A mon grand regret, cette histoire n'a pas l'air de plaire.

Je pense qu'il vaut mieux que j'arrête de la traduire pour me concentrer sur mes autres traductions.

Désolé pour celles qui me suivent, mais j'avoue que je suis un peu découragée.


La nécessité était mère de l'invention.

Quelqu'un avait dit ça, un moldu, cela ressemblait à une phrase moldue. Tom avait toujours essayé de citer des sorciers, y compris pour lui-même, après avoir appris leur existence et sa vraie place dans le monde. D'une manière ou d'une autre, c'était toujours ces maudites phrases moldues qui collaient le plus à la situation et qui le hantaient.

Evans dormait, après avoir juré, crié, menacé de tuer Tom s'il ne le laissait pas sortir et mourir avec le reste d'entre eux. Tom avait fini par lui lancer un sort derrière son dos et Evans était tombé, assommé.

Il avait l'air usé, fatigué comme il ne dormait probablement pas depuis des mois. Tom le tira sur l'un des deux lits de la pièce, laquelle rappelait curieusement le dortoir des Serpentard, et le laissa sur les couvertures.

Il y avait en tout deux lits, une horloge, une petite fenêtre sur la porte qui donnait sur l'extérieur, des barricades, une bibliothèque pleine de livres dont un dictionnaire anglais-allemand, une trousse de premiers soins, un endroit cloisonné où l'on pouvait créer des potions et faire des expériences magiques, et un petit robinet fournissait de l'eau en quantité suffisante.

Mais il n'y avait pas de nourriture.

La nécessité était mère de l'invention, et Tom Jedusor était très intelligent. Il devrait donc redoubler d'intelligence s'il voulait vivre.

Les mages allemands n'allaient probablement pas quitter Poudlard de si tôt, pas après avoir massacré son personnel et ses élèves. Poudlard était l'Angleterre, peut-être même plus que le ministère et à cause de cela, les assaillants refuseraient de partir.

Mais s'ils ne partaient pas rapidement, Evans et lui allaient mourir de faim.

A moins que Tom ne soit extrêmement intelligent.

Il se leva, feuilletant les livres de la bibliothèque, Métamorphose, Potions, Alchimie, Guérison, tout ce qui était pratique et théorique, tout ce dont il pourrait avoir besoin pour leur situation. Mais même sans chercher, il savait qu'aucune solution facile ne se trouvait dans ces pages.

Les exceptions à la loi de Gamp constituaient le problème majeur. On ne peut pas créer de nourriture, une des rares lois transmise à ceux qui pratiquaient la métamorphose. Il était possible de multiplier, d'agrandir, de conjurer tant que tu sais où la nourriture se trouve, mais on ne peut ni la créer, ni la transfigurer de manière permanente à partir d'une substance déjà existante.

A chaque fois qu'il fermait les yeux, il se souvenait des cris, de l'odeur du sang et ne pouvait s'empêcher de paniquer à l'idée que ses ennemis se rapprochent. Parce que s'il échouait, s'il échouait, il n'y aurait plus nulle part où aller.

Il lui restait environ un mois pour prouver que des siècles de recherche étaient erronés. Tom s'assit près de la bibliothèque et commença à lire.

OoOoOoO

« Espèce de bâtard ! »

Tom leva la tête, ces mots étaient bien trop injurieux pour que ce soit lui qui les ait prononcés, et regarda Evans. Il s'aperçut que cela ne lui faisait rien de voir Evans, pleinement réveillé, ses yeux brillants de fureur, comme dans la chambre des secrets.

Tom était trop fatigué pour se soucier de telles observations.

« Tu m'as assommé ! Tu m'as jeté un sort dans le dos et... »

« Tu étais déraisonnable » coupa Tom avec un soupir, Evans criait trop fort, cela lui donnait mal au crâne. Il avait besoin de calme pour résoudre cette situation désastreuse, il n'avait pas besoin de se faire insulter.

« Je devrais être dehors Jedusor, je ne peux pas rester assis ici pendant que les autres... »

« Ils sont probablement déjà tous morts à l'heure qu'il est » l'interrompit froidement Tom, fermant son livre et invoquant toute son énergie et tout son sang-froid pour faire face à un Evans furieux et irrationnel.

