Hey à tous.

Voici la suite de cette fiction.

Encore merci pour les reviews laissées. Pour y répondre :

- oui, Carlita, il y aura une confrontation Marinette/Adrien sur une même oeuvre lors d'un même cambriolage :). Il arrive d'ici deux ou trois chapitres et promet quelques vagues pour la suite de l'histoire. Patience ;)

- SunshineFeather : je suis très touchée de lire que tu as apprécié plusieurs de mes fics. Merci beaucoup. J'espère que celle-ci te comblera autant que les autres :) Luka et son béguin pour Marinette, je pense que ça peut encore se jouer. L'idée me trotte dans la tête et j'ai déjà quelques lignes qui pourraient attiser sa jalousie et lui faire découvrir des sentiments. Quant aux noms LadyBug et Chat noir, je vais les inclure. Je sais déjà comment, il ne me manque plus que le "quand". En tout cas, encore merci pour ton joli commentaire :)

Sur ce, je vous laisse découvrir la suite :)

{Enjoy}


Chapitre 3:

Le Grand Mogol

Le chemin pour aller jusque chez la famille Lahiffe était relativement... dangereux pour n'importe quelle fille. On devait emprunter pas mal de petites ruelles, pas forcément très bien éclairées. De plus, Marinette et ses deux meilleurs amis n'habitaient pas dans le même quartier. Mais la jeune fille s'en moquait. Sachant qu'elle était capable de se défendre, elle n'y allait pas par quatre chemins et traçait le sien sans se préoccuper de ce qui se passait autour d'elle, s'enfonçant dans ses pensées avec un fond sonore musical donné par son I-pod en poche qui était allumé. Ainsi, elle ne fit pas attention à un groupe de mec qui la fixait et qui la sifflait. Elle retint un grincement sans leur jeter un coup d'œil. Pour seule réponse, elle hâta légèrement son pas, ne voulant pas s'arrêter pour leur donner une pseudo excuse pour l'approcher et ne souhaitant pas arriver en retard chez ses amis. Dès qu'elle fut hors de vue de ces hommes, elle se mit à courir pour les semer une bonne fois pour toute. Quand elle fût sûre qu'ils n'étaient plus possible qu'ils soient derrière elle, elle ne s'arrêta pas pour autant, voulant arriver le plus vite possible. La pluie commençait à tomber et finir trempée de la tête aux pieds ne faisait pas parti de ses projets de soirée.

Elle arriva un quart d'heure plus tard. Ce laps de temps fut suffisamment long pour qu'elle soit bien mouillée mais pas suffisamment pour qu'elle soit gelée jusqu'aux os. C'était déjà bien non? Mari' frappa à la porte de la petite maison individuelle et on vint très vite lui ouvrir.

« Allez, rentre avant d'attraper la mort. La réprimanda gentiment Nino.

- La mort ne s'attrape pas. Mais merci de t'inquiéter pour moi, ajouta-t-elle à moitié grognon, lui lançant un clin d'œil quand il leva les yeux au ciel. »

Elle pénétra dans la pièce et quitta rapidement son manteau que Nino mit à sécher. Il lui proposa une serviette qu'elle accepta gentiment avec un sourire. Elle l'attendit donc dans l'entrée, se déchaussant en attendant qu'il revienne avec le linge. C'est Alya qui revint la première - décidément, elle savait anticiper toutes les situations - et elle entreprit de sécher ses cheveux bien mouillés et qui avaient la fâcheuse manie de frisotter au contact de l'eau. Elle s'acharna dessus, tentant en vain de les rendre de nouveau lisses. Ce fut un échec total, ce qui amusa grandement Ella et Etta, les jumelles fraichement débarquée dans l'entrée pour la saluer.

« Tu vas ressembler à un mouton. Se moquèrent-elles d'une même voix en venant se mettre dans ses jambes pour l'engloutir dans un câlin. Euuurk, tu es toute mouillée.

- Venez ici mes amours. »

Les deux fillettes crièrent et se sauvèrent avant même que Marinette n'ait pu les attraper dans ses bras et les rendre mouillées. Alya rigola, bientôt suivit par sa meilleure amie qui reprit sa tache avec ses cheveux.

