Bonjour bonjour !

Je suis ravie de voir que la correspondance Harriet/Voldy vous plait ! Je n'étais pas sûre quand je l'ai intégrée à la fic.

Alors je vais encore en faire quelques-unes. XD

Bonne Lecture,

Memepotter952504


Chapitre 102 : Premier Mort

Harriet passa les semaines suivantes en faisant profil bas. Elle gardait une phrase de son frère à l'esprit à chaque fois qu'elle était auprès d'Ombrage, que ce soit en classe ou dans les couloirs.

« Ne fais rien d'irréfléchi avec Ombrage. Contrôle ton tempérament et ta langue. »

Les mots du Serpentard tournaient et tournaient encore dans son esprit et elle restait la plus discrète possible. Ou du moins suffisamment pour éviter la retenue et la plume qui allait avec. Ombrage avait bien tenté quelques fois de la punir mais la Serdaigle savait se défendre et quand elle était innocente, elle le faisait bien savoir. Un petit serment magique et le tour était joué. Le bonbon rose ne pouvait plus maintenir sa punition dans ces circonstances car Harriet s'arrangeait toujours de faire son serment devant témoin.

Ombrage n'en était que plus en colère mais Harriet se faisait la plus intouchable possible. Avoir des points en moins pour son insolence, elle avait encore, mais c'était tout ce que la Grande Inquisitrice pouvait faire. Et c'était déjà trop aux yeux d'Harriet. Mais elle se connaissait aussi. Elle n'était pas parfaite. Hélas…

Pour le reste, elle allait plutôt bien. Elle se demandait pourquoi Neville avait voulu rompre avec elle mais elle s'était dit que c'était peut-être les aléas de la vie. Une petite amourette de lycée en somme… Elle n'y réfléchissait pas tellement en réalité. Les hommes, surtout les adolescents, pouvaient être si changeant parfois. Peut-être qu'il voulait tenter d'autres horizons. Puisqu'elle avait toute une vie passée à titre d'expérience, elle ne pouvait que comprendre. Elle l'avait donc laissé partir.

Harriet était à nouveau célibataire. Sa première amourette en tant que sorcière avait presque tenu un an… presque. Mais ils resteraient amis au moins.

Elle pourrait chercher après un autre spécimen de la gente masculine mais avec les sombres événements qui se passaient tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de Poudlard, elle n'en avait pas trop la tête. Elle préférait étudier et s'entraîner avec Hermione. Parfois, elles changeaient de partenaires, que ce soit avec Neville ou Padma, mais elles préféraient rester ensemble. Elles pouvaient parler plus librement de certaines choses.

Elles travaillaient de tout ensemble. Elles étaient des bourreaux du travail, encore plus cette année-là puisqu'elles avaient les BUSEs qui leur pendaient au nez. Et qu'importe les prérogatives d'Ombrage, elles s'entrainaient aussi à la pratique. Et Harriet avait enfin trouvé son patronus… Un tigre. Cela l'avait fait sourire. C'était un très léger reliquat de son passé. L'animal préféré de sa mère. Elle avait toujours veillé à avoir des chats tigrés et elle avait de nombreux T-shirts, posters et bibelots représentant un tigre. La Serdaigle était contente que cela soit resté en elle.

Les deux jeunes filles descendaient le chemin menant à l'orée de la forêt interdite pour leur cours de soins aux créatures magiques. Elles furent agréablement surprises de voir Hagrid de retour à son poste, et à peine surprises de le voir avec un œil au beurre noir. Graup devait être là, quelque part, dans la forêt. Rien que l'idée rendait le demi-géant encore plus courageux, respectable et attendrissant aux yeux d'Hermione et Harriet. Le dévouement à la famille était quelque chose de tellement important ….

Par contre, l'ombre au tableau était encore et toujours cet irréductible crapaud qui jurait encore mordicus que la pratique n'était pas indispensable à la réussite. Et vu comment elle observait Hagrid, avec ce regard dédaigneux empli de répulsion, cela allait barder pour le Garde-Chasse. Mais là encore, aucune surprise à l'horizon.

Juste un profond ennui de connaître l'avenir.

« Je le sens mal pour Hagrid, » murmura Hermione à son oreille.

« Bientôt il y aura des articles mordants à son sujet, » soupira la Serdaigle. « Il risque d'en être grandement affecté. C'est un sensible. Hélas nous ne pouvons pas y faire grand-chose. »

Elles se concentrèrent à nouveau sur le cours, surtout Harriet qui pouvait voir la petite famille de sombrals qu'Hagrid leur présentait. Elle fut d'ailleurs invitée à les décrire et elle le fit avec plaisir.

