Bonjour, bonjour, Pardon du retard mais j'ai eu quelques soucis sans parler d'une panne internet. Je vous poste directement trois chapitres. Plein de bisous, Memepotter952504


Chapitre 121 : La Chambre des Lords

Eileen marcha dans les couloirs du ministère, vers une très vieille salle, la Chambre des Lords. Elle se rassemblait autre part à l'origine mais depuis quelques siècles, cela se faisait dans les locaux du ministère puisque beaucoup de membres des anciennes et nobles familles y avaient un poste.

Elle observa les différentes personnes présentes sans dire le moindre mot, salua Freeman d'un hochement de tête et partit s'installer. Elle surprit de nombreuses personnes par sa présence. Le siège des Prince était resté longtemps vacant. Elle ne voyait pas pourquoi elle l'aurait occupé d'autant plus que pendant longtemps elle s'était faite passée pour morte.

Sirius arriva quelques instants plus tard et lui fit un petit signe de la main avant de la rejoindre.

« Va t'asseoir, Sirius, » sourit la sorcière après l'avoir chaleureusement salué.

« Mon siège est trois sièges plus loin… » Il soupira. « A côté de Malfoy… »

« Sais-tu par hasard s'il y a quelqu'un qui prendra le siège d'Arthur Weasley ? »

« Aucune idée. Je ne sais même pas si Arthur venait à ce genre de réunions… Tu fais quoi après ? »

« Je pars chercher Harriet, bien sûr. En espérant qu'il n'y ait aucun mort … »

« Tu penses qu'elle pourrait les tuer ? »

« Non… mais j'ai cru comprendre que les vieux ressentis ont la vie dure. Et elle a un certain passif avec les Dursley… »

« Mouais… Tu veux que je t'accompagne après ? »

« Tu n'es pas obligé. »

« Cela me fait plaisir, Eileen. »

Une personne les approcha et une voix trainante se fit entendre.

« Lady Prince. »

« Lord Malfoy. »

« Voici les informations sur le dossier que vous avez demandé, » dit le Sang-Pur en lui tendant un dossier.

Eileen se retint de relever un sourcil, tout comme Sirius. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Le visage du Mangemort était impassible, ne laissant rien paraître.

« Merci beaucoup, Lord Malfoy. »

« Je vous en prie. »

« Eileen… ? »

« On en parlera plus tard, Sirius, » fit simplement la femme en rangeant le dossier.

Elle ne savait pas non plus de quoi il en retournait mais elle allait vite le découvrir.

« Savez-vous par hasard, ma chère, pourquoi un rassemblement de la Chambre a-t-elle été demandée ? » continua le blond.

« J'en ai ma petite idée puisque c'est Lord Addington qui l'a demandé, mais je ne voudrais pas m'avancer, Lord Malfoy. »

« Je vous remercie. »

« Mais je vous en prie. »

Le Mangemort les salua et partit s'asseoir. Sirius en fit tout autant dans le plus grand silence. Rapidement le calme fut demandé et le silence s'imposa. Le plus ancien Lord, un petit homme bedonnant aux cheveux gris, se leva.

« Lords et Ladies, je vous remercie d'être venus aujourd'hui. Nous sommes ici rassemblés à la demande de Lord Freeman Addington. Lord Addington, la parole est à vous. »

« Je vous remercie, Lord Shafiq. »

Freeman, assis parmi les membres traditionnalistes de l'hémicycle, et se descendit les rangs pour rejoindre le centre et parler devant toute l'assemblée.

« Lords et Ladies ! Moi, Lord Freeman Addington, membre de cette assemblée par droit du sang et directeur du département de la communication internationale entre peuples magiques, je ne suis pas là pour vous annoncer de douces nouvelles mais pour vous demander, m'indigner même face à ce qu'est devenue notre société, si je puis encore l'appeler société. »

Sa voix était calme et pourtant on pouvait en sentir le ton subtilement dur alors que son regard bleu fixait chaque membre de l'assemblée. Il se tenait droit, paraissant encore plus grand et imposant qu'il ne l'était déjà.