Une fois finie, elle alla dire bonjour à tout le reste de la famille qui se trouvait devant une comédie, affalée sur le canapé. Avec un léger sourire, elle salua Marlena puis Patrice, le père de Nino. Son petit frère, Noël, était plongé dans un bouquin qui semblait très ennuyeux. Mari' lui balança un coussin pour qu'il remarque sa présence. Un « Hey! » sonore vint gâcher la presque tranquillité de la maison. Quand il remarqua de qui il s'agissait, son teint se hâla d'un léger voile rouge qui échappa au regard de Marinette qui rigolait de sa blague avec Nino. Noël la salua presque timidement puis se remis dans son bouquin. En y jetant un coup d'œil, Mari' vit qu'il s'agissait de la dernière bande dessinée sur l'univers marvel.

« On va dans ma chambre. Prévint le métis, sortant Mari' de ses pensées en lui frôlant le bras pour la réveiller. Vous nous appelez pour le repas? Demanda-t-il à l'attention d'un des deux adultes.

- Ne t'en fait pas. Sourit Marlena tout en remuant son repas. Soyez sage. »

Ils rirent tous les trois puis filèrent dans la chambre de Nino. Depuis le temps, la mère de Nino osait encore dire cette phrase. Certes, petits ils avaient fait les pires conneries tous les deux. Alya étant la plus sage et préférant quitter la pièce dès qu'ils chahutaient un peu trop, Marlena avait commencé à être suspicieuse sur leur véritable relation. Elle avait pris l'habitude de laisser s'échapper cette phrase sortir d'entre ses lèvres à chaque fois que Marinette se rendait dans la chambre de Nino. Si seulement elle savait !

Depuis le temps, Mari' devait admettre qu'elle était toujours surprise de voir que la relation entre Nino et Alya était toujours secrète pour tous. Ni Marléna, ni Patrice, ni aucun frère et sœur n'était au courant. Un exploit en soit tellement ils étaient envahissant. Et, oh mon Dieu heureusement ! Sans parler de la réaction sans doute effarée et choquée des deux parents, Mari' ne voulait pas être à la place de Nino quand Nora, la grande-sœur sur-protectrice d'Alya, allait apprendre la nouvelle. Silencieusement, alors qu'ils s'installaient tous, Marinette détailla le couple devant elle et sourit doucement. Elle avait l'impression que c'était hier qu'ils s'embrassaient pour la première fois, lors d'un défi qu'elle leur avait lancé pour rigoler. Seulement, ça avait semble-t-il déclenché quelque chose entre eux et, une chose en entrainant une autre, ils avaient laissé les caresses, les touches et les baisers prendre de plus en plus de place dans leur relation de frère et sœur. Ils n'avaient que sept ans à l'époque mais, depuis, ils ne se considéraient absolument plus comme frère et sœur. Dire qu'ils se détestaient au début ! Combien de fois Nora était intervenue pour les séparer d'une bagarre quand Marléna avait déménagé pour s'installer ici ?

On dit que la haine et l'amour sont proches. Pour eux deux, ça avait été le cas. A moins qu'ils aient toujours été amoureux l'un de l'autre mais n'avait pas compris la différence entre Haine et Amour. Aucun des deux ne s'en souvient et, sincèrement, ça n'avait aucune importance.

Marinette adorait la chambre de son meilleur ami. Elle était spacieuse, généralement bien rangée et elle était couverte de poster représentant tous les groupes préférés de son ami... Qui étaient également les siens. Ses plus précieux souvenirs s'étaient déroulés ici.

Non, elle n'avait jamais couché avec lui pour des raisons évidentes et non il n'y avait rien à part une forte amitié entre eux malgré les sous-entendus constant de Marléna. Mais c'est dans cette chambre qu'ils ont eu les meilleures discussions, les meilleurs fous rires et les meilleures idées. Les plus grosses crises de larmes, les plus gros doutes et les plus grands réconforts. Bien sûr, il y avait la vie à l'extérieure, celle du lycée et des sorties entre potes, mais être seule et juste avec lui et Alya était toujours un bonheur immense pour la jeune femme. Et elle savait très bien que c'était réciproque. Ils s'installèrent directement sur le lit où Marinette attrapa une guitare pour faire quelques accords sous le regard amusé de son ami.

