Hey ! Oui, encore moi x) Voici un autre OS mais cette fois-ci centré sur Théodore et Luna :-) C'est la première fois que j'écris un OS sur ce pairing et j'espère que ça va vous plaire. C'est un peu guimauve quand même... XD

Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "Clarté" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.

Bonne lecture.


Je remercie ma bêta SeeASweetSmile pour sa relecture et sa correction ! :-)


Aussi claire que le soleil

Disclaimer : Les personnages appartiennent à .

Rating : T pour le langage.

Genres : Romance – Amitié

Pairing : Théodore Nott / Luna Lovegood

Résumé : Quand Théodore observe Luna. Quand Théodore la réconforte. Quand Théodore se sent si froid intérieurement. Il ne peut s'empêcher de la comparer comme un rayon de soleil qui le réchauffe dans sa petite vie remplie de solitude.


Elle rit. Merlin, elle rit à gorge déployée. Elle ne se rend même pas compte à quel point son rire me fait frissonner de bonheur. J'ai l'impression d'être un Poufsouffle qui découvre ses premiers émois sentimentaux. Elle a un rire très particulier et très communicatif. Ses yeux sont comme une ouverture à son âme, à ses émotions. Je peux lire à travers elle comme dans un livre ouvert. Et pourtant…

Luna Lovegood est dans son petit monde. Elle vous balance des mots que vous ne comprenez pas et Merlin elle n'en a absolument rien à foutre de ce que vous pensez d'elle. Elle est un peu folle. Juste assez pour que les gens croient réellement qu'elle l'est.

Puis pour être à Serdaigle, il faut quand même être intelligente, alors Luna devait l'être, bien que ses réflexions et ses remarques ne soient pas partagés avec ses camarades. Et puis pour jouer à la folle il faut carrément être intelligent, non ?

Boum-boum…

Le cœur serré, je la découvre en pleurs, là assit dans l'alcôve discrète dans un coin reculé de Poudlard. Où était son rire si lumineux de ces derniers jours ? Où sont ses boucles blondes qui ne cessaient de caresser ses épaules à chaque mouvement de tête ? Où sont ses boucles d'oreilles en formes de radis qui encadraient joliment son visage ?

Plus de boucle d'oreille, plus de barrette en paillettes dans ses cheveux étrangement ébouriffés. Un sac à dos à moitié défait et une chaussure en moins au pied. Le portrait est saisissant et mes yeux se rétrécissent à la vue des quelques griffues à ses avant-bras et de ses joues rougies par les larmes. Étaient-elles rougies seulement à cause de ses pleurs incessants ?

Tic-tac… Tic-tac…

Le couvre-feu vient de passer mais aucun de nous ne semble vouloir revenir dans notre salle commune respective. Je m'avance, lentement, silencieusement. Brusquement alors que je pose ma main contre son bras, elle redressa son regard vers moi de ses grands yeux globuleux.

« Théodore… » murmure-t-elle difficilement entre deux sanglots.

Sans comprendre mon geste, j'ouvre mes bras et naturellement la jolie blonde s'y réfugie lourdement, me laissant effleurer l'odeur de son parfum sucré. Moi qui ne suis pas très démonstratif, j'ai usé tout mon stock de geste affectif pour l'année en cours dans cette simple action. Je soupire, mal à l'aise.

Ce n'est pas la première fois que je la vois pleurer à cet endroit. Ce n'est pas la première fois qu'elle se confie ses problèmes et que je l'écoute silencieusement sans jamais la juger. Je ne supporte plus de la voir si triste et je me sens tellement impuissant et tellement… Oui tellement asocial que je suis incapable de la défendre. Je suis un lâche. Pourtant, Luna ne semble pas m'en vouloir…

Lentement, alors qu'elle tente de calmer ses sanglots contre mon torse, je glisse nerveusement une main sur le haut de son crâne et caresse doucement ses cheveux si clairs. Mon geste semble l'apaiser et m'encourage à continuer tandis que ses larmes se tarirent peu à peu à chaque minute passée.

Elle relève sa tête, se retire doucement de mon étreinte et s'excuse en détournant le regard de son état si pitoyable. Merlin, tu n'es pas pitoyable, Luna…

Comme une envie subite, ma main caresse doucement sa joue et à l'aide de mon pouce, je retire les dernières traces de larmes avant que la main chaude et frêle de la blonde maintienne la mienne contre son visage. Mon corps se contracte. Putain, je n'ai pas l'habitude à autant de contact.

Boum-boum… Boum-Boum…

Je sens mon cœur battre si vite que c'en est risible. Pourquoi devrait-il s'affoler à un simple contact ? J'observe la Serdaigle et je vis un sourire se former doucement sur ses lèvres roses tout en maintenant trop fortement sa main contre la mienne sur cette joue encore rouge. Si tu continues comme ça Luna, tu vas m'achever pour de bon.

« Je… Luna… » tenté-je misérablement de la convaincre de retirer son emprise.

Je l'aperçois fermer les yeux un instant et ses lèvres s'arrondirent dans un plus grand sourire sincère.

« Reste, Théodore. Encore un peu comme ça. Ta main est si chaude. »

Je rougis subitement et je remercie Merlin que Luna ait toujours les yeux fermés, au moins elle ne me verrait pas dans l'embarras.

Mais qu'est-ce qu'elle raconte, c'était plutôt sa main à elle qui était chaude, à côté je me sens froid jusqu'à l'intérieur de mon corps. Moi je suis une falaise glaciale, un iceberg qui a peur de se faire fracasser.

Une envie de rire de manière ironique me prend tandis que je compare l'image mentale que je me suis fait de moi contre celle de Luna. Elle… Elle était le soleil. Elle était si joyeuse, si loin et si proche à fois. Elle me brûlait. Luna était la clarté dans ma vie sombre et remplie de solitude. Elle était la lumière… Elle était aussi claire que le soleil qui faisait fondre la glace que j'étais.

Puis, étonnamment, je sens une chaleur au creux de ma paume et je mordille ma lèvre inférieure, m'empêchant de retirer mon emprise de son visage si gracieux.

« Oui, je vais rester. » Murmuré-je aussi faiblement.

Mes mots semblent la réveiller de son état semi-conscient et je découvre une lueur dans ses yeux bleus. Puis, doucement son sourire s'agrandit et elle retire doucement sa main de la mienne, la libérant enfin de sa prison de chair. Elle se décale dans l'alcôve et tapote sa main sur la place vide à côté d'elle. Un petit sourire se faufile discrètement sur ma bouche sèche et j'acquiesce à son invitation à s'installer auprès d'elle. Une drôle de chaleur se répand dans mon corps et je tente de l'ignorer, mais en vain. Luna me fait toujours cet effet-là lorsque je la rencontre parfois et que je discute avec elle.

Oui, Luna était la clarté. Elle était aussi claire que le soleil. Mon soleil.


Oui, c'est court mais... XD Voilà. MDR, je ne savais quoi écrire d'autres sur ce thème et naturellement Luna s'est imposé à moi. C'est assez rare que j'écris à la première personne donc j'espère que ce petit OS vous a tout de même plu. A la prochaine ! :-)