Hello people !

J'espère que vous allez bien ? :) Pour ma part, j'ai passé ma soutenance pour mon mémoire lundi, donc je vais avoir plus de temps pour cette fic.

J'espère que vous l'aimez toujours ?


Il y avait quelque chose de si fondamentalement étrange à avoir Evans déambuler dans l'orphelinat Whool que Tom n'arrivait pas à trouver les mots pour l'exprimer. Il ne savait pas ce qui lui avait pris dans le train. Ce n'était pas de la compassion, certainement pas de la pitié, mais quelque chose l'avait poussé à offrir à Evans un abri et c'est simplement maintenant qu'il s'interrogeait sur ses intentions.

Il était déjà difficile de se dire que Evans vivait dans le même dortoir que lui et qu'il se réveillait dans la même pièce (car il n'y avait bien sûr qu'un seul lit dans l'orphelinat), et cette sensation d'être traqué n'était pas complètement partie.

Tom avait pourtant réussi à surmonter sa peur durant les mois qui avait suivi l'incident de la Chambre des secrets, il était en vie et Evans n'allait pas le tuer, tout cela était fini. A présent, voir Evans dans cet enfer moldu le dérangeait.

Le garçon semblait décidément bien trop à son aise dans ce nouvel environnement. Même s'il tenait toujours Tom à distance (comme si c'était lui qui avait failli le tuer) et souffrait toujours autant d'insomnie, mais il semblait s'adapter à l'orphelinat plutôt bien, bien plus que ce à quoi Tom se serait attendu. Les vêtements usésn'avaient pas l'air de déranger Evans, ni les meubles abîmés, ni la nourriture horrible, comme si c'était des choses auxquelles il était habitué.

Tom n'aimait pas l'idée que Harry Evans puisse venir d'un milieu aussi morne, moldu et pathétique que lui.

Evans n'était pas supposé être aussi proche de son passé ou de son histoire personnelle. Cela le gênait profondément que le garçon ne soit pas gêné à l'idée d'être pauvre.

Juillet et août passèrent terriblement lentement.

OoOoOoOoO

Quand ils reçurent leurs notes des BUSE et leurs inscriptions pour les matières des ASPIC, Evans eut presque une crise existentielle.

Avant même de recevoir ses notes, Tom avait décidé de prendre tout ce qui ne lui semblait pas inutiles et donc de prendre le plus de matières possibles. Voldemort n'en aurait pas eu besoin, il devrait choisir une autre voie maintenant, c'en était presque risible...Parfois, il s'imaginait suivre ce que lui avait dit un jour Slughorn en plaisantant, de devenir ministre de la magie...

Ou peut-être pourrait-il être un briseur de sorts, une langue-de-plombe, n'importe quoi, du moment que ce n'était pas une illusion.

Alors Tom jeta à peine à coup d'oeil à ses résultats, il savait très bien qu'il avait un « Optimal » partout, à la place il préféra observer la réaction de Evans, lequel paraissait proprement stupéfait.

Evans tenait sa lettre, les doigts tremblants, l'air assommé, comme s'il venait d'être frappé par un sort violent. Tom regarda par-dessus son épaule, Evans ne pensant même pas à déplacer sa lettre, hors de sa vue.

« Pas mal » commenta Tom, même s'il n'en pensait pas un mot. A leur façon, les notes reflétaient les forces et les faiblesses du garçon. Décent en métamorphose, excellent en défense, moyen en potions et épouvantable en divination et en histoire de la magie. Si Tom avait reçu des résultats pareils, il aurait été horrifié, mais Evans était beaucoup moins studieux que lui.

Evans ne réagit pas, continuant de fixer la lettre comme si elle allait subitement se transformer en quelque chose d'autre.

« Tu t'attendais à des notes plus hautes ? » demanda Tom. « Ou bien plus basses ? »

« Ils m'ont envoyé mes notes de BUSE » articula lentement Evans, le visage de plus en plus pâle.

« Oui, c'est ce que fait habituellement le ministère » fit Tom, haussant les sourcils et se demandant si Evans était devenu tout à coup stupide ou bien...

« Non, je...Je sais très bien qu'ils font ça, je ne suis pas stupide ! » rétorqua Evans en rougissant, puis il blêmit à nouveau, ses yeux braqués sur sa lettre. «Simplement, je...je ne pensais pas être ici depuis si longtemps. »

La lettre lui échappa des mains et tomba sur le sol, et Tom commença à se rendre compte que c'était grave. Que c'était encore quelque chose concernant Evans mais une fois encore, il ne comprenait pas. Parce qu'il n'avait pas toutes les pièces du puzzle.

