Chapitre 5:

Tout vient à point à qui sait attendre.

C'était enfin le week-end! Un bonheur immense empli le coeur de Marinette Dupain-Cheng, qui se fit un plaisir de balancer d'un geste nonchalant son sac au pied de son lit. Elle s'y allongea, les bras en croix et fixa un instant son plafond. Quelques idées de design flottaient dans sa tête, attendant qu'elle se redresse pour attraper un carnet de croquis et laisser ses mains faire le reste. Seulement, elle n'eut pas le temps de trop y songer avant qu'une pensée fugace et agaçante ne prenne le dessus. Après quelques minutes à débattre intérieurement, elle soupira et se redressa lorsqu'elle entendit sa porte de chambre s'ouvrir sur sa grand-mère. La jeune fille fut bientôt dans les bras de Gina qui lui caressa les cheveux en signe d'affection. Dans un même geste, les deux femmes tournèrent leur visage vers le bureau envahi d'une paperasse effrayante. Mais ce n'était pas ce qui retenait leur attention. Sur ce bureau, une lettre était adressée à Marinette. Une lettre qui, même si elle ne le savait pas encore, avait une jumelle ailleurs dans la ville, dans une autre maison. Une lettre qui, là-bas aussi, avait déclenché une série de questions restées sans réponse à tous ceux qui l'avait lue.

Cette lettre avait donné des frissons à tout le monde même si la menace qu'elle proférait avait été laissée de côté.

« Il va falloir régler ça aussi... soupira Marinette.

- Non. A mon avis, cette lettre n'a rien à voir avec notre... face cachée, si on peut l'appeler de la sorte. Je te rappelle que nous sommes connus et relativement puissant dans le monde des affaires ma chérie. Ta mère n'a pas conquis ce domaine en jetant des fleurs à tout le monde. Et tu serais surprise de voir jusqu'où la jalousie des uns peuvent faire des dégâts dans la vie de ceux qui ont réussi. Personne ne sait réellement ce que l'on fait. Je te le promet. Ne t'en fait pas pour ça. Le problème se réglera de lui-même. C'est juste un petit plaisantin qui nous fait une blague... Même si elle est tombée juste. »

Les deux parents échangèrent un regard puis la plus vieille se leva pour sortir de la pièce. Mari' n'était pas convaincue des paroles de sa grand-mère. Son instinct lui disait que cette lettre cachait quelque chose de plus effrayant. Quelque chose qu'ils ne prenaient pas au sérieux. Et ce quelque chose, Marinette était persuadée qu'il leur jouerait des tours.

Lasse, la jeune femme se leva pour de bon, alla fermer sa porte et entreprit de se déshabiller. Une fois le tas de vêtements à ses pieds, elle entra dans le carré de verre dans lequel se trouvait sa salle de bain personnelle. Depuis toujours, elle avait voulu sa propre salle de bain dans sa chambre qui était relativement immense. Ce n'était pas possible dans son ancien chez-elle. Avant que ses parents ne se séparent pour suivre leur propre voie, sa chambre était un grenier aménagé. Elle l'adorait. Mais c'était tout de même assez petit. Ici, ce n'était pas le cas. Des parois de verre séparaient le lit de la douche. Cette dernière était incrustée dans le plafond où des milliers de gouttelettes s'échappaient pour procurer un plaisir sans nom à la propriétaire des lieux. Des plantes hautes étaient mises en pot près de la vitre, pour donner un côté cocon que la lycéenne adorait. Cette douche était son havre de paix. Et au moins ici, personne ne cognait contre sa porte pour qu'elle se dépêche quand elle y était. Alors, avec un sourire, elle pénétra dans ce petit bout de paradis. Elle alluma l'eau chaude et joua avec les gouttes quelques instants. Ça la détendait. Comme si l'eau la lavait de ses soucis, de ses incertitudes et de ses doutes.

Après vingt bonnes minutes, Mari' sortie de sa douche, enroulée d'une simple serviette et retourna se coucher sur son lit. Là encore, son regard se porta sombrement sur la lettre. La jeune franco-chinoise s'en empara et la lue une énième fois.

Encore un seul faux pas et je te dénonce à la police.

Je sais ce que tu fais et j'en ai des preuves. Alors je te conseille vivement de stopper tes actes avant que quelque chose de fâcheux ne t'arrive.

A toi ou à ta famille.

