Bonjour à tous,
1000 excuses pour le retard. J'étais partie en week-end et je n'ai pas pris mon PC pour publier en temps et en heures.
Pour répondre aux commentaires, oui le bijou existe réellement. J'ai googlé les bijoux que je pouvais prendre pour cible pour avoir quelques idées quand j'ai commencé la fic ahah. QUant à la "taupe" ou non, vous le saurez bien assez tôt ;)
Sur ce... {Enjoy}
Chapitre 4:
Mr J'en-foutiste.
* Et merde! Je suis maudit! *
Il n'y a pas à dire, Adrien était dans la mouise, pour ne pas dire autre chose. La jeune femme qui se trouvait dans son dos laissa échapper un cri de surprise puis se mit à hurler de l'aide. Le blond grimaça un instant puis décida très rapidement de déguerpir de devant la porte, contre laquelle on avait arrêté de tambouriner gentiment. La poignée s'abaissa mais déjà, le voleur avait quitté l'entrée. Dans un excès de courage qu'elle avait pioché on ne sait où, la propriétaire du Grand Mogol s'interposa dans le cadre de la porte menant à la pièce adjacente. Cette fois, Adrien n'eut aucune pitié pour elle et la frappa (sans trop cogner non plus, gentleman comme il est), ce qui la fit tomber et ainsi, permis au fuyard de s'éloigner des flics. En parlant d'eux, ils pénétraient déjà dans la maison, arme en avant et fouillant du regard la pièce. Quand l'un d'eux vit la femme à terre, il hurla d'appeler une ambulance au cas où.
Là, les choses commencèrent à sérieusement se compliquer.
Adrien se dirigea rapidement et discrètement à l'étage. Un silence de mort régnait désormais dans la maison. Tandis que certains souhaitaient attraper cet homme, un autre désespérait de sortir de ce calvaire. Si jamais il était découvert, tout serait finit et il se maudirait à vie de son erreur et de son manque de rigueur. Pourtant... Il avait procédé comme à chaque fois qu'il allait rendre une petite visite imprévue chez des propriétaires. Pourquoi les choses tournaient-elles ainsi?
Une marche craqua très près de lui - trop près de lui à son humble avis - et il constata presque avec horreur qu'il n'en n'était pas l'auteur. Un nouveau silence puis...
« Il est en haut! »
Le silence fit place à un brouhaha impressionnant, résultat de la course des flics qui courraient après Adrien à l'étage. Le jeune homme, plus sportif qu'eux, grimpa plus rapidement et s'enferma dans une des pièces. Il tira un fauteuil qu'il plaça juste en dessous de la poignée afin de la bloquer quelques instants. Il ne fallait pas qu'il espère gagner plus que quelques secondes. L'hésitation n'était plus permise. Sans se poser de question, le lycéen au double visage fonça vers la fenêtre qu'il ouvrit sans aucun mal. Après un furtif regard en contre-bas, il sauta. Des policiers le virent faire son saut et se précipitèrent directement vers lui. Il roula sur lui-même et se releva avec toute la grâce dont il était capable dans cette situation d'urgence, autant dire aucune. Il atterri presque dans le buisson et frappa la branche qui vint contre son visage. Il grommela, se forçant à rester aussi silencieux que possible, et vit cinq hommes armés arriver vers lui. Une nouvelle grimace déforma son visage d'ordinaire angélique. Avant que les policiers n'aient braqué leurs armes devant eux, Adrien glissa comme il put sous le buisson pour ressortir derrière. Ainsi, il était protégé par ce petit arbuste bien touffu et épineux, chose qu'il avait appris en passant dessous. D'un geste rageur, il balaya ses bras avec ses mains pour retirer les épines, gagnant quelques coupures et érraflures sur l'ensemble de son visage. Maudite mission. Même les chats noirs n'ont pas autant de poisse!
Son regard se posa sur un tas de branches d'arbres sûrement coupées récemment par la propriétaire. Avec un léger sourire bien qu'il soit d'une humeur peu charmante, Adrien s'empara rapidement de quelques branches et forma un tas en plein milieu du passage. Peut-être que cela retarderait les hommes. Chaque seconde était importante désormais.
« LÂCHEZ-LES CHIENS! »
S'en devenait ridicule !Il pouvait presqu'entendre la voix criarde de Chloé crier "Ridicule! Totalement ridicule!" dans sa tête. Il en aurait presque rit. Presque.