Il ne voulait pas les assembler. Parce que la vérité était un processus douloureux, qui pouvait être aussi redoutable et fatale que la mort. Voldemort, le basilic, Evans, c'était eux qui lui avaient appris tout ça.

Chaque fois que Evans y faisait allusion, Tom ne pouvait s'empêcher de frémir.

« Je...Et si je revenais jamais ? Et si je restais coincé ici pour toujours ? Je...je vais obtenir mon diplôme de Poudlard, Merlin, je vais devoir trouver du travail. Je ne sais même pas ce que je veux faire de ma vie...Je ne savais même pas si j'allais rester en vie cette année... » Evans s'éloigna, les yeux écarquillés et les mains tremblantes, au bord d'un effondrement mental que Tom ne voulait désespérément pas voir.

« Evans » dit-il calmement, avec plus de patience et de détachement qu'il n'en ressentait réellement

Comme le garçon ne réagissait pas, Tom répéta : « Evans »

« Choisis simplement tes matières en fonction de ce que tu veux faire, il n'y a rien de mal à ça » poursuivit-il et Evans hocha la tête avec un air hésitant, reprenant peu à peu ses esprits, même si son regard semblait à des lieux d'ici. « Il y a-t-il un métier en particulier que tu voudrais faire ? »

Evans haussa les épaules. « Je ne sais pas, Auror, peut-être... »

« Alors prend les matières des ASPIC requis pour ce travail, c'est tout ce que tu as à faire, Evans. »

« Ok, ok... » lâcha Evans, son corps se relâchant au moment même où il venait de prendre cette décision. Il récupéra la lettre tombée par terre, la plia en quatre et la glissa dans sa poche. Il ne remercia Tom à aucun moment, ne fut même pas reconnaissant pour ses conseils, et Tom s'en contenta très bien. Tom avait besoin d'Evans pour jouer le rôle du sombre chevalier rempli d'ombres et de regrets, il ne voulait pas de l'élève fragile et hésitant.

Il ne voulait pas savoir qui ou ce qu'était Evans.

OoOoOoOo

Ils ne furent pas amis à la fin de l'été, tout comme ils ne l'avaient pas été à la fin de l'année scolaire.

Tom n'avait jamais eu d'amis, croyant fermement que l'amitié ne l'amènerait à rien et qu'il n'en était tout simplement pas capable. L'amitié exigeait une honnêteté et une transparence qu'il n'était pas disposé à offrir, cela revenait aussi à porter de l'intérêt à quelqu'un, ors la majorité des gens (en particulier les personnes de son âge) étaient fades et pathétiques. Les élèves de Poudlard, les sorciers, étaient légèrement meilleurs que les moldus mais ils étaient tous les caricature d'un idéal supérieur, dégradé par leur propre superficialité et leur propre cupidité.

Tom n'avait jamais vraiment voulu d'amis et après avoir fait connaissance avec Evans, il découvrit qu'il ne voulait toujours pas d'amis.

Il ne savait pas ce que Evans et lui étaient réellement.

Ils se connaissaient trop bien pour être de simples connaissances, chacun connaissant les manies et les pensées de l'autre. Ils ne parlaient jamais de l'orphelinat ou du fait d'être orphelin, leur silence était suffisamment éloquent pour ça. Parfois il n'y a pas besoin de mots pour savoir ce que l'autre ressent, ils étaient pareils.

Mais ils n'étaient pas amis.

Ils étaient juste à côté l'un de l'autre. C'est tout.

A la rentrée, ils se retrouvèrent seuls dans un compartiment du Poudlard Express, Evans regardant par la fenêtre et Tom lisant la dernière édition du Prophète avant de partir pour sa réunion de préfets.

Une des qualités de Evans était qu'il ne ressentait pas le besoin incessant de bavarder. Parfois, il comblait le silence en marmonnant dans sa barbe, mais c'était rare, il préférait intériorisait ses émotions, ne rien dire qui en valait la peine et cela convenait parfaitement à Tom. Celui-ci connaissait beaucoup de monde, Slugorh en était un excellent exemple, qui ne se taisait jamais parce qu'ils ne supportaient pas la simple idée du silence.

« Une violence sans fin en France... » murmura-t-il pour lui-même, lisant le petit article dans le journal niché entre les annonce et les faits divers. La guerre des moldus faisait rage depuis des années déjà, depuis le printemps de sa première année, et cela avait semblé assez intense quand il était à l'orphelinat et parfois même quand il était à Poudlard.