Evans eut l'air d'avoir été poignardé en plein cœur, ses yeux étaient légèrement vitreux, son expression tendue et sa voix dangereusement calme. « Tu n'en sais rien».

« J'ai vu beaucoup de corps sur le chemin qui mène à cette pièce, Evans, et je sais que tu en as vu toi aussi » Et il pouvait encore les voir, leurs yeux sans vie, leur bouche ouverte sur un cri muet, chaque fois qu'il fermait les yeux. Et il les voyait, même maintenant, alors que Evans marchait vers lui d'un pas raide jusqu'à ce qu'il soit trop près pour être réconforté.

« Cela ne veut rien dire ! Il y a peut-être des survivants... »

« Que cherches-tu à faire exactement ? A te faire tuer ? » asséna Tom, toisant le garçon d'un œil critique. Pourquoi Evans ressentait-il toujours le besoin de jouer au héros martyre, ce qu'il s'était passé dans la chambre des secrets était-il une réaction instinctive qu'il ne pouvait pas réprimer ?

« De l'aide, Jedusor ! Juste de l'aide ! » clama Evans en se baissant et en secouant les épaules de Tom dans une prise trop serrée et désespérée. Puis une lueur glacée étincela dans ses yeux et il asséna violemment. « Oh mais bien sûr que tu ne comprends pas ! J'avais presque oublié qui tu es vraiment Jedusor. Voldemort ! »

Et c'était suffisant.

« Voldemort est mort » fit Tom d'un ton glacial et suffisamment fort pour que Evans arrête et écoute.

« Poudlard a été assiégé, Evans. Nous sommes de simples élèves cachés dans un château empli de mages noirs allemands qui n'aimeraient rien d'autre que de massacrer deux sang-de-bourdes de plus. Tu te débrouilles sans doute pour combattre mais tu ne seras jamais assez forts face à une douzaine d'hommes qui lancent des sorts destinés à tuer. » Tom se leva, baissa les yeux sur Evans qui n'était qu'à quelques centimètres de lui, et lui offrit un sourire froid et cynique.

« Si tu te précipites à l'extérieur maintenant, si tu coures dans le couloir, que crois-tu qu'il se passera ? Le château a été pris, les autres sont déjà morts, à part nous, que vas-tu faire ? Reprendre le château des mains des Allemands et t'en débarrasser comme par miracle ? Bravo, Harry Evans, tout ce que tu auras récupéré c'est un château empli de cadavres. Si tu ne meurs pas avant, évidemment. »

Durant un moment, il se fixèrent les yeux dans les yeux. Leurs mains étaient sur leur baguette, leur respiration hachée comme chacun guettait les mouvements de l'autre.

« Je ne resterais pas assis sans rien faire » prévint Evans d'une voix tendue.

« Si tu sors, tu mourras pour rien »

Ils continuèrent à se regarder, chacun trop tenace pour lâcher prise, et Tom se demanda s'ils resteraient ainsi pour toujours, à attendre que l'autre bouge. Puis quelque chose faiblit dans le regard de Evans.

Celui-ci recula et se mit à rire, un rire amer et presque fou. « Mais dans ce cas pourquoi suis-je en vie ? Pourquoi suis-je même là ? »

Evans trébucha en direction du lit, s'assit dessus et, à la stupéfaction de Tom, partit dans un rire hystérique qui se transforma progressivement en sanglots désespérés, des larmes se mettant à rouler sur ses joues pâles. D'un geste rageur, il ôta ses lunettes de son visage, les jetant sur les couvertures et mit sa tête dans ses mains afin que Tom ne puisse pas le regarder.

Tom ne pouvait rien faire d'autre que d'observer Evans trembler et pleurer, lâchant de temps à autre un rire nerveux. Encore une fois Tom aurait préféré que Evans soit une machine, il préférait le garçon qui portait la mort en lui quand ils combattaient dans la Chambre des secrets et qui était bien meilleur que celui là.

« Evans... » commença-t-il.

