau goss du lycée. Attendant une réponse et ne voulant pas enchainer sur la réplique d'Adrien, la jeune femme croisa les bras et afficha un petit sourire victorieux et malicieux au coin des lèvres. Il était hors de question qu'il voit l'effet de ses mots sur elle. Non. Jamais.

« Comment tu as fait? Décida-t-il de demandé, abandonnant sa provocation. C'était ma cible cette œuvre d'art.

- Je sais, confirma-t-elle avec un immense sourire. Oh douce victoire.

- C'est ça qui me turlupine. Se renfrogna-t-il. Comment tu as fait pour savoir que je la visais?

- Ne soit pas si suspicieux! Leva-t-elle les yeux au ciel. J'avais également envie de l'avoir mais le fait d'apprendre que tu la visais m'a donné encore plus envie de l'avoir. T'as été trop lent Chaton!

- Comment tu as fait? Répéta-t-il en serrant les dents, se concentrant pour ne pas hausser la voix et ameuter les chiens de garde de la demoiselle (Gentille comparaison destinée à Nino et Alya.. enfin surtout pour Nino.)

- Je suis douée contrairement à d'autre. Railla-t-elle. Bon, si c'est tout, je te laisse. J'ai faim. Termina-t-elle en le dépassant pour le quitter. »

Médusé, il ne fit aucun geste pour la retenir, n'en croyant pas ses oreilles. Elle se permettait de l'insulter indirectement et en plus elle lui foutait un vent. Quand il reprit ses esprits, Marinette était déjà partie. Il serra les poings et grogna bruyamment pour laisser sa colère s'échapper de lui. Non mais elle se prenait pour qui? Elle lui piquait son œuvre et se permettait de faire la maligne (à juste titre même s'il ne l'admettrait jamais) le lendemain ? Comment elle avait fait pour savoir bordel? Il ferma les yeux et fit plusieurs inspirations-expirations avant de redescendre en bas. A peine arriva-t-il dans la cour du lycée qu'une bombe humaine aux cheveux blond sauta sur lui. Il grimaça, tangua et dû prendre appui sur le banc à proximité pour ne pas tomber durement sur le sol.

« Chloé… Grogna-t-il à son ami d'enfance.

- Adrichou ! Tu m'as manqué. »

Elle planta un baiser humide et bruyant contre sa joue, le faisant inspirer lentement pour l'aider à contenir son réflexe de la jeter hors de lui violemment. Par chance, elle avait manqué ses lèvres. Avec une volonté de fer, il attrapa doucement ses bras et l'éloigna gentiment de lui. Il plaqua un sourire sur son visage.

« Nous nous sommes vus avant d'arriver en cours. Rappela-t-il.

- C'était il y a quatre heures !

- Dieu, donnez-moi la patience. Pria-t-il intérieurement. Ce n'est pas si long.

- Allez, allons manger. J'ai réservé dans un petit restaurant pour nous deux. Sabrina, n'oublie pas d'aller chercher ma veste ce midi. Je la veux pour cet après-midi.

- Oui Chloé. Obéit la pauvre Sabrina, la servante – pardon, l'amie – de Chloé juste avant de s'éloigner. »

Adrien fut trainé à sa suite dès que la rousse tourna les talons.

La journée allait être longue.

Marinette, quant à elle, avait rejoint rapidement ses meilleurs amis qui l'attendaient non loin de là. Vu l'expression que Nino arborait, la jeune femme sentit qu'il commençait à s'impatienter. Elle arriva vers lui en courant et passa son bras autour de son cou pour l'obliger à se pencher, lui permettant ainsi de frotter ses cheveux vigoureusement. Comme d'habitude, il râla et comme d'habitude, elle éclata de rire. Alya les regarda avec un regard presque maternel, habituée désormais à ce qu'ils se chamaillent tout le temps. C'est dans la bonne humeur qu'ils traversèrent la cour du lycée pour entrer dans un autre bâtiment, un peu en retrait par rapport aux autres. Ce bâtiment était un local qui avait été aménagé depuis cette année en local de répétition pour les groupes de musiques. Avant, ils avaient à disposition une salle de cours qui n'était pas souvent utilisée. Seulement, le bruit occasionné par les répétitions de tous les groupes du lycée dérangeait les professeurs qui faisaient cours à côté. Donc... Les musiciens étaient réduits à être au fond de la cour. Tant mieux dans un sens... Ils pouvaient faire ce que bon leur semblait sans déranger personne.