« Vous devez tous le savoir à présent, une élève de Poudlard au minimum a été torturée au moyen d'un objet classé comme ustensile de magie noire de niveau quatre, » continua le noble aux allures de viking. « Cette élève, l'héritière de trois de nos plus nobles et anciennes familles de sang-pur a été torturée dans l'endroit censé être le plus sûr pour nos héritiers ! »

Ni Eileen ni Sirius ne relevèrent l'erreur de Freeman concernant le statut d'héritière d'Harriet. Elle était bien celle des familles Potter et Black mais pas pour les Prince. Severus avait ce titre. A voir avec ce dernier si cela pourrait poser problème à l'avenir… Mais pour cette assemblée, à cette réunion, le statut particulier d'Harriet n'était pas à discuter mais bien plutôt ce qu'elle avait dû endurer.

Il y eut à la mention de tortures des appels des murmures scandalisés mais aussi quelques cris que Freeman arrêta d'un simple geste, demandant simplement à ce que le silence s'impose à nouveau et qu'il puisse continuer.

« Je ne suis pas là pour prendre la défense d'Harriet Potter-Prince mais je vous le demande, Lords et Ladies, est-ce pour améliorer l'éducation de nos enfants qu'un petit crapaud de bureau sans importance a été désigné comme professeur et grand inquisiteur à Poudlard ? Ou bien a-t-il été investi de tels pouvoirs pour pouvoir torturer une héritière dans le plus grand secret ? Combien d'autres de nos héritiers ont-ils été torturés par cette femme sans qu'on n'en sache rien ? Lady Bones ! Votre héritière a été torturée ! Lord Macmillan, le vôtre également ! Selwyn ! Faucett ! Greengrass et tant d'autres … ! Vos héritiers ont été mis en danger ! Et pas seulement vos héritiers mais tous les enfants présents à l'école de sorcellerie Poudlard ! »

Freeman ajouta une once de colère clairement perceptible dans sa voix alors qu'il s'adressait toujours face aux membres de la Chambre des Lords avec la force du cœur.

« Et cette femme, Dolores Ombrage, se pavane toujours entre les murs de Poudlard, sortant de nouveaux décrets pour s'octroyer de plus en plus de pouvoirs et assurer ses arrières et scarifiant des enfants, qu'ils soient ou non des héritiers de nobles familles, pour des raisons telles que : a respiré trop fort, avait l'air suspect, … »

Il eut un geste vif mais pourtant dépourvu de violence, parfait contraste par rapport à la colère qui habitait les yeux de l'homme. Sa voix grave monta presque jusqu'à un cri. Quant au ton, il hurlait la honte et l'outrage que l'homme ressentait envers son propre pays.

« Je vous le dis, Lords et Ladies, notre société est la honte des sociétés sorcières civilisées ! Notre société n'en est plus une ! Pour le monde entier, l'Angleterre est devenue un pays de barbares et d'idiots sans la moindre éducation ! »

Freeman inspira pour reprendre un ton plus calme et un peu plus impérieux, les yeux toujours aussi brûlants de colère mais aussi de détermination.

« Je vous le demande donc, Lords et Ladies, allez-vous permettre qu'une telle honte continue pour des générations et des générations encore ? Allez-vous permettre qu'une femme, une employée du ministère, torture vos enfants sans réagir ? Allez-vous laisser cette femme, et le ministère qui la protège outrageusement, ternir notre réputation à nous, nobles familles et enfants de Magia ? Ou bien allez-vous les laisser prendre le contrôle de tout et plonger notre société dans le chaos qui commence déjà à s'abattre sur eux ? La guerre est à nos portes par leur faute et ils en rejettent la responsabilité sur le dos d'une femme remarquable et sur une enfant qui n'a jamais rien demandé de plus que de terminer ses études dans les meilleures conditions ! Alors je vous le demande encore, Lords et Ladies, qu'allez-vous faire ? »

Freeman jeta un regard un peu plus prononcé à Eileen et à Sirius en soutien avant de reprendre place sur son siège. De là, de longues discussions et débats enflammés embrasèrent la Chambre des Lords afin de déterminer qu'est-ce qui devait être fait, qu'est-ce qui devait être décidé, tant pour Dolores Ombrage, ses manigances, lois et décrets, mais aussi le ministère qui la protégeait malgré les preuves qui mettaient légalement cette femme en très mauvaise posture.