« Tout est de ma faute » fit Evans dans un murmure presque inaudible.

« Quoi ? »

Evans leva les yeux vers lui, des yeux rouges et gonflés et il sourit faiblement à Tom. « Tout est de ma faute »

« A quel propos ? »

« Tout » Evans leva les mains vers la pièce, désignant Tom, les livres, les murs de la pièce. « J'ai tout gâché et j'ignore comment »

Evans soupira, toujours souriant, toujours tremblant, des larmes brillant toujours au coin de ses yeux. « Je suis un voyageur temporel, Jedusor, voilà mon secret »

Il n'attendit pas que Tom mesure la portée de ses mots, il n'attendit pas non plus qu'il commence à mettre les pièces du puzzle en place, car comment pourrait-il être un voyageur temporel ? Les voyages dans le temps ne peuvent pas être utilisés de cette façon, ne permettent pas d'aller aussi loin, juste quelques heures, alors comment une personne de son âge pourrait-elle faire un voyage aussi long ? Parce que sûrement, Evans avait dû faire un voyage de plusieurs années...

Evans se leva et se mit à faire les cent pas, parlant tout en faisant de grands gestes de la main comme s'il donnait un spectacle. Tom ne pouvait que regarder en silence, les yeux brillant de curiosité.

« C'est mon grand secret ! Je ne voulais pas, je ne pensais même pas que c'était possible, mais j'imagine que des accidents se produisent tout les jours lorsque tu te rends au Département des mystères. Tout ce que je sais, c'est qu'à un moment donné, je me trouvais dans la salle du temps, puis il y a eu des lumières, des explosions et la minutes d'après...Eh bien, mesdames et messieurs, Harry James Potter a débarqué cinquante ans avant sa conception ! » Evans s'inclina de façon sarcastique devant Tom, mais il n'attendit pas que celui-ci ouvre la bouche, il enchaîna.

« Eh bien sûr quand j'ai réalisé où j'étais, après avoir reçu la paperasse de Poudlard et avoir été finalement accepté, je me suis dit qu'il fallait que je les sauve. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Tom Elvis Jedusor, il m'est impossible de laisser des gens mourir. C'est ma destinée, ou plutôt ma malédiction... » Il laissa échapper un rire amer. « Je ne pouvais pas laisser arriver tout ce qui allait arriver, et j'ai donc décidé de me ficher de vivre ou bien de mourir ! Je m'en moquais complètement ! » Evans rit à nouveau, passant une main dans ses cheveux en bataille et secouant la tête encore, et encore, et encore.

« Je m'en moquais...et j'ai tout gâché. »

Il se rassit, ferma les yeux et continua à secouer la tête comme s'il voulait tout effacer. Comme si le monde extérieur ne serait pas réel s'il choisissait simplement d'y croire.

« De quelle année viens-tu ? » demanda Tom, la bouche sèche, et pour la première fois de sa vie, incapable d'avoir une pensée cohérente.

« 1996 »

« Comment es-tu arrivé à Poudlard dans avoir d'identité ? »

« Cela n'a pas été évident. J'ai travaillé durant l'été et économisé de l'argent, puis je me suis rendu à l'Allée des Embrumes et j'ai trouvé quelqu'un qui m'a fait des faux papiers. Ce n'est pas difficile de prétendre être un sang-de-bourde, comme tu t'en doutes, Jedusor »

Un instant, Tom le regardant fixement, pensant tour à tour à la loi de Gamp, aux mages allemands à l'extérieur, et tout ce qui venait de se produire. Il était si irrité, si fatigué qu'il voulait juste s'allonger et se reposer.

Mais avant, il avait quelque chose à dire à Evans.