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Des coups discrets furent frappés à la porte du bureau de Severus, interrompant deux amants dans un doux baiser. Merryl eut un sourire tout en soupirant tandis que Severus se dirigeait déjà vers la porte en maugréant sur les élèves qui ne pouvaient pas le laisser tranquille.

Il ouvrit la porte et tomba sur … un couloir vide. Il soupira et s'écarta légèrement, devinant déjà qui était à sa porte, dissimulée sous une cape. Il referma la porte et la verrouilla.

« Encore une retenue chez Ombrage ? » demanda-t-il simplement.

« Toujours pour cette affaire de Quidditch oui, » répondit Harriet avec une grimace alors qu'elle retirait sa cape. « J'aurais du laisser les Weasley taper sur la figure de Drago… »

« Ces Weasley n'ont vraiment aucune éducation… »

« Là, je t'arrête tout de suite, Tati, Drago l'a cherché. Il n'avait qu'à pas les insulter publiquement. Ce n'est pas la faute des Weasley s'ils sont pauvres. »

Severus soupira bruyamment alors qu'il sortait sa baguette, prêt à soigner sa sœur.

« Malheureusement, la querelle entre les Weasley et les Malfoy remonte à bien avant les guerres mondiales. Une histoire de femmes… »

« Pourquoi c'est toujours les femmes les coupables ? » demanda Merryl. « Cela fait très … cliché. »

Severus haussa les épaules. Il n'avait pas de réponse à donner. Il n'avait jamais été intéressé par ce genre d'anecdotes. Mais la querelle était réelle entre les deux familles et toutes les situations étaient bonnes pour humilier l'autre. Et les Malfoy, en bons et fourbes Serpentards, ne s'en privaient jamais.

Le Maître des Potions s'approcha d'Harriet qui lui tendait déjà la main. 'Je ne dois pas me battre'était gravé sur sa peau. Il soupira à nouveau. Heureusement que sa sœur avait pour certaines choses un mental d'acier et les idées bien arrêtées parce que sinon, la douleur et les lignes de sang lui feraient un lavage de cerveau. Il pourrait tuer Ombrage pour ça …

Harriet ne resta pas très longtemps après cela car elle devait sentir qu'elle interrompait quelque chose et les laissa entre amoureux.

« Elle est très prévenante, » fit remarquer Merryl après que la porte fut à nouveau fermée et verrouillée.

« Et célibataire à ce que j'ai cru comprendre. »

« Et le jeune Neville Londubat ? »

« Amour de jeunesse… La flamme est vive mais ne dure que peu de temps. »

« Et Harriet ? »

« Elle s'en porte très bien. Enfin, je crois. »

Merryl sourit en approchant de son amant.

« Tu ne lui as pas demandé, avoue. »

« Je ne m'immisce pas dans sa vie privée. »

« Tu as puni Neville Londubat ? »

« Non. Les couples se forment et se séparent depuis des millénaires. Pourquoi l'aurais-je puni alors pour quelque chose d'aussi futile que cela ? Ce n'est pas non plus comme s'il avait blessé physiquement Harriet ! Les peines de cœur, ce n'est pas quelque chose sur lesquelles je voudrais influer. Limite, si elle veut pleurer sur mon épaule, soit. Mais pour le reste, je ne m'en mêle pas. J'ai déjà assez avec mes propres problèmes. »

« Ah … tu as des problèmes ? »

« Oui… Grand, chauve, squelettique, mégalomane et sadique. Dois-je te faire un dessin ? »

« Non ça ira. Je préférerais que tu me dessines autre chose… »

Severus sourit et embrassa Merryl avec amour.

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Harriet avait observé la table des Gryffondors avec perplexité lors du déjeuner. Il y avait quelque chose qui clochait. Elle n'arrivait juste pas à mettre le doigt dessus. Cela la travailla un bon moment et ce fut avec ce questionnement incessant dans son esprit qu'elle se rendit en cours de potions.

Elle fut rejointe par Hermione qui s'installa à côté d'elle dans la classe. Il n'y avait personne à part Severus, la Gryffondor et elle.

« Les Weasley sont rentrés chez eux, » informa-t-elle la Serdaigle.

Cette dernière claqua des doigts comme si c'était évident.

« Je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Je ne me suis pas fait harcelée par Ronald Weasley aujourd'hui ! »

« Et cela ne risque pas d'arriver avant la rentrée, Petite Peste, » fit le Maître des Potions dissimulé derrière son journal. « Arthur Weasley est mort. »

« QUOI ?! » s'exclama Harriet. « Tu plaisantes ! »

Deux yeux onyx apparurent au-dessus du quotidien et fixèrent la jeune Prince avec intensité.