Après les salutations habituelles et ennuyantes, ils se mirent directement en place. Marinette était celle qui s'occupait des costumes et de toute la partie graphique permettant la promotion du groupe. Bien qu'amateur, les Kitty Section, nom du groupe, commençait à avoir une petite renommée. Elle-même pratiquait la musique, et plus particulièrement la guitare, depuis l'âge de huit ans mais c'était plus par curiosité que par passion. Pour être totalement honnête, elle s'y était mise pour passer plus de temps avec son béguin de longue date : Luka. Bien que cela n'ait jamais servi à rien : il ne la voyait que comme la copine de sa petite-sœur. C'était presque pire que d'être dans la friendzone.

C'était Nino le mélomane des deux. Elle ne faisait que l'accompagner dans sa passion et ne voulait pas faire partit du groupe qu'il affectionnait tant en tant que musicienne. Sa passion était le stylisme : c'était naturel pour elle de s'occuper des à côté du groupe et Nino était plus que ravi d'avoir quelqu'un à ses côtés pour l'aider.

Sa grand-mère avait essayé de l'initier au piano, qui était l'instrument préféré de sa mère, mais ce n'était pas pareil. Elle ne retrouvait pas les sensations propres à la guitare ou bien à la conception de vêtements.

Nino était celui qui s'occupait de coordonner tous les instruments et composait les chansons plus qu'il ne joue d'un instrument. Lui, il est branché violon mais son niveau n'est pas encore à celui du groupe.

Yvan est le batteur. Brun aux yeux d'un noir profond, il fait un peu froid dans le dos à cause de sa stature impressionnante. Avec son regard profond, il a toujours un air sérieux et peu avenant... sauf lorsqu'il est derrière sa batterie. Il change totalement de mentalité, ce qui avait beaucoup surpris Marinette la première fois. Mais, à force de le cotoyer, elle avait vu au travers de sa carapace et ne le voyait désormais que comme un gros nounours. De plus, il était adorable avec Mylène, sa petite-amie. Chaque fois qu'elle les voyait tous les deux, le cœur de Marinette fondait comme neige au soleil.

À la guitare, on retrouve Luka bien évidemment, qui ressemble plus à une rock star en devenir qu'autre chose. A chaque fois que Marinette le regardait, son cœur manquait un battement. Petite, elle avait l'habitude de bégayer lorsqu'il lui parlait. Fichu béguin ! Désormais, ils étaient amis mais rien de plus. Elle l'acceptait. Après tout, elle n'était pas aussi exceptionnelle que lui. Il est tellement adorable avec tout le monde, si prévenant, toujours à l'écoute, toujours en quête d'aider les autres... Il était parfait !

A la guitare électrique, Juleka, sa sœur. Très timide, elle se métamorphose une fois cachée derrière son instrument. Marinette et Juleka s'étaient rencontrées en primaire, quand Juleka s'était fait rabrouée par Chloé et que Mari' était intervenue. Même si leur début avait été timide et compliqué, la pétillante Marinette avait réussi à creuser au travers de la carapace de Jul' et s'en était fait une amie sincère.

Enfin, Rose. Sa voix était celle d'un ange. Rose était la voix officielle du groupe depuis le milieu du collège, même si Juleka chantait parfois en duo avec elle. Même si aucune des deux ne l'avouait, Mari' était sûre et certaine qu'il y avait un petit quelque chose entre elles deux. Son détecteur de couple criait à chaque fois qu'elle les voyait ensemble. C'était une évidence.

Tous les quatre différents et pourtant tellement complémentaires. Autant par leurs caractères que dans leur façon d'appréhender les choses. Marinette les considérait tous comme ses frères et sœurs – sauf Luka, bien évidemment - et ils en profitaient pleinement pour se comporter comme tel. Bien que Luka ait deux ans de plus qu'eux et qu'il ne fasse officiellement plus parti du lycée, il revenait pour faire les répèt avec eux quand son emploi du temps le lui permettait.

Alya vint s'installer à ses côtés, lui tendait un jus de fruit et préparant sa caméra pour enregistrer la répétition. Les deux filles se sourirent avant de reporter leur attention sur le groupe.

Les premiers accords sonnèrent, donnés par Yvan qui quittait le sol pour entrer dans son monde musical qui lui était propre. Sous l'œil inquisiteur et expert de Nino, le guitariste se joignit à son ami, suivie rapidement par Juleka. Le rythme était entrainant, il ne manquait plus que les paroles. Rose commença à chanter et tout s'enchaina. Le son était travaillé, connu sur le bout des doigts à force de répéter. Pourtant, chaque répet' était différente. Le moment du refrain vint enfin, Juleka mêla sa voix à celle de son amie. Se regardant, des sourires vinrent éclairer leurs visages alors qu'elles laissaient place à un solo de batterie qui couvrait leurs voix. Il y eut une pause... Puis la chanson reprit, de plus belle, Luka joignant le couple dans l'élévation de leurs voix. Puis, elle s'arrêta.