La première fois qu'elle l'avait lue, Marinette avait franchement éclatée de rire. C'était d'un ridicule sans nom. C'était tellement... cliché! Elle avait chiffonnée la feuille et l'avait jeté dans la première poubelle qui passait sous sa main. Elle était persuadée qu'il s'agissait d'un concurrent de sa mère qui, pour une raison quelconque, l'avait ciblé peut-être dans l'espoir de déstabiliser Sabine. Après tout, un important concours se préparait. Et c'était toujours... étrange dans ces périodes là. GIna avit raison : les gens devenaient fous par jalousie et par rivalité.

Seulement, les choses s'étaient très vite compliquées par la suite. Et ce n'était pas pour sa mère. Le soir-même après sa première lecture, elle avait été faire une petite visite nocturne dans une ville voisine pour récupérer un tableau dont elle ignorait le nom. Apparemment, il n'avait pas une grande valeur mais le propriétaire plus ou moins légal de ce tableau le désirait ardemment. Même si le défi n'était pas assez relevé à son goût, le père de la demoiselle lui avait ordonné presque sèchement de ne pas rechigner sur ce travail et de l'accomplir correctement. Seulement voilà... Sans qu'elle ne sache pourquoi, une patrouille de policier était venue dans le quartier et avait porté un très grand intérêt à la maison où elle avait commis son vol. Trop grand intérêt à son humble avais même. Avec une chance qu'elle ne crut pas posséder, ils avaient passé leur route après une bonne heure à roder dans le coin et elle avait pu s'échapper. Toutefois, elle avait clairement entendu un des hommes parler d'un appel anonyme qui leur avait dit avoir vu une personne pénétrer de façon « pas très légale » dans une maison. C'est à ce moment- que Marinette prit la lettre au sérieux, bien que le reste de sa famille ne la suivait pas sur ce terrain.

Ce soir-là, elle avait eu chaud. Pour la première fois, elle s'était sentie en danger. Bien plus que lorsqu'elle pénétrait un musée hautement gardé. Bien plus que lorsqu'une fois, elle était tombée du toit de la maison où elle avait fait son travail. Pour la première fois de toute sa jeune carrière, son cœur s'était serré et elle avait dut prévoir un plan de secours pour quelque chose qu'elle n'avait pas pu anticiper. Et c'était là le problème : il n'y avait jamais de patrouille dans ce quartier résidenciel sans problème. Il n'y avait jamais eu d'appel pour signaler un possible cambriolage quand elle en était l'investigatrice. Jusque-là, elle n'avait jamais douté de ses capacités. Mais là... Elle avait peut-être eut peur. Peut-être qu'elle s'était montrée moins prudente et que quelqu'un l'avait vu? Peut-être qu'elle avait fait une fausse manœuvre qui lui avait coûté sa couverture? Ou peut-être, et c'est ce qui est le plus probable pour elle, que cette fichue lettre était tout ce à quoi elle ressemblait. Quelqu'un savait ce qu'elle faisait.

Adrien? Un membre de sa famille? Non, ce n'était pas lui. Même si les Dupain-Cheng et les Agreste se détestaient depuis toujours, jamais ils ne feraient de coup bas de ce genre. Marinette avait pensé demander tout de même une confirmation à son rival... Mais cette idée l'avait très vite quitté. Il se moquerait d'elle et prendrait cet air supérieur qu'elle haïssait tant. Plutôt mourir que de lui demander conseil!

« Marinette! Descend s'il te plait.

- Dans deux minutes! »

La jeune femme chassa ses pensées de son esprit et s'habilla rapidement. Un jean et un tee-shirt feraient largement l'affaire. Elle alla rejoindre son père qui l'avait appelé dans le salon où il se trouvait devant un dossier. Elle fronça les sourcils, faisant déjà son deuil de sa prochaine nuit de sommeil. Sans émotion, Marinette vint s'assoir en face de son paternel qui lui tendit quelques photos. L'œuvre était un tableau qui datait de l'époque post-impressionnisme. Une exposition spéciale avait lieu en ce moment et un client voulait une des œuvres en particulier. Mari' grimaça légèrement. Voler des tableaux c'est bien, mais c'est contraignant. Surtout que lui n'était pas d'une dimension très discrète. Il faudrait qu'elle soit très prudente. Elle examina la toile quelques instants puis plongea ses yeux bleutés dans ceux de son père.

« Il se trouve au Musée de Draveil. Tu entres et tu sors. Tu as de la chance, l'exposition se trouve au premier étage...

