Disclaimer : Les personnages appartiennent à Kōhei Horikoshi.
Note : Me voici, à l'occasion de ma première participation aux nuits du FoF :3 J'ai profité d'avoir fini le deuxième thème plus tôt pour poster ça directement xD L'objectif étant d'écrire un OS sur un thème en une heure ; le résultat est probablement très brouillon et plein de fautes :D J'espère que ça vous plaira quand même ! (Et je repasserais probablement pour corriger xD) Je préciserai le rating, les genres et les éventuels trigger warning au début de chaque texte.
Rating : T - langage, blessures
Genre : Angst (?), Hurt/Comfort
Trigger warning : Sang, mentions de blessures pas très jolies (mais rien de gore ni de graphique)
Thème I - Intégrité
Ça faisait mal, putain !
Katsuki ne savait pas si c'était le poids de ses conneries passées, son ego écrasé sous les débris de l'immeuble qu'il avait échoué à sauver, ou sa jambe éclatée ; mais la douleur était sourde, violente, incompréhensible. Ptet bien que son cerveau avait grillé dans l'explosion, que sa conscience s'était évanouie sous les sirènes d'ambulance de son corps brisé. Ça faisait bien de mal, ouais, et il avait aucune putain d'idée de s'il allait pourvoir récupérer son membre intact, même avec les alter des équipes médicales, mais il en avait rien à foutre, et c'était probablement ça le plus terrifiant.
Il avait des côtés cassées, un bras tordu dans un angle qui aurait probablement plu à Ectoplasm pour expliquer Pythagore, et passé son bassin, le pantalon rouge et lâche de sa tenue de héro, suivi par sa botte de la même couleur d'un côté, et de l'autre, un gros bloc de béton, probablement un mur - un peu plus et il se serait pris pour le fils caché de Cementoss. Putain, d'ailleurs, son costume était pas sensé être noir ?
Mais le pire, et c'était même pas le manque de sang, d'oxygène dans son cerveau - même si ça devait pas putain d'aider -, c'était que c'était même pas tout ça qui était le plus douloureux. Il avait l'impression de respirer du feu liquide à chaque inspiration, il toussait, crachait, mais tout ça, tout ça, c'était putain de rien.
Non, la meilleur partie, la cerise sur ce gâteau de béton et de sang, c'était que cet abruti de Deku l'avait sauvé. S'il avait pas été là, s'il avait ne serait-ce que réfléchi, douté, hésité une fraction de seconde, il aurait bien pu être réellement le dieu du meurtre et des explosifs que ça aurait rien putain de changé ; il aurait juste été de l'autre côté, de celui des victimes et des tués.
Ça faisait aucun putain de sens, mais ça en faisait tellement aussi. Il avait envie de lui gueuler pourquoi, mais c'était tellement putain de logique.
Et c'était vraiment ça, qui broyait son cœur, dans une purée pire que devait être celle de sa jambe, qui lui retournait plus l'estomac de d'avoir perdu, qui lui vrillait plus la tête que les milliers de nerfs qu'il s'était subitement découvert. Mais pourquoi, putain, bordel.
Katsuki lui avait encore gueulé dessus le matin même, lui avait dit qu'il était bon à rien - et il avait vu la douleur dans ses yeux, l'éclat brillant de ses larmes. C'était forcément la fois de trop, ça y était, il avait finalement explosé les derniers maigres liens de leur relation toxique - et c'était pas la peine d'en chercher loin le coupable, il n'y avait qu'un seul d'eux deux qui pouvait produire de la putain de fumée. Il était parti bosser le nœud au ventre, la boule dans la gorge - qu'il avait cracher en se défoulant sur tout ceux qui lui avait adressé la parole.
Puis il y avait eu cet appel, cette histoire de bombe dans la tour machin truc, et il était parti, mais il était pas concentré - et s'il revoyait jamais ce regard vert ? Heureusement, même quand il était putain de mauvais, il restait putain de compétent - là, voilà, il avait déjà explosé le mur sur sa jambe, fait un check up complet de son corps, s'était prodigué les premiers soins - et du coup il restait que lui, dans ce putain de bâtiment de merde, quand tout avait volé en éclats.
