Titre: Ange ou diable
Dans un lieu où le jour est rosé, où la nuit est embrumée et obscure, je me déplace dans ce lieu étrange avec crainte. J'ignore encore comment j'ai pu trouver cet endroit. J'ai tout bonnement suivi un appel, et pas n'importe lequel: un écho que le vent a apporté jusqu'à mes oreilles, un appel de détresse infinie. Bien sûr, au début, je n'ai guère prêté attention, croyant à un piège, mais le côté inconscient de mon être dicte à mon instinct de suivre cette détresse. Je suis parti seul sur le chemin du destin accompagné de mon épée. Le lieu étant peut-être magnifique, mais il est plutôt très étrangement tranquille. Sous mes pieds, des brindilles et des feuilles déjà en décomposition que j'écrasais. La nuit tombait rapidement. Sur les traces d'une traînée d'énergie dans le noir obscur, j'arrive au point de l'appel et l'être que je vois n'est pas en détresse. Je parviens à regarder la lueur de son regard, qui dégage un esprit vif rempli d'une magie encore plus sombre que le mal absolu. Son coeur brûlant de fièvre envers la malice se fait entendre. Tout autour de moi devient glacé, je sais que je suis maintenant emprisonné entre ses mains, je me demande: le diable, est-ce lui? Sous toutes ses formes? L'ombre non définie m'attrape et aucun son ne sort de ma bouche entrouverte, rien ne vaut essayer il est trop tard, son souffle enflammé est maintenant en moi. Un rêve étrange se matérialise.
Il y avait un massacre terrible. Je ne vois pas tout de ce qui se passe, on me met avec d'autres personnes. Au-dehors il nous force à regarder vers cette terrible bâtisse parsemée de pierres noires comme si l'encre s'était déversée. Des hommes de tous les âges se font pousser vers l'intérieur sans aucune raison apparente. Une chose est certaine: la mort est devant eux et les attend tous. Ces gens passent devant mon regard jusqu'à ce que les conquérants ferment les lourdes portes. C'est à ce moment-là que les cris et pleurs se font entendre. Je vois les flammes embrasser l'intérieur, puis quelques personnes griffent, et donnent des coups sur les fenêtres bouclées et barricadées. Mon coeur s'affole, le sang remonte à mon visage, la colère m'envahit, ensuite un homme cri parmi ses hommes à son service qui nous garde prisonniers « Attrapez les femmes! Et assouvissez vos désirs, ensuite tuez-les toutes. » L'homme à ma gauche se retourne et se jette sur une femme et la projette le dos au sol. Les cris se font entendre plus fort encore, l'homme me regarde en faisant du mal à la femme, j'ai peur, quand il la lâche, il s'approche de moi, je panique, je lui tape sur le visage et je reçois à mon tour le coup. Le rêve s'évade, c'est le retour à la réalité.
Je suis couché sur le sol. Je n'y vois rien. Je tamponne les alentours et sous ma main un mur froid et lisse se dresse. En faisant le tour, je constate que je suis enfermé entre quatre murs. Ma gorge me brûle, j'ai soif. Désorienté, je n'ose pas bouger. Je me frotte les mains l'une contre l'autre, le froid mord ma chair. Des questions défilent dans ma tête continuellement. Mes dents s'entrechoquent, il me faut un plan et rapidement. Mes mains tremblantes se hissent vers l'étui de mon arme, par contre la sensation du manche en fer ne se fait pas ressentir, je vérifie et rien, le vide dans cet étui de cuir. La panique, la peur même se donne l'autorisation de m'envahir. Ainsi, sans arme, je suis vulnérable. Dans cette pièce, aucun son ne se manifeste à part seulement ma respiration terrifiée. Mon corps tremblote sans cesse. Pris de spasme, incapable de s'arrêter.