« On recommence. Et on enchaine. »

Nino était très consciencieux dans ce travail. Le monde de la chanson l'avait toujours fasciné et il aimerait bien travaillé dedans plus tard. Bien évidemment, son père est totalement contre, jugeant cette voie comme étant « une voie pour les tapettes qui ne savent pas quoi faire de leur vie ». Là-dessus, Mari' ne pouvait que le contredire. Chanter et jouer d'un instrument est une chose relaxante, qui nous permet d'évacuer. Son père ne doit pas voir à quel point la musique est importante et bienfaitrice dans ce monde où tout le monde écoute la musique. C'est vrai quoi? Vous voyez votre vie sans musique?

Pendant près de deux heures, le groupe se déchaina et rigola entre eux, grignotant entre deux chansons. Il ne faut pas l'oublier: ils ne sont que des lycéens qui montent un pseudo-groupe. Même si leur niveau est loin d'égaler celui des stars mondialement connu, ils ne font pas ça pour se faire connaître. Ils se partagent une passion entre eux et apprennent énormément des autres. N'est-ce pas le plus important? Enfin bref...

Comme tous les soirs après une répétition, le groupe se dirigea vers leur point de référence, à savoir le « Miraculous », un bar qui donne des soirées assez étranges mais qui est au final très sympa. Quand la patronne les vit arriver, il leur apporta d'office leur verre, sachant d'avance ce qu'ils commanderaient: un chocolat liégeois double chantilly avec copeaux de chocolat. Ils lui lancèrent un « merci » collectif qui la fit rire puis elle repartie derrière son comptoir servir quelques clients qui passaient par là.

« Vous avez vu? Il y a eu un nouveau vol cette nuit.

- Oui, ils parlaient de ça dans la classe ce matin, continua Marinette, l'air de rien.

- Cette fois, c'était au Musée du Louvre, lut Luka en prenant son journal dans son sac.

- Ils passent au cran supérieur on dirait... Avant, ce n'était que des petits vols mais là... »

Mari' dévisagea Nino qui semblait soucieux avec ses traits froncés. Il arracha le journal des mains de Luka qui gueula un coup. Il frappa gentiment Nino qui se mit à lire l'article à haute voix. Marinette n'avait pas pris la peine de le lire ce matin-là, trop heureuse d'avoir volé la vedette à Agreste. Rien que de repenser à sa tête la faisait sourire, chose qu'elle cacha en sirotant de son chocolat.

« C'est le père de Nino qui s'occupe de cette affaire. Il collabore avec plusieurs personnes dans des villes différentes. Commenta Alya en regardant son « frère » lire. Mari', ça va? »

En entendant ça, la jeune femme s'était étouffée avec son fichu chocolat qu'elle avait avalé de travers. Elle jura et posa sa tasse sur la table, toussant sans retenu pour faire remonter la mousse de chantilly qui restait coincée. Luka, le plus proche d'elle, tapota son dos, lui envoyant sans le savoir des décharges électriques à chaque toucher. Sans aucun doute, elle allait complètement fantasmer sur le fait que ses mains aient touché son corps plus tard.

Quand ce fut calmé, elle hocha la tête pour répondre à la question de sa meilleure amie. Alya la regardait avec inquiétude mais également avec un air malicieux bien caché dans son regard. Mari' lui retourna un regard noir qui la fit rire sans que les autres ne comprennent l'échange silencieux entre elle.

Depuis quand c'était M. Lahiffe qui s'occupait de cette affaire? Marinette savait pertinemment que le père de ses deux meilleurs amis était flic mais jamais, oh grand jamais, il n'avait travaillé sur un de ses casses. Il n'était même pas dans cette branche de la police ! Il ne s'occupait que des accidents de la route !

Qu'il y ait quelqu'un qui s'en charge, c'était normal... Mais pourquoi lui? Juste que là, c'était l'officier Raincomprix qui s'en occupait. Qu'est-ce qui avait changé pour que ce soit le père de Nino qui se retrouve sur ce type d'affaire ? Savoir qu'elle serait traquée par le paternel de ses amis d'enfance la mettait mal à l'aise. Très mal à l'aise. Il faudra qu'elle se montre plus prudente à l'avenir.