De l'Allemagne à la France, c'est ainsi que la guerre des moldus continua de s'étendre.

Il y eut un ricanement moqueur et Tom leva les yeux pour trouver Evans le regardant avec une expression qui oscillait entre amusement et moquerie. « Tu vas être en retard pour ta réunion de préfet, Jedusor »

Tom jeta un rapide « tempus » et poussa un juron en voyant que Evans avait raison. Il reposa rapidement le journal et se dirigea vers le compartiment où se tenait la réunion. « Je te verrais plus tard, alors »

« Oui, mais... » Mais Tom n'écoutait déjà plus, laissant le garçon et le journal derrière lui.

Plus tard, au cours de la réunion, il apprit que Albus Dumbledore avait disparu au cours de l'été et qu'il ne reviendrait pas avant un moment. Quelqu'un enseignerait à sa place.

OoOoOoO

« Dumbledore ne peut pas être parti, c'est impossible ». Evans avait répété ça plusieurs fois au cours de la cérémonie de répartition.

« Peut-être, mais apparemment, selon Dippet, cela fait un moment que l'on n'a plus de nouvelles de lui »

Ils se trouvaient dans la salle commune, quelque heures après le banquet, Tom avait fini de s'occuper des premières années, et une fois encore, Evans et lui étaient les seuls dans la salle commune. Les autres s'étaient endormis depuis longtemps.

« Ils auraient dû nous en parler davantage, nous expliquer ce qu'il s'est passé » fit Evans, faisant les cent pas, ressemblant à un tigre dément. Tom observait sa progression avec des yeux fatigués, ignorant quoi répondre à ce garçon étrange. Peut-être voulait il être rassuré ou avoir le plus d'informations possibles sur la disparition de Dumbledore.

« Ils nous ont déjà mis au courant de la situation, c'est suffisant non ? » rétorqua Tom mais Evans l'ignora comme si Tom et lui parlaient de deux choses totalement différentes.

« Non...non, ce n'est pas suffisant. Il y a quelque chose d'autre. » Evans arrêta brusquement de marcher, enfonçant ses mains dans les poches, l'air troublé, l'air plus troublé encore que lorsqu'il était dans la Chambre des secrets.

Tom sentit quelque chose de froid s'insinuer dans sa poitrine et il lui fallut tout son sang-froid pour ne pas se sentir troublé lui aussi.

« Que penses-tu qu'il lui soit arrivé ? » lui demanda Evans.

« Je ne sais pas, ils ne nous ont rien dit » répondit il. Dippet les avait simplement informés que Dumbledore était parti en France pour des raisons qui lui étaient propres et qu'il n'était jamais rentré. Mais le directeur avait paru inquiet comme si lui-même ignorait ce qui était arrivé à son directeur adjoint.

Evans sembla rapetisser de seconde en seconde, son visage déformé par la peur. « Il doit revenir, c'est Dumbledore, le plus grand sorcier de tous les temps »

Tom se moqua presque de ce commentaire, rétorquant que c'était un fait très discutable, mais l'expression du garçon l'arrêta. Evans ne croyait pas un mot ce qu'il disait, c'était dans ses yeux, dans sa posture, mais il l'avait dit parce qu'il le devait. Parce qu'il était terrifié au-delà de toute pensée logique.

« Evans, que sais-tu ? » l'interrogea doucement Tom, ses mots étaient à peine un murmure.

Evans se tourna brusquement vers lui comme s'il venait de se souvenir que Tom se trouvait là. « Pardon ? »

« Tu sais quelque chose, tu viens de quelque part, et j'ai besoin de savoir qui tu es vraiment. » Tom avait asséné ces mots en se penchant vers Evans, comme s'il voulait plonger dans ses parties les plus profondes et les plus secrètes.

Les yeux de Evans se durcirent. « Tu perds ton temps. Je ne te le dirai jamais. »

Tom roula des yeux, exaspéré. « Est-ce vraiment le moment de jouer ce mélodrame ? Je ne te l'aurai jamais demandé si... »

« Si quoi ? » coupa sèchement Evans, ses yeux étincelant d'une lueur menaçante.

« Si tu ne donnais pas l'impression que des choses terribles sont en train de se produire » termina Tom. Evans pâlit, la colère et la détermination s'effaçant de son visage. Il semblait tout à coup porter tout le poids du monde sur ses épaules.