Sauf qu'il y avait Deku, dehors ; et maintenant il y avait Deku, dedans, écrasé sous la pile de poutres et de bureaux, et de plafonds qui aurait dû lui tomber dessus.
Pourquoi il l'avait pas laissé crevé là, putain ? Pas qu'il avait envie de clamser, pas du tout, mais il aurait mérité, pour le coup ; et si y'avait bien une personne qui aurait pas dû se sacrifier pour lui ; et c'était bien ce putain de nerd. Il avait toutes les raisons de le haïr, toutes les raisons de le laisser là, de dire que c'était du suicide d'y aller ; de simplement essayer de le retrouver sous les décombres. Alors pourquoi c'était lui qui s'était trainé jusqu'au monstrueux tas, putain ? Pourquoi c'était lui qui explosait peu à peu la pile de morceaux d'immeuble ; qui déblayait tout ça, plutôt que les bras renforcés de son partenaire ?
C'était une question rhétorique - parce que Deku n'aurait jamais laissé tomber une seule personne, même son connard de binôme qu'il devait haïr de tout son cœur, parce qu'il y avait plus de chance qu'il survive à ça que cet enfoiré qu'il était. Parce que malgré sa puissance, Explosion n'était qu'un alter offensif, alors que cet abruti, lui, pouvait renforcer son corps, espérer s'en sortir après s'être pris soixante-trois étages dans la gueule.
Putain d'idiot de héros à deux balles.
Mais Katsuki ne s'arrêta pas de déblayer, alors même qu'il entendait les sirènes au dehors de ce foutoir, alors même que les renforts devaient arriver. Tant pis, si ses côtés brisées déchiraient ses poumons ou il ne sait quel merde ; Deku était là dessous, et il devait savoir s'il était en vie.
Enfin, putain, enfin, le vert de l'uniforme de l'abruti apparut dans sa vision. Il le sortit sans hésiter de là, les mains tremblantes - et c'était pas juste parce qu'il avait beaucoup trop utilisés ses explosions. Finalement, le putain de verdict tomba. Il respirait, bordel. Il respirait. Et son putain de corps le lâcha, dans tous les sens ; il s'écroula, physiquement et moralement. La tête contre le sol froid ; les larmes plein les joues.
Le bordel au-dehors sembla se calmer ; il avait finalement mis la main sur quelqu'un capable de les tirer de là sans les écraser - y'avait quand même une partie des soixante-trois étages détruits, juste au dessus du bout de pièce pas encore détruits dans lesquels ils se trouvaient.
Katsuki serra le débile contre lui - enfin, comme il put, vu leur état ; il s'agissait pas de les buter maintenant. C'était à dire qu'il posa juste sa main, celle de son bras pas mathématicien, sur l'épaule en pas trop mauvais état de Deku.
Sans doute que c'était débile, ce qu'il avait fait, qu'il s'était foutu dans la merde - probablement, en fait, vu comme sa respiration était encore pire, et que des petits points noirs commençait à danser devant ses yeux, sur le joli filtre flou de ses pleurs ; mais y'avait deux raisons.
La première, c'était que même si Deku aurait fait ça pour n'importe qui ; il savait, au fond, que c'était aussi parce que c'était lui - pas juste le connard qui le blessait constamment ; mais le proche qu'il avait, à une époque, et qu'il retrouvait parfois, quand il arrivait à arrêter son putain d'ego.
La deuxième, c'était qu'il avait vraiment envie de voir ce débile se pointer dans sa chambre d'hôpital, et lui sortir un truc à la con, comme d'habitude. Il le voyait bien, avec ses yeux larmoyants et le sourire jusque dans sa voix. "Merci de m'avoir sauvé, Kacchan !" Il lui gueulerait dessus, pour garder la face.
Katsuki était toujours en train de chialer ; quand la lumière s'aggrandit, et que le ciel bleu apparut finalement au dessus d'eux ; avec tous les héros et les équipes médicales venues les chercher. Il avait toujours la main sur Deku ; et c'était tout ce qui comptait.
Pourquoi cet abruti de nerd ne l'avait pas encore laissé tomber…
Fin : 21h57 (Woah :D)
Nombre de mots : 1226
Note de fin : J'aimais bien l'idée, mais c'est sorti un peu n'importe comment xD Merci d'avoir lu !
