Xénodoque
Alana et Margot n'avaient pas quitté le confort du xénodoque. Nul besoin de sortir lorsque la passion était là, à embraser les corps, à allumer les feux d'une danse renouvelée à chaque rencontre.
Les lèvres redécouvraient, embrassaient, embrasaient, enflammaient la chair. Les mains se perdaient sur la peau, au creux de la nuque, sur l'arrondi d'une fesse, ou taquinaient du bout des doigts les désirs impatients et humides. Les souffles courts, les gémissements et les cris impudiques résonnaient entre les murs.
Elles s'aimaient, sans fard, cœur contre cœur, nues et brûlantes, enfin à l'abri des ténèbres de leur sombre passé.
Littré : Local destiné à recevoir et à loger les étrangers.