Au lieu de ça, là encore, Adrien jura dans sa barbe et accéléra le pas. Il entendit des aboiements et son sang ne fit qu'un tour dans ses veines. Un frisson d'horreur le traversa mais il essaya de l'ignorer. Il ne devait pas se faire avoir! Tout sauf ça! Un policier s'interposa devant lui. Il sauta sur le côté, frappa avec sa jambe. Bingo! L'homme étouffa un cri tandis qu'il se pliait en deux. Il n'avait qu'à avoir des abdos! Ce que le jeune homme ne prévit pas, ce fut qu'un second flic soit juste derrière le premier. Lorsque ses pieds touchèrent le sol, ils furent balayés par cet homme caché. En tombant, Adrien se prit un des rochers de décoration qui ornait le faux jardin zen de sa victime et ce fut son tour de laisser un cri étouffé s'échapper de ses lèvres.
Cette mission, il s'en souviendrait!
Avant de comprendre sa douleur et par pur réflexe, Adrien prit la première chose qu'il avait sous la main et le balança au visage de l'homme. Pendant qu'il se tenait l'œil à cause de sa douleur, Adrien se releva tant bien que mal, ce qui eut le don de faire craquer son dos et de lui donner une douleur bien désagréable. Mais il n'avait pas le temps d'y penser et se força à retenir son gémissement de douleur. Il s'élança et se tapa un sprint qu'il jugeait impossible pour lui jusque-là. Il sauta par-dessus la clôture et ne se fit pas prier de donner un bon coup de pied au chien qui avait presque réussit à le mordre au niveau de la cheville. L'adolescent avait senti les dents du molosse mordre sa chair mais pas suffisamment pour le faire souffrir ou pour laisser une quelconque trace derrière lui. Concentration. La course ne s'arrêtait pas là. Il s'enfuit dans la nuit qui fut sa meilleure alliée à ce moment précis. Sachant qu'on le poursuivait, il s'enfonça dans une ruelle et se planqua comme il put. Aussi cliché que ce soit, il se jeta derrière une immense benne à ordures et, par précaution, se mit quelques sacs sur lui pour mieux se cacher et, espérons le, dissimuler son odeur si des chiens étaient de nouveau impliqués dans sa traque. L'odeur envahie ses narines et il retint de justesse un haut de cœur.
Il retint son souffle tandis que des flics en patrouille passaient devant sa planque. Il salua Dieu dans son esprit, heureux que ces hommes n'eussent pas de chiens avec eux. Il se débarrassa de sa cagoule, passa une main dans ses cheveux puis quitta sa cachette après quelques minutes, sa main bien fermée autour du boitier contenant le Grand Mogol.
* Mon argent de poche à intérêt de tripler voir quadrupler ce mois-ci. Siffla-t-il à lui-même.*
Calmement, il revint dans une ruelle fréquentée et rentra chez lui, comme si de rien n'était. Il puait, était en sueur et avait envie de vomir, mais il avait réussi. Il s'autorisa à sourire lorsqu'il vit deux hommes munis de l'uniforme de police chercher des yeux leur cible qui s'était volatilisée. Il les dépassa de loin, fier de lui.
Quand il arriva chez lui, il ouvrit la porte dans un fracas qu'il ne faisait d'ordinaire jamais. Cette fois, il voulait bien faire comprendre à son cher et tendre père qu'il était de retour. D'un geste empli de fatigue et d'énervement à la fois, il déposa le boitier sur la table de nuit de son paternel qui ouvrit difficilement un œil. Il lui lança un regard noir qu'il lui rendit sans attendre, énervé d'avoir été réveillé juste pour ça. Sans lui accorder un autre regard, Adrien quitta sa chambre en prenant bien soin de claquer violemment la porte. Gabriel soupira, regarda l'objet, ouvrit l'écrin, sourit puis se recoucha sur le côté, tournant le dos à l'objet précieux. Il pourrait attendre demain matin désormais!
De son côté, Adrien ôta tous les vêtements qu'il avait sur lui pour les jeter directement dans la poubelle, dévoilant son corps musclé et sculpté grâce aux heures innombrables d'entrainements qu'il enchainait depuis tout petit. Las, le lycéen s'engouffra sous le jet d'eau chaude relaxant. Il ferma les yeux et appuya son front sur la paroi glacée de la douche. Son dos le fit souffrir lorsqu'il s'étira lentement. Il grimaça une énième fois et entreprit de se laver. Il remarqua que sa peau était écorchée au niveau du molet, là où le chien avait pincé sa peau avec ses dents. Il joua avec sa peau blanchie aux contours de sa pseudo blessure puis se releva pour attraper le shampoing. Il remonta trop vite et son dos émit un craquement sinistre qui ne lui annonça rien de bon.