Une forme est dressée dans un coin de cette prison, elle regarde le jeune homme trembler, congelée du fait de sa présence en ces lieux. L'être songe à ce qu'il va faire de cet individu. Il ne comprend pas la raison pour laquelle il est venu à lui ainsi. La seule chose qu'il voulait faire en cet instant était de l'achever. Il ressentait sa propre fureur de meurtre monté dans son corps. Il ne l'avait pas tué il y a quelques heures, quelque chose lui a indiqué qui vaut mieux se l'approprier. Son regard se tardait sur la forme de cet humain recroquevillé sur lui-même. Quand celui-ci dormait un peu plus tôt il avait fouillé dans son âme il voyait les images de ce cauchemar. L'être fut assiégé d'une épouvantable surprise, ces images lui appartenaient par un souvenir fort lointain. En cet instant où cet homme réveillé sent la peur, l'être pense bien qui est trop faible pour mériter la vie. C'est la que la vie de l'homme allait être tranchée, son destin également. L'intruse ombre s'approche tranquillement sans un bruit les pieds flottants de quelques centimètres du sol, elle se penche le visage près du sien, les yeux détaillant les siens. L'homme ne le remarque pas, il faisait bien trop noir. Le regard du jeune homme à peine sorti de l'adolescence miroitait d'une teinte bleu ciel et de picotement vert. La créature était fascinée par cette pureté du regard. Durant ce moment l'un et l'autre côte à côte une étrange énergie se frictionne. Le sol se met à trembler d'une secousse de plus en plus forte. Cette forme inquiète se relève et laisse son prisonnier en ces lieux renfermé. La créature doit voir ce qui se passe à l'extérieur. Elle ouvre la porte incrustée dans le mur, en tapotant une pierre à un endroit précis puis, dans un silence toujours soutenu, se referme après le passage de celui-ci. Dans des couloirs faiblement éclairés, la silhouette traverse, et à un angle elle grimpe les marches vers les hauteurs de l'établissement en quittant le sous-sol secret. Poussant une dernière fois une porte secrète il arrive dans le hall de la demeure. La lumière naturelle du coucher du soleil se hissait à travers les fenêtres du hall, éclairant le marbre blanc de sa propreté. La secousse ressurgit encore, les murs branlent. Il avançait d'un pas et aussitôt doit se maintenir en équilibre. N'osant pas immédiatement se pointer le nez dehors tant qu'il faisait jour, il se recule dans un coin sombre et attend debout droitement derrière un pilier. Ces mains pâles et délicates resserrent sa cape noire autour de lui pour se camoufler. Il fermait les yeux durant les vrombissements du sol. Méditant, oubliant le monde autour, il se replonge dans ses douloureux souvenirs, une image de feu apocalyptique brûlant une forêt, des guerriers courants après les gens qui fuyaient dans les bois de cet endroit en pleine nuit. Les lames de ces hommes miroitant sous la lumière des flammes menaçantes, des armes des enfers se laisser croire a cette vision. Il se réveille de ce moment éveillé en son âme, le temps qui s'est écoulé les branlements a cessé. La nuit funeste a laissé place a la brume au-dehors, il va enfin pointer son nez dehors constater les faits.
Le prisonnier ressent son coeur se serrer a un moment quand le froid devenait insoutenable, puis, cette étrange impression que quelqu'un se tenait près de lui ne facilitait pas sa condition, il croit son cœur va lui lâcher. Sa main se resserre sur sa poitrine, il tousse. Allait-il mourir aussi pitoyablement sans que personne n'en sache point de sa mort? Un ébranlement des lieux le fait hoqueter de surprise. Le monde se balançait-il croit a un d'éboulement des murs il lâche sa poitrine pour agripper ces mains derrière sa tête pour se protégé et le corps en petit bonhomme. Il frémit de peur, les poils hérissés sur ces bras, sa nuque, ces jambes démontraient bien son moment de panique. Il gémit en chien battu, en pleure étouffé. Il ne prend pas garde que le froid d'un plus tôt se soit allégé. Il finit par perdre connaissance rapidement. Un autre cauchemar se transporte dans son âme.