« Vu que tu es d'humeur à jouer, j'ai essayé de créer une nouvelle partition. Tu l'essayes?

- Envoie là moi, que je puisse la voir. Sourit la jeune fille avec une expression calme et enjouée. »

Alya s'installa contre l'épaule de son petit-ami sans paraitre trop proche de lui, tapotant sur son portable pour parcourir les réseaux sociaux. En l'observant du coin de l'œil, Mari' vit qu'elle était toujours un peu plus ennuyée par les sous-entendus de Marléna au sujet d'elle et Nino. Ça l'attristait quelque part. En aucune façon la franco-chinoise voulait blesser sa meilleure amie. Mais c'était leur secret. Et chaque secret apporte son lot de tristesse et frustration. Elle le savait mieux que quiconque. En plus, quelque part, l'idée que Marlena avait qu'elle et Nino finirait par devenir peut-être une chose l'éloignait de la vérité.

Nino alla farfouiller dans le bordel qui trônait magistralement sur son bureau. Contrairement à sa chambre, le rangement qui était de mise sur le bureau échappait à toutes les logiques connues de la franco-chinoise. Seule Alya réussissait, de temps en temps, a retrouver certains documents lorsque son petit-ami le lui demandait. Seulement, ce soir, les deux jeunes femmes échangèrent simplement un regard blasé et levèrent d'un même mouvement les yeux au ciel avant de ricaner. Après quelques longues minutes, il trouva enfin l'objet de sa recherche. Triomphant, il revint vers les filles avec un grand sourire et leur tendit la feuille.


oOo

Crétins de chiens qui gueulent. Ils ne pouvaient pas se la fermer ces deux-là? D'un regard mauvais, une ombre passa par-dessus le grillage qui entourait le jardin de la maison bourgeoise. Les deux molosses étaient attachés, heureusement, mais continuaient de gueuler, ameutant bientôt tout le quartier. L'ombre leur balança un paquet qu'ils reniflèrent avant de se jeter dessus, arrachant un sourire victorieux à cet individu. Bientôt, ils dormiraient tranquillement. Aussi discret que possible, il fila à travers le jardin, profitant des arbustes et autres plantations pour parfaire son camouflage. Certes, la nuit était sa meilleure alliée sur ce coup mais on ne sait jamais! Avec le vacarme des chiens, mieux valait redoubler de prudence. Une lumière s'allume à l'étage de la maison. Sans paniquer, l'ombre se posta derrière un bosquet, un regard porté sur la source de la lumière. La fenêtre de la pièce éclairée s'ouvre et une jeune femme sort, vêtue de son peignoir, un regard inquiet porté sur son jardin. Elle regarde un peu partout, puis rentre, peut être rassuré. Qu'importe. Il ne lui arrivera rien, elle n'a pas à s'inquiéter. Par contre, elle devrait s'inquiéter pour le collier qui est en ce moment même dans la salle de bain, un étage plus bas que la jeune femme. Lui... Il peut craindre quelque chose. Le collier appartient à un particulier qui a eu malheureusement une période financière difficile il y a de ça quelques années. Ce bijou lui a été pris lors d'une saisie par les huissiers de justice qui n'imaginaient même pas ce qu'ils détenaient dans leurs mains. Au bout de la chaine d'argent, trône une petite pierre précieuse qui rend ce bijou si particulier. Aujourd'hui, le client était revenu sur les rails sur le plan financier et il souhaitait récupérer ce bijou. Or, il était en la possession d'une autre personne. Adrien était chargé de récupérer le bijou. D'après ce que lui avait dit le client, ce bijou serait « Le Grand Mogol ». Découvert au XVIIIe siècle, ce magnifique diamant de deux cent quatre-vingts carats tient son nom du Shah Jehan, qui construisit le Taj Mahal. On pense qu'à l'état brut, cette pierre pesait près de huit cent carats. Enfin ça... c'est ce que croit cet homme. Ce petit bijoux d'une valeur inestimable est porté disparu et reste introuvable. Alors que ce bijou soit réellement cette pierre précieuse, Adrien avait quelques doutes. Mais bon, le client est roi. Il ordonne, les Agreste obéissent.