« Je vais devoir rentrer. Ne prit-elle pas la peine de répondre vocalement à Alya. J'ai oublié que mon père voulait que je rentre tôt. Je vous laisse, à demain.

- Tu ne finis pas ton chocolat? Demanda Luka avec ce faux air innocent.

- Prend le, je te l'offre. »

Elle les salua une dernière fois et parti sans demander son reste. Il fallait qu'elle dise à sa famille ce qu'elle venait d'apprendre, même si ça ne changeait strictement rien dans le fond... Mais bon, mieux vaut être trop prudent que pas assez.

Prudence.

Ce mot, elle avait l'impression de l'utiliser à longueur de temps. Mais bon, être en danger était quelque chose d'excitant. Peut-être était-ce parce qu'elle baignait dedans depuis son plus jeune âge mais elle se sentait relativement bien lorsque l'adrénaline montait en elle. Une drogue? Peut-être et alors? Au moins, elle ne s'ennuyait pas dans sa vie et c'était ce qu'il y avait de plus important pour elle. Une vie monotone d'étudiante normale... Bien sûre qu'elle y avait déjà pensé et qu'elle avait déjà envié ces filles sur-maquillées qui se contentaient de courir après les mecs... Mais c'était uniquement dans ses périodes de déprime. Sinon, elle passait son temps à descendre ces pauvres filles qui ne savaient pas quoi faire de leur vie. Surtout Chloé et Lila quand elle y repensait.

Elle arriva chez elle moins de dix minutes après avoir quitté la troupe. Elle entra, balança son sac sur le canapé non loin de l'entrée, retira ses chaussures puis fit un tour des lieux avec son regard. Personne. Étrange mais pas tant que ça. Elle monta à l'étage et fit le tour des chambres et salles de bain. Toujours personne. La jeune femme entendit un bruit mât qu'elle ne connaissait que trop bien venant de l'étage. Avec un sourire, elle se dirigea vers sa chambre, se changea puis monta encore à l'étage du dessus après avoir dévoilé la porte parfaitement dérobée derrière un pan de mur. Par mesure de sécurité, la porte était constamment fermée, même quand il y avait quelqu'un dedans. Elle inséra la clé dans la première serrure et ouvrit la porte coulissante qui donnait accès à un panneau de contrôle. Depuis des lustres, le niveau de sécurité était toujours au top niveau de ce qui existait à l'époque. Marinette posa sa main sur une plaque lisse et un scanner se chargea de l'identifier. Pas de voix mystérieuse qui sort le propriétaire de la main, ça c'est réservé à James Bond et tout autre mec de ce genre. Enfin, la porte s'ouvrit... Et elle vit son père voler à travers la pièce.

« Tu es trop mou. Combien de fois devrais-je te le dire? »

Marinette entra dans la pièce avec un sourire et salua son grand-père qui fixait d'un œil dur son fils par terre. Le père de la jeune femme avait arrêté ses entrainements dès que sa fille avait commencé à être la voleuse officielle de la famille. Lui, il était plutôt branché nouvelle technologie et c'est grâce à lui que tout se déroule pour le mieux. Lui et les grands-parents se contentaient de coordonner les choses et de trouver des clients. Marinette exécutait, tel une automate. Elle regarda son père se relever péniblement, signe que ce n'était pas sa première chute. Elle se mit à rire, ce qui attira l'attention des deux hommes et de sa grand-mère qui était dos à elle.

« M. Lahiffe s'occupe de retrouver le « voleur » qui sévit en ce moment. Leur lança-t-elle avant qu'ils n'aient pu dire quoique ce soit. »

Leurs visages s'aggravèrent sans attendre. M. Lahiffe était un ami de la famille depuis très longtemps à cause de Marinette. Et pour le moment, ils se demandaient tous les trois si les choses ne se compliqueraient pas trop si c'était lui qui enquêtait là-dessus. Gina vint prendre sa petite fille par les épaules, lui montrant ainsi son soutien. Mari' devrait se montrer bien plus prudente envers ses deux meilleurs amis et cela l'attristait. Elle avait déjà fait quelques boulettes avec eux (lui plus particulièrement), mais jamais ils n'avaient relevé ses paroles. Et heureusement! Alya était du genre Madame Perspicace. Ce n'était pas pour rien qu'elle voulait faire carrière dans le journalisme. La connaissant, avec son beau-père sur cette affaire, elle allait commencer à y fourrer son nez. Avec elle, les erreurs pouvaient très vite couter chères. Et avec le père de Nino sur l'affaire, ils feraient tous les deux bien plus attention, même inconsciemment. Aucune faute ne lui était permise dorénavant avec eux.