Demain, il prendrait un rendez-vous chez le kinésithérapeute. Parce que là, maintenant, il voulait se coucher au plus vite. Il termina sa douche le plus rapidement possible, s'enroula dans une serviette puis parti se coucher. Il ne prit même pas le temps d'enfiler un caleçon. Il s'enfouit sous sa couette et sombra dans le sommeil.
Ou tout du moins il essaya. A peine avait-il fermé un œil que son réveil, objet inventé par un gars sadique qui ne savait sûrement pas quel instrument de torture il créait à ce moment-là, sonna d'un son strident qui le fit sursauter l'espace d'un instant. Adrien ouvrit des yeux aussi ronds que des soucoupes, franchement blasé. Le réveil sonna plusieurs minutes d'affilés sans qu'il ne sorte de son mutisme. Puis, quand il en eut marre d'entendre ce son horriblement rageant, il soupira bruyamment, tendit sa main, l'attrapa et le balança au fond de son lit, sous sa couette. Le bruit était diminué mais toujours là, persistant. Il grommela dans son oreiller puis il consenti plus ou moins à se lever. Il vira sa couette d'un geste brusque, se leva de mauvaise humeur, s'habilla sans vraiment regarder ce qu'il prenait et descendit en bas. Il mit deux toast à griller puis attendit devant le grille-pain, les yeux dans le vague. Peut-on dormir debout ? Si c'était possible, il paierait cher pour avoir cette capacité. Ça, et les micro-sieste. Les deux pauvres minutes d'attente lui parurent une éternité et il faillit se rendormir. Il se réveilla lorsque les toast sautèrent de leur prison, le faisant sursauter au passage. Las, le blond passa une main fatiguée sur son visage, espérant lui redonner quelques couleurs. Il attrapa ses tartines, les mangea rapidement et dépassa son père sans un regard ni une parole.
Le lycée était à dix minutes de chez lui à pied. Il n'en n'avait pas pour très longtemps et pourtant, il était parti en avance. Il maudit son statut de voleur de la famille Agreste et languissait après ses heures de sommeil qui n'arriveraient maintenant que d'ici une bonne douzaine d'heures.
Maudit, il était maudit!
Ou en tout cas, c'est ce que Adrien pensait. Et pour ne pas aider à contredire cette impression d'être maudit, une voix qu'il haïssait par-dessus tout arriva jusque ses tympans. Il leva les yeux et tomba sur ce visage si beau et si laid en même temps.
« Alors Adrien? On dirait que tu as eu une soirée... mouvementée! »
Le ton sarcastique et le regard suffisant qu'elle lui adressait augmenta sa mauvaise humeur. Et c'était sans compter sur son sourire en coin et son attitude nonchalante devant lui. Il lui lança un regard noir et la dépassa sans répliquer quoique ce soit, ce qui arracha une moue boudeuse à Marinette. Toutefois, elle ne lâcha pas l'affaire. Son instinct lui disait que quelque chose s'était passée et l'aura mauvaise que dégageait son pire ennemi ne faisait que confirmer son intuition. Elle courut pour être à ses côtés, toujours son sourire mesquin sur ses lèvres. Elle se planta devant lui, l'obligeant à s'arrêter. Un jeu du « je veux passer/tu ne passeras pas » commença entre eux et la fatigue d'Adrien fit qu'il abandonna le premier. Ils plongèrent chacun leurs yeux dans ceux des autres puis attendirent un moment. Adrien serra les poings au fur et à mesure que sa rivale le détaillait de haut en bas avec un sourire qui s'agrandissait.
« Quoi? Cracha-t-il finalement, agrandissant le sourire de la demoiselle.
- Comment s'est passé ta nuit? Une petite virée nocturne qui a mal tourné peut-être? »
Derrière la mesquinerie et l'amusement, Adrien descella une sincère curiosité qu'il ne comprit pas sur le coup. Il haussa un sourcil et décida de partir sur un autre terrain. Après tout, même s'il avait réussi son coup, il n'était pas très fier de la tournure des évènements. De plus, Mari' n'avait jamais fait une telle faute... Aux dernières nouvelles en tout cas. Alors, si elle apprenait comment ça s'était déroulé... Il en entendrait parler pendant des lustres. Il en était fatigué d'avance! Adrien croisa ses bras au niveau de sa poitrine et afficha un air malicieux comme il put.
« Ma nuit ne te regarde absolument pas. A moins que tu ne sois secrètement intéressée par ma vie très privée...