« Est-ce que c'est mon genre ? » demanda Severus avec un sourcil relevé.

« Euh … non … Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Il est mort au ministère, » répondit l'homme en disparaissant à nouveau derrière le journal. « Tout ce que j'ai entendu de cette histoire concorde avec ce que nous en avons lu… »

« Génial…, » soupira Harriet.

« Il cherche à s'emparer de la prophétie, c'est ça ? » fit Hermione.

« C'est vraisemblable, » répondit Severus. « Cela s'est passé devant le département des mystères. »

« Ca va pas, Riette ? » demanda soudain la Gryffondor.

Severus baissa son journal pour jeter un œil à sa sœur. Elle semblait abattue, voire coupable même de ce qui était arrivé.

« Qu'est-ce que tu as en tête ? » demanda-t-il.

« Si j'étais encore un horcruxe, j'aurais pu éviter tout cela, » répondit-elle, la culpabilité présente dans sa voix. « Et Mr Weasley serait encore en vie. »

« Et toi la marionnette de Dumbledore, » soupira le Serpentard en posant son journal.

Il se leva et rejoignit sa sœur.

« Tu n'es pas responsable de l'avenir de tout le monde, Harriet. Arthur savait quels risques il encourait à surveiller ce couloir. Il savait qu'il risquait de mourir en s'engageant ainsi dans la résistance. Il a fait son choix et il a malheureusement perdu la vie. C'est normal. C'est la guerre. Et à la guerre, il y a des morts. C'est inévitable. Ne porte pas les morts de tous sur ta conscience. Tu n'en es en rien responsable. Tu es juste une jeune fille sur qui le destin a posé un lourd fardeau. Ne l'alourdis pas davantage, d'accord ? »

« Je vais essayer Sev, » murmura-t-elle en venant se serrer contre lui.

Severus serra sa sœur dans ses capes et la réconforta volontiers quelques instants. Il lui embrassa le front avant de s'écarter. Les autres élèves n'allaient plus tarder à rentrer et il avait encore son rôle à jouer. Il retourna à son bureau continuer sa lecture le temps que la récréation se termine et que ces satanés cornichons daignent se présenter sur le pas de sa porte.

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Harriet fit un signe de la main à sa tante à travers le miroir et raccrocha. Elle venait de lui souhaiter bonne chance.

« Il se passe quoi, si ce n'est pas indiscret ? » demanda Parvati, assise à côté de sa sœur jumelle.

Parvati, Padma, Luna, Hermione et Harriet étaient dans le train du retour pour Londres. Elles rentraient toutes chez elles pour les fêtes de fin d'année.

« Ma tante a un souci avec la grand-mère d'Alfie, » répondit Harriet avec un haussement d'épaules. « Cela est traité en justice. »

« Ouch… J'espère que ça ira. »

« J'espère aussi. Normalement, elle devrait avoir gain de cause. Lady Addington a eu l'audace d'empoisonner ma tante. Et c'est Severus qui l'a détecté. »

« Severus ? » releva la Gryffondor.

« Oups… Hmmm… le professeur Snape… »

« Tu appelles le professeur Snape par son prénom ?! » s'étonnèrent les jumelles.

« Hmmm … oui. Merryl et Severus sont en couple depuis quelques mois maintenant. Tant que je l'appelle monsieur ou professeur Snape à Poudlard, il me laisse tranquille. »

« Et … Il est … »

« C'est un homme super franchement. C'est juste qu'il est … comment dire… quelqu'un de réservé et de refermé sur lui-même. Il a perdu beaucoup d'amis durant la guerre. Cela l'a profondément marqué. »

« Mais … le fait qu'ils soient en couple, cela ne pourrait pas fausser le témoignage du professeur Snape ? »

« Tu penses bien que le professeur Snape, en bon Serpentard, a prévu le coup et a demandé à ses anciens professeurs à l'institut de potions quelqu'un de confiance et surtout de neutre dans cette histoire, pour confirmer ses allégations, » sourit la jeune Prince. « Non, la famille Addington ne pourra pas jouer cette carte au procès. Et heureusement d'ailleurs. Ils en ont déjà suffisamment en tant que famille Sang-Pure ! »

« Et si on changeait de sujet ? » proposa Hermione. « C'est d'un déprimant. Pas que je m'en fiche, hein ! » se défendit-elle. « J'apprécie beaucoup ta tante, Harriet. Mais je pense qu'on pourrait laisser les sujets lourds pour d'autres moments non ? Cela va bientôt être les fêtes de fin d'année… Vous allez faire quoi ? »

Les autres filles sourirent et acceptèrent volontiers de se lancer sur ce sujet tellement plus agréable.