A la fin de la journée, ces différents sujets ne furent pas clos et la séance fut donc ajournée jusqu'à la semaine suivante.

Eileen se massa doucement les tempes, une légère migraine pointant à l'horizon, et accepta volontiers la main que lui tendait Sirius.

« Acceptes-tu toujours ma compagnie pour aller chercher Riette, Eileen ? » demanda le Gryffondor.

« Si cela ne te dérange de m'accompagner chez des Moldus… »

« Pas le moins du monde. »

« Alors, allons-y, » sourit la Lady en prenant le bras tendu. « J'ai des doutes sur Harriet… Cela a pris bien plus de temps que je ne le pensais … »

« A ton avis, pourquoi je déteste la politique ? »

Ils s'avancèrent dans les couloirs du ministère en direction de l'atrium pour pouvoir transplaner.

« Et à ton avis, pourquoi je ne viens pour ainsi dire jamais à ce genre de réunions ? »

« Si on exclut le petit détail avec ton héritier ? » Elle hocha la tête, appréciant la délicatesse de Sirius de ne pas crier le nom de Severus haut et fort. « Hmmm… Laisse-moi réfléchir… Tu n'aimes pas être entourée d'imbéciles qui ne pensent qu'à leurs avantages personnels avant ceux de la communauté ? »

« C'est aussi vrai mais non. Je déteste aussi la politique. »

« Comment crois-tu que cela va se terminer ? » demanda soudain Sirius avec un grand sérieux.

Il avait la mine un peu plus sombre que d'habitude, ce qui n'était pas habituel sur ce visage d'ordinaire rieur.

« Je l'ignore, » avoua la sorcière. « Mais nous ne serons plus ici pour le voir, je pense. »

« Vous partez quand ? »

« Dans deux semaines. Je préférerais qu'Harriet s'habitue à son nouvel environnement un maximum avant de commencer les cours. D'autant plus qu'elle va devoir préparer ses BUSEs seule pour les passer devant un jury. »

« En espérant que ça ira … »

« La seule bonne nouvelle dans tout cela, c'est qu'elle n'aura plus à s'inquiéter du danger. Elle sera en sécurité et pourra étudier sereinement. Et on pourra aussi s'enquérir plus facilement de l'état de Merryl et être à son chevet quand elle se réveillera. »

Un silence se fit entre les deux Sang-Purs tandis qu'ils arrivaient dans l'atrium. Eileen serra un peu plus fort le bras de l'homme et les fit transplaner non loin de la maison des Dursley.

« J'aimerai beaucoup vous accompagner, » dit au bout d'un moment le Gryffondor. « Mais il faut que quelqu'un garde un œil du côté de l'Ordre… et je ne veux pas laisser Remus tout seul. Il est resté seul bien trop longtemps. »

« Parce que pas toi ? »

« Disons pas pour les mêmes raisons, » répondit-il prudemment.

Ils marchèrent encore un moment avant d'arriver devant le domicile de la famille Dursley. Eileen frappa et Pétunia vint rapidement ouvrir.

« Et j'ai encore gagné ! » s'écria Harriet avec fierté.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda immédiatement Sirius, curieux.

« Les deux ados jouent à la console, » soupira la Moldue.

« A la … console ? »

Les deux sorciers étaient perdus.

« Encore une ! » fulmina Dudley bien qu'avec un sourire. « Hors de question que je te laisse gagner. Qui aurait cru qu'une sorcière pouvait aussi bien jouer ?! »

« Tu n'as pas idée de tout ce que je suis capable de faire, Dudley… Etre sorcier ne veut pas dire ne pas savoir s'amuser. Et puis, j'ai la télé à la maison aussi ! »

« Mais tu m'as dit n'avoir jamais joué… »

« Et alors ? Ce ne sont que des réflexes ! Conduire une voiture n'est pas compliqué une fois que tu as compris comment la contrôler. Encore plus sur un jeu vidéo. »

« Harriet …, » fit soudain Eileen, les sourcils froncés.