« Je n'avais jamais réalisé que tu étais si égoïste »

Evans le regarda, confus, une expression indignée passant sur ses traits. « Quoi ? »

« Peu importe ce que tu as fais »

« De quoi parles-tu ? Je suis responsable de la mort de centaines, voire de milliers de personnes. C'est moi le coupable... »

« Peu importe » répéta Tom. « Voyageur temporel ou pas, tu n'as pas le droit de prendre en main le destin du monde. C'est très égoïste de ta part de supposer que moi, Dumbledore ou n'importe qui, est le fruit de ta propre ingérence »

« Mais ne vois-tu rien de ce qu'il s'est passé ? Rien de tout cela n'était censé se produire ! Tu étais censé ouvrir la Chambre des secrets et tuer une fille ! Tu devais devenir Voldemort et tuer mes parents tout en essayant de me tuer également ! Ça, ça ne s'est jamais produit ! » fit Evans et pendant un instant, Tom put presque imaginer ce monde qui n'existait plus. Un monde où il devient Voldemort, réalise son rêve, puis cinquante ans plus tard, affronte un jeune Evans.

Mais ce n'était plus réel.

« Peu importe » répéta encore Tom. « Nous sommes libres de nous détruire si nous le voulons. Je suis libre d'arrêter d'être Voldemort, Grindelwal est libre d'envahir l'Angleterre, et tu es libre de te sentir responsable même si ce n'est pas réel. Tu ne peux pas être responsable des gens, Evans, ça ne marche pas comme ça »

Evans ne dit rien pendant un moment, puis finalement d'une voix faible et un peu amusée, il lâcha : « Tu sais, je ne n'aurais jamais imaginé recevoir des paroles d'encouragement de ta part. »

« Ce n'est pas vraiment mon fort » admit Tom, provoquant un rire surpris chez Evans. Un bruit bref et dur, mais pas désagréable à entendre.

« Ouais, c'est vrai... » répondit Evans avant de soupirer et d'avouer : « J'ai toujours pensé que Voldemort était le pire qui puisse arriver...je me suis trompé »

Tom était très tenté de demander comment était ce Voldemort qu'il ne serait jamais. Mais la fatigue l'emportait sur la curiosité, il avait besoin de sommeil, il avait besoin d'une solution, il avait besoin de tellement plus de choses que de visions de réalités qui n'existaient plus.

Enfouissant ses sombres pensées au plus profond de lui, Tom se dirigea vers le lit, tombant sur le dessus des couvertures et observa la lumière baisser légèrement en réponse à son souhait. Eh bien, au moins, cette pièce était bonne pour quelque chose.

« Jedusor »

Tom tourna la tête pour voir Evans le regarder, toujours sans ses lunettes, et sans elles, il avait l'air si différent. Ses yeux étaient bien plus perçants et intenses sans les verres épais qui les obscurcissaient.

« Quoi ? »

« Je te remercie »

Tom crut qu'il allait dire quelque chose de plus mais Evans se détourna de lui et ne dit prononça plus un mot. Tom finit par s'endormir, son esprit hanté par les explosions et les voyageurs temporels.

OoOoOoO

Le lendemain fut un peu meilleur, du moins Tom supposait que c'était le matin, le temps semblait s'écoulait différemment ici. Tom trouva assez d'énergie pour se reconcentrer, parcourant les livres qui lui semblaient le plus utiles et formulant lentement des idées qui auraient été excellentes à jeter au visage d'Albus Dumbledore.

Seulement, il était trop tard pour ça désormais.

Evans était morne et silencieux, mais il ne semblait plus désirer sortir d'ici, il feuilletait quelques livres, inspectait le matériel, mais faisait de son mieux pour rester tranquille et à l'écart.

Finalement, vers la moitié de la journée, Evans déclara : « Nous avons besoin d'un plan »

« Qu'est-ce que tu penses que je fais depuis deux jours ? » murmura Tom, sarcastique alors qu'il était en train de lire un paragraphe sur la métamorphose avancée utilisant le sang de dragon.

« Lire des livres n'est pas un plan » fit remarquer Evans. Celui-ci était un homme d'action, ce qui était bien dès lors que l'on devait se battre, mais qui pouvait aussi faire grincer des dents quand on se trouvait dans une pièce remplie de livres.

« Essayer de ne pas mourir de faim est un plan » répliqua Tom, écoutant à peine tandis qu'il essayait de se concentrer, cherchant un autre livre pour recouper ses opinions.