Adrien venait tout juste d'atteindre la porte. Pour avoir observé la femme depuis plusieurs heures, il sut qu'elle était verrouillée. De sa poche interne, il sortit une petite pochette et pris ses crochets pour forcer la porte sans pour autant défoncer la serrure. L'opération ne lui pris que quelques secondes. Il pénétra dans la maison en silence et referma la porte derrière lui. Comme prévu, il n'y avait aucun bruit. Il avança dans le couloir d'entrée, passa devant la cuisine, tourna à droite et ouvrit la deuxième porte du côté gauche du couloir. La salle de bain venait de s'ouvrir devant lui. Un léger sourire se dessina sur ses traits. Il avança dans la pièce sans prendre la peine d'allumer la lumière et commença à ouvrir le premier tiroir. Rien. Que des produits pour la peau. Il leva les yeux au ciel et passa au second tiroir. À l'intérieur, un écrin rouge sombre. Bingo! Il le prit, l'ouvrit pour vérifier que sa cible était bien dedans.


oOo

Le trio d'adolescent descendait les escaliers pour rejoindre le reste de la famille afin de diner tous ensemble. La partition du jeune homme méritait d'être approfondit. Ce qu'en avait fait Marinette lui avait beaucoup plu et ils s'étaient mis d'accord pour la continuer, voir la finir, dans la soirée. Ils arrivèrent dans la cuisine. Noel était déjà assis tandis que Marlena sortait un plat du four. Rien qu'à l'odeur, les trois adolescents salivaient. Marlena était une excellente cuisinière - après tout, n'est pas embauché au grand hôtel des Bourgeois n'importe quel chef - et c'était toujours un régal. D'un côté, étant femme au foyer depuis près de deux ans - depuis qu'elle avait accepté de céder sa place suite à un accident en réalité - et adorant cuisiner, elle passait des heures en cuisine pour trouver des nouvelles recettes à essayer. Et à chaque fois, elle épatait sa famille. Bien entendu, chacun savait que cette nouvelle occupation n'était qu'une facette: son boulot aux cuisines du Grand Hôtel lui manquait et, son bras parfaitement rétabli depuis, son sentiment d'inutilité ne faisait que grandir au fond de son cœur. S'il n'y avait pas eu ce fichu accident, jamais elle n'aurait arrêté. Mais bon... Quand la santé est en jeu, mieux vaut éviter de jouer.

« Ah! Vous voilà. Asseyez-vous, ça va être prêt dans trente petites secondes. Sourit-elle en les voyant arriver. »

Pour ne pas la contredire, M. Lahiffe et les trois adolescents fraichement descendus s'installèrent autour de la table. Comme promis, le plat arriva très vite sur la table sous les yeux émerveillés de tous. Fière d'elle, Marléna pris la première assiette pour servir le repas. Comme à chaque fois qu'elle venait ici, Marinette se régala sous les blagues douteuses et pas drôles de M. Lahiffe qui croyait dur comme fer que tout le monde rigolait grâce au côté comique de sa blague. S'il savait... Il devait être près de vingt-deux heures lorsque le fixe sonna, coupant le patriarche dans une de ses blagues. Ils se regardèrent tous un moment, le temps de deux sonneries. Puis, il se leva avec un visage coincé entre le sérieux et l'inquiet. Pourquoi appelait-on à cette heure-ci? Il décrocha.

« Allô?

- Un vol par effraction est en train de se produire Rue Notre Dame des Champs.

- C'est dans le 6ème arrondissement... Je ne suis pas très loin. J'arrive tout de suite. »

Il raccrocha et parti de la cuisine. Marinette fronça les sourcils, un mauvais pressentiment la gagnant. Pourquoi partait-il en plein milieu de la nuit? Son instinct lui dictait qu'il allait quelque part. Or, vu la nouvelle mission qu'on lui avait confié au sein de la police, il devait sans doute se rendre sur les lieux d'un vol. Agreste? Là encore, elle fronça ses sourcils. Elle ne savait pas ce qu'il avait prévu pour ce soir. Devait-elle s'inquiéter? Ce n'était pas trop son genre mais ce n'était pas non plus son genre de ne pas faire attention à son intuition.