« Oui, Maman ? »

« Est-ce que par hasard cela concerne une certaine période où tu n'avais pas de pouvoirs ? »

« Hmmm… peut-être ? Mais je n'ai vraiment jamais joué avec la nintendo 64. Pourquoi ? »

« Fais juste attention. »

« Il ne voulait pas jouer à un jeu de société … Il restait coincé sur sa console, alors fatalement, je l'ai accompagné ! »

« Et elle est très douée ! Tu reviendras jouer ? Je fais de temps en temps des tournois avec des amis. »

« Peut-être… à voir si je suis disponible… Mais ce serait avec plaisir. »

« Eh bien, je pense, Eileen, que le rapprochement avec la partie moldue de la famille ne sera pas trop difficile… Enfin de ce que je comprends. »

« Je suis d'accord, Sirius. Au moins Dumbledore n'aura pas tout détruit. »

« Sinon Maman, comment cela s'est passé à la Chambre des Lords ? » demanda Harriet, les yeux fixés sur l'écran et les doigts bougeant, partiellement crispés sur une étrange télécommande.

« C'est loin d'être fini mais Freeman a soulevé les foules. »

« Cela a essentiellement crié au scandale dans un premier temps, » continua Sirius avec un léger ricanement. « Cela bougera plus la semaine prochaine. Mais … » Il soupira un instant alors qu'il réfléchissait. « Si la société n'a pas changée depuis mon emprisonnement à Azkaban, je dirais que cela prendra quelques mois avant que cela ne commence sérieusement à changer, le temps que chaque famille y réfléchisse bien et parlementent longuement le sujet et les différentes problématiques, bla bla bla … c'est d'un déprimant. »

« Mais c'est toujours mieux une oligarchie qu'une dictature. »

« Une … quoi ? » demanda Dudley.

« Une oligarchie. »

« Ca veut dire quoi ? »

« Cela vient du grec. Oligos signifie 'petit' et arkhô 'commander'. En gros, le pouvoir de commander, de décider et d'agir est détenu par un petit groupe de personnes, la plupart du temps faisant parties de la classe dominante de la société. Chez les sorciers Anglais, c'est ce qu'on appelle une gérontocratie. »

« Est-ce qu'il t'arrive de parler avec des mots simples et connus par les gens normaux ? »

« Dudley, » soupira Pétunia. « Je suis normale et je l'ai parfaitement comprise… Cela vient à nouveau du grec non ? »

« En effet, » confirma Harriet. « Le pouvoir détenu par les Anciens. C'est un concept très ancien et il est encore utilisé aujourd'hui avec la Chambre des Lords, même s'il fonctionne en parallèle avec le Ministère. Disons que les vieilles familles ne veulent pas se déroger de certaines traditions et c'est très bien comme ça quand on voit ce qui arrive en ce moment. »

« Oui ! Je t'ai eu ! »

« Bien joué, Dudley, » rit la Serdaigle.

Voyant que sa fille s'amusait avec son cousin au lieu de l'étriper comme elle l'avait pensé à l'origine, elle se tourna plutôt avec curiosité sur le dossier que Lucius Malfoy lui avait donné.

« Tu avais demandé quelque chose à Malfoy ? » demanda Sirius, les sourcils froncés.

« Non. Je ne lui demande plus rien depuis le début de la guerre. »

Elle ouvrit la pochette et découvrit une enveloppe. Elle la prit avec précaution et examina ce qui était écrit dessus. Elle soupira en ne comprenant rien et ne déterminant même pas qu'elle était cette écriture.

« Harriet, c'est pour toi, » dit-elle simplement.

« C'est quoi ? » demanda la jeune fille, les yeux rivés sur l'écran, affrontant toujours son cousin à ses jeux moldus.

« Une lettre en fourchelangue. »

« Ah … Cela faisait un moment qu'il ne m'en avait pas écrite. Je vais la lire après. Comment tu l'as eue ? »

« Lucius Malfoy me l'a donnée ce matin avant le rassemblement. »

« Je vois… »