« Crois-moi, j'ai lu des livres toute l'année, ils ne te mèneront pas très loin » se moqua Evans et Tom fut sur le point de faire une remarque cinglante lorsqu'il se souvint de quelque chose.

« Tu en as lu pour essayer de résoudre ton problème de voyage dans le temps » dit-il en se tournant vers lui.

C'est pour ça qu'il avait eu entre ses mains des livres aussi étranges à la bibliothèque, c'est pour ça qu'il avait constamment essayé de rencontrer Dumbledore, il avait essayé et échoué à revenir à son époque. Et cet été, quand il avait reçu ses scores pour ses BUSE, il avait quasiment abandonné.

« Ouais, c'est exact » acquiesça Evans avec un haussement d'épaules raide, essayant de paraître désinvolte même si la douleur se reflétait sur son visage.

Il se demanda brièvement ce qu'il se serait passé si Evans avait réussi, si Evans avait été là un jour pour disparaître le lendemain sans aucune explication ?

En dépit de tout ce qui s'est produit, Tom était très heureux que Evans ait échoué.

« Peu importe, Evans, je suis bien meilleur avec les livres que toi » fit Tom, changeant brusquement de sujet.

« Je sais » répondit Evans avec un soupir épuisé. « Mais, Jedusor...Tom...nous ne pouvons pas rester ici pour toujours. Même si tu arrives à nous trouver de la nourriture, nous ne pouvons tout simplement pas rester ici. »

Mais ils ne pouvaient pas non plus se permettre de se faire tuer et Tom savait que s'ils quittaient cette pièce, ils se feraient certainement tuer.

Et Tom Jedusor n'avait pas l'intention de mourir.

« Où suggères-tu que nous allions ? » s'enquit-il et Evans resta silencieux, n'en n'ayant aucune idée.

Poudlard était tombé, le ministère était tombé, où pouvaient-ils aller maintenant ?

« Je l'ignore mais nous ne pouvons pas rester éternellement ici »

Ils deviendraient fous, ils n'avaient aucun intérêt à rester là, à part pour rester en vie. Ils avaient le choix entre la folie ou la mort.

Tom posa lentement son livre, observa la porte, la fenêtre qui donnait sur le couloir éclaboussé de sang.

« Une semaine » dit-il lentement en se tournant vers Evans qui le regardait avec surprise. « Donne-moi une semaine pour continuer à étudier, à travailler, puis nous partirons. »

Evans ne dit rien, acquiesçant simplement, Tom venait juste de réduire son délai de un mois à une semaine. Il se dirigea vers la bibliothèque et feuilleta le dictionnaire anglais-allemand et le livre sur la guérison.

OoOoOoOo

Le matin où ils avaient décidé de partir, ils fixèrent avec surprise la nouvelle sortie qui s'était formée dans la pièce. Elle conduisait quelque part à l'extérieur du château et loin des terres de Poudlard, comme si la pièce elle-même savait que Poudlard n'était plus en sécurité, c'était un tunnel sombre et froid construit à même la pierre.

Tous les deux portaient des sacs ensorcelés par des sorts, bourrés de livres, d'eau, de potions, et de tout ce que Tom avait estimé nécessaire et de ce que Evans avait accepté de porter.

Rien ne les retenait et pourtant Tom n'arrivait pas à faire le premier pas.

« C'est toujours plus simple quand on se lance, c'est l'attente qui est le plus difficile » dit tout à coup Evans, fixant le tunnel le regard déterminé. Ces mots parurent suffisants car il se mit à avancer. « Allez, Jedusor, il est temps de partir »

Evans rampa dans le tunnel, s'arrêta quand il n'entendit pas Tom bouger derrière lui, et regarda par-dessus son épaule. « Tu viens ? »

Tom se retourna pour regarder la pièce une dernière fois, persuadé qu'il ne la reverrait jamais, qu'il ne reverrait jamais Poudlard. Sa seule véritable maison, qu'il avait connue depuis des années, et maintenant il la laissait pour toujours. Comment était-il censé réagir à ce sujet ?

Il préférait ne pas y penser.

« Oui, je viens »

Et avant de pouvoir changer d'avis, il suivit Evans dans l'obscurité, là où le monde les attendait.