« C'est juste que...ce n'est pas...le problème est qu'il... » Evans soupira et secoua la tête, refusant d'en dire davantage. « Je vais me coucher. »

Et puis il s'en alla, laissant Tom contempler le feu et se demander pourquoi il avait tout à coup un mauvais pressentiment sur la suite des événements.

OoOoOoOo

La plupart des Serpentard n'étaient pas aussi subtiles qu'ils voulaient le faire croire, particulièrement après avoir pris du champagne au club de Slughorn. Tom n'eut pas besoin de lire le Prophète, écouter ses pairs lui suffisaient amplement pour savoir ce qu'il se tramait.

Grindelwald...Grindelwald...Grindelwald.

Ce nom circulait sur toutes les lèvres. Malfoy et Black en particulier évoquaient de plus en plus souvent cet homme, ce mage noir qui semblait obsédé par l'eugénisme, bien plus que par les nazis, et son approche constante de l'Angleterre.

« Évidemment, il va très vite régler le problème de tous ces sang-de-bourbe » dirent-ils alors que Slugorhn était trop occupé pour les entendre. « A l'heure qu'il est, la France doit être purgée de toute cette engeance. »

« Tu imagines une Angleterre sans sang-de-bourbe ? » poursuivit Malefoy, l'air presque rêveur. Black ne répondit pas, un sourire vague sur ses lèvres comme s'il se forçait. « C'est incontestablement un homme d'action. »

« As-tu eu des nouvelles sur ce qu'il se passe en France ? » demanda tout à coup Black et Malfoy pâlit légèrement.

« Non...La communication est assez difficile en ce moment, tu comprends. Remarque, si Grindelwald veut se débarrasser de nos sang-de-bourbe, nous pourrions tout aussi bien le laisser faire. »

« Comme si nous pouvions l'arrêter... » murmura Black.

Ils étaient nerveux, tout comme Evans, parce qu'il était clair qu'ils ne savaient pas ce que voulait cet homme. Ils voulaient croire ce qu'ils avaient envie de croire, ce dont ils avaient désespérément besoin, car il n'y avait nulle part où aller à moins de s'acheter un terrain dans l'Amérique sorcière.

Et personne ne voulait s'acheter un terrain dans l'Amérique sorcière.

Grindelwald. Ce fut Grindelwal qui incendia la France, laissant dans son sillage des rumeurs horrifiées et des tentatives de communication infructueuses.

Flamel quitta la France avec son épouse avant que Grindelwald ne puisse atteindre son manoir, emportant la pierre philosophale avec lui, nombreux disaient qu'il était parti se réfugier en Amérique. Cela faisait près de neuf cents ans qu'il était en vie.

Certains sorciers français arrivèrent en Angleterre, un peu avant que Grindelwal n'atteignent leur village. Il n'y eut aucune nouvelle que ce soit de Beauxbâtons ou du ministère. Pendant ce temps, l'Angleterre se contentait d'attendre, réalisant que les Aurors ne seraient pas suffisants contre ce terrible mage noir.

Tom se mit à envisager le pire.

S'il avait une invasion, s'ils prenaient le ministère puis Poudlard, que ferait-il ? Tom était de sang pur, il pourrait le prouver facilement même avec son nom de famille, il lui suffirait de parler à un serpent. A moins que le mage noir n'épargne pas non plus les sang purs...

Evans était dans le déni total et quand ce n'était pas le cas, il se mettait à paniquer. Il avait presque l'air soulagé à l'idée que le pire arrive, comme s'il saurait quoi faire à ce moment là, il ne supportait tout simplement pas le calme avant la tempête. Il se demandait où était Dumbledore, ce qu'il se passait en France, balançant les théories les plus farfelues qui soient. Il voulut même sortir et arrêter Grindelwald lui-même comme si c'était son destin.

Evans ne pouvait pas rester sans rien faire.

Si Grindelwald et sa fanatiques prenaient le ministère, puis Poudlard, s'ils n'épargnaient pas les sang-purs, que ferait Tom ?

Un horcruxe, il avait besoin d'un horcruxe, car comme l'avait montré son duel avec Evans, il n'était pas suffisamment puissant. Il devait donc s'entraîner, convaincre Evans de se battre avec lui afin qu'il s'améliore. Il devait anticiper, se préparait au pire, et même si la situation ne s'aggravait pas, s'entraîner à se battre en duel ne serait pas une perte.