Un lieu nouveau, une autre situation, un moment dans le temps, beaucoup plus tard. J'avançais sous le soleil orangé qui change au fil du temps en rouge. Mon regard qui s'étend au loin par la chaleur s'embrouille dans le paysage silencieux. Sous mes pas le sable rouge efface rapidement mes traces avec le mince filet de vent. Le monde pour moi est sans vie, abandonnée, ou plutôt vide. Pour moi-même je l'appelle ''terre de sang''. Voilà plusieurs lieux je marche défilant à peu près le même paysage éteint. L'odeur de l'essence humaine brûlée je renifle en croyant à une hallucination. Je m'arrête un peu je dessine des ailes dans cette mare sablonneuse rouge. Cela me fait rappeler à la race éteinte des anges de sang dans les livres d'histoire pour enfants. Puis, je lève le regard fatigué et crois voir un gigantesque bute de sable au loin, je me dirige rapidement du haut de celui-ci. Je vois mieux en hauteur ce chaste monde brûlant. Ce que je vis est fascinant et macabre. Une montagne de cadavres pourrissants brûle sous le soleil, et se décompose. Les mouches tourmentent ces gens morts depuis quelque temps. Puis du haut du ciel une silhouette a grand drapé noir tel une cape se tient près des morts. Il augmente les flammes de l'immense bûcher installé tout près. Il entreprend de mettre un par un les gens dans cet amas fiévreux. On aura dit un aperçu des terres des enfers. La montagne de cadavres sanglants empilés ainsi telle une guerre d'extermination d'une race. Ils brûlaient lentement le crépitement des flammes les dévorent et les réduit en cendre. L'odeur de viande humaine cuite se fait ressentir pousser par le vent. L'homme jette une fillette chauve dans les flammes. La chaleur déjà de l'endroit en plus la chaleur des flammes m'étourdit.
Un réveil brutal il fait en sueur. Les cheveux plaqués sur son front, les vêtements froissés et mouillés. Son cœur se calme l'endroit est tranquille. Il se relève un peu chamboulé, il déteste cet endroit il fait que des cauchemars, il ne voit rien, enfermé contre son gré, il frappe les murs a grand cou de pieds, avec de grands cris. « Ouvrez!!!!, ouvrez !!!, ouvrez !! Ouvrez !, ouvrez.» Épuisé de ces cris il se tait.
La créature au-dehors, remarque que c'était un simple tremblement de terre de longue durée. Rien d'aggravant. Avec son ouïe surnaturelle, il entend les cris de son prisonnier. Effectivement, il doit sans occuper. La nuit précédente, sa vie allait toucher à sa fin, il allait se laisser choir au soleil et attendre le jour, quand cet être humain le croisait. La soif de sang du moment ne l'en empêchait pas d'éviter de le mordre et rapporter le projet de se suicider. L'humain allait être malade s'il ne se décide pas de lui mettre un terme à sa vie ou encore il doit changer sa vie, par la transformation. Les cris de celui-ci cessent. Il traine ses pas vers l'intérieur de la demeure et réfléchit. Il traverse le hall, ce tremblement à empêcher de prendre sa décision, et ainsi dire épargner la victime de quelques heures de vie supplémentaire. Un chamboulement, qui indique un changement. Il a une apparence magnifique tels un ange, une beauté incomparable qui balance entre la masculinité et le féminin, mais de l'intérieur: il bouille d'une rage montante qui représente l'enfer d'un démon. Depuis fort longtemps, il regardait ses portraits accrochés dans le hall. Et à chaque fois qui passe par là, il détourne le regard. Il refait les passages des lieux dans le sens inverse, qui mène vers son otage. Lorsqu'il entre, son regard vert observe les moindres détails autour de la pièce. Il remarque que son invité est debout face à un mur, essoufflé et épuisé. Le maître de la demeure court vers la victime, les pas foulent le sol à peine. En peu de distance, comme un envol, sans que la victime possède un soupçon, il le saisit à la gorge. Les ongles incrustés dans la chair, tendres du jeune homme, il fait pencher la tête de celui-ci vers l'arrière. Son souffle est rapide et apeuré. La créature sans âge, appuie son corps contre le sien, l'autre main dans le dos de sa proie. Son visage s'approche, il renifle son odeur, ses dents frôlent sa chair sensible.
Le jeune homme, épuisé plaque ses mains sur le mur et pour reprend son souffle. Puis, sans comprendre pourquoi: avec violence il est saisi à la gorge. Son corps prisonnier sous les mains de l'étranger, qui lui fait subir une peur atroce, paralysé par sa force il se laisse faire telle qu'une marionnette. À l'instant, que son l'autre approche sa bouche, sa respiration frôle sa chair sur son visage il frisonne, il étouffe, car il panique. Il ne voit pas son inconnu, l'angoisse de ne pas savoir qui le tue avant sa mort est plus importante que se savoir mort. Il se raisonne, un combat intérieur s'empare de lui, il doit se réveiller et changer sa situation. La seule pensée est lui parler. Il cri d'une voix étouffé. «J…e suis r…avis de v…ous connaître.» Il met ses mains sales sur le bras tendu à sa gorge.