- Arrête tes conneries veux-tu? Râla-t-elle. Tu t'es foiré?
- Non. J'ai réussi.
- Mais? »
Là, Adrien la fixa un instant sans rien dire. Il n'avait pas envie. Bien qu'il vit le moral de la franco-chinoise chuter lorsqu'elle a appris qu'il avait réussi, il vit également que ce qui l'intéressait le plus était ce qui allait suivre. Il entendait déjà ses rires s'élever dans les airs. Il entendait déjà ses moqueries à tout va. La fatigue le gagna, plus puissante qu'avant. Il ferma les yeux mais il eut le temps de voir l'air triomphant de cette fille. Il compta un certain nombre de seconde dans sa tête et finit par ouvrir un œil. Et merde, elle était encore là en train d'attendre. D'ailleurs, elle avait l'air de beaucoup s'amuser. Alors qu'il allait se mettre à gueuler il ne savait encore quelle connerie pour s'échapper, il fut heureux (pour une fois) de voir Nino débarquer plus loin en hélant la jeune femme. Elle se retourna et fut projeter au sol par son ami. Ce dernier lança un regard noir et presque hautain vers Adrien qui haussa les épaules et dépassa Marinette. La jeune femme, en le voyant, commença à ses débattre des bras de son meilleur ami.
« Sérieux Nino. Je le tenais ce mec! Pourquoi tu es venu maintenant? Pleurnicha-t-elle.
- Parce que j'aime te sauter dessus. Mais merci de m'accueillir avec un tel amour. Ça me va... droit au coeur, ajouta-t-il en feignant de bouder.
- Allez bouge tes magnifiques petites fesses de moi! Tu m'écrases! Riposta-t-elle, mi-amusée mi-contrariée. »
Il se leva et aida la demoiselle à le faire. Mari' jeta un regard sur sa cible de la journée. Elle saurait ce qui s'est produit! Paroles de Dupain-Cheng. Il ne pourrait pas s'échapper bien longtemps, non?
Apparemment... Si. Toute la journée, elle n'avait pas eu une seule occasion de le cuisiner. Il s'esquivait à chaque fois – merci Chloé Bourgeois - et disparaissait même totalement de la circulation lorsqu'elle avait enfin une opportunité. C'est frustrée qu'elle rentra chez elle et c'est avec un coeur un peu plus léger, une mauvaise humeur à son apogée et une fatigue hors norme que Adrien pénétra dans sa maison, vide. Son père, ou plutôt son assistante, lui avait laissé un petit mot lui indiquant qu'il avait du courrier et qu'il était parti régler une affaire urgente dans son entreprise.
Qu'est-ce qu'il en avait à foutre? Sérieusement!
Il prit la lettre qu'il lui était destinée sur la table en la regardant sans vraiment la voire. Il s'en fichait! Tout ce qu'il voulait, c'était de dormir! Il balança la lettre sur son bureau et s'étala sans retenu sur son lit douillé. Sans tarder, il sombra dans un sommeil qu'il jugea bien mérité.
Ses yeux s'ouvrirent difficilement quelques heures après qu'il se soit endormi. Il regarda sa chambre sombre à cause de la nuit qui était tombée puis il lança un regard vers son réveil... Ou plutôt l'endroit où il aurait dû être. Le temps que tout lui revienne en mémoire, et il alla fouiller le fond de son lit pour en ressortir cet objet qu'il détestait. Il regarda l'heure. Minuit était passé depuis quelques petites minutes. En voyant ça, il ne put s'empêcher de souffler. Pourquoi le sommeil refusait de lui ouvrir pleinement ses portes? C'était injuste. Il se leva pour retirer ses vêtements et ne rester qu'en caleçon. Son regard se posa sur la lettre. En s'allongeant, il la prit dans sa main et la mit devant ses yeux. Il l'observa un instant puis la décacheta. Il la déplia puis la lu. Une fois. Deux fois. Trois fois. La première fois, ses yeux s'étaient agrandis rapidement. La seconde fois, ils s'étaient plissés et ce geste avait été accentué la troisième fois. Finalement, il balança la lettre hors de son lit et mit son bras sur ses yeux.
* Je verrais ça demain. Ou plus tard dans la journée désormais... *
A cette idée, il sentit la fatigue le gagner encore plus. Il ne lui fallut pas longtemps pour que le sommeil vienne reprendre ses droits sur l'esprit du jeune homme. Au pied du lit, une lettre légèrement chiffonnée trônait, ouverte comme pour laisser la menace qu'elle annonçait se propager.