OoOoOoOo

« Les vrais duels ne ressemblent pas à ceux que l'on apprend à l'école. Il n'y a pas de révérence, de signe de politesse, pas...de courtoisie. Dans un vrai duel, tu combats pour ta vie, quitte à te comporter comme le plus grossier des moldus. Si toi ou ton adversaire perd, il meurt, et ça, vous le savez tous les deux. »

Curieusement, demander à Evans de l'aider à se battre en duel, d'être son partenaire, était exactement ce dont il avait besoin. Il avait retrouvé son assurance, comme s'il remplissait à nouveau un rôle connu, et il n'avait pas à penser à ce qui allait arriver alors même qu'il s'y préparait.

« Je m'en souviens » fit Tom, se rappelant son combat dans la chambre des secrets et à la façon dont cela avait commencé. Le duel avait débuté comme un duel, mais s'était achevé différemment. C'était comme ça que Tom avait perdu.

« La vitesse est plus importante que le pouvoir. Si tu es rapide, alors tout ce dont tu as besoin est l'expelliarmus. Un sorcier sans baguette est un sorcier mort, tu n'as pas besoin de le tuer ou de le torturer, il faut juste que tu le désarme » fit Evans, lançant un regard perçant à Tom comme si celui-ci rechignerait à agir de la sorte, Tom préféra laisser couler.

« Très bien, tu connais probablement plus de sorts que moi, donc je suppose que nous devrions simplement combattre et voir ce que cela donne ». Evans haussa les épaules et adopta une position de combat. Fidèle à ce qu'il venait de dire, il n'y eut aucune marque de courtoisie, juste un durcissement des yeux et une expression de détermination absolue.

Une fois de plus, il se retrouva à projeter des boucliers puissants, se baissant sur le côté, surveillant constamment le jeu de jambes de Evans et essayant d'anticiper ses mouvements parmi les nombreux sorts qui pleuvaient.

Ce qui l'irrita au plus haut point, c'est que même après plusieurs semaine de répétition, il ne vainquit que très rarement Evans en duel.

OoOoOoOo

Au milieu du printemps, le ministère de la magie tomba.

OoOoOoO

Il pleuvait légèrement ce matin là, le soleil était pâle dans le ciel, couvert de nuages et de brouillard. Chaque brin d'herbe était humide de rosée, et lorsque la lumière s'y reflétait, le sol brillait.

C'était un samedi, il n'y avait pas de cours et il fixait le lac sans pouvoir en détacher les yeux. Dans sa robe, il avait rangé son journal, sans savoir réellement pourquoi, peut-être inconsciemment avait-il su ce qui allait arriver, il l'avait porté toute la semaine.

Ils avaient transplané devant la porte alors Tom ne les avait pas vus arriver, il les entendit nettement, en revanche, lorsque les barrières se brisèrent.

Il y eut tout d'abord un grand frisson dans l'air, une vibration, même si le sol était immobile et, pendant un moment, il eut l'impression de devenir aveugle. Les couleurs dansaient devant ses yeux, dans une cadence presque hypnotique, et un son aigu résonna au loin, comme si quelqu'un avait glissé son doigt sur un verre en cristal.

Et puis un horrible craquement retentit dehors alors que les protections volaient en éclat.

« Evans »

Il était difficile pour lui de se souvenir de ce qu'il se passa ensuite, mais il avait brusquement quitté l'endroit où il était, courant à travers le château à la recherche de Evans, là où il pensait le trouver. Le garçon se tenait prêt au combat, non loin des grandes portes, la résolution et l'acception peints sur son visage, comme si tout allait bien, et Tom le prit sans ménagement par le bras et le tira dans la direction opposée.

Il se souvint des hurlements, de l'odeur du sang, des lueurs des sorts qui explosaient dans les couloirs, d'un professeur qui était affalé contre un mur, un trou béant à la place du cœur. Il se souvint d'avoir tiré Evans derrière lui de plus bel, grimpant les escaliers, ignorant les pleurs et les appels déchirants des autres élèves. Il n'y avait pas de temps pour la pitié, seule la survie comptait.

La prochaine chose dont il se souvint clairement est de les avoir emmenés au septième étage et d'avoir demandé au château une pièce qui puisse les maintenir en vie et qui puisse rester fermée envers et contre tout.


Bon, comme vous le voyez Tom et Harry sont un peu dans la merde.

_ Dumbledore a disparu.

_ Grindelwald et ses troupes sont dans la place.

_ Ils sont enfermés là haut sans savoir ce qu'il se passe.

Que va-t-il se passer à votre avis ? Dumbledore va-t-il revenir ? Comment Tom et Harry vont-ils faire pour survivre ?

Réponse au prochain épisode !