- Autrement dit... l'étage où se trouvent les expositions temporaires. Finit Marinette. Si je me souviens bien de l'architecture du bâtiment, il y a des expositions extérieures à ce niveau. Je rentrerais plus par là je pense. Et les jardins du parc de derrière m'aideront à me camoufler.

- Et comme porte de sortie... Tu ne pourras pas sauter du premier étage. Il t'en faut une seconde.

- L'entrée principale? Proposa Marinette. Hors de question. Elle sera surveillée de près.

- Mais l'entrée qui donne le long de la Rue de la Campanule ...

- Elle est filmée il me semble.

- Oui... Mais tu as un super Papa qui peut régler ça! Se vanta le paternel en bombant le torse, fier de lui.

- C'est vrai, sourit-elle. Je pars quand?

- Ce soir.

- Ce soir? Mais c'est super tôt! Je ne peux même pas me préparer correctement.

- Je sais... Hésita Tom, grimaçant d'avance à l'annonce qu'il allait faire. Mais mon – notre – client a appris qu'un de ses... rivaux souhaite aussi s'approprier l'œuvre.

- Et...? Ce mec ne va pas s'en prendre à cette œuvre ce soir.

- Ce mec, comme tu dis... A fait appel aux Agreste, termina-t-il en baissant la voix.

- … QUOI? S'écria-t-elle en tapant ses poings sur la table et en se redressant. Adrien est sur le coup aussi?

- Apparemment! C'est pour ça... Je préfère prendre le devant. Je ne leur laisserai pas ce tableau. Fais de ton mieux mon macaron. »

Elle se redressa encore plus d'un geste rapide et monta directement dans sa chambre, prévenant son père qu'elle serait prête dans une heure maximum. Lentement, il rangea le dossier et alla préparer son matériel. Marinette reprit les plans du Musée de Draveil et du parc de derrière pour se les remettre en tête avec précision. Elle détestait ça. Se préparer aussi vite n'était pas dans ses habitudes et elle avait peur de faire un faux pas. La précipitation ne se terminait jamais de la meilleure façon possible. Elle espérait que la chance serait de son côté : après tout, sa mère n'arrêtait pas de dire qu'elle était sans doute née sous la protection d'une coccinelle. Combien de fois Mari' avait entendu sa mère lui raconter l'histoire de la coccinelle qui s'était posée sur elle à peine trois jours après sa naissance? Combien de fois avait-elle eu une chance monstrueuse lors de ses chutes spectaculaires enfant?

L'espace d'un instant, la jeune femme ferma les yeux et prit de profondes respirations pour se calmer au maximum. Instinctivement, elle toucha du bout des doigts la petite chaine que sa mère qui avait offerte pour ses dix ans : une chaine avec, au bout, une coccinnelle?

« Pour que la chance ne la quitte jamais ma chérie. Avait-elle sourit en le lui attachant au poignet.»

De nouveau confiante, elle rouvrit les yeux, détacha son bracelet, le caressa une nouvelle fois pour emporter avec elle cette chance présumée et le posa sur sa table de chevet. Elle ne devait pas perdre son sang-froid. Il en était hors de question. La détermination prit place dans son regard, reléguant au second rang son appréhension.

Adrien ne l'aurait pas.

Satisfaite de sa résolution, Mari' se changea, troquant ses vêtements contre d'autre, plus sobre. Elle s'attacha les cheveux pour qu'ils ne l'a gênent pas puis fourra dans son sac quelques affaires dont elle aurait besoin pour sa mission. Le tout recouvert de choses quelconques pour les camoufler, au cas où. Une quarantaine de minutes plus tard, elle déboula dans le salon et se dirigea vers la voiture de son père. Elle le vit dedans, monta et ils démarrèrent.