« J'aimerais m'entrainer. Vous pouvez partir?

- Bien sûr ma chérie. Prend ton temps. »

Gina partie, suivit par les deux hommes qui semblaient toujours dans leurs pensées. Elle s'assura que la porte fut fermée derrière eux puis commença son entrainement. Elle ferma les yeux et laissa le calme l'envahir, jusqu'au plus profond de son être. Elle voulait tout ressentir, se couper du monde pour n'avoir désormais qu'un seul objectif en tête: rester concentrer. Il faut être réaliste, un voleur n'a pas d'entrainement propre. Marinette maitrisait l'art martial mieux que quiconque, son père et sa mère ayant insistés dès le début pour qu'elle l'apprenne « en cas de pépins ». Refusant de posséder des armes à feu, son savoir dans le combat était sa seule arme de défense si jamais elle se faisait avoir un jour, chose qu'elle n'espérait pas. La concentration et le sang froid... Pour elle, c'était les deux qualités à posséder lorsqu'on se retrouve en mission. Elle ne montre ce côté à personne de son entourage, seule sa famille proche sait qu'elle peut se montrer imperturbable lorsque la situation l'exige.

Pourquoi ne montre-t-elle pas cette capacité? Tout le monde sait qu'un voleur est méticuleux. Si on la voie comme quelqu'un de désordonné et terriblement maladroit, il n'y aura aucun soupçon sur elle et sa maladresse.

On l'appela d'en bas. Bande de chieur! Ça ne faisait même pas cinq minutes qu'elle était seule et ils l'a dérangeaient déjà? Elle ouvrit les yeux brutalement, ce qui l'aveugla l'espace d'un instant. Lasse, elle se dirigea vers la porte, l'ouvrit puis descendit d'un pas lourd dans la cuisine où son père l'attendait avec un air grave sur le visage.

« Quoi?

- Pour le père de Nino et Alya...

- Beau-père pour Alya. Corrigea-t-elle automatiquement, gagnant un roulement des yeux au ciel de la part de tous.

- Ne change rien.

- Je n'avais pas l'intention de changer quoi que ce soit, répondit-elle en haussant les sourcils. Je vais juste me montrer plus prudente en face de lui c'est tout. Pourquoi tu me dis ça? Aurais-tu peur pour moi? Ajouta-t-elle, taquine.

- Bien sûr que oui! Je reste ton père. Et si tu tombes, on tombe également.

- Han, je vois. En fait, tu t'inquiètes juste pour notre petit confort...

- Arrête ça mon macaron, tu sais bien que non. »

Un silence se fit entendre suite à ça. Il avait raison. Si jamais Marinette se faisait avoir, toute la famille chutait. Imaginez le scandale un peu! La famille Dupain-Cheng, l'une des familles les plus impliquées dans la vie parisienne grâce à la renommée de sa mère, pâtissière de talent, impliquée dans une affaire de vol... Elle s'installa en face de son père et le regarda droit dans les yeux.

« Vous avez réussis à redonner la marchandise sans problème?

- Oui, ne t'en fait pas pour ça. Pour le moment, tu es tranquille. Profites-en pour te reposer...

- Et m'améliorer. Tu pourras me remettre le système de sécurité à infrarouge ce week-end? Ce soir, je suis un peu claquée et demain je dors chez Al' et Nino. »

Dès que les deux noms franchirent sa bouche, Gina, Roland – son grand-père terriblement silencieux – et son père froncèrent les sourcils et se tendirent. Mari' grinça des dents. Peut-être qu'elle n'aurait rien dû leur dire au sujet de M. Lahiffe.

« Ne fais pas cette tête, je sais ce que je fais.

- Hum... soit tout de même prudente. Implora Tom, lançant un regard inquiet à sa fille unique. »

Pour toute réponse, elle leva les yeux au ciel et descendit de sa chaise pour monter dans sa chambre sous l'œil affectueux de sa famille. C'est sûr que si elle commençait à les éviter comme la peste – ce qui était hors de question – immédiatement après avoir appris la nouvelle, ce ne serait absolument pas suspect. Elle savait ce qu'elle faisait.

« Faut voir le bon côté des choses, dit-elle en se retournant. M. Lahiffe s'est plaint il n'y a pas si longtemps qu'il s'ennuyait dans son métier. Je vais lui apporter un peu d'action, finit-elle en haussant les épaules rapidement avec son sourire au coin. »

Elle ne laissa pas le temps aux autres de répliquer. Elle était déjà partie.