*
Les raisons de son attaque est simples il n'avait pu rien à perdre, aucun lien, pour lui la victime est sans importance. La mort les entourait son froid mêlé au maître des lieux rend les murs glacés. La victime ne se rend pas compte de sa mort imminente, car il est mou sans ambition pour survivre. Avec surprise, il voit réagir sa proie quelques minutes plus tard, il parle avec une voix étouffée, et ses mains faibles se rendent sur son bras. La simple phrase circule, le calme. Ses mots est le départ de la survie étiré du jeune homme, car dans l'âme du meurtrier une histoire doit être rencontrée, pour qui le connaisse. Avant que la mort s'empare des deux: lui, tuer cet homme, et lui-même mettre fin à ses jours. Il relâche sa prise, les doigts se déplient, les ongles se desserrent, son corps s'éloigne. Une seule phrase a suffit faire naître un lien avec sa victime. Il lui parle pour la première fois depuis longtemps, d'une voix harmonieuse laissant sous-entendre de ne pas ce fier à sa beauté. «Alors, viens me connaître, jeune homme.»
La pauvre personne qui croit mourir tombe sur le sol, les jambes ont fléchi, après avoir ressentit la poigne se desserrer. Une voix surgit de nulle part. Il se relève avec difficulté, se déplace en aveugle vers la voix. Il se dit que le connaître cela est un bon accord avant de mourir. Son bras est saisi sans riposter il se laisse faire.
Il s'approche lui, car il remarque qui ne le voit pas, alors, il prend son bras et ouvre la porte encrée dans le mur et se dirige directement vers le hall. Une fois dans le hall, la lumière de la lune éclaire les deux hommes, et les portraits accrochés. Il regarde sa victime qui sera son ami avant la mort les prennent tous les deux. Il dit. «Je me nomme Maruis.» La douce lueur de la nuit éclairait ses cheveux noirs doux comme le velours. Son teint blanc s'éclaire sous les rayons, ses traits effacés, purs sans ride montrent une beauté angélique. Ses yeux verts seuls démontrent la malice. Il tend les doigts vers les portraits alignés chronologiquement. « Voilà ma vie, mon histoire, ma légende, voilà le début d'un homme né sous les traits d'un ange au cœur noir d'un diable, voilà le feu a été présent dans ma vie, la mort, le massacre, le désastre, et cette nuit après ce que je te raconte nous mourrons.» Il commence son histoire.
Il le suit sans broncher, quand il vu le hall, il frissonne de bonheur à ressentir l'air pur. Il regarde les alentours comme un nouveau-né impressionné. Mais rapidement, son regard se tarde sur l'étranger. Magnifique le mot est faible, car il est plutôt incomparable. Il écoute incapable de se détacher de lui, son nom était beau, tout est merveilleux, envouté par celui-ci. Il regarde les portraits, sa vie, son histoire il l'écoute attentivement, et certains bouts représentent les rêves qui a fait. À la fin de son récit, les premières lueurs du jour se lèvent. Il voit Maruis se lever et ne s'avancer rien de la pureté d'auparavant est présent sur son visage et dans son regard. Une lame est levée, il remarque c'est son épée qui possédait avant se faire capturer. Sans un mot de plus la lame a déjà rejoint son cœur, la douleur est mince, il lève le regard dans celui vert de Maruis et il dit. «Mon nom est Samuel» Il meurt sur ces mots. Le lien de la morsure du début avec Maruis s'évade. Le sang se déloge du trou laissé par l'arme. Il coule sur le sol par gouttelette. Enfin, ces jambes se dérobent, le corps tombe face au sol.
Maruis regarde le visage de son ami, surpris, la main sur la lame encrée dans le cœur, écoute celui-ci parler. Ces mots marquent son esprit, et il voit le corps s'étaler, c'est le signe que la dernière victime est tombée et il est le temps pour lui de mourir. Il lâche l'épée, elle tombe sur le sol avec échos. Il marche vers la lumière du jour, il descend les marchands quand il va vers l'extérieure, ses mains brûlent, ses vêtements tombent en lambeaux, le feu est pris sur lui. Il ne cri pas, il pleure, une larme de sang coule lentement sur son visage. Puis, il devient un tas de cendre auxquels le vent l'emporte, laissant la victime humaine morte et seule témoin des derniers instants de l'ange au cœur de démon. Dans un lieu où le jour est rosé, où la nuit est embrumée et obscure.
1