Rejoindre Draveil était la chose la plus simple à faire. Ils passèrent devant l'endroit où se produirait le vol puis continuèrent leur route, se garant dans une rue adjacente. Marinette laissa vingt minutes à son Père pour qu'il pirate les caméras de surveillance qui risquaient d'être gênante pour sa progéniture. Elle en profita pour enfiler ses gants et tout ce qui la couvrait de la tête aux pieds. Elle étudia de nouveau les plans du lieu. L'extérieur était une immense surface vitrée ondulée qui recouvrait un espace intérieur lumineux et spacieux. Les plafonds étaient hauts et les pièces immenses. Il y avait peu d'endroit pour se cacher en cas de pépins donc aucune faute n'était permise. À l'étage qui l'intéressait, Marinette reconnue l'ombre de l'immense cône renversé qui soutenait la cafétéria. Mari' pénètrerait dans le Centre via la Zone d'Exposition en Pleine Air E. Elle juxtaposait parfaitement le lieu de l'exposition dans laquelle se trouvait l'œuvre voulue. Passer la porte sera aisé. Le système de sécurité, bien que performant, n'était pas un problème pour Marinette qui, par chance, avait dût s'entrainer dessus il y a de ça quelques semaines sur la demande de sa grand-mère. Il faudra qu'elle pense à la remercier d'ailleurs. La salle d'expo' qu'elle visait était « La Grande Galerie pour Exposition Spéciale 1E ». Elle était immense avec ses deux milles mètres carrés et son plafond haut de huit mètres. Totalement ouverte ou presque, il y avait comme un labyrinthe géant à l'intérieur avec des pans de murs ici et là pour exposer les tableaux. Des paravents métalliques avaient également été posés pour que toute la collection Post-Impressionnisme soit au vue de tous. Trouver le bon tableau serait ce qu'il y a de plus long.

« Je suis prêt. Fais gaffe à toi.

- Mais oui, ne t'en fait pas. »

Elle lui adressa un clin d'œil et sorti du véhicule. Marinette passerait par derrière. Ce n'est pas pour tomber dans le cliché de tout voleur mais elle voulait éviter de s'attirer des ennuis dès le début. Il y a, juste devant le musée, un énorme complexe qu'il faut prendre en compte durant toute l'opération: ENP Draveil. Autrement dit, l'École National de Police, centre régional de formation pour ses futurs copains de terrain. Sympa, non? Au moindre problème, tous les apprentis flics se feront un plaisir de prendre part à l'action.

Après le théorique, les travaux pratiques. Alors... mieux vaut éviter de balancer la carotte devant la tribu de lapins qui se cache derrière les murs de cet école.

Marinette arriva enfin là où ses pas devaient la mener. Elle leva le regard vers le premier balcon qui faisait office de centre d'exposition en plein air. La surface externe du bâtiment était formé avec une multitude de prises régulières même si aux yeux de tous, il s'agissait de fils métalliques incassables. La voleuse ajusta une dernière fois ses gants puis elle entreprit sa petite grimpette. Son corps fin lui permit d'être proche de la structure transparente et ses yeux exercés scrutaient l'intérieur, à la recherche d'une quelconque ombre. Au moindre signe de présence, elle trouverait un moyen de se cacher. Sa bonne étoile devait être avec elle ce soir-là car elle n'aperçut aucun mouvement suspect et c'est donc très rapidement qu'elle arriva au premier étage. Elle se hissa par-dessus la barrière de sécurité puis resta accroupie un instant au sol. Elle profita de ce temps pour sortir son matériel puis s'avança vers la porte sécurisée. Elle détailla le tout quelques instants et remarqua des ressemblances avec le système qu'elle avait fracturé durant ses entrainements. Elle se mit donc en action.

Précision et Rapidité.

C'était les deux maitres mots du moment. Elle n'avait droit à aucune erreur sinon l'alarme se déclencherait d'elle-même et tout serait perdu d'avance. Son regard ne cilla pas le temps qu'elle introduisit une micro-pince sur un fil presque invisible tellement il était fin. Une fois fait, elle retira sa main du système avec milles et unes précautions. Sans broncher, elle relia le fil qu'elle avait pincé avec le système de sécurité à un petit boitier qu'elle sorti de sa poche. Puis, elle tapota sur un clavier comportant des touches qui lui étaient propres. Quelques secondes plus tard, Mari' afficha un sourire satisfait. Normalement, la porte n'était plus qu'une porte avec une simple serrure. Elle la crocheta rapidement et l'ouvrit lentement. Aucune sonnerie. Sans prendre le temps de souffler de soulagement et de satisfaction, elle pénétra dans la pièce.