À la réflexion... Non. Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.

Les Agreste avaient promis qu'ils ne diraient rien sur sa famille et elle, et ce même s'ils se faisaient prendre. Elle ne risquait rien. Ni sa famille. Mais tout de même... ce serait étrange que Adrien se fasse prendre comme ça. Le père de Nino repassa dans la cuisine et déposa un baiser sur la joue de sa femme, lui promettant de revenir très vite. Mari' salua brièvement M. Lahiffe, ses sourcils ayant repris leur place pour qu'il ne se doute de rien. Elle chassa Adrien de ses pensées, pestant contre elle de s'inquiéter pour ce type. Qu'il aille en prison! Ça lui fera des vacances et elle ne l'aurait plus dans les pattes! Mais quand même... Pour remettre de l'ambiance, Nino pris la parole, changeant complètement de sujet.

Pourtant, au coin de son esprit, le nom d'Adrien ne cessait de revenir.


oOo

« Lâ... Lâchez ça de suite. »

Adrien leva la tête et tomba nez à nez avec la femme de la fenêtre. Comment avait-elle fait pour l'entendre? Et comment avait-elle fait pour avoir le courage de venir lui faire face? Heureusement que son visage était caché sinon il aurait été mal barré. Voyant cette femme trembler, il ferma le tiroir, l'écrin en main. Il le mit dans sa poche et mis ses mains en l'air, la rassurant sur ses intentions. Voleur, oui. Assassin: certainement pas.

« Laissez-moi partir et il ne vous arrivera rien, asséna-t-il d'une voix calme, froide et pourtant sans équivoque.

- No... Non. Reposez cet écrin.

- Non. »

Il courut vers elle et la poussa, pas très violemment, pour qu'elle s'écarte. Elle hurla sous la peur et se paya la porte en pleine tête, l'assommant légèrement. Ce fut largement suffisant pour qu'il passe. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'elle lui courre après, se remettant très vite du choc contre la porte. Décidément... toutes les femmes étaient les mêmes. Toujours à lui courir après. Trêve de plaisanterie. Il se retourna et se stoppa, l'obligeant à faire de même. Il la dépassait d'au moins une tête, ce qui avait le don d'impressionner la pauvre femme qui ne savait pas quoi faire pour le retenir. Ce bijou lui avait été offert par son défunt mari. Et, tenant à sa mémoire comme aux prunelles de ses yeux, elle refusait que cet objet précieux lui soit volé. Adrien la dévisagea avec un air dur puis sorti l'écrin de sa poche, narguant la femme avec.

« C'est de ça que vous parlez?

- Oui. Rendez-le-moi.

- Hum... Non. Pourquoi le devrais-je? Demanda-t-il d'un ton sarcastique.

- Pourquoi devriez-vous le prendre? »

Lui qui cherchait à gagner du temps pour trouver un moyen de fuir sans la blesser, voilà qu'elle se mettait à prendre de plus en plus de confiance en elle. En tout cas, elle en avait réuni suffisamment pour se permettre cette perspicacité qu'il jugeait insolente. Il haussa un sourcil puis rangea le boitier une fois de plus dans sa poche.

« Parce que ce petit trésor m'intéresse. Désolé mais je n'ai plus le temps de jouer. »

Il fit demi-tour et se mis à courir vers la sortie. À peine était-il arrivé à la porte qu'il vit des sirènes danser dans le noir de la nuit. Il se figea immédiatement, son cerveau étant déjà en train d'analyser la situation et les issues de secours pour atteindre au plus vite la première bouche de métro quelques mètres plus loin. Il pourrait les semer une fois dans ce dédale souterrain. Il grommela intérieurement, insultant de tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait la garce derrière lui qui avait prévenu les flics. Lorsqu'il se retourna pour passer par une autre sortie, il la vit souffler de soulagement, comme si elle ne s'attendait pas vraiment à ce que cette aide lui parvienne. Il se posera la question de savoir qui les avait prévenus plus tard. Pour le moment, il fallait qu'il se barre.

On frappa à la porte.