Elle n'était pas sombre, loin de là. Des lumières tamisées éclairaient la pièce d'une lumière bienveillante. Mari' grimaça. Elle préférait la pénombre lors de ce genre d'excursion. Elle ferma la porte derrière elle puis s'avança lentement mais sûrement. Elle trouva ça très étrange qu'il n'y ait personne. Elle qui s'attendait à tomber sur des gardiens de nuits, elle fut presque effrayée de ne voir personne. Ce n'était pas normal. Son estomac se contracta à cette pensée. Pensée qu'elle chassa vite. Il fallait qu'elle reste concentrée. Sinon, elle se ferait avoir. Elle chercha des yeux où se trouvait l'œuvre voulue. D'ordinaire, elle venait faire un repérage en journée mais là, cela ne lui avait pas été permis. Tout faire dans la foulée. Le risque augmentait à chacun de ses pas.

Enfin, l'objet de sa convoitise arriva dans son champ de vision. Toujours prudente et ne se souciant pas des caméras grâce à Tom, elle se planta devant le tableau et l'observa un moment. Il était pas mal même si elle avait déjà vu bien mieux. Mari' ne s'attarda pas dessus. L'ambiance dans ce musée la mettait mal à l'aise. Le manque de bruit et le fait de n'avoir vu personne était oppressant comme sensation. Elle aurait presque été rassurée de tomber nez à nez avec un représentant de la sécurité. Elle s'activa dans son travail. D'un regard, elle s'aperçut que le tableau était relié au mur avec un système anti-vol au poids. Sans s'en soucier, elle le désamorça avec facilité en remplaçant le tableau par une pression qu'elle exerça avec une des ses mains gantées puis s'empara du tableau. Elle le posa délicatement au sol et plaça un objet avec le même poids que l'œuvre pour qu'elle puisse lâcher le système en toute sécurité. Une fois fait, elle baissa le regard vers l'œuvre... Qui avait disparu.

« Merci de m'avoir fait tout le travail. Lui chuchota une voix grave au creux de son oreille en déclenchant un frisson de dégoût. »

Marinette se retourna vivement vers Adrien qui tenait le tableau dans sa main avec un sourire triomphant. Il fit un pas en arrière mais fut retenue par Marinette qui vint se poster près de lui. Si le regard pouvait tuer, Adrien serait en train de griller sur place dans les pires souffrances inimaginables.

« Tu ne t'en tirera pas comme ça Agreste. Rend-le moi.

- Non.

- Oh que si! »

Alors que Marinette allait tenter de récupérer l'objet de son vol, un son vint glacer leur sang à tous les deux ainsi que d'autres bruits, beaucoup plus proches.


Un sourire vint étirer des lèvres fines. L'ombre observa les forces de polices se mettre en place autour du musée comme une fourmilière. Des étudiants de l'École de Police en face du complexe culturel vinrent s'ajouter aux policiers sur place qui les accueillir sans broncher. Un accident mortel sur une autoroute et plusieurs autres opérations de ce genre avaient diminuées l'effectif des forces de l'ordre. Du renfort, même au stade d'étudiant, était le bienvenu. Fière d'elle, l'ombre quitta la ruelle dans laquelle elle observait tout sans se faire voir.

* Ils sont foutus. Je les avais prévenus... *

Elle se rappela avec satisfaction sa filature d'Adrien Agreste. L'ombre avait été agréablement surprise de pouvoir le faire tomber. Elle devait se l'avouer... Elle aurait été déçue qu'il arrête d'office ses activités nocturnes. L'ombre détestait ce genre de personne et aimait les faire tomber dans les griffes de la justice. Savoir Marinette Dupain-Cheng dans le musée n'avait fait qu'ajouter de la satisfaction dans son geste.

Un portable. Un numéro.

Et la police fut prévenue que deux des plus grands voleurs recherchés s'étaient introduits dans le musée de Draveil. Elle avait raccroché avant qu'on ne lui demande son nom. Elle quitta le lieu sans un regard en arrière, sans une once de remords. Ils étaient fichus. Tous les deux. Et ça, c'était la plus belle chose qu'elle ait pu faire pour le moment.


Qui voulait une confrontation entre les deux? :D La voici. Le prochain chapitre y sera aussi consacré. Le calvaire ne fait que commencer pour nos deux voleurs ;)

Pour info, l'École de Police de Darveil existe vraiment. Il n'y a cependant pas de musée pile en face, je l'ai créé pour cette fiction. Toutefois, les plans du musée sont inspirés très fortement d'un musée qui existe réellement au Japon, ou Chine ou Corée. Je ne sais plus duquel je m'étais inspiré à l'époque. Etant donné que cette fic était à la base sur le thème de CCS, c'était un musée oriental dans tous les cas.

J'espère que ce chapitre vous aura plus ;)

A la semaine prochaine!